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Des élections complémentaires avaient lieu dans trois circonscriptions, au Québec, lundi.
Lisez-bien la déclaration de Mme Marois : il ne s’agit plus pour le Parti québécois, comme l’exige son article 1 de "réaliser la souveraineté du Québec" mais de "faire progresser le Québec et de poursuivre la lutte pour la protection de la langue française et de l’identité québécoise". C’est le retour de la doctrine de "l’affirmation nationale" de Pierre-Marc Johnson et c’est exactement ce que souhaite l’éditorialiste fédéraliste Alain Dubuc de l’empire Gesca lorsqu’il mentionne que les souverainistes du Parti québécois doivent déposer les armes et modifier l’article 1 de leur programme :
"Ce que je suggère, c’est que les souverainistes, et plus particulièrement ceux du Parti québécois, cessent de faire de la souveraineté leur objectif premier, qu’ils défendent les intérêts du Québec d’une autre façon, avec d’autres objectifs. Le temps est venu pour les souverainistes de déposer les armes, d’abandonner le combat dans la forme qu’il prend depuis 40 ans, de modifier le programme de leur parti pour l’ajuster à la réalité politique".
Vous n’avez pas à vous inquiéter, M. Dubuc, c’est déjà fait. Les élites péquistes actuelles avec la collaboration et la complicité tacite du Bloc québécois et du Conseil de la souveraineté ont jeté aux poubelles le "projet de pays" voté lors du XVè congrès de juin 2005 et l’ont remplacé par un projet de repli identitaire pour une période indéterminée, mais minimale de 10 ans et qui pourrait durer plus longtemps. À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
Et personne ne dit rien, même pas M. Parizeau, qui avait quitté le Parti québécois au moment du "beau risque" de René Lévesque et qui s’était opposé à Pierre-Marc Johnson. Décevant. Très décevant.
La boucle est bouclée. Le Parti québécois est devenu en peu de temps un parti autonomiste et provincialiste. Tout cela pour permettre à Mme Marois de devenir la première première ministre du Québec. Mais cela ne se fera pas, car il est fort raisonnable de penser que Mme Marois ne pourra pas battre Jean Charest aux prochaines élections générales.
Et pourtant, Mme Marois termine son discours avec :
"À Jean Charest : fini l’immobilisme, tenez-vous debout M. Charest ! Nous allons oser, nous allons prendre parti, pour prendre soin de nos gens, des citoyens du Québec, nous allons prendre parti pour le pays du Québec. Merci."
On peut faire progresser le Québec en l’amenant vers l’indépendance... Parizeau n’y trouverait sans doute rien à dire dans ce cas-là non plus...
Vous vous fiez aux extraits choisis de Radio-Gesca maintenant M. Cloutier ?
Bon encore, avec respect, un autre qui ne prend pas le temps de lire le programme officiel du parti, les statuts et la proposition du programme parallèle du PQ voté illégalement en Conseil National. C’est vraiment difficile de discuter avec des gens qui ne sont pas rigoureux et qui disent n’importe quoi.
M. Rivet, quand on est indépendantiste, on n’a pas peur de se présenter devant l’électorat avec un projet d’indépendance, ce qu’exige le programme officiel du PQ.
Mme Marois est une politicienne professionelle et elle dit n’importe quoi. Si elle veut vraiment l’indépendance, qu’elle ait au moins le courage - oui le courage - d’affronter l’électorat là-dessus comme l’exige le programme officiel du PQ.
Deuxio, quand on veut changer le programme officiel du parti, on doit avoir le courage de le faire en convoquant un congrès comme l’exigent les statuts. Pas de le faire en catimini en réunissant 300-400 fans soumis et moutonneux.
C’EST INACCEPTABLE ET JE NE L’ACCEPTE PAS.
Je ne sais pas si vous étiez au congrès de juin 2005, mais moi j’y étais et je sais ce qu’on a voté. En plus, je sais lire et le programme et les statuts, ce que vous ne semblez pas connaître.
Le Parti québécois n’est pas un parti indépendantiste. C’est un parti affirmationniste, autonomiste et provincialiste. Si cela vous convient, tant mieux,
Mais cela ne me convient pas. Alors je ne voterai pas pour lui.
Ce n’est pas moi le dissident, M. Rivet. Ce sont Mme Marois et son équipe qui ont jeté aux poubelles le projet de pays, l’obligation de le présenter à l’électorat avec un cadre financier d’un Québec souverain et de faire un référendum dans une deuxième étape.
Ce sont eux qui ont violé le programme et les statuts. Pas moi.
Mme Marois - je connais son parcours - est une véritable girouette.
Elle était avec René Lévesque lors du beau risque. Elle était avec Pierre-Marc Johnson lors de l’affirmation nationale. Elle était avec Parizeau pour le référendum. Elle était avec Lucien Bouchard qui n’était même pas souverainiste et on le sait maintenant aujourd’hui. Elle a voté pour le projet de pays au congrès de 2005 et voilà qu’elle revient avec un programme d’affirmation nationale en n’ayant même pas le courage de faire un congrès et d’affronter les militants de la base.
Elle dit n’importe quoi et son contraire. Y a juste les naifs qui la croient.
Qu’est-ce que vous voulez sincèrement que cela me fasse qu’elle soit la première première ministre du Québec province ?
Ce que je veux c’est l’indépendance. Pas plus mais pas moins et je vote pour ceux et celles qui n’ont pas peut de le dire haut et fort et de se présenter devant l’électorat avec un projet d’indépendance clair et net.
Tout cela a pour effet de démobiliser les militants et de faire sortir les indépendantistes du Parti québécois et c’est tant mieux.
Pierre Cloutier
Les péquistes disent ce qu’ils veulent pour faire plaisir aux péquistes qui veulent entendre que ce qu’ils veulent.
Peu importe ce que le chef dira, la plupart des péquistes continueront à dire qu’ils sont souverainistes.
C’est pire que les anciens rouges qui pissaient rouge. C’est pire que les anciens bleus qui pissaient bleu.
Les péquistes ne peuvent pisser l’une des ces couleurs. Ils pissent quand même.
Pierre B.
Monsieur Cloutier,
Que cela doit être difficile d’avoir toujours raison. Vous en êtes rendu à décréter qui est un vrai souverainiste et qui ne l’est pas. Et le programme du PQ qui nous a mené au bord du gouffre, mettez-vous le où je pense ! Le Parti Québécois est un parti réaliste et comme René Lévesque le pensait en 85, la souveraineté va arriver un jour tout en se rappelant qu’on ne peut accélérer la croissance des fleurs en tirant dessus. Vous n’avez pas encore compris qu’au delà des imbécilités d’André Boisclair, ce sont les radicaux comme vous, les jovialistes du parti indépendantiste et les bavards du SPQ libre qui ont fait plonger le PQ. Donc, le programme complètement fou de 2005 du PQ, gardez-le pour vous et cessez de nous casser les oreilles avec. Pendant ce temps, le PQ va travailler, gérer à nouveau le Québec et un jour, quand le moment sera venu, faire du Québec un pays. Rome ne s’est pas bâtie en un jour, le Québec itoo.
A Manalito,
Vous prônez la jovialisme politique. On est vraiment une société distincte. L’Indépendance va se produire comme par magie. Houps ! voci le lapin ! Vous ne le saviez pas, hein ? Il était caché dans le chapeau et le voici. Sans même l’avoir demandé et sans que vous vous en doutiez.
La fleur ne poussera pas plus vite parce que l’on tire dessus. C’est vrai. Mais, si la bulbe n’est plus terre, vous récolterez quoi ? L’affirmationiste de Pauline. L’affirmationiste de Mario. Un beau fiasco en perspective.
Pierre B.
Monsieur Parizeau a raison de ne pas parler. Vous connaissez le concept ; "laisser la chance au coureur" ? Eh bien on laisse la chance au coureur. Il faut remarquer que Madame Marois, malgré quelques commentaires assez stupides et une stratégie aussi peu inspirante que Mario Dumont, se tire d’affaires assez bien pour l’instant.
Il faut en premier éliminer politiquement l’ADQ. Aussi longtemps que l’ADQ sera là, le vote québécois sera divisé. C’est la bonne nouvelle de ces élections. Mario Dumont est un imposteur et il s’effondre. Il faut trouver tous les moyens pour affaiblier mortellement l’ADQ. Il va falloir entrer dans le crâne de tous ces égarés nationalistes et déçu du PQ , qui ont voté par dépit pour un opportuniste en somme guère plus nationaliste que Charest. Croyez-moi, moi aussi je suis déçu du PQ, mais je n’ai pas fait les idioties de Ghislain Lebel ou VLB. Il faut surtout faire comprendre aux gens que "l’autonomisme" de l’ADQ est un cul de sac comme le statu-quo du cocu content pourri de John James Charest. D’autre part, qui vous dit que Monsieur Parizeau est silencieux ?
MM. Manolito et MMK,
Vous êtes la preuve vivante qu’il n’est plus tabou de reprendre le flambeau et de lutter dans le parti déjà à l’Assemblée nationale, prêt à terrasser l’hydre ! Ne laissons pas le monopole aux illusionnistes qui n’en ont que contre La femme au pouvoir, avec des ambitions politiques et des faiblesses bien humaines pour tout politicien.
Encore une fois, vous démontrez que l’important pour le PQ c’est la gouvernance, peu importe sur quoi elle est établi.Depuis le début de la confédération,le Québec recherche un certaine autonomie dans le Canada,en essayant de se raproprier ses suposés pouvoirs.Qu’a-t-il gagné ? Niet,le Canada gruge et grugera encore ce qu’il reste au gouvernement de la belle province.
“Un agneau se désaltérait
Dans le courant d’une onde pure.
Un loup survient à jeun, qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
"Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
Sire, répond l’agneau, que Votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu’elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d’Elle ;
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l’an passé.
Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ?
Reprit l’agneau ; je tette encor ma mère
Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
Je n’en ai point. -C’est donc quelqu’un des tiens :
Car vous ne m’épargnez guère,
Vous, vos bergers et vos chiens.
On me l’a dit : il faut que je me venge."
Là-dessus, au fond des forêts
Le loup l’emporte et puis le mange,
Sans autre forme de procès.”
L’indépendance n’est pas une fin,mais bien un moyen,messieurs.
D’abord, comme je le dis souvent, j’ai beaucoup de difficultés à correspondre avec des gens masqués. Moi, je combats à visage découvert et je m’attends à ce que les autres fassent de même. Quand on n’a pas le courage de dévoiler son identité, on perd beaucoup de sa crédibilité. Manolito, c’est peut-être joli comme nom mais cela ressemble beaucoup plus à un toréador espagnol qu’a un "citoyen" québécois.
Ceci étant dit, je vais répondre à votre message de la façon suivante :
1 - Je tiens à vous faire remarquer que le programme du Congrès de 2005 est le résultat de la participation de plus de 15 000 militants lors de la Saison des idées et de plus de 3 500 militants de la base lors du congrès lui-même. Et c’est encore le programme officiel du parti puisqu’il n’a pas été modifié par un autre congrès.
2 - Je vous souligne également que Mme Pauline Marois, elle-même, est venue au micro pour défendre ce programme avec ferveur tout comme tous les députés vétérans du parti, comme Louise Harel, François Legault, François Gendron et cie.
3 - Ce n’est pas ce programme qui nous a mené au bord du gouffre, comme vous dites, ni le SPQ libre, ni les "radicaux", ni les jovalistes, mais c’est d’abord et avant tout la personnalité controversée d’André Boisclair et ensuite la négligence, l’incurie, le mensonge de l’équipe d’André Boisclair qui n’a pas fait ses devoirs et qui a jeté le projet de pays aux poubelles parce qu’ils n’ont pas eu LE COURAGE d’affronter l’électorat avec ce qui est censé constituer le coeur et l’âme de ce parti. L’avez-vous lu au moins ce programme ?
4 - L’exemple de la fleur qui ne peut pas pousser en tirant dessus, cela fait plus de 25 ans qu’on nous la sert. Je réponds toujours la même chose : on ne peut pas faire pousser une fleur en tirant dessus, mais on ne peut pas non plus la faire pousser si on ne l’arrose pas. Et l’arroser, c’est d’abord d’avoir le COURAGE d’affronter l’électorat avec ce que l’on est censé croire au lieu de le cacher dans le placard en hypocrite et en peureux.
5 - Je pense que vous avez une connaissance très limitée de l’histoire du Parti québécois. Le vieux truc du beau risque et de l’affirmation nationale, on le connait très bien et cela ne mène nulle part. Cette stratégie DÉMOBILISE les militants et il ne reste finalement que les têteux de job dans les comtés qui se collent près des bureaux de députés pour obtenir des privilèges.
6 - Cette stratégie de l’attentisme et du repli identitaire, c’est exactement ce que veulent et souhaitent les fédéralistes. Lisez le dernier livre d’Alain Dubuc et vous allez vous en rendre compte. Il l’a écrit en noir et blanc et c’est très clair : donnez-vous d’autres objectifs, modifiez l’article 1 et laissez faire la souveraineté pour un bon petit bout de temps. Et ça marche : Mme Marois nous refait le coup de l’affirmation nationale en espérant devenir la première première ministre du Québec-province. Son programme, c’est elle.
7 - A la rigueur et en bout de ligne, si vous voulez changer l’article 1 du programme, commencez donc par le faire dans les règles en respectant les statuts du Parti québécois et en convoquant un congrès, comme tous les anciens chefs l’ont fait, au lieu de procéder en catimini avec 300-400 fans manipulés lors d’un conseil national. CELA C’EST HONTEUX ET CELA NE S’ÉTAIT JAMAIS VU AU PARTI QUÉBÉCOIS. Mais, je suis sûr que vous ne connaissez ni le programme ni les statuts du Parti québécois et que vous dites n’importe quoi.
8 - Quant aux médicaments que je suis supposé prendre, c’est vicieux, mesquin, imbécile, crétin, ridicule, enfantin et cela révèle la minceur de votre culture et de votre esprit. Pas très fort.
Comme je dis souvent : On peut toujours se prémunir contre la violence, mais contre la bêtise, on est toujours désarmé.
Pierre Cloutier
Au moins vous avez le courage de vous identifier et d’être transparent. C’est tout en votre honneur.
Pas sûr que l’ADQ est morte. Ne festoyez pas trop vite. Il y a eu une élection dans 2 comtés de l’est de Montréal, qui sont des bastions péquistes et un dans la région de Hull, un bastion libéral. Et le taux de participation est assez faible.
Attendez un peu avant de tirer vos conclusions.
Avez-vous lu le livre de Gilbert Paquette qui recommande, au contraire, une alliance PQ-ADQ ?
Il a de très bons arguments, entre autres, celui de faire un front commun souverainiste-autonomiste contre les fédéralistes et de faire un référendum double soit sur la souveraineté ou les 22 pouvoirs du rapport Alaire.
Cela mérite réflexion.
Je ne dis pas que je suis entièrement converti à ses idées, d’autant plus que la vie n’est pas rationnelle mais relationnelle, mais au moins cela mérite d’être analysé.
Je suis Montréalais d’origine, mais depuis 10 ans, je demeure en région (Estrie) et dans les régions, les choses sont légèrement différentes et l’ADQ est forte dans les régions.
Donc, attendons pour voir. L’opinion publique est tellement changeante et volatile. Et Mario Dumont n’a peut-être pas dit son dernier mot.
Pierre Cloutier
Pendant ce temps, le PQ va travailler, gérer à nouveau le Québec et un jour, quand le moment sera venu, faire du Québec un pays. Rome ne s’est pas bâtie en un jour, le Québec itoo. Manolito
Comme ça, la cagoule « Manolito » le confirme.
Le nouveau PQ maroisiste, peuplé à nouveau de carriéristes, travaillera à bien gérer le Québec. Selon les paramètres de l’unité canadian, puisque 45% de ses électeurs le réclament, selon les sondages.
Et donc, c’est comme ça qu’un jour, le Québec itoo deviendra un pays. Un pays de tous « bailingues ». Tout comme les mômes de Mme Marois, sans doute.
De retour au provincialisme !... Vraiment rigolo celui-là !... Hi hi hi…
ch
Merci de comprendre ce que je répète depuis des lunes. J’ai donné 30 ans de bénévolat au Parti québécois en temps et en argent et je suis fier de ce que j’ai fait.
Mais ce qui s’est passé depuis 2005 m’a vraiment achevé. Nous avions un excellent programme, peut-être le meilleur que nous n’avons jamais eu. Tout le monde était d’accord, y compris Mme Marois qui s’est pointée au micro pour le défendre.
Nous étions à 50% dans les sondages. Du jamais vu. Et puis tout s’est écroulé avec l’arrivée de Boisclair, appuyé par les organisateurs libéraux qui travaillaient pour lui.
Le projet de pays a été mis aux poubelles dans les circonstances que l’on sait et la personnalité de Boisclair a fait le reste. Pas pour rien que les organisateurs libéraux ont appuyé Boisclair. Ils le savaient bien, eux, qu’il allait foirer à quelque part.
Au lieu de se cracher dans les mains et de recommencer, comme disait Parizeau après le référendum volé, Mme Marois a préféré jeté tout le programme aux poubelles et retourner à l’affirmation nationale de Pierre-Marc Johnson, avec le résultat que l’on connait. On est en mode défensive et on se fait rentrer dedans de toutes parts sans riposter et reprendre l’offensive.
Quant au PI, c’est sûr et certain que ce sera difficile, car personne en son sein n’a l’expérience de la gestion de l’État et cela affecte beaucoup leur crédibilité. Mais Mario Dumont, lui non plus, n’a pas d’expérience de gestionnaire et il est devenu chef de l’Opposition et n’eut été de sa propension de girouette, il serait beaucoup plus élevé dans les sondages.
Si je donne un coup de main au PI, c’est que j’estime à ce stade-ci de la lutte et à cause de la stratégie défensive du PQ, qu’il faut radicaliser la lutte et mettre le projet d’indépendance nationale dans l’espace médiatique public. Autrement dit, faire le travail que n’a pas fait le PQ depuis 40 ans - en dehors de 2 courtes périodes référendaires - et reprendre l’offensive en proposant à l’électorat un projet de pays, À TOUTES LES ÉLECTIONS, ce que le PQ ne veut plus faire. La meilleure façon, M. Poulin, de faire un débat sur la souveraineté avec les citoyens, c’est justement de le faire pendant les élections en proposant aux gens un projet d’indépendance nationale, précis, détaillé, concret et emballant, comme le disait en 2004 François Legault, un autre qui a démissionné.
Moi, j’ai vraiment de la peine de voir que le programme de 2005 ait été jeté aux poubelles surtout de la façon dont on l’a fait.
C’est illégitime et illégal. Illégitime, car on ne modifie pas ainsi l’article 1 du programme sans prendre l’avis des militants en congrès et illégal parce que c’est contraire aux statuts. Ce n’est pas des avocasseries, c’est un respect minimal de la règle de droit et de la démocratie.
Je suis vraiment triste de voir tout cela, après tout l’énergie que j’ai donné à ce parti.
Triste de voir comment la nouvelle direction se réfugie dans l’attentisme et le repli identitaire.
Triste de voir qu’on refuse de se battre et de donner confiance aux militants en proposant un projet de pays.
Triste de voir que les meilleurs éléments de ce parti le désertent de plus en plus parce qu’ils savent en leur for intérieur que cela ne donne rien
Triste de voir qu’on répète les mêmes erreurs qu’en 1984 (le beau risque), qu’en 1987 (l’affirmation nationale) et en 2000 (l’attentisme bouchardien).
Triste de voir qu’il n’y a aucun leader comme Parizeau qui se pointe à l’horizon pour redonner confiance aux militants.
Etc...
Pierre Cloutier
M.Cloutier,
Pourquoi Parizeau est-il si silencieux ? Sa femme est maintenant sous la houlette de Pauline. Peut-il vraiment désavouer la position constitutionnelle de Pauline pendant que sa femme siège à ses côtés ? Il voudrait sans doute le faire, mais ne le peut pas.
Bernard Landry est aussi bien silencieux. On lui a assez dit de ne pas jouer le rôle de belle-mère qu’il s’est enfermé à double tours dans sa maison de Verchères. Il reste Boisclair : il vaut mieux qu’il se taise.
Que faut-il faire ? Évidemment, les choses seraient plus faciles si la direction du PI était prise par un personnage connu. Un homme comme Guy Bertrand, me disent certains, pourrait-il faire l’affaire ? Point d’interrogation ?
On est dans un méchant pétrin. Et si Charest est réélu à l’automne à la tête d’un gouvernement majoritaire, on peut dire adieu à Pauline et à Mario. Une nouvelle donne peut offrir une nouvelle fenêtre. On ne sait jamais. Il ne faut pas désespérer.
LE PI ne devrait-il pas s’offrir des instances élargies, à l’occasion de la Saint-Jean-Baptiste ? Dans la capitale nationale ?
Pierre B.
M. Cloutier, devenu écrit : « Moi, j’ai vraiment de la peine de voir que le programme de 2005 ait été jeté aux poubelles surtout de la façon dont on l’a fait. »
Présenter un programme du pays du Québec sans association ni partenariat n’est pas un programme détaillé qui peut faire gagner une élection. Ça prend un économiste pour chiffrer le tout comme M. Parizeau l’avait fait pour le BUDGET DE L’AN 1 qui n’a pas du tout aidé le PQ à prendre le pouvoir. Ce budget a été présenté aux Québécois le 9 octobre 1973, il y a eut une élection provinciale le 29 octobre suivant. Le PQ avec 23,9 % des votes avait fait élire 6 députés. C’était un projet de pays ça M. Cloutier. Ce budget a tout de suite été ridiculisé par M. Bourassa qui a déclaré que c’était du créditisme pour intellectuels.
En mai 2005, ça été le tour de M. François Legault de présenter un autre budget de l’an 1 pour un Québec souverain avec un surplus de 17 milliards de dollars canadiens sur 5 ans. Là, c’est le ministre des finances Audet qui a dit que ça ne tenait pas la route. Suite à ça, le PQ a été en élection en 2007 avec les résultats que l’on connaît.
Le fait d’enlever l’association à la souveraineté était de nature à faire reculer l’option, pas à la faire avancer. On peut bien dire que l’indépendance du Québec va nous apporter honneur, indépendance, richesse et plein de choses mais ce n’est pas suffisant de répéter la chose pour que la majorité de Québécois y croit. Le Québécois peut dire OUI à une bonne majorité dans les sondages mais quand il arrive dans la boîte de scrutin, un certain nombre commence à douter et peut sauter sur le NON.
Ça va prendre un chef crédible, un contexte favorable et des souverainites qui arrêtent de tirer sur leurs chefs comme si c’était l’ennemi.
Les phases de beaux risques des Lévesque, Johnson et, peut-être, Bouchard n’y ont été que parce que les Québécois ne suivaient pas, pas parce que les chefs n’avaient pas la foi en la souveraineté. M. Bouchard à lâché M. Mullroney pour une question nationaliste, pas par opportunisme...me semble.
Respirons doucement sana amertume aucune, ça va venir, ne nous décourageons pas...genre.
M. Poulin,
1 - Le budget de l’An 1 était quelque chose d’inédit et de nouveau. En 1973, le PQ était un jeune parti et personne parmi ses dirigeants, sauf René Lévesque, n’avait l’expérience de la gestion de l’État. En 2008, après 40 ans d’existence, ce n’est plus du tout pareil. Le Parti québécois a tous les gestionnaires qu’il faut.
2 - Un budget c’est un budget, c’est-à-dire une prévision de revenus et de dépenses. Quel budget n’est pas critiquable et quel budget a la vérité pure ?
3 - Pourquoi donnez-vous plus de crédibilité à Michel Audet qu’à François Legault ? D’ailleurs Audet n’a même pas duré 2 ans. C’est tout dire.
4 - Qui vous dit que le projet de pays n’aurait compris une offre de partenariat ou de traité avec le Canada ? Une chose est sûre : l’équipe du Parti québécois au pouvoir après le congrès de 2005 a failli à la tâche, n’a pas fait ses devoirs et a violé le programme et les statuts. Mais cela vous vous gardez bien de le dire.
5 - Au lieu d’être à la remorque de la prétendue opinion publique qui est volatile comme du gaz propane, un vrai leader propose des choses et agit au lieu d’avoir peur de déplaire. Tel a été la conduite de tous les grands hommes politiques comme Gandhi ou Mandela. Pas des mauviettes.
6 - Pensez-vous sincèrement que je tire à boulets rouges sur Mme Marois et le PQ pour le simple plaisir de le faire ? Je faisais partie du Congrès de 2005, je sais ce que nous avons voté et j’ai 35 ans de militantisme au PQ. Soyez sérieux.
7 - Qu’on soit d’accord ou non avec la stratégie du projet de pays et du programme officiel, ce n’est pas une raison de le jeter aux poubelles sans convoquer un autre congrès comme l’exigent les statuts. Cela non plus vous vous gardez d’en parler.
8 - Il y a eu détournement de parti, mise au rencart du projet de pays et de l’objectif premier du Parti québécois qui est de RÉALISER LA SOUVERAINETÉ et tout cela s’est fait en cantimini, par un simple conseil national, en contravention des statuts, et vcus voulez qu’on passe par dessus cela et qu’on se la ferme.
9 - Ce n’est pas nous les dissidents du Parti québécois, M. Poulin, ce sont Mme Marois et son équipe. Si le XVIè congrès ratifie tout cela, on verra, mais en attendant, c’est INACCEPTABLE et pour un militant indépendantiste et pour un démocrate.
Que dire de plus ?
Pierre Cloutier
M. Cloutier,
Pour commencer, je crois que vous me prenez pour M. Poulin.
Vous avez raison au sujet de l’ex-ministre des Finances Libéral très provincial, Michel Audet, qui avait dit au sujet du budget de l’an 1 de M. Legault : Il part d’un constat jovialiste et qu’il donne une image fausse et tronquée de ce que vivrait le Québec indépendant. Il avait ajouté : C’est Alice au pays des merveilles. »
Le budget de l’an 1 de 1973 était aussi très crédible parce qu’il avait été préparé par M. Parizeau avec d’autres spécialistes économistes compétents.
La faiblesse de ces budgets est que c’est facile de les critiquer même si le critique a moins de cridibilité que l’auteur. Les Québécois doivent alors choisir entre la version libérale et la péquiste. Qui fausse les chiffres ? La même chose risque de se passer avec un projet emballant de pays.
Si trop de Québécois ont peur de recevoir tout le paquet de l’indépendance d’un coup sec, ils pourraient, par contre, peut-être, en recevoir par petites doses, en attendant de meilleurs temps. C’est ce que semble tenter Mme Marois.
Tant qu’aux ex-chefs déchus du PQ, ils ne méritaient pas le mauvais sort qu’on leur a fait. Ils ont tous été choisis démocratiquement. Ils étaient tous pour la souveraineté du Québec jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que le temps n’était pas arrivé. Ils ont voulu choisir une option intérimaire en attendant, ce qui a déplu aux membres qui se sont organisés pour les sortir sauf M. Bouchard, amoureux des juifs en général et d’une juive en particulier, qui s’est sorti lui-même en insultant faussement M. Michaud parce que M. Bouchard l’avait simplement mal compris. M. Boisclair est un cas plus spécial, difficile à évaluer comme un mystère.
M. Pierre B. pense, comme solution, à un homme comme Guy Bertrand. Il demande : Pourrait-il faire l’affaire ?
Ma réponse, OUI, malgré ses errances qui sont bien du passé et qui lui ont été bénéfiques pour mûrir un solution pour le Québec. On attend son prochain livre qui va révéler SA solution pour nous sortir de la fédération centralisatrice actuelle.
Me. Bertrand était l’invité de M. Gauthier à la télé du mouton noir hier. Il y a mentionné que la raison l’avait dirigé vers le fédéralisme canadien mais que le coeur l’avait retourné, pour de bon, à ses véritables amours, le Québec.
Me Bertrand, constitutionnaliste et avocat efficace de renom, a toute la personnalité et le charisme pour diriger ou, au moins, influencer le futur du Québec avec une solution acceptable à une grande majorité qui devrait permettre sa réalisation.
Excusez-moi de vous avoir confondus. J’étais pressé ce matin, car je devais aller à la cour pour une comparution (je suis avocat).
Bon, on commence tranquillement à se comprendre. Je ne suis pas sectaire et je ne veux pas avoir raison à tout prix, mais l’après congrès de 2005 m’a vraiment fait mal. On était à 50% dans les sondages, j’ai participé à la Saison des idées et au XVè Congrès avec enthousiasme, je suis un ami de Bernard Landry et je me sentais très à l’aise avec le programme voté même si je ne suis pas un référendistre à tout crin.
Et puis, bang, tout s’écroule. Bernard démissionne, il y a la course à la chefferie, on oublie le projet de pays, l’équipe Boisclair nous concocte une petite feuille de route provinciale à la toute dernière minute, il ne passe pas en région et paf, on se retrouve à 28%, soit une perte de 22 points.
Au lieu de se cracher dans les mains et de recommencer, Mme Marois opère un repli stratégique SANS MÊME respecter le programme officiel. On "choppe" non seulement l’obligation référendaire mais aussi le projet de pays au complet, alors qu’on aurait pu et garder le projet de pays et adoucir l’obligation référendaire en ne mettant pas d’échéance.
D’ailleurs c’est ce que j’avais dit au micro des "contre" lors du XVè Congrès : pourquoi se peinturer dans le coin comme cela, en mettant des échéances serrées ? Pourquoi dévoiler notre stratégie et ne pas laisser toutes les options ouvertes ? J’ai même dit au micro : un référendum si nécessaire, mais pas nécessairement un référendum, chose qu’il ne faut pas dire au PQ à cause du dogme étapiste. C’est comme si j’avais dit dans un congrès eucharistique de l’Église catholique que je ne croyais pas l’infallibilité du pape ! On était seulement 3 au micro des "Contre". Et qui vous pensez m’a suivi au micro des "Pour" pour défendre le "projet de pays" ? QUI ?............Pauline Marois elle-même.
MAIS LES MILITANTS ÉTAIENT FRUSTRÉS PAR L’ATTENTISME DES DIRIGEANTS PRÉCÉDENTS ET NE VOULAIENT PLUS SE FAIRE AVOIR ET PAULINE MAROIS JOUAIT LE JEU ! Sympathique........
Bernard Landry était disposé à vivre avec cette courte échéance puisqu’il avait fait ajouter les mots "dès que possible" (durant le premier mandat) et cela lui convenait parfaitement.
Mme Marois fait maintenant une mauvaise lecture de la situation. Ce n’est pas le projet de pays ou le référendum qui ont conduit à la défaite, mais la personnalité controversée de Boisclair. Je le sais, car je reste en région (Estrie) depuis 10 ans et il NE PASSAIT PAS. Même un comté fort comme Johnson, avec Claude Boucher, a passé à la trappe.
Sincèrement, MM Bousquet et Poulin, comment peut-on conclure que c’est le projet de pays qui a fait peur aux québécois alors qu’on ne l’a MÊME PAS PRÉPARÉ NI PRÉSENTÉ À LA POPULATION ? Au moins si on c’était fait battre sur un projet de pays et un chef comme Bernard Landry, on aurait pu tirer une leçon. MAIS TEL N’EST PAS LE CAS.
Comment peut-on aussi conclure de façon aussi simpliste qu’on risque de se faire battre à nouveau si on présente ce projet de pays à l’électorat ? Qu’a-t-on à perdre ? Pourquoi cette démission aussi vite et aussi radicale ?
En plus, ce qui me choque aussi au plus haut point c’est la technique employée par Mme Marois.
Changer l’article 1 du programme, c’est comme jouer dans le coeur d’un patient. Au PQ comme l’article 1 est le coeur du programme qui est censé unir tout le monde, cela demande un vaste assentiment de la base et la seule façon acceptable de le faire c’est par un CONGRÈS.
Pas par un petit conseil national de 300-400 personnes, qui assemble la plupart du temps des cadres du parti et des gens qui sont là par intérêts. Je le sais, j’ai assez assisté à des conseils nationaux pour savoir que le tordage de bras et l’effet mouton sont constamment présents.
En plus, l’arrivée de Boisclair a amené beaucoup de militants nouveaux au parti qui ne sont pas tous des souverainistes.
Quant à Mme Marois, son passé est garant de l’avenir. C’est une véritable girouette qui a servi sous le beau risque de Lévesque, sous l’affirmation nationale de Johnson, sous Parizeau, sous Bouchard, sous Landry et qui a voté pour le projet de pays en 2005.
Là elle nous revient avec une version ajustée de l’affirmation nationale, sans tenir de congrès et en se fiant uniquement au fait qu’elle a été élue par acclamation.
Dur, dur à avaler que tout cela.
Mme Marois, si vous voulez changer l’article 1, ayez au moins la décence de respecter les statuts et de le faire en congrès.
Dernier point : lisez le résumé du livre du très fédéraliste Alain Dubuc. C’est en plein ce que Mme Marois est en train de faire.
Ce sont les fédéralistes qui vont être contents.
On attend d’un leader qu’il fonce et contre-attaque. Pas qu’il batte en retraite ! Tout cela est bien triste et surtout DÉMOBILISATEUR.
En tout cas, une chose est sûre : Pauline Marois c’est loin de la "dame de fer". C’est plutôt une girouette en tôle.
Pierre Cloutier
M. Cloutier, vous me semblez un homme de principe élevé qui qualifiez Mme Marois d’être loin de la "dame de fer" mais une girouette en tôle.
Je dirais, à la place, que Mme Marois est assez flexible pour s’adapter aux courtes échéances tout en conservant le cap sur le pays. Voir sa lettre parue dans la section FORUM de La Presse d’aujourd’hui dont le titre est : PLUS QUE JAMAIS L’INDÉPENDANCE, en réponse au livre de M. Alain Dubuc. Elle y déclare que le vrai changement politique pour le Québec sera celui qui lui permettra d’être libre et souverain. "Who can ask for anything more ? "
Vous souhaitiez que le PQ gagne aux élections jusqu’à maintenant. Mme Marois tente de coup avec son approche. Ça va être quoi le résultat à la fin ? Dur à dire.
Vous vous découragez trop vite. Les boeufs sont lents mais la terre est patiente. Pierre Falardeau
M. Bousquet,
J’ai posé 3 questions précises à Mme Marois et j’espère qu’elle aura l’honnêteté de me répondre. Le reste n’est que de la littérature. Peut-être que vous pourriez aussi avoir la gentillesse et bien sûr la rigueur intellectuelle de me répondre. Me semble qu’après cela, je vais être apaisé.
Voici les 3 questions :
1ère question : N’est-il pas exact de dire que le Parti québécois, sous votre gouverne, n’a pas l’intention de préparer et présenter à l’électorat un "projet de pays", accompagné d’un cadre financier d’un Québec souverain et d’en faire le thème de l’élection, comme l’exige le programme officiel du Parti québécois ? (Voir le chapitre 1.2.3 du programme).
2è question : N’est-il pas exact de dire que l’objectif premier du Parti québécois sous votre gouverne n’est plus de "réaliser la souveraineté du Québec", comme l’exige le programme officiel ? (Voir le programme officiel du parti et la résolution du Conseil national de mars 2008)
3è question : N’est-il pas exact de dire qu’un simple conseil national ne peut pas modifier ou annuler le programme officiel du Parti québécois, particulièrement son article 1 et qu’il faut le faire par un congrès ? (Voir les articles 92, 93 et 106 des Statuts)
Pierre Cloutier ll.m avocat Ex-président du PQ Johnson
Lâchez un peu le programme officiel du PQ à la fin. Les temps changent, les idées peuvent évoluer à moins de les avoir trop rigides.
Le PQ doit n’avoir que 2 choses rigides dans son programme : premièrement, prendre le pouvoir, ce qui est le but ultime d’un parti politique et deuxièmement, réaliser l’indépendance du Québec démocratiquement pour ne pas que la situation des Québecois se détériore. Toutes les autres choses devraient être que des idées à l’usage du chef et de l’exécutif qui peuvent bien s’en inspirer, selon les circonstances et les finances, pas un corset d’obligations.
Mme Marois présentera le PQ à la prochaine élection comme un parti souverainiste, ce qui sous-entend un projet de pays. Elle pourrait se faire accompagner par un poète qui traduirait l’idée du pays et d’un financier qui le ferait en chiffres. Est-ce qu’il faudrait qu’elle dise aussi si le Québec utiliserait la monnaie canadienne ou la piastre québécoise et si le Québec se séparerait complètement du ROC avec frontières et douaniers ? etc...pendant que les sondages ne seraient pas favorables à la souveraineté ? Si les sondages étaient bons, elle pourrait bien tenir un autre discours ou une autre tactique, impossible dans un corset.
Faut laisser de la corde à un chef qui devrait être le mieux placé pour savoir quoi faire. Les membres pourront le mettre à la porte à la fin, pas au commencement en tnetant de le ou la mettre en boîte.
Monsieur Cloutier
Cessez de parler de la démocratie.
Voici 2 questions simples pour vous
1re question : Pauline avait dit comme condition que si elle est élue, elle mettrait à côté le referendum. Le PQ, en l’élisant comme chef, accepte cette condition. On appelle cela démocratique. Donc, pourquoi ne l’acceptez-vous pas le voeu de démocratie ?
2e question : Les Québécois ont voté NON deux fois. Ils ne veulent pas l’indépendance. Donc, pourquoi ne l’acceptez-vous pas le voeu de démocratie ?
Je suis d’accord avec M. Antonio M. pour sa première question à M. Cloutier mais...pas sa deuxième comme suit : « Les Québécois ont voté NON deux fois. Ils ne veulent pas l’indépendance. Donc, pourquoi ne l’acceptez-vous pas le voeu de démocratie ? »
Ce n’est pas si clair que ça. Au référendum de 1995, les Québécois francophones ont voté OUI à plus de 60 % et les anglophones NON à, probablement, plus de 90 %, ce qui a fait un résultat à peu près nul si on considère tous les immigrants reçus canadiens, prématurément qui devaient voter en masse pour le NON. C’était une nulle avec plein d’initiatives illégales du fédéral pour favoriser le NON malgré la loi provinciale.
Ça ne veut pas dire que le Québécois moyen est full-fédéraliste mur-à-mur. Il n’est peut-être pas complètement séparatiste majoritairement mais pourrait le devenir rapidement ou opter pour une solution voisine d’une confédération qui assurerait la souveraineté du Québec dans ce qu’il veut être comme nation.
1 - Bon, encore un autre concombre masqué qui refuse de dévoiler son identité et qui combat de façon anonyme, comme les Mohwaks de Kanesatake.
Ayiez donc le courage de combattre visière levée, M. le concombre masqué, de telle sorte qu’on sache qui vous êtes et qu’on soit assuré que vous n’êtes pas un agent provocateur fédéraliste. Moi, je peux vous fournir sur demande mon c-v au complet de militantisme au Parti québécois.
2 - Quand on élit un chef, on s’attend à ce qu’il ou elle respecte les statuts du parti qu’elle dirige. C’est la moindre des choses. C’est vrai que Pauline Marois a dit qu’elle n’était pas d’accord avec l’obligation référendaire à court terme mais ce n’est pas une raison de procéder de la façon qu’elle l’a fait
Premièrement il y a une différence entre faire disparaître le référendum comme moyen d’accession à la souveraineté et le moment où il doit être tenu. Si elle n’aimait pas l’expression "Dès que possible dans le prochain mandat", elle aurait pu tout simplement supprimer "durant le premier mandat" et tout le monde aurait probablement été d’accord avec cela.
Ou encore comme dans le programme de 1994 elle aurait pu dire :Dans les meilleurs délais. Ou encore dès que le moment sera propice. Ou à la rigueur, "dès que le gouvernement jugera le moment favorable"
Donc, cela lui aurait donné toute la latitude voulue pour organiser un référendum dès que le contexte aurait été favorable.
Deuxièmement, ce n’est pas parce qu’on veut différer l’organisation d’un référendum dans le temps qu’il faut faire disparaître EN MÊME TEMPS l’obligation de présenter à l’électorat un projet de pays, accompagné d’un cadre financier d’un Québec souverain et d’en faire le thème de l’élection, COMME L’EXIGE LE PROGRAMME OFFICIEL DU PARTI QUÉBÉCOIS VOTÉ EN CONGRÈS EN JUIN 2005.
Troisièmement, les statuts exigent que le programme du Parti québécois et surtout lorsque cela concerne l’article 1 qui est le coeur et l’âme de ce parti SOIT ADOPTÉ EN CONGRÈS (Voir les articles 92 et 93 des Statuts).
Donc, cela veut dire que si Mme Marois n’est pas d’accord avec l’obligation référendaire à court terme voté par le XVè Congrès, elle doit le faire en congrès.
Par contre, si elle veut faire modifier les statuts, cela doit se faire également en congrès.
Or, toute cette opération s’est faite par un simple conseil national. C’est non seulement illégitime, mais aussi illégal en vertu du droit interne du parti.
Cher concombre masqué, on voit bien que vous ne connaissez ni le programme ni les statuts du Parti québécois et que vous n’en n’êtes probablement pas membre.
On voit bien aussi que votre connaissance et votre respect des normes démocratiques sont passablement déficientes et que vous manquez de culture politique.
Sur votre 2è question, vous affirmez là des choses que vous ne pouvez pas prouver et d’ailleurs même M. Bousquet n’est pas d’accord avec vous. On a perdu le 1èr référendum parce qu’il était à mon avis trop timide et que Trudeau a mis (faussement) sa tête en jeu et promis des réformes au Canada. Quelles réformes ? Le carcan constitutionnel actuel ?
Le 2è référendum, on se l’est fait voler. Je pense que vous en avez manqué un bout. Où étiez-vous ? En Floride ?
De plus, si le PQ a perdu l’élection de 2007, c’est en majeure partie à cause de la personnalité déficiente d’André Boisclair et de son improvisation de dernière minute.
Boisclair et son équipe ont oublié délibérément de préparer et de présenter à l’électorat un projet de pays accompagné d’un cadre financier d’un Québec souverain et d’en faire le thème de l’élection. Si au moins, il l’avait fait, on aurait pu tirer une conclusion partielle. Peut-être. Car à mon avis, c’est la personnalité controversée de Boisclair qui a été déterminante. Et cela les organisateurs libéraux le savaient bien car ils ont travaillé pour le faire élire comme chef du PQ.
Enfin et surtout, quand on croit fermement à quelque chose comme l’indépendance du Québec, on n’a pas peur et on a le courage de le proposer à chaque élection et d’affronter l’électorat au lieu de cacher son option dans le placard pour se faire élire à tout prix, ce qui est la voie de la lâcheté.
Enfin, au lieu de faire diversion comme vous le faites, ayez donc le courage de répondre à mes 3 questions. Savez-vous au moins pourquoi vous ne le faites pas ?
Tout simplement parce que vous êtes incapable d’y répondre sans avoir l’air fou et qu’on puisse ainsi mesurer toute l’étendue de votre ignorance en ce qui concerne le PQ, son programme et ses statuts.
Je pense que vous êtes tout simplement un agent provocateur fédéraliste.
Pierre Cloutier ll.m avocat
Mais non M. Cloutier, Mme Marois ne pouvait pas faire ce que vous suggérez : « elle aurait pu tout simplement supprimer "durant le premier mandat" et tout le monde aurait probablement été d’accord avec cela. »
Tout d’un coup que les circonstances s’y prêteraient, Mme Marois pourrait très bien tenir ce référendum dès le premier mandat. Elle ne veut pas promettre de le tenir mais ne veut pas y renoncer, ce qui me semble correct. Elle devrait tenter de convaincre et, selon les sondages, elle foncera ou non. Le fédéral, informé à la dernière minute, serait moins dangereux vec ses millions de commandites.
Tant qu’à M. Antonio M., s’il n’est peut-être pas un espion fédéral mais il déclare que la souveraineté, il n’y croit plus vu que les Québécois ont dit NON 2 fois. Fait que...est-ce qu’il tente de vous avoir dans le camp fédéraliste ? Si oui, je suis certain qu’il perd son temps. Pourquoi est-ce qu’il défend Mme Marois du même souffle ? Faudrait qu’il nous l’explique ses croyances.
M. Bousquet,
Avec respect vous faites de la diversion. Je vous ai invité en toute bonne foi à répondre aux 3 questions que j’ai posées à Mme Marois et vous êtes incapable de le faire directement. Probablement par crainte d’avouer que vous êtes incapable de le faire, sans reconnaître que j’ai raison.
Monsieur Bousquet, pourquoi faudrait-il sincèrement que je ne fasse pas référence au programme officiel du Parti québécois et à ses statuts ? Êtes-vous sérieux ? Puis-je vous faire remarquer respectueusement qu’il n’y a pas un seul parti politique sur la planète SANS PROGRAMME. Un programme, c’est la base fondamentale de tout parti politique qui se respecte et c’est ce qu’il propose à la population dans le but de se faire élire et de l’appliquer.
Êtes-vous vraiment sérieux quand vous dites des énormités pareilles, monsieur Bousquet ? Moi qui commencais à avoir un dialogue sérieux avec vous, cela m’indique que vous ne connaissez ni le programme du Parti québécois, ni ses statuts et que vous n’avez aucune expérience du militantisme.
LES 2 CHOSES RIGIDES DU PROGRAMME SELON VOUS
1 - Prendre le pouvoir 2 - Réaliser l’indépendance du Québec
PRENDRE LE POUVOIR
Pour prendre le pouvoir, M. Bousquet, il faut exposer à la population un programme. C’est la base. Or, le programme OFFICIEL du Parti québécois, c’est celui du XVè Congrès, tant et aussi longtemps qu’il n’aura pas été amendé PAR UN AUTRE CONGRÈS. Combien de fois vais-je être obligé de le répéter pour que vous compreniez une chose aussi élémentaire que celle-là ? Si Mme Marois veut modifier le programme officiel, qu’elle convoque un congrès et les militants de la base en décideront. Tant que cela ne sera pas fait, elle se comporte de façon illégitime et illégale. Elle se déshonore et déshonore le Parti québécois.
RÉALISER L’INDÉPENDANCE DU QUÉBEC
Encore là, je réalise que vous ne connaissez pas le programme du Parti québécois, ses statuts et son histoire.
TOUS les programmes du Parti québécois depuis sa fondation ont eu comme PREMIER OBJECTIF de RÉALISER LA SOUVERAINETÉ DU QUÉBEC. TOUS, même celui de l’affirmation nationale de Pierre-Marc Johnson en 1987. Je le sais puisque je les ai tous en ma possession.
Par contre, avec la proposition du conseil national de mars 2008 de l’équipe Marois, l’objectif premier du Parti québécois n’est justement plus de "réaliser la souveraineté du Québec" mais de "FAIRE PROGRESSER LE QUÉBEC" en attendant son accession au statut de pays (un jour, mais on ne sait pas quand).
CELA AUSSI C’EST CONTRAIRE AU PROGRAMME ET CONTRAIRE AUX STATUTS. Vous rendez-vous compte ? On a fait sauter le coeur et l’âme du Parti québécois, on a mis fin à 40 ans de volonté de réaliser la souveraineté pour le remplacer, en simple conseil national - 400-500 personnes tout au plus - par une phrase aussi insignifiante que "FAIRE PROGRESSER LE QUÉBEC" en attendant le jour béni.
AVEZ-VOUS DÉJÀ VU OU ENTENDU UN POLITICIEN QUÉBÉCOIS QUI NE VEUT PAS FAIRE PROGRESSER LE QUÉBEC, monsieur Bousquet ? Je ne connais pas aucun politicien ou aucun parti politique qui se présenterait devant l’électorat en disant qu’il veut faire "REGRESSER LE QUÉBEC".
Quant au bout de phrase "en attendant qu’il accède au statut de pays", cela c’est justement la STRATÉGIE ATTENTISTE que je dénonce. Au lieu de reprendre l’offensive et de proposer un projet de pays, concret et emballant, avec un cadre financier d’un Québec souverain et d’en faire le thème de l’élection, on nous propose de poser des gestes prétendument de "gouvernance nationale" ou de gouvernance souverainiste" comme une constitution, une loi sur l’identité, la nationalisation de l’eau etc...
Monsieur Bousquet, la seule façon de poser des gestes de gouvernance souversainiste ou de gouvernance nationale, c’est précisément de réaliser l’indépendance, de devenir un vrai pays et de gérer ce nouveau pays.
Tous les gestes de prétendue gouvernance souverainiste ou nationale proposée par Mme Marois, sont des GESTES DE GOUVERNANCE PROVINCIALE réalisés à l’intérieur de la constitution canadienne. La constitution québécoise est une constitution PROVINCIALE, la loi sur l’identité est une loi PROVINCIALE, le renforcement de la charte de la langue française est une mesure PROVINCIALE, la nationalisation de l’eau est une mesure PROVINCIALE, la consolidation de l’enseignement de l’histoire est une mesure PROVINCIALE, l’intégration des immigrants, la lutte contre la discrimination et le racisme, la décentralisation politique du Québec, le dialogue avec les Premières Nations, l’intensification des relations internationales du Québec, la protection de la culture québécoise, la réclamation de certains pouvoirs, TOUT CELA PEUT S’ACCOMPLIR À L’INTÉRIEUR DE LA CONFÉDÉRATION CANADIENNE. Ce ne sont pas des gestes de gouvernance souverainiste ou nationale. Et cette stratégie est tout à fait conforme à ce que souhaitent Alain Dubuc et son boss, le très fédéralistePaul Desmarais. Mme Marois et l’empire Gesca, même combat.
On vous laisse parler de souveraineté en autant que vous respectiez le cadre constitutionnel canadien. On vous permet de garder la souveraineté comme toile de fond - la souveraineté fantasme - en autant que vous ne posiez aucun geste significatif de rupture avec l’ordre constitutionnel canadien. On vous permet de dire que vous êtes une souverainiste la main sur le coeur en autant que vous ne proposez pas à l’électorat un projet de pays. On vous respecte en autant que vous aurez le courage de changer l’article 1 de votre parti. Bla. Bla. Et c’est exactement ce qu’elle fait, tout en disant qu’elle est souverainiste la même sur le coeur.
Il n’y a pas comme chez Gandhi ou Mandela, cohérence et harmonie entre ce qu’elle pense, ce qu’elle dit et ce qu’elle fait.
C’est cela le PQ de Mme Marois, M. Bousquet, ne l’avez-pas compris ? Ou, au contraire l’avez-vous très bien compris ?
POUR LE CANADA, il n’y a qu’un gouvernement national et une seule souveraineté.
DONC, C’EST DE LA MYSTIFICATION ET DE LA MANIPULATION POUR NAIFS.
"Quand on ne peut pas changer les choses, on change les mots" Jean Jaurès.
Dans le cas de Mme Marois, c’est plutôt "Quand on NE VEUT PAS changer les choses, on change les mots".
Quand vous dites que Mme Marois présentera le PQ à la prochaine élection comme un parti souverainiste, ce qui sous-entend un projet de pays, j’essaie de me retenir pour ne pas rire.
Il y une grosse différence entre ce qu’elle dit et ce qu’elle fait. Elle dit qu’elle est souverainiste mais agit comme une provincialiste. Elle dit qu’elle est souverainiste mais son objectif premier n’est pas de réaliser la souveraineté, mais de faire progresser le Québec province. Elle dit qu’elle est souverainiste, mais elle veut poser des gestes de gouvernance provinciales en les qualifiant faussement de gestes de gouvernance souverainiste ou de gouvernance nationale.
En plus, elle n’a même pas le courage et le respect élémentaire de respecter les statuts du Parti en convoquant un congrès pour changer le programme officiel.
Moi, je n’ai pas d’objection à donner de la corde à un chef de parti en autant que les choses soient claires, que le programme ait été voté lors d’un congrès comme l’exigent les statuts et qu’on respecte les règles du jeu qu’on s’est données.
C’est honteux et inacceptable et moi, comme indépendantiste et militant péquiste depuis 35 ans je ne l’accepte pas.
CE À QUOI ON ASSISTE PRÉSENTEMENT C’EST UNE DÉMISSION COLLECTIVE DE LA PART DE L’ÉLITE PÉQUISTE FACE AU PROJET DE PAYS ET C’EST UN DÉTOURNEMENT DE PARTI ILLÉGITIME ET ILLÉGAL. DU JAMAIS VU EN 40 ANS D’EXISTENCE AU PQ.
Pierre Cloutier
M.Cloutier,
J’apprécie tous vos efforts pour me convaincre mais, voici un appel de Mme Marois qui vient juste d’être publié ce matin, qui devrait mettre un peu de baume sur vos plaies péquistes :
« La chef du Parti québécois, Pauline Marois, n’exclut pas la possibilité de bâtir une plate-forme commune sur la souveraineté avec les autres partis souverainistes, Québec solidaire et le Parti indépendantiste, en vue des prochaines élections.
En conférence de presse ce matin, Mme Marois n’a pas non plus rejeté l’éventualité que le Parti québécois cède sa place, dans certains comtés, à des candidats d’autres partis souverainistes. « La souveraineté est au-dessus des intérêts partisans », a déclaré Pauline Marois. « Il faut être capable d’établir un dialogue avec les autres partis et mettre des intérêts partisans et immédiats de côté pour se mobiliser derrière l’objectif. »
Mme Marois a annoncé ce matin qu’un comité formé de membres du PQ serait chargé de produire, d’ici le mois d’octobre, un « manifeste » sur la souveraineté, qui actualiserait l’argumentaire indépendantiste. »
On a une chance d’être en accord avec ça M. Cloutier.
Monsieur Cloutier,
Vous perdez votre temps avec M.Bousquet. Est-il à la solde de quelqu’un ou d’un parti ? C’est à le croire.
Votre argumentaire est trop solide. Quand on ne peut pas (ou veut pas) changer les choses, on change les mots. C’est bien vrai. Au PQ, on ne fait que cela. On emballe les choses avec des mots nouveaux.
C’est ce que vient de faire aujourd’hui, notre chère Pauline nationale, en créant un NOUVEAU COMITÉ qui va lui dire quoi faire dans les mois qui viennent. Un film maintenant fois passé à l’écran. Il est temps de sortir de la salle.
Pierre B.
M. Pierre B. qui écrivez : « Vous perdez votre temps avec M.Bousquet. Est-il à la solde de quelqu’un ou d’un parti ? C’est à le croire. »
C’est vrai que M. Cloutier perd un peu son temps à tenter de me convaincre qu’un programme d’un parti doit est conçu comme un corset pour son chef qui n’a qu’à y obéir en toutes circonstances.
Si tout ce que fait Mme Marois vous semble suspect, alors, vous devez penser que le PI et Québec solidaire devraient ignorer son appel d’aujourd’hui.
Que le PQ qui fait autour de 30 % de votes ouvre les échanges avec ceux qui font 5 et 2 % environ, je crois que c’est mieux que de se contenter de les ignorer. L’appel à placer la souveraineté au dessus d’autres considérations me semble être la chose à faire.
En passant votre temps à critiquer la seule chef qui est en position de changer les affaires constitutionnelles du Québec d’une façon importante, vous me semblez plus venir du camp fédéraliste que moi qui est souverainiste avec un penchant confédérationiste que les Québécois méangent encore avec fédéraliste.
Ne vous réjouisez pas trop vite, monsieur Bousquet.
Qui vivra verra. Si jamais cette coalition se forme, il faudra se demander si un vote majoritaire double (sièges et votes) pour la coalition sera un vote pour autoriser une déclaration d’indépendance et la réaliser.
Si c’est cela, j’encourageria la coalition, mais pas nécessairementcomme membre du PQ.
J’ai plutôt l’impression que Mme Marois essaie de calmer sa base souverainiste.
De toute façon, cela ne change pas sa décision de modifier unilatéralement le programme officiel du Parti québécois.
C’est une tactique de diversion.
Pierre Cloutier
Monsieur BOUSQUET
Si je pouvais l’écrire plus gros, sur le site de VIGILE, je l’écrirais.
Le PQ N’EST PAS I-N-D-É-P-E-N-D-A-N-T-I-S-T-E ...
Prenez une loupe et faites ce qu’il doit être fait.
LE PQ demande aux partis indépendantistes de s’unir à lui alors qu’il n’est pas ce qu’il demande aux autres. Comme faire une coalition avec lui ?
Pierre B.
Pierre Cloutier,
Cessez de vous moquer des personnes qui ne tiennent pas vos opinions.
Je n’ai pas besoin de me masquer pour tenir une conversation. Je préfère avoir l’anonyme. Je vous prie de respecter mon anonyme. Pourquoi est-ce que cela vous dérange ? La seule chose qui compte, c’est avoir une discussion raisonnable. J’ai fait cela. Vous n’avez pas fait cela avec votre propos infantile comme m’appelant « concombre masqué ».
Je n’ai pas fait répondre à vos trois questions à Pauline Marois parce que les statuts du parti ne valent rien parce qu’il y a plus d’une manière pour un parti de fonctionner et de servir la démocratie. Pauline Marois a fait cela en déclarant qu’elle mettrait à côté le référendum. Le PQ accepte ce vœu en l’élisant. Pour vous, de vous abattre sur le mur avec les petits statuts du parti vous montre réductionniste et myope.
Je ne suis pas francophone, mais j’ai des amis francophones qui sont indépendants. Je les aime bien et veux que le Québec soit indépendant pour eux. Donc, je suis indépendant, mais je suis aussi réaliste. Je comprends que, actuellement, les Québécois ne veulent pas l’indépendance. S’ils le veulent, ils n’auraient pas élu un parti fédéraliste, mais plutôt un part souverainiste tout le temps. En fait, je crois que les Québécois ne veulent pas un parti fédéraliste ni souverainiste, mais plutôt un parti nationaliste. Cela veut dire qu’ils veulent un parti qui a de bonnes relations avec Ottawa, mais aussi qui défendrait avec acharnement le Québec. L’ADQ a réussi à devenir ce parti nationaliste, mais il a ensuite montré son incapacité de gouverner, expliquant sa chute actuelle dans les sondages. Les Québécois veulent un parti nationaliste qui peut gouverner.
Contrairement de ce que vous croyez, les deux référendums avaient été perdus en dépit du fait que les questions posées sont trop timides. Les sondages montrent continuellement que si la question est nettement pour l’indépendance sans un lien avec le Canada, les Québécois voteraient encore moins pour le OUI. C’est la réalité que vous devrez accepter. Si les Québécois veulent l’indépendance nette, ils auraient élu Parizeau et le PQ en 1989. Pourquoi n’avaient-ils pas fait cela ? Parce qu’ils savent que Robert Bourassa négocierait en bonne foi avec le Canada concernant Lac Meech. Si monsieur Pierre-Marc Johnson était encore chef du PQ, il est fort probable que le PQ aurait été élu en 1989 et, par conséquent, il aurait été en position de tenir un référendum après Lac Meech avait été enterré. C’est parce que les Québécois savent que Johnson, comme René-Lévesque avec son « beau risque », négocierait en bonne foi avec le Canada. Cependant, les purs et durs comme vous n’ont cessé de torpiller Johnson contribuant à la descente du PQ et à sa défaite dure dans les élections de 1985. À cause des purs et durs comme vous, le Québec a manqué une occasion d’être indépendant après la chute de Lac Meech parce que Robert Bourassa étant fédéraliste n’aurait pas voulu tenir un référendum.
Oui, Parizeau a été élu en 1994, mais avec une majorité mince. C’est parce que les Québécois ont fatigué avant 8 ans des Libérals et veulent un nouveau gouvernement. S’ils veulent l’indépendance, Parizeau n’aurait pas donné les reins du OUI à Lucien Bouchard qui ensuite a mené le OUI près de la victoire avec sa question timide.
C’est la réalité. Les Québécois, actuellement, ne veulent pas l’indépendance. Pauline Marois a raison de mettre à côté le référendum, pour le moment.
M.Antonio
Vous dites qu’il faut élire un parti indépendantiste ou lieu d’un parti fédéraliste. Vous pensez sans doute au PQ. Or, ce parti, n’est pas indépendantiste. Il prône la souveraineté-association, ce qui n’est, en fait, que du fédéralisme renouvelé.
Alors ? Si vous voulez l’indépendance du Québec, logiquement, il faut vous tourner, avec vos amis que vous dites indépendantistes, vers un parti qui est résolument indépendantiste.
Je n’en vois qu’un seul. Et en toute conscience, vous devriez, ouvertement, l’appuyer.
Pierre B.
Monsieur le concombre masqué,
Si je me moque un peu de vous, c’est que j’ai de la difficulté à "correspondre" avec un interlocuteur anonyme. Le feriez-vous, vous, dans la vie ordinaire ?
La raison est fort simple. N’importe qui peut venir sur ce forum et dire n’importe quoi et agir ainsi comme agent provocateur.
Je l’ai senti en vous lisant et j’ai senti que vous n’étiez probablement pas membre du Parti québécois ni y avez milité.
C’est très facile, vous savez, d’infiltrer un parti et de le détourner de ses objectifs.
Regardez ce qui se passe avec le Parti québécois. Depuis le départ de M. Landry, on a jeté le programme officiel aux poubelles et on a transformé ce parti en un parti provincial qui ressemble de plus en plus à l’Union nationale.
Alors, si c’est ce que voulez, tant mieux.
Moi, je suis indépendantiste et cela ne me convient pas.
En plus, ce n’est pas moi, le dissident, car j’exige le respect du programme officiel qui a été voté au XVè Congrès de juin 2005, c’est-à-dire :
préparation et présentation à l’électorat d’un projet de pays concret et emballant, avec un cadre financier d’un Québec souverain ;
en faire le thème de la prochaine élection
conserver intact l’objectif de réaliser la souveraineté du Québec
tenir un référendum dès que possible dans le premier mandat.
Le reste c’est du blabal pour naîfs.
Pierre Cloutier
Me Pierre,
Hors d’ordre encore une fois : Le Monsieur ne cherche pas un parti plus indépendantiste, il dit que les Québécois en majorité ne veulent pas l’indépendance. Et les résultats lui donnent raison. Ce qu’il faut c’est convaincre. Pas le forcer à adopter un parti "pur et dur" !
Qui peut me dire si les Québécois ne veulent pas de l’indépendance ?
On ne leur a jamais demandé. En 1980 et en 1995, on leur a demandé s’ils voulaient un fédéralisme renouvelé. Relisez bien les deux questions « laiteuses ». On ne pourra jamais bien interpréter les résultats de telles consultations.
On n’a jamais offert aux Québécois, un parti qui disait explicitement qu’il allait réaliser l’indépendance. Le PQ dit actuellement qu’il veut faire progresser le Québec. Tous les partis peuvent dire cela. LE Bloc ne fait que dire cela à Ottawa. Il devient de plus en plus un parti fédéraliste. Le PQ est revenu à la thèse de Pierre-Marc Johnson de 1985...
Pierre B.
Bravo,
Au moins vous avez cessé d’être un concombre masqué et on connait au moins votre nom : Jean Tremblay.
Reste à savoir si c’est votre véritable identité et si vous êtes membre du Parti québécois.
Hors d’ordre ?
Très facile, mais pas très explicite dans vos explications.
Quand on veut convaincre quelqu’un de quelque chose, monsieur Tremblay, on doit faire plus que du blabla.
En politique, c’est de proposer quelque chose de concret sur lequel les électeurs peuvent se prononcer.
Quand on veut vanter les mérites de Rome, on commence par indiquer comment y aller.
Ici, on a affaire à un parti qui se prétend souverainiste mais qui renie son programme d’accession à la souveraineté.
Un leader, monsieur Tremblay, c’est quelqu’un qui indique la voie à suivre et qui se tient en avant. Pas qui attend que les autres se décident et reste en retrait.
Le Parti québécois est devenu un parti provincialiste qui préserve le statu quo constitutionnel canadien.
Cela, c’est la réalité.
Le reste, c’est la littérature.
Pierre Cloutier
Me Pierre,
Ce que M. Antonio, francophile, vous dit c’est : "Contrairement de ce que vous croyez, les deux référendums avaient été perdus en dépit du fait que les questions posées sont trop timides. Les sondages montrent continuellement que si la question est nettement pour l’indépendance sans un lien avec le Canada, les Québécois voteraient encore moins pour le OUI. C’est la réalité que vous devrez accepter."
Vous lui répondez qu’on n’a pas posé la question directe. Faudrait être cohérent. Je vous disais : n’essayez pas de l’envoyer vers un parti plus radical. Votre tâche (à vous qui argumentez) c’est de CONVAINCRE le plus de gens possible de la NÉCESSITÉ de l’indépendance et non des problèmes du PQ où vous ne tolérez pas une femme chef. Votre tactique d’insulter ceux qui persistent au PQ est contreproductive, nuisible.
Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer faussement que je ne tolère pas une femme cheffe ? Où avez-vous vu cela dans mes écrits ? Où, M. Tremblay. Je vous mets au défi de le prouver, mais vous en serez incapable, parce que ce n’est pas vrai.
Jamais je n’ai soulevé cette question et vous êtes vraiment de mauvaise foi en écrivant cela.
Au contraire, j’ai voté pour Mme Marois contre André Boisclair et j’ai toujours dit que le Québec était mûr pour avoir une femme comme première ministre.
Je n’ai jamais attaqué Mme Marois comme personne et je ne le ferai jamais.
Je m’attaque à ses idées et à ses actes. CE N’EST PAS PAREIL DU TOUT.
Je ne suis pas d’accord, absolument pas d’accord, pour qu’on ait décidé en haut lieu au Parti québécois de mettre aux poubelles le programme voté démocratiquement lors du XVè Congrès, sans passer par un autre congrès et comme militant et membre du Parti québécois, c’est mon droit le plus strict de dénoncer cela sur toutes les tribunes où je peux le faire.
Sous sa gouverne, le Parti québécois devient un insignifait parti provincialiste dont le mandat n’est plus de "réaliser la souveraineté du Québec" alors que tous les programmes du PQ depuis sa fondation poursuivaient cet objectif. Paf, Mme Marois décide de mettre tout cela aux poubelles, sans avoir le courage d’aller devant le congrès et il faudrait qu’on se la ferme et qu’on ne dise pas un mot ? Vous me connaissez bien mal, monsieur Tremblay.
Ce n’est pas moi le dissident. Ce sont ceux et celles qui violent le programme du Parti québécois et les statuts.
Moi, j’ai plus de 30 ans de militantisme au Parti québécois. Pas comme politicien professionnel payé mais comme membre, bénévole et donateur.
Quand je vois que le Parti québécois, pour lequel j’ai donné tant d’énergie et dans lequel j’ai mis tant d’espoir se comporte de la sorte, sous la direction de Mme Marois, c’est mon devoir comme militant de le dénoncer et d’exiger le respect du programme et des statuts.
Est-ce que c’est trop dur à comprendre cela, monsieur Tremblay ou c’est trop compliqué ?
Je ne sais même pas qui vous êtes et je ne sais même pas si vous êtes membre du Parti québécois ou si vous n’êtes pas un agent provocateur fédéraliste.
Pierre Cloutier
Me Pierre,
Vous contournez de nouveau l’argument de M. Antonio : Si les Québécois désiraient l’indépendance majoritairement, ils ne persisteraient pas à réélire le PLQ !
Comment pourraient-ils élire demain un parti radicalement indépendantiste ?
Quand les indépendantistes de bonne foi parleront d’une seule voix (comme le souhaite la chef PQ maintenant, sous nos pressions sans doute) les Québécois pourront sortir de leur torpeur et comprendre que sans Lubafax ça fait mal...
Nous n’avons pas besoin d’avoir été à la petite école ensemble, Me Pierre, pour discuter de ça sans que vous me sortiez votre frustration antiPQ à chaque fois, on la connaît tous ! P.s., C’est peut-être pas mon vrai nom...
Vous dites dans un de vos messages :
"C’est vrai que M. Cloutier perd un peu son temps à tenter de me convaincre qu’un programme d’un parti doit est conçu comme un corset pour son chef qui n’a qu’à y obéir en toutes circonstances".
[1] Cette phrase me laisse sous-entendre que vous n’êtes pas membre du Parti québécois, que vous ne l’avez probablement jamais été et que vous ne connaissez ni le programme ni les statuts du Parti québécois.
[2] Je pense, avec respect, que vous avez besoin d’un petit cours de démocratie 101. Au Parti québécois, depuis sa fondation, et cela est inscrit en lettres d’or dans les statuts du parti (articles 92 et 93), ce sont les militants de la base qui votent le programme officiel du parti.
[3] Toutes les instances du parti - y compris le chef - sont liés par ce programme et personne ne peut le modifier sans recourir à un autre congrès. C’est la règle et ce n’est pas moi qui l’a écrite. Elle est là tout simplement.
[4] Ceci ne veut pas dire que le chef du parti ou le gouvernement du Parti québécois n’a pas une certaine marge de manoeuvre face au programme. Ainsi le Conseil national peut COMPLÉTER ou PRÉCISER le programme (article 106 a) des Statuts, mais il ne peut pas l’abolir en tout et en partie.
[5] Ces règles s’appliquent particulièrement lorsqu’il s’agit de modifier l’article 1 du programme QUI EST LE COEUR ET L’ÂME de ce parti.
[6] Mme Marois a parfaitement le droit de penser ce qu’elle veut concernant le programme et elle l’a exprimé très clairement. Cependant si elle veut modifier l’article 1 du programme, elle doit alors se présenter devant un congrès et expliquer son point de vue et les militants en disposeront. C’est la règle.
[7] Si Mme Marois estime que dans l’avenir, le chef du parti ou une autre instance doit avoir des pouvoirs plus étendus sur la modification du programme, elle peut alors suggérer de modifier les statuts, mais cela doit se faire également en congrès, comme le précisent les statuts.
[8] Autrement dit, le programme du parti québécois appartient non pas à une seule personne, fusse-t-elle la cheffe du parti, mais à tous les militants de la base réunis en congrès.
Dans le présent cas, on ignorant volontairement ces règles, Mme Marois et son équipe se sont comportés de manière indiqne, inélégante et inacceptable.
Est-on obligé d’accepter cela ?
Je le répète : ce n’est pas moi le dissident dans cette affaire, car moi j’exige le respect du programme officiel et des statuts. Les vrais dissidents, ce sont ceux et celles qui ont mis la hache dans l’article 1, sans aucun pouvoir pour le faire.
Pierre Cloutier ll.m avocat
’’Je me souviens’’du parti Québécois avec ses porcheries,ses coupes forestières dévastatrices, ses fusions forcées imbéciles de villes,de villages et de commissions scolaire,ses parades mondialistes,tout ce qui peut faire chier un peuple ils l’ont fait. Le pays ils cherchaient ca dans les entreprises,aux usa,à Davos, partout sauf ici même ’’DANS LE PEUPLE’’. Fermez vos gueules on sait comment faire ça, semblaient-t-ils dire. Il il faudrait remonter encore une fois dans le train machosisme du parti québécois édition revue et corrigée en pire.
Tous des colonisés colonisateurs, complètement sourds à la volonté d’un peuple. Comment pourraient-t-ils du reste ressentir les besoins réels d’un peuple puisqu’ils ont passés la majeure partie de leurs temps à se renier eux-mêmes et à passer des réglementations d’une façon industrielle pour nous emmarder à tous bouts de champs. C’est le parti de la bourgeoisie de Versailles cette plaie qui nous a suivie jusqu’ici en terre d’Amérique. Non merci mon pays ma langue c’est moi-même qui s’en occuperai dorénavant et mon emblème sera la guêpe avec la fleur d’Iris versicolore
Je ne peux pas dire que vous avez tort.
Dans mon article, cependant, je parle seulement de l’accession à la souveraineté et de ce qui m’apparait être une dérive du PQ sur ce sujet.
Pour le reste, j’ai toujours dit qu’à minuit et une seconde, le jour de l’indépendance, je n’aurai plus ma carte du PQ.
Mais, là, dans les circonstances présentes, je ne l’ai même pas encore renouvelée.
C’est tout dire.
Pierre Cloutier

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