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Dans un contexte de gouvernement minoritaire où une élection générale peut être déclenchée à tout moment, il est urgent que le Parti Québécois adopte la seule stratégie susceptible de lui faire remporter la victoire : faire de la souveraineté du Québec l’enjeu central de sa campagne électorale. Cette stratégie visant à fièrement promouvoir le projet de faire du Québec un pays est non seulement la seule pouvant nous permettre de prendre le pouvoir, elle est plus encore, la seule pouvant justifier l’existence de notre parti. Cela nous apparaît évident lorsque nous prenons connaissance des différents sondages qui depuis déjà trop longtemps démontrent que la souveraineté est plus populaire que le parti.
Comment expliquer la position du PQ à l’Assemblée nationale (autre parti d’opposition) et dans les intentions de vote, compte tenu du fait que l’appui à la souveraineté du Québec reste élevé ? Il est fort probable qu’une certaine proportion des souverainistes ne croit tout simplement pas que le PQ nous mènera à la souveraineté en question. Il en résulte, d’une part, une division de l’électorat souverainiste et, d’autre part, une division de la force militante. Si rien n’est fait pour rallier notre base électorale, une partie des souverainistes (plus ou moins 5%) se tournera vers les tiers partis pro-souveraineté, c’est-à-dire Québec solidaire et, dans une moindre mesure, le Parti Indépendantiste. Certains électeurs souverainistes se tourneront quant à eux vers l’Action démocratique du Québec (encore une fois), puisqu’ils croient que le PQ ne fera pas l’indépendance, ils n’ont rien à perdre (selon eux) à essayer un parti qui se prétend « autonomiste ».
S’il est vrai qu’une proportion d’électeurs a délaissé le PQ au profit d’autres partis, il ne faut pas négliger le fait que de nombreux électeurs se rangent dans le camp des abstentionnistes. Nous pouvons affirmer qu’une proportion importante de l’électorat québécois s’est abstenue de voter lors de la dernière élection générale en raison de l’enjeu peu élevé qu’elle représentait. Autrement dit, plus l’enjeu d’une élection est élevé, plus la participation devrait être importante. Or, la souveraineté du Québec est un enjeu de taille qui devrait pousser un maximum d’électeurs à se prononcer (notons que lors du référendum de 1995, c’est plus de 93% des électeurs qui ont fait valoir leur droit de vote). Nous pouvons donc croire que si la souveraineté du Québec était au cœur de l’enjeu de la prochaine campagne électorale, le taux de participation serait plus élevé.
Or, il se trouve que le Parti Québécois a remporté quatre élections générales au cours de son histoire, et que sur les huit dernières élections, il s’agit des quatre élections où le taux de participation a été le plus élevé. En moyenne, lorsque le PQ a pris (ou conservé) le pouvoir, il y a eu environ 10% d’électeurs de plus qui se sont prévalus de leur droit de vote. Il serait naïf de croire que tous les abstentionnistes sont des péquistes potentiels, mais nous constatons néanmoins une tendance nette.
Comment pouvons-nous convaincre les électeurs (et les militants) qui ont déserté le Parti québécois de l’appuyer à nouveau (car il s’agit bien de cela, nous ne sommes plus à l’époque où nous obtenions environ 40% des votes alors que nous voulions grimper à plus de 50%, notre objectif est, pour l’instant, de remonter à 40%) ? En affirmant haut et fort que notre parti est celui qui conduira la nation québécoise à son indépendance politique, ainsi qu’en travaillant sans relâche à démontrer que la souveraineté est encore aujourd’hui une nécessité pour le Québec ! Lorsque l’ensemble des souverainistes en sera convaincu, nous redeviendrons certainement la grande coalition que nous avons été dans le passé et nous parviendrons à réaliser notre objectif commun une fois pour toutes !
N’attendons plus les conditions gagnantes, créons-les en faisant la promotion de notre projet collectif ! Gardons bien en tête qu’il ne sert à rien de tenter de séduire les électeurs fédéralistes en mettant la souveraineté de côté, car ils savent qui nous sommes et ne voteront fort probablement jamais pour nous. Une telle stratégie nous mènerait sûrement à perdre cinq électeurs pour en convaincre un. Pourquoi mettrions-nous l’option souverainiste en veilleuse alors qu’elle est plus populaire que le parti ? Brandissons-la fièrement !
Sans vouloir donner le monopole du projet de pays à un parti politique, nous n’insisterons jamais assez sur le fait que le mouvement souverainiste doit élire un gouvernement, et ce avec la plus forte majorité possible. Le Québec a déjà manqué un rendez-vous avec l’histoire au début des années 1990, alors que la souveraineté s’est maintenue à plus de 50% dans les intentions de votes durant plusieurs années (se trouvant même régulièrement au dessus de 60% d’appui). Si le gouvernement avait été formé par le Parti Québécois à cette époque, nous nous apprêterions présentement à célébrer le quinzième anniversaire de notre pays. Au lieu de cela, le Québec est passé à côté de son histoire, la volonté de la majorité ayant été détournée par le PLQ. En ce sens il est complètement insensé que nous divisions nos forces en nous déchirant entre souverainistes. Or, le Parti Québécois est le seul parti souverainiste susceptible de prendre le pouvoir dans un avenir rapproché et c’est grandement pour cette raison que tous les souverainistes devraient s’y concentrer.
Le mouvement souverainiste ne peut tout simplement pas se permettre de demeurer dans l’opposition suite à la prochaine élection générale provinciale. Des discussions doivent être engagées le plus rapidement possible entre les souverainistes de tout horizon, dans le but de rebâtir une grande coalition. Plusieurs formules sont possibles, mais l’important sera que chaque dirigeant (y compris les dirigeants du PQ) concerné laisse son orgueil de côté dans le but de prioriser le Québec plutôt que son propre parti politique.
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Nous pouvons affirmer qu’une proportion importante de l’électorat québécois s’est abstenue de voter lors de la dernière élection générale en raison de l’enjeu peu élevé qu’elle représentait. Le 25 oct S. Lachance répondait à Luc(soldat PI) :
Il (le Bloc) a bénéficié, cette fois-ci, d’un épouvantail très efficace en la personne de Stephen Harper. En sera-t-il toujours ainsi ? Je ne crois pas...
Quel plus bel épouvantail rassembleur que l’ex chef des Conservateurs venu au Québec pour "régler" la question du Québec !
Tout Québécois digne de ce nom doit oublier (temporairement) toute autre considération et faire l’unité électorale tactique pour chasser à tout jamais cet agent fédéral de dénationalisation ! Les indépendantistes auront alors la voie libre pour chasser le Canada du Québec pour qu’on puisse enfin respirer ici...

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