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Des mauviettes !
Mais les plus grands dindons de cette sinistre farce sont les Québécois eux-mêmes qui, soi-disant, « ne veulent pas d’élections »
Daniel Lévesque
Tribune libre de Vigile
vendredi 1er juin 2007      197 visites      2 messages


Je ne souhaite pas plus d’élection que quiconque. Mais comme le dit l’adage : quand faut y aller, il faut y aller. Et le gouvernement aurait dû être renversé. Ce budget est inacceptable et c’est tout ce que ce gouvernement méritait. Arrogant, les libéraux n’écoutent personne. Et incidemment comme le démontraient les sondages, Jean Charest aurait payé très chèrement son jusqu’au-boutisme si le Parti québécois avait eu le courage de ses convictions. Mais c’était sans compter sur la mollesse et la tartuferie qui est devenue la norme pour l’aile parlementaire du Parti québécois.

Il serait bon de rappeler aux pleutres du Pq que ce que les gens attendent de leurs politiciens, c’est aussi d’avoir des couilles. Ils désirent que ceux qui les représentent votent avec intelligence et conviction. En tous les cas, ils ne doivent guère être fiers de les voir se cacher les fesses derrière les rideaux du salon bleu. On ne paie pas des salaires de députés pour que ceux-ci aillent faire les plantes vertes.

Imaginez maintenant comment Super Mario va capitaliser sur cette pitoyable sortie de secours dans laquelle les péquistes se sont engouffrés. Je l’entends déjà dire devant les médias que les deux vieux partis se sont liés et font objectivement cause commune contre l’ADQ, que les péquistes se cachent etc.

Mais les plus grands dindons de cette sinistre farce sont les Québécois eux-mêmes qui, soi-disant, « ne veulent pas d’élections ». Comment comprendre cette allergie pour une démarche démocratique que certains peuples ont payée à grands coups de dizaines de milliers de vies humaines alors que chez nous, voter ne coûte que quelques dollars par contribuable ? Quand j’entends de pareilles imbécillités véhiculées en plus par les médias, je désespère. Au prix que coûtent des élections chez nous, en ce qui me concerne j’en prendrais deux caisses pour défaire les libéraux.

Si au minimum le Pq avait exigé que les libéraux vote sur une motion condamnant les acteurs du scandale d’Option-Canada et réitérant le droit des Québécois de décider librement de leur avenir sans influence externe. Hé bien non, les péquistes n’ont même pas eu le guts d’exiger au minimum quelque chose de significatif qui aurait été dans le sens de l’option qu’ils sont sensés défendre. Plus couillon que ça, tu meurs !

Daniel Lévesque

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

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Vos commentaires:
  • Des mauviettes !
    4 juin 2007, par Gilbert A. :

    Bravo pour l’article.

    Des Mauviettes,

    Le mots est faible. Non seulement s’est-on fait harakiri sur la place publique et sous les bureaux, mais la putasserie aura des répercussions à Ottawa.

    On vient d’assassiner le Bloc. Le Bloc n’a plus rien à défendre.

    Madame Marois pourra toujours s’en réjouir.

    N’empêche que le PQ est fini, si Les Paulinettes ne lèvent les feutres fastoches. Bon, Ils pourront toujours compté sur les retours d’ascenseur de Saputto.

    Une trentaine de votes sont déjà perdu dans mon entourage.

    En quarante ans ; on a toujours pas accouché d’un pays, seulement d’une aristocratie arriviste de la souverrrainneté qui sirotte le Glenmorangie dans les 5 à 7 des club privés.

    Le 26 mars, on a tous constaté qu’à l’ADQ on avait les piercings au nombril. De notre côté ; on fait plus dans le club de varices.

    Le manque de courage politique des élus péquistes coutera énormément. On a plus que le .....ridicule.

    Madame Marois perd 10 000 votes chaque fois qu’elle parle.

    L’indépendance à plus tard.........les frais de scolarité........Bravo au budget....

    Négocier avec celui qui est mis en cause avec option canada, le jour même du dépôt du rapport. Et s’en réjouir. Quelle honte.

    Pourquoi ? espérer garder quelques petits privilèges.

    Lorsque qu’on a connu la limousine, on déteste reprendre l’autobus. Mais il y a des moyens plus nobles de retrouver le petit confort que de devenir le chauffeur de service !

    Que les stratèges du PQ ne viennent pas nous dire qu’ils n’ont pas de fric pour aller en élections. Dumont n’en avait pas de fric, Cependant il avait des convictions et un certain courage.

    Gilbert...


  • Des mauviettes !
    5 juin 2007

    Ce n’est pas que Mme Marois se présente à la chefferie qui pose problème. Le drame c’est qu’il n’y ait pas d’indépendantiste suffisamment convaincu et décidé pour se présenter contre elle, pour la questionner et lui donner la réplique. Certains voudraient former un autre parti mais jusqu’ici je ne vois nulle part la force qui permettrait de mener la bataille de l’indépendance au sein du Pq lui-même, comme champ de pratique. Nous avons plusieurs dizaines de commentateurs et d’analystes - nombre auquel je m’inscris volontiers si on veut - tous capables de renchérir dans la finesse et la pertinence de leur analyse mais personne n’est prêt à monter aux barricades. De Falardeau à Louis Bernard, de Robert Laplante à Denis Monière, de Patrick Bourgeois à Nestor Turcotte, de Gilbert Paquette à Claude Bariteau, Lefebvre, Gervais, Potvin, Tremblay, Deshaies et j’en passe et sans doute des dizaines d’autres, tout ce monde semble incapable de se concerter pour faire que l’option indépendantiste se fasse entendre au PQ et sur la place publique. Non seulement on refuse de se concerter mais on refuse d’avance d’aller au combat sous prétexte que le Pq n’a pas d’argent. Mais, s’agit-il d’équilibrer les finances du Pq, s’agit-il de lui assurer un score honorable aux prochaines élections ? ou s’il s’agit de faire progresser par une action en profondeur la cause de l’indépendance du Québec ? Il faudrait le savoir ?

    Ce n’est pas tant la diliquescence de la lutte d’indépendance au sein du Pq qui me désole, cela on le savait. C’est la passivité des lettrés de l’indépendance qui est, selon moi, le drame le plus lourd de sens. Quel sens politique faut-il tirer du fait qu’aujourd’hui, à l’issue d’un cycle historique de 40 ans, aucune force politique active n’est en mesure de saisir l’occasion pour sortir l’indépendance de la marginalité ?

    GV



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