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« Que fera-t-on si on fait la démonstration claire et nette, hors de tout doute, que les fédéralistes n’ont pas gagné de façon honorable le dernier référendum ? Qu’est-ce qu’on va faire après le dépôt du juge Grenier si c’est démontré qu’il y a eu une intrusion et que la thèse d’Option Canada est validée par des experts indépendants, validée par un juge ? » (André Boisclair)
En droit international, on reconnaît au peuple sous domination étrangère le droit à l’autodétermination… et nous sommes francophones d’Amérique sous domination étrangère.
Le Québec n’ayant jamais signé le rapatriement de la Constitution, nous sommes dit-on, en pays démocratique. Vraiment ?...Le Canada, héritier du gouvernement britannique dont nous conservons encore la monarchie, les institutions et les emblèmes agit envers le Québec en contexte colonial. De plus, avec sa Loi sur la clarté et ses multiples finasseries parlementaires, le Canada se positionne comme un geôlier institutionnel.
Près de 250 ans après l’abdication de la Nouvelle-France, nous résistons toujours à l’assimilation. Tout en reconnaissant les peuples autochtones qui nous ont précédés et avec qui nous avons gardés des liens infiniment plus amicaux que les anglophones de ce pays veulent bien laisser entendre, près de 85% d’entre nous, maintenons au fils des siècles, notre langue, notre histoire, notre culture et nos origines et ce dans le respect des autres ethnies qui nous ont suivis.
Notre histoire est autre que celle de nos colonisateurs. Conséquemment, s’il y a eu abus ou fraude lors du dernier referendum nous pourrions être considérés au point de vue du droit international comme un peuple colonisé dont on a volé l’identité et la légitimité d’être souverain.
Rodrigue Guimont
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