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Le 15 juillet, dans une tribune libre publiée dans Vigile et portant sur ce qu’on nomme maintenant le PI, je mettais en doute l’opportunité d’une déclaration unilatérale d’indépendance à la suite d’une élection référendaire. J’affirmais qu’il serait difficile de la faire reconnaître sur le plan international, ajoutant qu’il s’agissait d’une chose « joliment compliquée, très longue, plutôt coûteuse et aléatoire ».
Or voici ce qu’écrivait Louis Bernard sur son blog, le 27 juillet.
« Une déclaration unilatérale d’indépendance par le Québec ne pourrait être acceptée par la communauté internationale que si, à la suite d’une expression claire de la part des Québécois qu’ils veulent devenir indépendants, le Canada a refusé de négocier de bonne foi avec le Québec les modalités de cette accession à l’indépendance.
Donc, l’accession du Québec à son indépendance doit d’abord être négociée avec le Canada. Et c’est pour réussir cette négociation que la volonté des Québécois doit s’exprimer par voie de référendum, de façon à ne pas pouvoir être contestée ni par le Canada ni par les autres pays. »
Louis Bernard semble être apprécié des fondateurs du PI, à mon avis avec raison : son expérience des affaires de l’État confère tout de même un poids certain à son point de vue. J’aimerais par conséquent savoir ce qu’ils pensent de sa déclaration.
Raymond Poulin
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
Totalement d’accord sur ce sujet avec M. Louis Bernard et vous, M. Poulin.
Une majorité claire vaut mieux qu’une bonne ruse qui finit toujours par éclater en multiples problèmes.
M. Louis Bernard a aussi raison d’être contre le désir du PQ de gouverner la Province de Québec dans le Canada, en poussant au loin son option de souveraineté, jusqu’à ce que vienne des temps plus favorables "qui ne viendront pas de cette façon là".
Le sujet de la reconnaissance internationale est un sujet délicat, car il confond plusieurs notions totalement indépendantes les unes des autres. La reconnaissance internationale repose sur la reconnaissance des autres états du Québec. Point.
L’aspect diplomatique est le plus important dans cette danse. Quelles seraient les conditions de la France ? De L’Allemagne, de la Chine, de l’Italie, de la Russie, du Brésil, du Mexique, du Japon, du Venezuela, de l’Iran ? Quelles sont les conditions de l’Australie, des É-U, du R-U (axe anglo-saxon) ?
Pour le Canada, il n’y aura JAMAIS de bonnes conditions. La question sera toujours trop floue, la réponse toujours insuffisante. La tricherie et la couardise sera toujours un moyen pour nous asservir. Nous ne pouvons plus faire confiance au gouvernement Canadian. Il faut nous sortir de cette maison de fous.
Si l’on se fie uniquement au droit international, nous aurions aujourd’hui un pays nommé Australie Occidentale. Or, il n’en est rien. Le droit international est très souvent une vague notion, rarement appliquée à la nature trop concrète des États.
Il faut donc voir ce que les autres attendent de nous. Ils ne peuvent, cependant, faire des offres à ce stade, sans causer un esclandre diplomatique comme celui de Charles De Gaulle. Il faut donc leur donner l’opportunité de se prononcer.
Le PI propose une approche nouvelle. Soit celle de gouverner la nation, avec les pouvoirs de nation. Le Québec ayant atteint un état national, les nations pourront faire des offres, en vue de l’accueillir dans leurs rang.

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