À la une dans Le Devoir de ce matin et sans doute aussi dans le Journal de Montréal ainsi que La Presse, ce que je verrai plus tard, on relatait la prestation de Paul McCartney hier soir à Québec. Un succès éclatant, le tout dans l’ordre, sans violence ou anicroches. Pour une foule de cette importance, c’est extraordinaire. Il n’y a pas eu non plus, semble-t-il, d’agents provocateurs de la part des corps policiers comme ça c’est malheureusement produit trop souvent en d’autres rassemblements, autres circonstances.
Je ne veux pas être paranoïaque mais je soupçonne les organisateurs de cet événement, particulièrement ceux du 400ième commandités par le gouvernement d’Ottawa, d’avoir tenté, sans succès cette fois-ci, d’introduire en douce, insidieusement, une pomme de discorde parmi les Québécois. Comme depuis le début des célébrations, on a tenté de nous faire passer pour des imbéciles, de petits colonisés, des étroits d’esprit. Je ne serais pas surpris qu’on ait invité un britannique, un Anglo pour créer une controverse ce qui nous faisait prendre le mauvais rôle. Cela a bien failli réussir, n’eût été la grandeur du personnage de Paul McCartney. En se pavanant sur scène avec le drapeau du Québec et en s’exprimant à plusieurs reprises dans la langue de Molière, Sir Paul a affiché une intelligence de la situation, un respect de la foule qui l’accueillait ce que les petits ‘’fédéraleux’’, les organisateurs du 400ième, Charest et Harper n’ont pas eu. L’absence à Québec presque totale du fleurdelisé le prouve. C’est là qu’on voit les différences énormes entre les grandeurs d’âme de véritables grands personnages et la petitesse réductrices de petits politiciens de bas étages, empêtrés dans leurs insultantes manigances.
Je n’ai jamais été un grand fan des Beatles mais là, je dois dire que mon respect envers le personnage de Sir Paul a dépassé la frontière de la langue ou de l’origine. À ce niveau, ça n’a plus d’importance.
Ivan Parent
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