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Personne n’avait demandé à connaître quoi que ce soit de la cuisine interne du Parti indépendantiste. En quelques jours, nous avons appris, de la plume même des deux clans, qu’il existait une sérieuse bisbille en son sein : opposition à l’autoritarisme présumé du chef d’un côté (via Colette Provost, ex-secrétaire générale), écrasement d’une tentative de putsch de l’autre (via Richard Gervais, président du parti).
Aucune des versions ne livrant un portrait complet ni même compréhensible de ce qui s’est vraiment passé, nous ne pouvons rien déduire sinon que ça barde là-dedans. Quels sont les faits au juste ? Quel est l’enjeu exact ? Quelle est la version de celui qu’on attaque ou qu’on défend, soit le chef du parti ?
J’aurais été porté à croire que rien de cela ne regarde ceux qui ne sont pas membres du Parti indépendantiste, mais le seul fait qu’on porte la querelle sur la place publique autorise justement le public à exiger un compte rendu exact puisqu’on semble vouloir le faire juge de la situation. Ou bien tout ça n’est pas sérieux, et alors c’est le parti qui ne sera pas pris au sérieux, ou bien ce l’est, et ça augure mal d’un parti qui se prétend le seul digne successeur du Parti québécois et le seul véritable moteur de l’indépendance.
Ce nouveau parti existe depuis à peine un an. On lui a reproché beaucoup de choses à gauche et à droite, mais, au fond, probablement rien qui ne puisse se corriger avec le temps. Par ailleurs, toute nouvelle organisation politique connaît une période de rodage et subit, pour ainsi dire, les douleurs de l’enfantement. Ce sont là des phénomènes communs à toute entreprise humaine. En somme, une crise de croissance, le plus souvent inévitable et qui exige d’être surmontée.
Ne connaissant personnellement aucun des antagonistes, je n’ai aucune raison de leur prêter des motifs inavouables. Cependant, ce qu’on vient de nous étaler, tout en taisant le fond de l’affaire, se présente d’une manière qui laisse supposer, à tort ou à raison, un ultime règlement de comptes. Collision frontale entre tempéraments inconciliables ? Opposition irréductible sur le plan des idées ou du mode de fonctionnement ? Autoritarisme réel d’un côté ou tentative avérée de putsch, pour des raisons obscures, de l’autre ? Tout cela à la fois ?
Pour une organisation dont la plupart des hérauts ont déployé jusqu’à maintenant une rhétorique tous azimuts dénonçant vertueusement les tares du parti qu’ils entendent non seulement supplanter mais réduire en cendres, ça fait un peu désordre. À continuer ce jeu-là, on risque de ne pas convaincre grand-monde.
Raymond Poulin
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Bien oui, les purs et durs, qui prennent le PQ comme un parti de mous, se livrent une dure bataille de durs au sommet de la particule qui est allé chercher un demi de 1 pour cent à la dernière élection complémentaire.
En passant, le PQ de Mme Marois va sortir un manifeste sur la souveraineté très prochainement. Un souverainiste/indépendantiste ferait mieux de s’y intéresser à la place de se chicaner dans une chaloupe où les chefs se servent des rames pour se taper dessus.
Dans l’inconfort de ces indiscrétions, nous sommes tous là, en retenue, pensant : Qui crache en l’air... Rira bien... mais vous osez, avec modération, nous ouvrir la porte discrètement.
On oublie l’origine du proverbe : Bien pris qui croyait prendre. Voici, une fable de LaFontaine moins connue :
Le Rat et l’Huître
Un Rat hôte d’un champ, Rat de peu de cervelle, Des Lares paternels un jour se trouva sou. Il laisse là le champ, le grain, et la javelle, Va courir le pays, abandonne son trou. Sitôt qu’il fut hors de la case, Que le monde, dit-il, est grand et spacieux ! Voilà les Apennins, et voici le Caucase : La moindre taupinée était mont à ses yeux. Au bout de quelques jours le voyageur arrive En un certain canton où Thétys sur la rive Avait laissé mainte Huître ; et notre Rat d’abord Crut voir en les voyant des vaisseaux de haut bord. Certes, dit-il, mon père était un pauvre sire : Il n’osait voyager, craintif au dernier point : Pour moi, j’ai déjà vu le maritime empire : J’ai passé les déserts, mais nous n’y bûmes point. D’un certain magister le Rat tenait ces choses, Et les disait à travers champs ; N’étant pas de ces Rats qui les livres rongeants Se font savants jusques aux dents. Parmi tant d’Huîtres toutes closes, Une s’était ouverte, et bâillant au Soleil, Par un doux Zéphir réjouie, Humait l’air, respirait, était épanouie, Blanche, grasse, et d’un goût, à la voir, nonpareil. D’aussi loin que le Rat voir cette Huître qui bâille : Qu’aperçois-je ? dit-il, c’est quelque victuaille ; Et, si je ne me trompe à la couleur du mets, Je dois faire aujourd’hui bonne chère, ou jamais. Là-dessus maître Rat plein de belle espérance, Approche de l’écaille, allonge un peu le cou, Se sent pris comme aux lacs ; car l’Huître tout d’un coup Se referme, et voilà ce que fait l’ignorance.
Cette Fable contient plus d’un enseignement. Nous y voyons premièrement : Que ceux qui n’ont du monde aucune expérience Sont aux moindres objets frappés d’étonnement : Et puis nous y pouvons apprendre, Que tel est pris qui croyait prendre.
Comme vous tous, je déplore le fait que ces évènements se déroule sur la place publique.
Cependant, regardez qui à emmené ces événement sur la place publique.
En ordre chronologique, madame Provost demande au chef de démissionner, elle se propose pour prendre la tête du parti en attendant le prochain congrès.
Sa demande est rejetée, et le conseil vote de la démettre de ses fonctions.
Elle utilise alors la liste de membre pour créer la confusion au sein du parti, sans toutefois avoir d’arguments solides ni de preuve. Allant jusqu’à accuser le conseil de faire preuve de sexisme. Pourtant une des membres du conseil a aussi voté en faveur de son expulsion.
Elle continue a utiliser la liste des membre du parti, sans autorisation, et continue d’usurper le titre de secrétaire.
N’allant chercher aucun appuie auprès des membres, elle tente dans un geste désespéré de rendre la chose publique en faisant publier un article dans Le Devoir. Disant qu’elle démissionne. Or Le conseil l’à déjà écartée et elle ne peut donc prétexter démissionner.
Le petit groupe de personne qui l’appuyait a également été remercié de ses fonctions il y a plus d’un mois, et ils ne peuvent pas non plus démissionner.
Ses agissements correspondent à une tentative délibérée de détruire le parti dont elle n’a pas pu prendre le contrôle.
Je croyais qu’en étalant cela sur la place publique madame Provost allait perdre le peu de crédibilité qui lui restait. Car elle prouve, par ses agissements, qu’elle est irresponsable.
En tant que membre, je félicite la direction de l’avoir démis de ses fonction.
Dans l’intérêt de l’indépendance, nous n’avons pas besoin de personne cherchant a satisfaire leurs intérêt personnel au sein de la direction du partie.
Le message du président se veux une réponse directe au fait qu’elle ait fait publier dans le journal, sa version des faits, sans que ce dernier n’est vérifié la véracité des faits.
Nous ne pouvions pas passer cela sous silence.
Finalement, je ne souhait pas poursuivre l’argumentation sur le sujet, et j’invite tous et chacun a faire de même.
J’invite les membres du P.I. a ne pas argumenter, une réponse officielle à déjà été donné. Les faits sont là.
Laissons madame Provost perdre sa crédibilité seule, et continuons notre travail.
M. Grégory Vézeau écrit : « Comme vous tous, je déplore le fait que ces évènements se déroule sur la place publique. »
Vous auriez mieux aimé que cela se passe en privé ? Ni vu ni connu que je t’embrouille ?
Les 2 députés de l’ADQ sont sortis sur la place publique pour discréditer leur chef, M. Dumont cette semaine.
Un parti politique me semble une chose publique. Quand ils s’y passe des choses graves, il est d’intérêt public de le savoir...me semble.
Je désire rectifier les propos erronés de M. Grégory Vézeau à mon égard. Il écrit plus haut :
« (...) En ordre chronologique, madame Provost demande au chef de démissionner, elle se propose pour prendre la tête du parti en attendant le prochain congrès. Sa demande est rejetée »
Faux : Je n’ai jamais proposé ni eu l’intention de prendre la tête du Parti.
« et le conseil vote de la démettre de ses fonctions. »
Erreur : Le comité exécutif ne peut pas démettre un de ses membres.
« Elle utilise alors la liste de membre pour créer la confusion au sein du parti, sans toutefois avoir d’arguments solides ni de preuve. »
Faux : Nous avons toutes les preuves. Les membres étaient en droit de savoir.
« Allant jusqu’à accuser le conseil de faire preuve de sexisme. Pourtant une des membres du conseil a aussi voté en faveur de son expulsion. »
Faux : Je n’ai jamais parlé de sexisme. J’ai parlé d’autocratie, de totalitarisme et de manque de contrôle des finances du Parti.
« Elle continue a utiliser la liste des membre du parti, sans autorisation, et continue d’usurper le titre de secrétaire. »
Faux : Je n’étais pas une secrétaire payée mais la secrétaire-générale élue, responsable de la liste des membres, avec un mandat se terminant en 2010, dont j’ai démissionné par la suite.
« (Etc...) J’invite les membres du P.I. a ne pas argumenter, une réponse officielle à déjà été donné. Les faits sont là. »
J’invite pour ma part les membres du P.I. à réfléchir à tous les aspects du message que les démissionnaires leur ont envoyé.
Il semblerait qu’il y ait plus de précisions à apporter suite à une « correction » de ma version des faits.
« Je n’ai jamais proposé ni eu l’intention de prendre la tête du Parti. »
Vous vous êtes proposée pour prendre la chefferie par intérim jusqu’au prochain congrès advenant la démission du chef.
« Le comité exécutif ne peut pas démettre un de ses membres. »
Montrez-moi dans quel document officiel il est stipulé qu’il ne peut le faire. Car j’ai fait quelques recherches et ce n’est écrit nulle part. Bien sûr ce n’est écrit nulle part qu’il peut le faire également. Mais cette expérience permettra au parti d’apporter les corrections nécessaires en temps et lieu.
« Nous avons toutes les preuves. Les membres étaient en droit de savoir. »
Tout d’abord, si vos intentions avaient réellement été sincères, vous auriez commencé par communiquer avec les coordonnateurs régionaux et les responsables de circonscription pour trouver une solution.
Encore là vous aviez la possibilité d’aller en appel de la décision du comité exécutif au conseil national et, en dernier lieu, vous auriez pu aller en appel de la décision du conseil national au congrès, bien qu’il ne soit pas question de devancer la date d’un congrès simplement pour vous faire plaisir.
Pourtant, malgré ces options vous avez tout de même contacté tous les membres sans exception créant, par le fait même, une certaine confusion.
De plus si vous aviez eu des preuves solides, vous les auriez communiquées lorsque j’en ai fait la demande, afin d’avoir les faits pour savoir si vos accusations étaient fondées ou non. Pourtant j’ai reçu bien peu d’informations valables de votre part et de vos acolytes.
« Je n’ai jamais parlé de sexisme. J’ai parlé d’autocratie, de totalitarisme et de manque de contrôle des finances du Parti. »
C’est madame Moreno qui a communiquée avec moi pour m’expliquer votre version des faits. C’est elle qui ma dit voir du sexisme dans la décision du conseil de démettre 3 femmes de leurs fonctions. Argument invalidé par la présence de Fanny Bérubé sur le conseil qui a voté pour vous démettre de vos fonctions. Aussi j’en ai conclu que cet argument avait été ajouté afin de compenser la faiblesse des autres.
« Je n’étais pas une secrétaire payée mais la secrétaire-générale élue, responsable de la liste des membres, avec un mandat se terminant en 2010, dont j’ai démissionné par la suite. »
Vous ne pouvez démissionner d’un poste dont vous avez été démise. Vous n’êtes plus la secrétaire-générale du parti depuis plus un temps déjà et il vous incombe de remettre les outils que vous aviez à votre disposition dans vos fonctions.
« J’invite pour ma part les membres du P.I. à réfléchir à tous les aspects du message que les démissionnaires leur ont envoyé.
Les membres du P.I. y ont réfléchie. Et vous avez eu très peu de succès dans votre tentative de les convaincre de votre version. Dans une ultime tentative, vous rendez l’histoire publique afin d’attirer le discrédit sur le parti. Votre tentative semble avoir fonctionné à moitié si je me fis aux multiples réactions qu’elle suscite sur Vigile.
Cependant il est à préciser qu’il n’y a pas de discorde au sein du P.I. ni a sa direction. Le P.I. est en grande forme et poursuit son travail malgré ce qu’en dit madame Provost. Pour les membres du P.I, la question à été réglée il y a plus d’un mois déjà.
Or aujourd’hui grâce à la sortie publique de madame Provost, c’est au tour des autres à se prononcer sur un sujet interne du P.I. dont ils ne savent rien ou presque et qui n’ont que les accusations de madame Provost comme base d’information.
Il est dommage de voir que plusieurs péquistes, qui s’évertuent à dire que les membres du P.I. attaquent le P.Q. à la moindre occasion, s’abaissent à faire ce qu’ils leur reprochent si souvent.
Il semblerait que le négativisme malsain soit généralisé chez les indépendantiste et pas seulement au P.I. comme le prétendait certaines personnes.
Afin de lever toute ambiguïté à la suite du dernier commentaire de M. Vézeau, je précise que je ne suis plus membre du Parti québécois depuis la fin de 1981, que je ne me suis jamais gêné pour le critiquer à l’occasion, et que j’étais parmi les signataires de la demande de reconnaissance du Parti indépendantiste par le Directeur général des élections, quoique je n’aie jamais accepté ensuite d’en devenir membre pour les deux raisons que voici : 1) sa volonté de déclarer l’indépendance immédiatement après son élection éventuelle même s’il n’obtenait pas la majorité absolue des suffrages ; 2) sa propension à assurer sa visibilité surtout sur le dénigrement du Parti québécois plutôt que sur la publicité de son propre programme et sur la critique motivée des véritables ennemis du Québec. Tout ce qui contribue à dresser les indépendantistes les uns contre les autres relève à mes yeux d’une stratégie allant à l’encontre des intérêts du Québec et du but que nous sommes censés poursuivre.
Jamais je n’aurais publié l’article ci-dessus si l’antagonisme au sein du P.I. ne s’était pas publiquement manifesté. J’étais convaincu, je le suis encore, qu’une fois enclenché, le débat, alors assez confus, devait être éclairé afin de vider l’abcès. Il faut croire que cela a fonctionné en partie puisque M. Vézeau et Mme Provost interviennent. Il reste que le ton et la facture de leurs commentaires s’en tiennent à une polémique où semblent s’opposer des points de vue adossés bien davantage à des détails de procédure que portant sur le fond des accusations proférées, à tort ou à raison, par Mme Provost contre le chef du parti, et qu’elle n’a pas étayées d’exemples concrets ; « autocratie » et « totalitarisme », surtout, sont des termes trop lourds de conséquences pour qu’on les utilise sans devoir s’appuyer sur des faits précis et significatifs. Aucun indépendantiste ne devrait avoir intérêt à couler le P.I. ou n’importe quelle autre organisation indépendantiste dans l’opinion publique à moins de prouver hors de tout doute raisonnable qu’elle représente un obstacle réel à la cause. Si cela n’est pas fait, il faudra en tirer une conclusion.

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