En examinant les articles que j’ai achetés en fin de semaine chez IGA, j’ai constaté, à ma grande stupéfaction, que les symboles kasher MK, U, COR étaient présents sur presque tous les produits. Et pourtant, je n’ai pas acheté ces produits dans un rayon d’aliments kasher (il n’y a pas de rayon d’aliments kasher dans cette épicerie). Je réalise maintenant qu’on ne nous donne pas le choix d’acheter ou de ne pas acheter d’aliments kasher. Un nombre impressionnant de produits fabriqués au Québec, et ailleurs dans le monde, portent ces symboles religieux. Pour vous en rendre compte, je vous invite à visiter les sites Web suivants http://www.mk.ca/companies.html ; http://www.kashrut.com/agencies/, où vous pourrez constater l’origine et la signification de ces symboles.
Les personnes de mon entourage à qui j’en ai parlé sont estomaquées. Toutes se demandent comment la communauté juive en est arrivée à imposer au reste du monde ses croyances et ses pratiques religieuses ? Et surtout, pourquoi les gouvernements ont-ils laissé faire une telle chose ?
Un bon nombre de Québécois souhaitent voir disparaître de l’espace public tous les symboles religieux, notamment le crucifix à l’Assemblée nationale. Ces mêmes Québécois savent-ils que des symboles religieux beaucoup plus insidieux se trouvent sur la plupart des emballages et des contenants de produits alimentaires courants ?
Que nous le voulions ou non, nous n’avons d’autres choix que de « manger » kasher. Il n’y a pas à l’heure actuelle de solutions de rechange. Est-ce que je dois demander à mon épicier d’installer un rayon de produits non kasher pour m’accommoder. Et est-ce que je peux m’attendre de payer ces produits moins cher étant donné qu’ils ne sont pas certifiés kasher ?
Les entreprises ne devraient produire des aliments kasher que pour répondre aux besoins de la communauté juive et non « kashériser » leurs lignes de production entière. Les fabricants qui demandent la certification kasher ne peuvent nous obliger à payer les frais qui découlent d’un acte religieux que nous ne reconnaissons pas et que nous n’avons pas demandé. À ce sujet, le reportage effectué par un journaliste de J.E. - Émission d’affaires publiques de TVA est très éloquent.
Je m’oppose vigoureusement à pareil accommodement déraisonnable à caractère religieux. Laissons aux inspecteurs du ministère de l’Agriculture le soin d’assurer la qualité des aliments. Il est urgent que le gouvernement remédie à cette situation aberrante.
Denis Landry, Longueuil, le 9 novembre 2007
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
TVA "JE" 11 mai 2007
Une majorité de produits alimentaires que vous trouvez sur les étagères de nombreux commerces portent la certification religieuse juive Casher.
Et l’enquête de JE montre que des centaines d’entreprises québécoises dépensent des millions de dollars pour se conformer aux exigences des rabbins. Et la question se pose : est-ce que c’est le consommateur qui paye en bout de ligne ? Le Conseil de la communauté juive de Montréal estime que oui et qu’il s’agit là d’un exemple d’accommodement raisonnable… À vous de juger.
Note : Le système de cashérisation à grande échelle mis en place au Canada et aux États-Unis a l’avantage selon le Conseil de la communauté juive de Montréal de diminuer le prix de vente des produits casher. En Europe, la plupart des entreprises ne produisent des aliments casher que pour répondre aux besoins de la communauté juive. En cashérisant des chaînes de production entière, les coûts sont partagés sur l’ensemble de la population, ce qui constitue, selon le Conseil, un exemple parfait d’accommodement raisonnable.
