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À mon avis, les résultats des élections fédérales partielles de lundi laissent peu de doute, le Bloc Québécois est en perte de momentum et je crois qu’on est en mesure de se questionner quant à la pertinence de la présence du Bloc à Ottawa, surtout en tenant compte de la perspective du PQ qui a abandonné son option souverainiste pour le pouvoir strictement provincial.
Semblable à un équipage qui a fait naufrage suite aux choix d’un chef sans substance flanqué d’un apparatchick déviationniste et révisionniste, l’équipe des élus du PQ se tourne maintenant vers un horizon d’attentisme affirmationniste et autonomiste - à la pièce - assorti à la volonté de Pauline de vouloir se départir du peu de ce qui restait du crédo social-démocrate du PQ, et ce, à la faveur d’un modèle plus néo-libéral. C’est là, justement, le genre de votes qui sont déjà acquis à l’ADQ de Super-Mario.
Alors, face à ce grand vide suscité par le PQ, le BQ semble persister à rester collé aux banquettes d’Ottawa et à se trouver des nouvelles raisons d’être. Pendant ce temps, avec l’aide de Jean Charest et de l’ADQ de Mario Dumont, l’initiative trompeuse de ce fédéralisme d’ouverture du PC trouve des preneurs chez beaucoup de québécois et M Harper pourrait récolter plusieurs comtés au Québec lors des prochaines élections.
Dès lors, le bloc ne pourra pas faire grand chose face à un gouvernement majoritaire du PC.
Alors, ne devrait-on pas plutôt réinvestir tout ce capital humain et organisationnel du Bloc et l’orienter d’urgence au service de la promotion et de la pédagogie pour l’unique option viable qui se pose au peuple québécois en regard de sa survie, celle-ci étant sa désannexion du régime unitaire canadian, ou son indépendance ?
On peut dire que du temps de Bernard Landry, le BQ de Gilles Duceppe était quelque peu en phase avec le PQ. C’était, semble-t-il, la suite logique de l’entreprise de Lucien Bouchard et de Jacques Parizeau. Maintenant, on ne peut plus dire que ces deux formations politiques servent la cause initiale qui fut le catalyste de leur fondation respective.
Aux militants du PQ et du BQ dont je sais qu’ils sont nombreux à être désillusionnés par rapport à cette fuite et cette déresponsabilisation des élus de ces deux partis par rapport à la lutte pour l’indépendance du Québec, je les invite à venir prendre connaissance de cette nouvelle initiative qu’est le PI.
Le franglais des collabos
Je vous offre la perle suivante, une citation de Stéphane Dion recueillie par Joël-Denis Bellavance de la grosse presse épaisse, édition du mardi le 18 septembre : « Quand il y aura des élections générales, et comme je le crois nous les gagnerons, on se rappellera de cette soirée du 17 septembre et on se dira que nous les libéraux aurons la fortitude de passer à travers un moment difficile pour rebondir pour tous les Canadiens », a dit M. Dion hier soir.
Au-delà du caractère pathétique ou délirant de cette déclaration de M. Dion, on devrait lui faire noter que le mot fortitude est tout simplement un mot anglais qui pourrait être traduit par force d’âme ou courage, deux concepts qui se complémentent bien, mais qui sont tout à fait étrangers au personnage et au parti de M. Dion.
Dans le même texte, M. Bellavance nous livre un autre anglicisme, celui-ci étant de son cru : « Dans Outremont, qui a envoyé un député libéral à Ottawa durant la presque totalité du dernier siècle, le candidat néo-démocrate Thomas Mulcair a causé une surprise en faisant mordre la poussière à son adversaire libéral Jocelyn Coulon. M. Mulcair, qui a été ministre de l’Environnement dans le gouvernement de Jean Charest avant de se joindre au NPD au printemps, a récolté près de 50% des voix contre à peine 28% pour M. Coulon. Le candidat bloquiste Jean-Pierre Gilson en a obtenu 11% et le conservateur Gilles Duguay 8%. »
« En faisant mordre la poussière » est une formulation anglaise. Le groupe rock anglais nommé Queen avait utilisé quelque chose de semblable pour le titre d’une de leurs chansons : « Another one bites the dust ». Depuis, ces mots furent repris plusieurs fois dans la culture populaire de l’anglosphère pour aboutir - en traduction douteuse - chez des auteurs de l’acabit de M. Bellavance.
La communauté juive et la démocratie
Aujourd’hui, encore paru dans cette organe de propagande de Gesca, Vincent Marissal nous a livré l’information suivante qui traite de la participation de la communauté juive aux élections dans le Mile-End : « On ne le dit pas souvent, mais le fait est que le fameux vote de la communauté juive est largement surévalué. Bon nombre de juifs hassidiques ne votent pas, point. Dans le passé, les libéraux ont remarqué qu’ils perdaient systématiquement les « polls » du Mile End aux mains des bloquistes parce que les francophones du coin sortaient, mais pas les juifs. »
Il faudrait également informer M. Marissal, chroniqueur au prétendu plus grand quotidien français d’Amérique, à l’effet que le mot anglais « polls » se traduit par les mots suivants : bureaux de scrutins.
Daniel Sénéchal
Montréal
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Assez bonne analyse M. Sénéchal au sujet du Bloc qui n’a plus d’affaires à faire à Ottawa à moins qu’il ne souhaite que le Québec continue à faire partie de la fédération et qu’il désire y améliorer sa place comme une de ses parties. Autrement, chaque fois qu’il réussit à améliorer les choses, il éloigne automatiquement la souveraineté du Québec, ce qui est contraire à son but "officiel" ultime sauf si nos députés bloquistes pensent en terme de carrières et de pensions de députés.
Pour ce qui est de votre affirmation de l’abandon "prétendue" de la souveraineté par le PQ...je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas parce que Mme Marois a pesé légèrement sur le frein de la souveraineté pour mieux faire monter les Québécois qui n’accélèrent pas beaucoup le pas, qu’elle ne pèsera pas sur l’accélérateur, après un succès électoral et de bons sondages éventuels sur le but recherché, ce qui donnerait les chevaux-vapeur nécessaires au voyage vers le pays nouveau.
Monsieur Bousquet vient de me donner une occasion en or d’illustrer ce que j’entend par la cage-à-homards. Il dit que madame Marois qui a le pied sur le frein de la souveraineté, le posera sur l’accélérateur après une victoire électorale.
Ca monsieur Bousquet, C’est justement faire le contraire de ce que l’on dit, de ce que l’on annonce. C’est cela la malhonnêteté monsieur Bousquet. C’est cela que les québécois ne peuvent plus sentir. Voilà pourquoi le PQ n’est plus crédible.
Parizeau a été le seul chef qui a fait ce qu’il disait. Il avait dit que son action se ferait en quatre étapes. 1) Battre l’entente de Charlotteton. 2)Élire le Bloc à Ottawa. 3) Élire un gouvernemet du PQ à Québec. 4) Tenir un référendum sur la souveraineté. Parizeau a fait ce qu’il disait.
Vous, monsieur Bousquet, vous voulez que madame Marois nous parle vaguement de ses intentions plus ou moins claires, plus ou moins affirmées puis un coup élu, plein gaz sur la souveraineté. C’est cela la cage-à-homards, une statégie détournée pour appâter comme il faut les cons. Les québécois ne marcheront pas dans cela. En ce qui a trait au Bloc, ils ont ce qu’ils méritent. Ils ont surfés pendant pus de 10 ans sur le dossier du déséquilibre fiscale et du scandale des commandites. Ils ont été en réaction seulement. Ils n’ont pas été pro-actifs pour faire la promotion et la pédagogie de l’indépendance du Québec alors qu’ils bénéficiaient d’une tibune exceptionnelle pour le faire. Vous savez monsieur Bousquet, lorsqu’on ne parle pas de son option de façon active, les gens s’intéressent à autre chose. Je suis représentant sur la route depuis plus de 24 ans. Si je ne présente pas mon laboratoire, si je n’explique pas mes produits aux cients, je laisse le marché à mes concurrents.C’est justement ce qui est arrivé au Bloc. La lutte pour le pays, c’est sur le sol québécois qu’elle doit être menée. Et si on veut la gagner, on devra s’adresser à l’intelligence des gens de façon directe et sans entourloupette.C’est le message que les militants déçus du PQ nous envoie dans le porte-à-porte. Ils nous ont à l’oeil ! Croyez-moi !
M. Julien de Lothbinière, là vous avez le bon ton. Vous écrivez : « Ca monsieur Bousquet, C’est justement faire le contraire de ce que l’on dit, de ce que l’on annonce. C’est cela la malhonnêteté monsieur Bousquet. C’est cela que les québécois ne peuvent plus sentir. Voilà pourquoi le PQ n’est plus crédible. »
Non M. Julien, teinter ses discours ce n’est pas malhonnête, c’est de la science électorale ça M. Julien. Mme. Marois n’a pas dit, à ma connaissance, qu’elle attendrait 10 ans pour tenir un référendum sur la souveraineté. Elle a dit que ça prendra le temps qu’il faut, jusqu’à 10 ans si la conjoncture ne le permet pas.
À mon avis, elle se trompe si elle pense vraiment gouverner pendant 10 ans en faisant le jeu du fédéralisme et, après avoir réussit ses négociations avec le fédéral, gagner un vote sur la souveraineté du Québec.
Le frein est pour les craintifs de la constitution et l’accélérateur ça serait pour vous calmer, M. Julien.
M. Julien, j’admire toujours M. Bourgault que je suis allé voir dans quelques rassemblements à Valleyfield, dans les années 60. Je crois qu’il devrait être reconnu comme une personne importante dans l’histoire du Québec. Il était un bien meilleur orateur qu’homme potitique pratique.
Avoir 20 % dans Duplessis dans le temps était bien meilleur que notre Québec Solidaire qui obtient autour de 4 à 5 % en nuisant au PQ parce qu’il est souverainiste aussi mais ça ne gagne pas une élection ces résultats là.
Monsieur Bousquet,
Je vais user d’une simple image pour vous expliquer le problème avec le PQ.
Le PQ est comme un vieux bazou dont les plaquettes de freins sont maintenant figées aux disques et aux tambours rouillés.
Si vous deviez avoir le malheur d’appuyer sur l’accélérateur, il s’étoufferait.
Sans méchanceté, et espérant tout de même vous rallier au PI,
Daniel Sénéchal
M. Julien écrit : « Je vous le dis monsieur Bousquet, la tortue est à l’oeuvre. Le PQ se prépare des lendemains qui chantent ! Pour paraphraser Pierre Falardeau : "Les boeufs sont lents mais la terre est patiente." Continuez à dormir au gaz, monsieur Bousquet ! Nous du PI, on sème ! »
C’est très très bien de semer M. Julien, pourvu que la semence tombe en bonne terre et non sur la pierre. Faut aussi semer du bon grain et non de l’ivraie comme suggéré dans l’Évangile. Même Falardeau rend hommage à la terre patiente. Fait que...patientons en attendant la récolte du PI et d’autres aussi.
M. Julien écrit : « M. Bousquet !Pourquoi tant d’ex-membres du PQ sont-ils si révoltés ? ».
Facile M. Julien, pour être membre du PQ faut être révolté, au moins un peu du fédéralisme canadien pour épouser la cause du souverainisme québécois. Un membre du PLQ se révolte seulement quand il n’obtient pas le contrat escompté mais jamais pour la cause du fédéralisme...il l’a déjà.
Fait que, le chef du PQ doit contenter un groupe de révoltés ou de rêveurs de pays ou de gauchistes chasseurs de capitalistes. C’est pourquoi ce chef doit souvent faire face à de la contestation dans ses rangs, principalement s’il a l’air de retarder la venue du pays espéré pour ses membres qui commencent à être désespérés parce que pas trop patients. "Les révoltés sont rarement patients"
Là, je crois avoir bien répondu à votre question M. Julien et bien le bonjour à votre coin de pays.
LE Bloc est devenu complètement inutile. Il ne parle jamais de l’indépendance du Québec. Il parle de la guerre du Canada et de Bush. Il est contre. Et puis après ? Que peut-il faire pour changer les choses, sinon rêver que ça change.
Le PQ est en train de se métamorphoser en ADQ-2. Il devient nationaliste. Il devient moins que ce que nous pensions qu’il était. Il devient plus mou que Daniel Johnson père.
Alors, les indépendantistes ? Vous continuez à appuyer le BQ et le PQ. Mois, c’est fini depuis longtemps. Je n’ai jamais voté au fédéral. Je n’ai pas voté pour le PQ depuis 1973...la dernière fois où j’ai voté pour moi.
En octobre 1973, j’étais candidat dans Matane. René Lévesque ne m’aimait pas beaucoup parce que je parlais trop d’indépendance et pas assez d’association. J’ai constamment parlé de l’indépendance pendant toute la campagne. J’ai obtenu 38 % du suffrage exprimé, soit 7250 votes. Au dernier scrutin, en mars dernier, 34 ans plus, le PQ a remporté, par la peau des dents, avec environ 7500 votes. En ne parlant pas du tout de l’indépendance. Quel progrès !
Réveillez-vous ceux qui militent encore dans le PQ et qui pensent que ce parti va les conduire aux Nations-Unies. Il faut créer autre chose. Et vite. Mais je cherche toujours le chef rassembleur.
Nestor Turcotte Matane - euroenigma25@hotmail.com

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