J’avais abordé la question des élèves avec difficulté d’apprentissage à la CSDM dans ma série sur le dogme de l’immigration
44% des enfants immigrants font leur secondaire en 5 ans contre 61% pour l’ensemble du Québec (autour de 65% pour les Québécois d’origine)
http://www.vigile.net/Seulement-44-...
http://www.vigile.net/Le-gachis-sco...
J’abordais aussi la question des mauvais résultats des CS de Montréal par rapport au reste du Québec
http://www.vigile.net/L-examen-de-f...
http://www.mels.gouv.qc.ca/stat/Aut...
« Les élèves issus de l’immigration sont proportionnellement plus nombreux que l’ensemble des élèves à accuser un retard scolaire. Les élèves issus de l’immigration de langue maternelle pidgin ou créole et de langue maternelle africaine sont proportionnellement plus nombreux à être déclarés EHDAA (élèves handicapés ou en difficultés d’adaptation ou d’apprentissage) »
« La vice-présidente du Conseil (Supérieur de l’éducation), Judith Newman, soutient que les élèves des écoles publiques de l’île de Montréal sont désavantagés comparativement à ceux du reste de la province puisqu’ils proviennent plus souvent de milieux pauvres et moins instruits et maîtrisent moins la langue d’enseignement. »
« L’île de Montréal compte 20% des effectifs scolaires de la province mais 40% des "écoles à risque", c’est-à-dire celles situées dans des secteurs défavorisés où le taux d’obtention du diplôme du secondaire est faible. Sur le territoire de l’île, près de la moitié des écoles sont considérées à risque. » (La Presse, Marie-Claude Girard 29-2-96)
Depuis, les choses ont empiré. En 2002, à partir des données socio-économiques, on a divisé le territoire québécois en 1445 unités territoriales qu’on a classé en 10 déciles. Sur les 287 unités problématiques au Québec (déciles 9 et 10), 202 sont sur l’ile de Montréal ! 104 des 135 unités territoriales de la CS de Montréal sont problématiques, i.e. ont des indices de forte défavorisation. http://www.mels.gouv.qc.ca/Stat/Bul...
Ce matin, gros dossier sur la question dans le JdM.
http://lejournaldemontreal.canoe.ca...
On apprend que selon des données obtenues par le Journal « le nombre d’élèves handicapés ou en difficultés d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) a fait un bond de 11 %, en deux ans, dans les établissements de la CSDM. Il est passé de 12 404, en 2007-2008, à 13 762 cette année
Le nombre d’enfants en difficulté d’apprentissage à la CSDM a augmenté, en deux ans, de 512 élèves au primaire et de 846 au secondaire et ce même si le nombre d’élèves a baissé de 70,010 à 68,962 !!!
Selon Mme Courcy (qui est toujours là en dépit de son souper à 363$ payé par les contribuables) « les conditions socioéconomiques ont des effets chez les enfants des milieux plus vulnérables, dit-elle. On voit notamment des enfants qui présentent plus de difficulté au niveau du langage, lors de la rentrée à l’école. »
Tiens donc. Et qui a des difficultés au niveau du langage ? Qui est pauvre ? D’où viennent ces enfants ? L’article ne le mentionne pas. Mais si vous avez lu la série tout est là
