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En d’autres mots
La fierté, la confiance en soi, la dignité, voilà la seule vraie condition gagnante
Michel Laurence
Tribune libre de Vigile
vendredi 1er mai 2009      208 visites      16 messages


J’ai récemment affiché dans Internet mon « Manifeste pour un Québec fier ! »

La très grande majorité des commentaires sont plus que positifs ; les encouragements à continuer pleuvent, je vous en remercie vraiment.

Certains commentaires cependant m’ont convaincu de clarifier ce qui, à mes yeux, était déjà clair. Allons-y !

Suis-je contre la notion de souveraineté ? Non. Je pense cependant que ce mot a été maltraité au Québec parce qu’il a longtemps été accolé au mot « association ». C’est pourquoi j’ai préféré utiliser le mot « indépendance ».

Suis-je contre les partis politiques ? Non, bien sûr. Je suis sans-parti. C’est un choix personnel. Les partis politiques sont nécessaires. Ce sont des outils et comme tous les outils, ils ne sont pas toujours adaptés à la situation.

Suis-je contre le Parti québécois ? Bien sûr que non. Je le critique. Je le provoque. Je dénonce ses erreurs, car il en a sûrement commis. Il existe depuis plus de 40 ans et le pays du Québec n’existe toujours pas. Le pire, c’est qu’il ne semble pas tirer les leçons des erreurs du passé et qu’il continue sur la même voie électoraliste, plus préoccupé de prendre le pouvoir que d’entretenir la flamme des Québécois qui veulent un pays.

Suis-je contre Québec solidaire ? Au contraire, je partage plusieurs éléments de son discours politique dont, évidemment, la nécessité de créer le pays du Québec. Je déplore cependant le fait qu’un deuxième parti prône aussi la souveraineté du Québec pour utiliser leur mot. Cette réalité ne fait objectivement que diviser le vote des souverainistes. Et c’est dommage.

Pourquoi faire renaître le « Rassemblement pour l’indépendance nationale - R.I.N. » ? Parce que le peuple, lui, est souverain. Parce que je crois à la force du nombre. Nous avons été trop longtemps divisés ; souverainistes, indépendantistes, autonomistes, fédéralistes et souverainistes indécis et les autres Québécois qui aiment bien le Québec, mais qui ne se retrouvent dans aucun parti politique ou qui sont désabusés de la politique, qui, il faut bien l’admettre, fait tout pour perdre la confiance du peuple. Tout le monde reconnaît que le PQ est, en théorie, un parti de coalition censé regrouper tous ceux qui veulent un pays. Mais, force est de constater qu’il y a encore loin de cette coupe à ses lèvres.

Il est, selon moi, essentiel que nous nous rassemblions.

Je crois aussi qu’il faut cesser de vouloir convaincre sur la base d’un discours économique ; c’est le plus grand piège dans lequel est tombé le PQ depuis 40 ans.

Oublions les conditions gagnantes dont on nous abreuve depuis déjà trop longtemps. C’est un leurre.

Il n’y a, quant à moi, qu’une seule condition gagnante : que les Québécois de toutes origines soient fiers de ce qu’ils sont, fiers de ce que le Québec a su et sait encore faire, fiers et confiants en ce qu’ils pourront être et réaliser s’ils se donnent un pays.

La fierté, la confiance en soi, la dignité, voilà la seule vraie condition gagnante.

Et vous savez quoi ? Ça ne préoccupe aucun des partis politiques que j’ai nommés.

Voilà la principale raison pour ressusciter le R.I.N.

La meilleure et seule façon de convaincre les indécis, ce sera par l’exemple. Nous n’avons plus de temps à perdre à essayer de convaincre les fédéralistes. Nous formons déjà une majorité qui ne fera que s’accroître proportionnellement à notre degré de confiance, de fierté et de dignité.

C’est là mon seul but. Raviver puis entretenir la flamme de la fierté afin que, le moment venu, le peuple en marche réclame de son gouvernement, quel qu’il soit, la tenue d’un référendum sur la création du Québec.

Vive le Québec et les Québécois !




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Vos commentaires:
  • En d’autres mots
    2 mai 2009, par Luc Archambault
    Merci pour ces précisions. Je salue votre initiative de ressusciter le RIN. Mais ce n’est pas pour les mêmes raisons que vous. Je ne crois pas comme vous dites que le rassemblement voulu puisse se faire en ajoutant à ce qui existe d’autres composantes de la mouvance souverainiste. Vous dites : « Parce que le peuple, lui, est souverain. Parce que je crois à la force du nombre. » Oui le peuple du Québec est un peuple à part (...)

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    Merci pour ces précisions.

    Je salue votre initiative de ressusciter le RIN. Mais ce n’est pas pour les mêmes raisons que vous. Je ne crois pas comme vous dites que le rassemblement voulu puisse se faire en ajoutant à ce qui existe d’autres composantes de la mouvance souverainiste.

    Vous dites :

    « Parce que le peuple, lui, est souverain. Parce que je crois à la force du nombre.  »

    Oui le peuple du Québec est un peuple à part entière et comme il vit ou espère vivre dans une démocratie légitime et valide il est dès lors un peuple souverain. Ne lui reste qu’à fonder l’État qu’il désire. Un État qui émane nommément de lui. Ce qui n’est pas le cas du Canada qui s’impose d’autorité sans jamais s’être soumis, sans jamais se soumettre encore, aux voix du peuple souverain du Québec et il s’impose d’autorité sur le territoire national de ce peuple souverain du Québec qui le répudie.

    Cela n’est cependant pas une raison en soi pour ressusciter le RIN. Mais il y en a d’autres, et vous les nommez en disant vouloir rassembler les « autres Québécois qui aiment bien le Québec, mais qui ne se retrouvent dans aucun parti politique ou qui sont désabusés de la politique, ... » Le RIN PRISE 2, pourrait peut-être permettre de rassembler ces désabusés.

    Cependant, cela ne fait pas pour autant le rassemblement que vous espérez quand vous dites :

    « Nous avons été trop longtemps divisés ; souverainistes, indépendantistes, autonomistes, fédéralistes et souverainistes indécis et les autres Québécois qui aiment bien le Québec, mais qui ne se retrouvent dans aucun parti politique ou qui sont désabusés de la politique, ... »

    En effet, pour faire un tel rassemblement sous le RIN PRISE 2 il faudrait faire comme le PQ a tenté en vain de faire...

    « Tout le monde reconnaît que le PQ est, en théorie, un parti de coalition censé regrouper tous ceux qui veulent un pays. Mais, force est de constater qu’il y a encore loin de cette coupe à ses lèvres. »

    Il est question donc de recommencer à zéro... question de vider le PQ pour recommencer avec le RIN, comme on a voulu le faire avec le PI, ou comme s’efforce de le faire QS.

    Cela dit, comme je l’ai dit plus haut, je salue l’éventuelle renaissance du RIN. Mais cela ne fera pas pour autant le rassemblement de nos forces souhaité. Du moins certainement pas dans un avenir prévisible, si tant était. Fonder un grand parti de masse n’est pas qu’une mince tâche et ne se fait pas en quelques mois ou mêmes années.

    Un peuple uni jamais ne sera vaincu.

    Ce qui pourra faire l’unité de nos forces, faire le rassemblement de nos forces souverainistes ne pourra qu’être coalitionnaire, ne pourra que se faire en tenant compte de ce qui existe, en cessant de vouloir refaire ce qui a déjà été fait. Cela passe par un rassemblement des actuelles ou naissantes composantes de la mouvance souverainiste et indépendantiste. Dont le nouveau et éventuel RIN pourrait faire partie bien sûr. Cela en tenant compte de nos personnelles affinités électives. L’idée d’un rassemblement dans un parti unique a fait long feu. Et, c’est tant mieux. Cela démontre que la fondation de l’État souverain du peuple souverain du Québec ne nous voue pas au parti unique. Nous reste cependant à faire l’unité de cette diversité qui se déploie maintenant en de multiples composantes qui se complètent. Reste à prendre toute la mesure de cette complétude, ce cette richesse qui est aujourd’hui la nôtre.

    Suite au prochain numéro


  • En d’autres mots
    2 mai 2009, par Luc Archambault
    Suite Appelons à tel rassemblemnet. Appelons ce rassemblement L’UNION souverainiste, ou l’UNION du peuple souverain du Québec. Un rassemblement pansouverainiste, qui incarne l’UNION des partis politiques souverainistes : PQ, Bloc, QS, PI, RIN, voire l’ADQ autonomiste. Un rassemblement des organisations nationalistes SSJB, MNQ, etc., un rassemblement des collectifs souverainistes RRQ, Montréal français, etc. ainsi que (...)

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    Suite

    Appelons à tel rassemblemnet. Appelons ce rassemblement L’UNION souverainiste, ou l’UNION du peuple souverain du Québec. Un rassemblement pansouverainiste, qui incarne l’UNION des partis politiques souverainistes : PQ, Bloc, QS, PI, RIN, voire l’ADQ autonomiste. Un rassemblement des organisations nationalistes SSJB, MNQ, etc., un rassemblement des collectifs souverainistes RRQ, Montréal français, etc. ainsi que le rassemblement des initiatives personnelles ou collectives qui se déploient dans Vigile, L’aut’journal, et dans de multiples vecteurs internautiques et autres, blogues, etc.

    Elle existe déjà de manière informelle. Nous reste à la formaliser de par la contribution et l’engagement des composantes actuelles dont il nous faut faire l’exhaustif inventaire. Cela pour faire l’unité du peuple souverain du Québec en commençant par faire l’unité souverainiste.

    Soit dit en passant, je ne comprends pas comment nous pourrons faire en sorte que ce peuple souverain du Québec fonde nommément l’État souverain qu’il désire si celles et ceux qui aujourd’hui votent toujours pour des partis fédéralistes, n’adhèrent pas à telle Union du peuple souverain du Québec.

    « Nous n’avons plus de temps à perdre à essayer de convaincre les fédéralistes. »

    OUI, il nous faut avancer. OUI, il nous faut faire l’UNION souverainiste, mais il nous faut la faire avec la conviction que ce rassemblement pourra s’étendre aux fédéralistes rénovateurs qui tels les autonomistes, rejettent l’actuel Canada qui s’impose d’autorité et de force à Québec depuis la Conquête et les lendemains du 13 septembre 1759 voilà 250 ans en septembre 2009. Nous ne perdons pas notre temps à tenter d’emporter l’adhésion des fédéralistes, du moins pas ces fédéralistes rénovateurs qui rejette l’État actuel du Canada. Et, ceux-là sont majoritaires aux Québec, il n’y a que très peu de fédéralistes endossant l’actuel Canada de 1982.

    En d’autres mots. Bravo pour votre initiative de rassemblement de celles et ceux qui se trouvent orphelins et sans partis. Mais j’espère ce nouveau RIN comme le porte-flambeau d’un rassemblement prônant l’UNION souverainiste capable de rassembler les actuelles composantes de la mouvance souverainiste, et non propagandiste du maraudage qui ne fait pas avancer d’un pas la cause souverainiste.

    Si les conditions gagnantes sont un leurre comme vous le dites si bien - et je suis d’accord - le mirage du remplacement du PQ par un parti supposé plus ceci et moins cela, et le maraudage par la séduction des membres des composantes actuelles ainsi que « PQ rentre-dedans » afférent, le sont tout autant. Et, il n’y a pas de quoi être fier en ce cas.

    Et, OUI, à la fierté et la dignité de ce que nous sommes, nous les partisans du peuple souverain du Québec, libre de choisir son destin et de fonder l’État qu’il désire sans menace de représailles ni abusive et propagandiste fabrication d’un consentement à l’obligé tutelle canadianisatrice.


  • En d’autres mots
    2 mai 2009, par Michel Laurence
    Bonjour Monsieur Archambault, Je vous remercie d’avoir le temps de me répondre. Je dois cependant rectifier plusieurs choses que vous avez mal interprétées ou que je n’ai pas exprimées clairement. Voici quatre extraits de ce que vous avez écrit. Vous m’y prêtez des intentions ou une vision des choses que je n’ai jamais eues : « [...] Il est question donc de recommencer à zéro... question de vider le PQ pour (...)

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    Bonjour Monsieur Archambault,

    Je vous remercie d’avoir le temps de me répondre. Je dois cependant rectifier plusieurs choses que vous avez mal interprétées ou que je n’ai pas exprimées clairement.

    Voici quatre extraits de ce que vous avez écrit. Vous m’y prêtez des intentions ou une vision des choses que je n’ai jamais eues :

    « [...] Il est question donc de recommencer à zéro... question de vider le PQ pour recommencer avec le RIN, comme on a voulu le faire avec le PI, ou comme s’efforce de le faire QS. [...] Fonder un grand parti de masse n’est pas qu’une mince tâche et ne se fait pas en quelques mois ou mêmes années. [...] PQ, Bloc, QS, PI, RIN, voire l’ADQ autonomiste. Un rassemblement des organisations nationalistes SSJB, MNQ, etc. [...] »

    Il n’est pas question de fonder un nouveau parti. Je dis même dans mon manifeste que Bourgault a fait une erreur en transformant son rassemblement en parti politique. Je souhaite que le R.I.N. soit un mouvement citoyen inclusif, non partisan. J’aurais dû ajouter ce que je croyais être clair : ce R.I.N. ne devra jamais devenir un parti politique. Tous les Québécois, qu’ils soient ou non membres d’un parti politique, tous les Québécois qui veulent créer le pays du Québec, tous ces Québécois seront les bienvenus dans le R.I.N., peu importe leur obédience politique.

    Vous écrivez aussi :

    « [...] Soit dit en passant, je ne comprends pas comment nous pourrons faire en sorte que ce peuple souverain du Québec fonde nommément l’État souverain qu’il désire si celles et ceux qui aujourd’hui votent toujours pour des partis fédéralistes, n’adhèrent pas à telle Union du peuple souverain du Québec. [...]  »

    Le peuple souverain ne « fondera pas nommément » le Québec ; puisqu’il est souverain et grâce à la force du nombre, il pourra exiger du gouvernement en place, quel qu’il soit, de créer le pays du Québec.

    Extrait du Manifeste :

    « Moi je dis que c’est l’indépendance qui est trop grande
    Pour un seul parti, quel qu’il soit.
    Notre indépendance, c’est l’affaire du peuple,
    Notre indépendance, c’est notre affaire.
    Notre Québec, il sera social-démocrate
    Ou il sera libéral
    Ou il sera solidaire
    Ou il sera vert
    Ou il sera autonomiste.
    Mais, avant tout, il doit ÊTRE.
    Et ça, le peuple doit pouvoir l’exiger de n’importe quel gouvernement.
     »

    Vous avez aussi écrit :

    « [...] OUI, il nous faut avancer. OUI, il nous faut faire l’UNION souverainiste, mais il nous faut la faire avec la conviction que ce rassemblement pourra s’étendre aux fédéralistes rénovateurs qui tels les autonomistes, rejettent l’actuel Canada qui s’impose d’autorité et de force à Québec depuis la Conquête et les lendemains du 13 septembre 1759 voilà 250 ans en septembre 2009.[...] »

    Je l’ai dit autrement, mais c’est exactement ce que je dis.

    La structure, le texte final de la plate-forme, il appartiendra à ceux qui seront présents aux assemblées du rassemblement d’en discuter et d’en décider.

    Pour l’instant, j’ai seulement besoin d’inscrire quelques noms de personnes ainsi que leurs coordonnées sur le formulaire de constitution d’une personne morale à but non lucratif dans le but de créer juridiquement, dans premier temps, cet organisme.

    Ceux que ça intéresse : michel.laurence@gmail.com

    Ce n’est qu’une formalité. Tout cela pourra changer lors de la première assemblée.


  • En d’autres mots
    2 mai 2009, par Luc Archambault
    Merci pour ces précisions et je ne vous prêtais pas d’intention. Je voulais préciser le contexte entourant la fondation de votre rassemblement. Vos nouvelles précisions montrent bien qu’il y a une différence entre ce que vous proposez et ce que J’espère. « Tous les Québécois, qu’ils soient ou non membres d’un parti politique, tous les Québécois qui veulent créer le pays du Québec, tous ces Québécois seront les (...)

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    Merci pour ces précisions et je ne vous prêtais pas d’intention. Je voulais préciser le contexte entourant la fondation de votre rassemblement. Vos nouvelles précisions montrent bien qu’il y a une différence entre ce que vous proposez et ce que J’espère.

    « Tous les Québécois, qu’ils soient ou non membres d’un parti politique, tous les Québécois qui veulent créer le pays du Québec, tous ces Québécois seront les bienvenus dans le R.I.N., peu importe leur obédience politique. »

    Je comprends bien. Mais cela est différent de l’UNION souverainiste que j’espère. En effet, il semble que votre appel concerne les personnes, et non les organisations.

    Ce que j’espère c’est un rassemblement des organisations, à la limite, il n’y aurait de membre que des collectifs, regroupements ou organisations déjà existantes ou à former, ou regrouper et diffuser. Une espèce d’Assemblée générale de toutes nos forces vives organisées que j’ai plus haut décrites sommairement à laquelle pourrait s’ajouter toute la députation souverainiste du Québec, ( Québec et Ottawa ). Dont bien sûr votre RIN, c’est-à-dire un rassemblement de personnes extra-partis ou pour les orphelins de partis.

    Quant à ce que vous dites aussi, soit que je ne comprends pas, soit que je n’y adhère pas.

    « Le peuple souverain ne « fondera pas nommément » le Québec ; puisqu’il est souverain et grâce à la force du nombre, il pourra exiger du gouvernement en place, quel qu’il soit, de créer le pays du Québec. »

    Le peuple souverain doit nommément fonder l’État qui le gouverne.

    Cependant, nous sommes d’accord sur les prémisses, le peuple du Québec est un peuple démocratique, donc souverain. Mais cela ne fonde pas l’État du peuple souverain. Nous sommes d’accord. Mais là où nous ne le sommes plus c’est dans le fait qu’une simple élection d’une députation majoritairement souverainiste pourrait nommément fonder un État souverain du Québec valide et légitime. Cela pour une raison bien simple, si c’était le cas il nous faudrait admettre la légitimité et la validité de l’État du Canada qui s’impose plutôt d’autorité pour la simple raison qu’il ne s’est jamais nommément soumis aux voix des peuples souverains et démocratiques du Canada, et donc pas davantage au peuple souverain du Québec. Je refuse de reconnaître comme valide et légitime l’État actuel du Canada. Il ne l’est pas parce qu’il a imposé un État dont les Québécois ne veulent pas du seul fait de l’élection d’un gouvernement qui était favorable à cet État par voie simple d’une élection. Trudeau a fondé sa falsificatrice légitimité en inventant une réunion virtuelle de la députation du Québec à Québec et Ottawa qui, faute de députation souverainiste élue à Ottawa, le Bloc n’existait pas encore en 1982, faisait de cette députation une députation à majorité fédéraliste. Ce principe fonde un État qui se dit légitime mais qui ne l’est pas. Et, il ne l’est pas parce qu’il se fonde sur les aléas d’une élection générale qui ne saurait porter sur un seul sujet, à savoir, l’adoption de l’Acte qui fonde, constitue et gouverne l’État, le peuple et son gouvernement.

    Je refuse de reconnaitre comme valide l’État du Canada sur de telles et si fragiles prémisses. Ce pourquoi nous pouvons invalider cet État, ne tient que dans le refus de reconnaître la validité d’un État s’il s’abstient de nommément soumettre sa Constitution aux voix du peuple et ce contente de cette abtinence pour se prétendre valide et légitime.

    En France, au moins depuis la Ve République et comme cela se fait actuellement en Europe en ce qui concerne l’État européen en construction il ne saurait être question de telles ancestrales et autocratiques pratiques. L’État européen ne peut s’imposer sans préalablement et nommément emporter l’adhésion des voix libres des peuples souverains qui la compose. Cela doit aussi s’appliquer au Canada et au Québec.

    Suite plus bas...


  • En d’autres mots
    2 mai 2009, par Luc Archambault
    Suite de ce qui précède... Ce pourquoi au contraire de nous engager dans la même voie sans issue qui tient lieu ici d’État valide, nous devons au contraire mettre aux voix cet État du Canada invalide et illégitime Vous dites, « Notre Québec doit ÊTRE. » Or le Québec EST. Le Québec existe. Le peuple souverain du Québec existe. Ce qui n’existe pas c’est un État qui émane nommément des voix du peuple souverain du Québec. (...)

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    Suite de ce qui précède...

    Ce pourquoi au contraire de nous engager dans la même voie sans issue qui tient lieu ici d’État valide, nous devons au contraire mettre aux voix cet État du Canada invalide et illégitime

    Vous dites, « Notre Québec doit ÊTRE. » Or le Québec EST. Le Québec existe. Le peuple souverain du Québec existe. Ce qui n’existe pas c’est un État qui émane nommément des voix du peuple souverain du Québec. L’État du Canada existe et se prétend la légitime émanation des voix du peuple par la seule volonté de son gouvernement. Or il n’est pas légitime parce que ce gouvernement considère le territoire national du peuple souverain du Québec comme étant le sien et partie du territoire national du Canada. Il n’est pas légitime parce qu’il n’a pas nommément soumis aux voix du peuple souverain du Québec la Constitution de l’État qu’il impose d’autorité sur le territoire du Québec alors que les Québécois répudient cet État et sa Constitution. Toutes choses égales par ailleurs l’Europe pourrait à bon droit s’imposer sur le territoire national du peuple de France même s’il refuse d’y adhérer. Ce qui serait illégitime et invalide selon les critères démocratique qui ont cours aujourd’hui dans les États démocratique avancés.

    Nous ne pouvons reculer et nous mettre au diapason de critères qui n’ont plus cours. Nous devons au contraire profiter de ces critères actuel pour invalider l’État actuel du Canada en mettant aux voix son actuelle Constitution. Cela, pour que les Québécois la répudient. Ce qui invalide la légalité canadienne actuelle et lui enlève toute légitimité. Cela fonde aussi une nouvelle exigence. Aucun État ne peut se prétendre valide comme l’a fait le Canada sur le territoire national du peuple souverain du Québec sans d’abord se soumettre nommément aux voix du peuple souverain du Québec. Cela rétablit la réciprocité qui nous fait vouloir fonder l’État du peuple souverain du Québec nommément par l’expression des voix d’un peuple souverain «  libre de choisir son destin » sans avoir à subir l’abus d’autorité ou les menaces de représailles. Cela détruit l’idée qu’il est question de sécession. On ne peut séparer que ce qui est uni. Valablement uni. Or il n’a d’union que libres. Un mariage forcé, n’est pas une union libre, il n’est donc pas question de divorce si on la dénonce, il n’y a que son annulation. Un État du Canada invalidé par les voix du peuple souverain du Québec, annule la prétention Canadienne qui nous fait être forcés d’y adhérer ou forcés de se séparer. En refusant nommément d’y adhérer en l’État, il n’est plus question de séparation mais bien question de savoir quel État pourra emporter l’adhésion du peuple souverain du Québec, à savoir l’État souverain d’un Québec souverain fondé nommément sur les voix du peuple, ou un État du Canada remanié fondé lui aussi sur les voix libres du peuple souverain du Québec, reconnu comme tel. On est loin du compte.

    Nous pouvons à défaut de nous entendre sur ce que nous voulons, nous entendre sur ce que nous ne voulons pas. Nous refusons le Canada actuel. Nous pouvons faire l’UNION du peuple souverain du Québec sur cette question. Nous pouvons obtenir un OUI à ce que nous sommes et à ce que nous refusons. Ce serait le premier OUI à ce que nous sommes. Un OUI engageant qui ouvre grande la porte à la fondation d’un État souverain du Québec. Ce OUI à ce que nous sommes détruit le statu quo actuel qui nous enferme dans un ordre illégitime qui se cache derrière une légitimité de pacotille. Bas les masques.


  • En d’autres mots
    2 mai 2009

    Nous ne voyons pas les choses de la même façon et c’est probablement bien comme ça.

    Je vous souhaite bonne chance avec l’Union souverainiste. L’important c’est d’en arriver à la création du pays du Québec qui, lui, j’ai le regret de vous le répéter, n’existe pas.

    Je ne comprends pas pourquoi vous vous obstinez à dire :

    « Dont bien sûr votre RIN, c’est-à-dire un rassemblement de personnes extra-partis ou pour les orphelins de partis. »,

    alors que je viens tout juste de vous répondre que

    «  Tous les Québécois, qu’ils soient ou non membres d’un parti politique, tous les Québécois qui veulent créer le pays du Québec, tous ces Québécois seront les bienvenus dans le R.I.N., peu importe leur obédience politique. »

    Bon dimanche.


  • En d’autres mots
    3 mai 2009, par Luc Archambault

    C’est une question de lexique je suppose...

    Quand je dis extra-partis, je veux comme vous dire « de tous les partis ou sans parti », en somme... tous les souverainistes. Comme vous dites.

    Reste à faire l’UNION des forces vives organisées... l’Union des personnes et des organisation citoyennes et politiques, officieuses et officielles, députation et candidats en sus. Et ce n’est pas moi qui pourrai la faire... c’est aux organisations à la faire... Je ne peux que la souhaiter. La souhaitant, j’encourage celles et ceux qui pourraient la faire, à la faire. Et, ce n’est pas à moi qu’il faut souhaiter bonne chance, c’est à nous, c’est au peuple souverain du Québec. Et, est-il question de chance ou plutôt de responsabilités politiques personnelles et collectives ?

    Ai-je dit que l’État souverain du peuple souverain du Québec existait ? Je ne crois pas. Bien sûr qu’il reste au peuple souverain du Québec à le nommément fonder.


  • En d’autres mots
    3 mai 2009, par Gébé Tremblay

    "Je crois aussi qu’il faut cesser de vouloir convaincre sur la base d’un discours économique ; c’est le plus grand piège dans lequel est tombé le PQ depuis 40 ans."(Michel Laurence)

    M. Laurence, examinez bien les articles qui emplisent la page principale de Vigile depuis des mois. Il n’est question que d’économie et ethique économique.

    S’il y a un bon temps pour parler souveraineté économique, c’est maintenant et non il a 30 ou 40 ans.

    Pourtant c’est maintenant que le PQ décide de déclarer qu’il ne faut pas parler économie !

    "Il n’y a, quant à moi, qu’une seule condition gagnante : que les Québécois de toutes origines soient fiers de ce qu’ils sont, fiers de ce que le Québec a su et sait encore faire, fiers et confiants en ce qu’ils pourront être et réaliser s’ils se donnent un pays."(Michel Laurence)

    Cette fière communauté québécoise de toutes origines que vous décrivez, M. Laurence, existe et se porte à merveille. C’est la communauté anglophone du Québec et elle a déjà son pays. Elle ne fuit pas les questions économiques.


  • En d’autres mots
    3 mai 2009

    @ Gégé Tremblay

    Vous m’avez mal compris.

    « M. Laurence, examinez bien les articles qui emplisent la page principale de Vigile depuis des mois. Il n’est question que d’économie et ethique économique. »

    Je n’ai jamais dit que l’économie et surtout l’éthique économique ne sont pas importantes et qu’il faut cesser d’en parler.

    J’ai dit qu’il fallait cesser de vouloir convaincre les indécis sur la base d’un discours économique ; c’est le plus grand piège dans lequel est tombé le PQ depuis 40 ans. Ça veut dire qu’il est inutile d’essayer de convaincre les indécis sur la base de projections économiques qui ne valent même pas le papier sur lequel elles sont écrites ; les fédéralistes nous ont tendu ce piège sachant très bien que c’était stérile et espérant qu’on tombe dans ce piège. Pendant qu’on discute d’hypothèses, on ne travaille pas à créer le pays du Québec. Le PQ est tombé à pieds joints dans ce piège ; combien de temps a-t-il consacré au « Budget de l’an un » ? Je suis certain que ça n’a convaincu personne.

    Pour le reste, bien sûr que l’économie c’est majeur. Et c’est justement en temps de crise qu’on peut provoquer des changements majeurs.


  • En d’autres mots
    3 mai 2009
    Bonjour Monsieur Laurence, Et bien, en ce qui me concerne, je serais plutôt d’accord avec votre proposition de ralliement. Puisque l’Union des Forces souverainistes que souhaite Monsieur Archambault semble empêchée par les orgueils froissés, les espoirs déçus, les guerres de clochers ou de pouvoir, les modes ou diverses émotions ou ambitions, ce que vous proposez me semblerait intéressant à une condition au moins. Cette (...)

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    Bonjour Monsieur Laurence,

    Et bien, en ce qui me concerne, je serais plutôt d’accord avec votre proposition de ralliement. Puisque l’Union des Forces souverainistes que souhaite Monsieur Archambault semble empêchée par les orgueils froissés, les espoirs déçus, les guerres de clochers ou de pouvoir, les modes ou diverses émotions ou ambitions, ce que vous proposez me semblerait intéressant à une condition au moins. Cette condition est que ce RIN, que vous voulez n’être pas un Parti politique, se positionne et joue un rôle non pas de "rentre-dedans" mais de "pousse-en-avant" auprès du Parti souverainiste, appellation que je préfère quant à moi, ou indépendantiste, le plus près du pouvoir, donc remportant à ce moment le plus d’adhésion populaire. Ce Parti, pourvu de la légitimité démocratique la plus probante pour procéder le plus tôt possible à la reconnaissance officielle de notre pays, pour l’instant, c’est le PQ, quelles que soient ses "bibites" du moment. Alors, ce RIN pluriel - pour utiliser un mot passe-partout - devrait être - librement et bruyamment - un "pousse-pousse" PQ ; si demain, c’est QS, ce sera "pousse-pousse QS ; si jamais c’est PI - mais je serai alors sans doute trépassée - ce sera "pousse-pousse" PI. Car je crois que le jour où le Parti politique souverainiste ou indépendantiste, qui se débat comme il peut dans l’arène politique, là où les contingences et les obstacles de toutes sortes imposent plus de jambettes - René Lévesque et Jacques Parizeau l’ont appris - que sur un Forum de Vigile ou dans une chapelle quelconque à l’abri du pouvoir effectif, lorsque ce Parti, donc, sentira clairement que le peuple VEUT sa souveraineté et qu’il est derrière lui, qu’il POUSSE, il ne manquera plus jamais de courage pour la faire. Et il la fera.

    Moi, j’ai une admiration sans bornes pour Pierre Bourgault, qui a reçu mon tout premier vote, car, non seulement il a sabordé son Parti sachant que René Lévesque pouvait entraîner davantage d’adhésion pour de nombreux motifs mais, avec ses acolytes, il avait "réchauffé" la salle, si on peut dire. Et sans ce réchauffement, jamais le PQ n’aurait alors levé comme il l’a fait dans les années 70. Mais aujourd’hui, le PQ est encore là avec ses + ou - 40%, mais nous n’avons pas atteint l’objectif alors peut-être faut-il une instance comme un RIN - ouverte, officielle, légitime, agissant au grand jour comme Bourgault le faisait et qui réchaufferait à nouveau la salle ! Je crois qu’un tel Ralliement de forces libres et non-soumises à un Parti - même si chacun peut toujours faire partie du Parti qu’il privilégie - pourrait jouer adéquatement ce rôle.

    C’est cet espoir que fait lever en moi votre proposition, Monsieur Laurence. Et j’en serais.

    Merci,

    Nicole Hébert


  • En d’autres mots
    3 mai 2009, par Luc Archambault
    M. Gégé Tremblay n’a pas tort, il faut aussi mettre en évidence notre fierté économique. Et, en dénonçant la détournement de la finalité des FIERS, François Legault du PQ fait oeuvre utile pour contribuer à la fierté que vous souhaiter développer, la fierté économique est partie de cette fierté-là, M. Tremblay a raison de le souligner. Le programme FIER mis en place justement pour rompre avec cette idée que notre développement (...)

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    M. Gégé Tremblay n’a pas tort, il faut aussi mettre en évidence notre fierté économique. Et, en dénonçant la détournement de la finalité des FIERS, François Legault du PQ fait oeuvre utile pour contribuer à la fierté que vous souhaiter développer, la fierté économique est partie de cette fierté-là, M. Tremblay a raison de le souligner.

    Le programme FIER mis en place justement pour rompre avec cette idée que notre développement économique n’est que subsidiaire à ce que daigne nous accorder nos tuteurs abusifs, met de l’avant et encourage notre prise en charge personnelle et collective de nos responsabilités économiques dans tous le Québec à partir de nos lieux de vie même. Nous pouvons développer nous-mêmes nos talents, nos ressources et nous pouvons nous-même relever le défi du développement, le pari de la créativité nécessaire à la production, à la distribution et au développement de ces talents et ressources.

    Des libéraux canadianisateurs abuseurs ont détourné des fonds propres consacrés à cette fin. Le fait de scruter à fonds la manière dont ces détournements se sont effectués grâce à François Legault et l’équipe du PQ nous permet de mettre fin à ce détournement pour que les FIERS redeviennent ce qu’ils doivent être, des outils de développement régionaux de notre souveraineté culturelle économique. Cela, afin de faire en sorte que notre culture économique cesse de s’en remettre aux autres pour nous procurer ce dont nous avons besoin pour, non pas seulement survivre de la pitance que l’on consent à nous accorder pour acheter notre adhésion à leur système d’asservissement économique, mais pour vivre et prospérer à même ce que nous sommes et ce que ce que nous sommes est en mesure créer et produire, avec peu de moyen, ou avec de grands moyens.

    Cela, afin de ne plus être que des pourvoyeurs de matières premières, ne jplus être forcés de n’être que des vecteurs de transit de ces matières premières qui dans leur transport ne procurent que des miettes qui permettent à d’autres de produire ce que l’on transportera à nouveau sous forme de produit que nous achèteront a fort prix avec les miettes que l’on aura daigné nous accorder, endettement aidant.

    Nous pouvons nous-même faire plus. D’autant quand aura cessé le détournement de fonds de ces FIERS fonds dédiés à notre souveraineté culturelle économique collective au profit du seul intérêts d’une minorité d’activistes affairistes canadianisateurs mise en place et organisée par les bons soins de Jean Charest et de sa clique.

    Mais vous avez aussi raison M. Laurence de vouloir faire en sorte que nous ne parlions pas seulement de chiffres, de rendements financiers abstraits. La finance, les chiffres n’ont de valeur qu’en tant que moyen de parvenir à une fin, et non une fin en soi. La finalité n’est pas la richesse, l’enrichissement en terme d’argent qui comme on ne sait ne repose sur rien d’autre que la création de dettes ( Voir l’indipensable documentaire vidéo de Paul Grignon « L’argent-dette  » (Money as Debt FR) - qui répond à la question, D’où vient l’argent ? ).

    La finalité de l’économie doit être la vie, la pérennité de la vie, le déploiement de nos forces, de nos talents, de nos capacités de création, de production, qui refuse la paresse opportuniste et improductive inhérente à un capitalisme de spéculation comme l’a dit un temps le « réformateur » Sarkozy pour amoindrir l’odieux de la crise actuelle. Des promesses jamais tenues, mais un constat juste tout de même... « Nous voulons un capitalisme d’entrepreneurs et non un capitalisme de spéculateurs » Boursier.com

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  • En d’autres mots
    3 mai 2009, par Luc Archambault
    Suite de ce qui précède Si nous pouvons ressentir moins gravement la faillite du capitalisme de spéculation ici pour le moment au Québec, mieux qu’en Ontario par exemple, c’est en partie parce que notre économie, notre finalité économique n’est pas aussi concentré dans le fait de faire de l’argent avec de l’argent comme cela se passe où il y a de l’argent. Comme il est essentiellement dans les poches de (...)

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    Suite de ce qui précède

    Si nous pouvons ressentir moins gravement la faillite du capitalisme de spéculation ici pour le moment au Québec, mieux qu’en Ontario par exemple, c’est en partie parce que notre économie, notre finalité économique n’est pas aussi concentré dans le fait de faire de l’argent avec de l’argent comme cela se passe où il y a de l’argent.

    Comme il est essentiellement dans les poches de nos tuteurs, nous savons comment plutôt nous développer avec peu et cela depuis notre arrivée sur cette terre d’Amérique. Cela dans un contexte aggravé par la Conquête qui a jeté par terre ou qui nous a expulsé de ce que nous avions comme structure de développement propre. Nous savons donc de longue mémoire concrète et affective comment produire, créer, souvent à partir de rien d’autre que nos savoirs, que nos mains, que notre imagination, que nos talents, pour développer notre économie sur la base d’un capitalisme de coopération et d’entrepreneuriat de production et distribution de cette production.

    Ce pourquoi nos artistes, héritiers de ce savoir-faire débrouillard ancestral, sont parvenus dans maints domaines à devenir des entrepreneurs de richesse et de sens, des producteurs d’oeuvres, des développeurs de talents, qui à partir d’ici et de trois bouts de bois, et de ficelles, pour en faire des échasses, d’un peu de toile, un chapiteau, pour en faire un Cirque qui fait le tour du monde pour revenir ici développer nos ressources naturelles et paysagères régionales afin d’en retour attirer ici le monde entier qui nous connaît mieux grâce à notre créativité culturelle économique. Cela n’étant que la pointe d’Iceberg d’un entrepreneuriat domestique qui nous a fait construire ce que nous possédons aujourd’hui, maisons, villes et villages, industries familiales ou coopératives, patenteux et inventeurs d’un pays qui résiste à l’hiver et espère un printemps qui nous fait inventer un monde au diapason internautique.

    L’économie est une affaire de culture. L’économie c’est la culture du savoir produire, du savoir diffuser, du savoir vendre et acheter, du savoir faire mieux avec le peu ou le trop qu’on a. L’économie fière c’est la fière culture du savoir se prendre en main, du savoir prendre ses responsabilités, du savoir imaginer ce qui n’existe pas, du savoir incarner dans le réel ce qui a été imaginé.

    François Legault fait l’exacte défense de notre souveraineté culturelle économique et faisant le ménage dans cet outil mis en place justement pour développer notre souveraineté culturelle sur une économie d’entrepreneurs, ce que nous sommes, qui s’oppose à une économie de spéculation qui a montré sa faillite. Cela passe par un État fort et responsable qui participe à une prise en charge locale, régionale et nationale, pour peu des règles adéquates soit édictées et respectées afin d’empêcher le détournement de ces fonds au profit d’activistes spéculateurs proches d’un gouvernement qui a prôné trop longtemps les bienfaits d’un marché autorégulateur qui ne se régule pas de lui-même, comme on n’a pu le constater cruellement. L’idéologie de la socialisation des risques et de la privatisation des profits a fait long feu. Nous sommes ici au centre des enjeux liés à notre souveraineté culturelle économique, au centre de ce qui se débat ici.

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  • En d’autres mots
    3 mai 2009, par Luc Archambault
    Suite 2 M. Tremblay a raison de dire qu’il faut poursuivre dans cette voix de la prise en charge de notre souveraineté culturelle économique, et vous avez raison de dire qu’il faut donner à cette souveraineté une valeur de vie qui ne soit pas désincarnée par les spéculateurs qui ont trop longtemps ici fait de notre tutelle économique le porte-flambeau d’un asservissement à un État Conquérant du Canada qui se croit (...)

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    Suite 2

    M. Tremblay a raison de dire qu’il faut poursuivre dans cette voix de la prise en charge de notre souveraineté culturelle économique, et vous avez raison de dire qu’il faut donner à cette souveraineté une valeur de vie qui ne soit pas désincarnée par les spéculateurs qui ont trop longtemps ici fait de notre tutelle économique le porte-flambeau d’un asservissement à un État Conquérant du Canada qui se croit propriétaire de notre territoire national et de nos ressources nationales en faisant la promotion d’un État du Canada qui s’impose d’autorité sans jamais se nommément soumittre, sans jamais aujourd’hui encore se soumettre nommément sur notre territoire national aux voix libres du peuple souverain du Québec que nous sommes, toutes origines confondues.

    Après avoir pris conscience qu’il nous faut être propriétaires de nos ressources avec l’exemple du développement phénoménal de nos ressources renouvelables hydrauliques, nous savons maintenant que pour avoir prise sur le développement des ces ressources tel que l’on prônés les souverainistes de la première heure, nous pouvons nous donner les moyens d’agir au niveau macro-économique quand nous décidons de nous doter d’une culture entrepreneuriale nouvelle fondée sur notre souveraineté culturelle économique.

    Le PQ avec François Legault aujourd’hui fait la démonstration du fait que seule une lutte perpétuelle vigilante de tous les instants permet de nous donner maintenant des moyens concrets de nous impliquer collectivement dans la responsabilité que nous avons dans chacune de nos régions à nous impliquer avec l’aide de l’État qui est le nôtre, à développer une culture économique fondée sur le développements de nos ressources et de nos talents, grâce à un système d’éducation propre et performant nous permettant d’acquérir et d’accroître nos connaissances et compétences dans tous les domaines.

    Nous sommes sur la bonne voix quand on fait en sorte de colmater les brèches d’un outil essentiel à cet égard qui ont permis que soit détournée la finalité de ce moyen de développement de notre culture économique au profit d’abuseurs sans scrupules proches d’un gouvernement abuseur et sans scrupule qu’il nous faudra renverser dans les meilleurs délais. Un gouvernement Libéral de la même famille qu’Ignatieff qui voudra bientôt enfoncer le Bloc québécois pour faire main basse sur ce que nous sommes et ce que nous voulons être.

    Il nous faut résister à cette séduction faussaire pour développer ce que nous sommes sur la base d’une réappropriation, d’un rapatriement de notre souveraineté culturelle économique fondée sur nos ressources et talents immenses afin de les déployer dans une économie véritablement partie de nos vies, partie essentielle mais non exclusive de nos vies. Notre fierté doit aussi être économique pour peu qu’elle ne soit pas désincarnée par une culture économique fondée sur une abstraite et improductives spéculation. Des FIERS réformés sont bel et bien des instruments exemplaires de notre fierté de peuple entreprenant, démocratique, pacifiste et souverain du Québec, toutes origines confondues à majorité d’origine française et de culture économique entrepreneuriale de langue française.


  • En d’autres mots
    3 mai 2009, par Luc Archambault
    M. Laurence, Quant au budget de l’AN UN, je ne sais pas si comme vous le proposez il faut nécessairement mettre une croix dessus. Mais de là à en faire l’essentiel de nos arguments est certes à mettre de côté comme vous le proposez. S’il nous faut faire l’inventaire de ce que l’on possède et faire des prévisions budgétaires avant d’acheter ou bâtir maison, ou après reçu des avoirs en héritage, n’en (...)

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    M. Laurence,

    Quant au budget de l’AN UN, je ne sais pas si comme vous le proposez il faut nécessairement mettre une croix dessus. Mais de là à en faire l’essentiel de nos arguments est certes à mettre de côté comme vous le proposez.

    S’il nous faut faire l’inventaire de ce que l’on possède et faire des prévisions budgétaires avant d’acheter ou bâtir maison, ou après reçu des avoirs en héritage, n’en va-t-il pas de même quand il est question de fonder valide pays ? De même qu’il nous faut être au fait de notre situation économique au moment de prendre de grandes décisions de vie personnelle, ne faut-il pas le faire aussi collectivement quand il s’agit de la vie du peuple que nous sommes ? Certes, les prévisions valent ce qu’elles valent, mais l’inventaire de nos avoirs, de nos revenus estimables, de ce que nous sommes en mesure de nous donner avec, ne sont-ils pas des données de vie et de fierté essentielle.

    La réponse à ces question me semble OUI. Je crois que les Québécois voudront à bon droit connaître la valeur de ce dont on dispose pour prendre pays et voudront endosser la fierté qui nous fait posséder tout ce qu’il faut pour ce faire. L’exercice passé peut cependant nous servir de leçon. Certes il ne faudra pas assujettir ce que nous sommes à des chiffres ou rabaisser ce que nous sommes et voulons à quelques équations désincarnées livrées à la rapacité des activistes de l’asservissement de tutelle canadianisatrice.

    Mais cela ne veut pas pour autant dire qu’il nous faut prendre des décisions de vie capitales sans connaître la situation de nos avoirs collectifs et celle des revenus que ces avoirs et que notre force de travail, nos capacités d’imaginer, d’entreprendre, de produire, d’acheter, de posséder et de vendre, peuvent générer. En ce sens un portrait clair de notre situation économique me semble devoir être fait de manière à démontrer que nous pouvons prendre une décision de vie en toute connaissance de cause de manière responsable et sereine.

    Nous sentons confusément que nous avons tout ce qu’il faut pour qu’émane de nous un État qui soit l’exacte réplique de ce que nous voulons pour nous et nos enfants, nous, le peuple démocratique, entreprenant, pacifique et souverain du Québec. Reste à dissiper toute confusion de manière à ce que s’incarne dans le réel notre souveraineté culturelle, économique et politique sans nul doute capable de fonder l’État que nous désirons pour nous et notre descendance, à savoir, tout le contraire d’un État qui s’impose d’autorité sans se soumettre nommément à nos voix libres, un État promoteur d’une tutelle culturelle, politique et économique d’un autre âge hérité sans rupture d’une Conquête armée et d’un État d’occupation militaire qui a cours à Québec depuis 250 ans dès les lendemains du 13 septembre 2009.

    Rapatrions dans cette attente un grand champ de notre souveraineté culturelle, à savoir, Les Plaines d’Abraham. Un pas dans la bonne direction du rapatriement de notre souveraineté culturelle mémorielle et économique.

    Signez la pétition en cette faveur dans jesignequebec.com

    Signez la pétition Rapatrier les Plaines et sa Proposition connexe :

    Rapatrier le 250e - La marche de Vigile du 24 juin 2009 - ( 23 juin 2009

    Cette invitation ne vaut pas pour vous M. Laurence, puisque vous avez déjà signé la pétition. Merci d’avoir pris la peine de le faire.

    Signerez-vous la proposition connexe ?


  • En d’autres mots
    3 mai 2009, par Luc Archambault

    Erratum

    Je m’adressais bien à M. Gébé Tremblay

    Et...

    J’abonde à ce que présente madame Nicole Hébert tout en souhaitant toujours de plus, de surcroit, en appui à tout cela, une UNION souverainiste qui rassemblerait de manière formelle permanente ou circonstancielle ( à la faveur d’une élection fédérale ou provinciale par exemple ) toutes nos forces désorganisées et organisées, cela, par delà les organisations et partis, mais comptant sur rassemblement de ces composantes organisées, grandes et petites ou groupusculaires, voire personnelles. Cela pourrait même se faire à travers ce RIN-2 espéré ( RIN exposant 2). Toutes ces composantes morales et personnelles s’entendant sur au moins un point essentiel et primordial :

    - l’affranchissement du Québec de l’État de tutelle actuelle imposé de force et d’autorité unilatérale par le Canada, cela, grâce son invalidation par le peuple souverain du Québec et par la fondation par le peuple démocratique et souverain du Québec d’un État légitime et valide qui émane nommément et démocratiquement de lui. Ce qui n’est pas le cas du Canada actuel jamais nommément soumis aux voix du peuple, et pour cause, il aurait été et serait toujours répudié en l’état.


  • Madame Nicole Hébert
    3 mai 2009

    Madame Nicole Hébert,

    Nous semblons vraiment être sur la même longueur d’onde.

    Pourriez-vous m’écrire au michel.laurence@gmail.com ?

    Merci.


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