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« Au sein de cette majorité dominante, on se drape dans le langage des droits pour bilinguiser le Québec et ainsi empêcher la minorité que nous sommes, à l’échelle de l’Amérique du Nord, de prendre tous les moyens nécessaires pour accueillir les nouveaux arrivants en leur transmettant la langue française qui est au coeur de notre identité.  »   Louise Beaudoin - source
             
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Le gouvernement du Québec doit agir
Denis Lessard et la désinformation
“Le Parti québécois veut mobiliser les Québécoises et les Québécois autour de son projet de pays et c’est ce qu’il fera.”
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
lundi 8 juin 2009      584 visites      13 messages


D’abord La Presse décide que le sujet traité par Pauline Marois lors de sa conférence de presse de dimanche, le 7 juin ne mérite pas la première page. Comme Michel C. Auger l’a affirmé à Pascale Nadeau : “Ce que dit Madame Marois ne s’adresse pas à vous : ça s’adresse aux militants du Parti québécois qui exigent sans cesse une feuille de route.” Pas brillant comme commentaire.

Vous allez sur le site internet du Parti québécois : vous avez le texte intégral de la déclaration de Pauline Marois accompagné d’une vidéo . Vous allez lire l’article de Denis Lessard.

Le titre de La Presse entre guillemets : “Faire avancer le Québec en attendant la souveraineté”, c’est exactement le contraire du titre du communiqué du Parti québécois : “Plan pour un Québec souverain : une rupture avec l’attentisme. Ça commence mal. Un faux titre. Toute la démarche vise à réaliser un plan d’action pour cesser d’attendre d’avoir gagné un référendum sur la souveraineté avant d’agir. Toute la démarche vise à agir pour aboutir à un référendum gagnant sur la souveraineté.

Sous-titre : “Le plan de match de Pauline Marois : ouvrir tous les fronts avec Ottawa.” Ça se défend.

“Québec” indique la provenance du texte de Lessard sur une conférence de presse tenue à Montréal, à la permanence du PQ. Sans commentaire.

Première phrase du texte de Denis Lessard : ”La souveraineté n’est pas pour demain. En attendant, le Parti québécois veut mobiliser les Québécois en ouvrant de nombreux fronts, en multipliant les revendications auprès du gouvernement fédéral.” “La souveraineté n’est pas pour demain” c’est mieux que l’attente du Grand Soir de l’article de la semaine passée mais si Denis Lessard était entré dans la perspective de l’intervention de Pauline Marois dont il est supposé rendre compte, il aurait écrit ; “Pour que la souveraineté se réalise enfin, le Parti québécois veut mobiliser les Québécois.” Vous voyez la différence. “La souveraineté n’est pas pour demain” est-ce de l’information ou n’est-ce pas plutôt le désir de Lessard- Pratte-La Presse-Power Corporation-Paul Desmarais !

On lit ensuite une description potable du contenu du communiqué remis aux journalistes, Pauline Marois cite les résultats d’un sondage interne disant que 70% des Québécois veulent faire un seul rapport d’impôt : Québec serait le seul percepteur de la totalité des impôts des Québécois. Une remarque empoisonnée suit : “Hier, le porte-parole Pascal Monette a refusé toutefois de fournir plus de détails sur ces sondages, sur la formulation des questions et même sur la maison qui les avait réalisés.” Habitué aux tripotages de CROP-La Presse, Lessard se méfie des sondages et sème le doute sur le sondage cité par Pauline Marois et par conséquent, il veut qu’on doute que 70% des Québécois veulent un seul rapport d’impôt.

Le plus vicieux porte sur les référendums sectoriels au pluriel comme si on pouvait faire un référendum comme on boit un verre d’eau ou comme on change de chemise. Pauline Marois a dit en réponse à une question d’un journaliste : “Notre but n’est pas de faire de référendums sectoriels. Notre objectif, c’est de faire un référendum, celui qui comptera, celui sur la souveraineté. Je garde l’agenda ouvert. Je veux pouvoir le tenir le plus rapidement possible, lorsque nous penserons que nous pouvons avoir l’appui de la population” Ces citations sont exactes et sont dans l’article de Denis Lessard.

Denis Lessard n’ayant pas obtenu la réponse souhaitée sur les référendums sectoriels mentionnés dans son article de la semaine passée qui a servi de base à Jean Charest pour qu’il puisse dire que les référendums sectoriels de Pauline Marois nuiront à l’économie du Québec, il quitte la conférence de presse de Pauline Marois et se rabat sur Gérald Larose et Pierre Dubuc. Leur a-t-il téléphoné ? D’où viennent les déclarations selon lesquelles “une liste de revendications doit être appuyé par des référendums sectoriels”. Entre guillemets, attribuée à Gérald Larose la phrase suivante : “Si on nous dit non on doit aller demander l’opinion du peuple”. De même pour Pierre Dubuc : entre guillemets : “Les discussions avec Ottawa, les gens vont réaliser que cela ne fonctionne pas. La conséquence logique sera la tenue de référendums sectoriels.”

Je m’inscris en faux contre cette idée de référendums sectoriels au pluriel ce qui montre qu’il y en a qui n’ont pas beaucoup réfléchi à la question. Comme le disait Jacques Parizeau samedi dernier (voir video sur Vigile.net), à 85 millions le référendum, on va y penser deux fois. Ce qui n’a pas été compris, c’est les conséquences de ce qu’a dit Pauline Marois. Elle a dit : nous allons nous faire élire sur ce plan d’action qui pourra être modifié et bonifié d’ici les prochaines élections. Une fois élu, nous aurons le mandat de le réaliser.(sous-entendu, pas besoin de demander la permission à chaque geste que nous poserons : les Québécois qui nous auront élus nous auront donné le mandat d’avoir un seul rapport d’impôt envoyé à Québec, d’adopter une constitution qui inclut une nouvelle Charte de la langue française, d’adopter une citoyenneté québécoise au coeur de laquelle le français sera dominant, de récupérer tous les pouvoirs en culture et communications etc etc). L’opinion du peuple, on l’aura eue lors de l’élection. Il faut se débarrasser de la référendite aigüe, il me semble que la formule est de Gérald Larose. Le Parlement de Québec avec un gouvernement du Parti québécois agira et réalisera le plan qui l’aura fait élire. C’est ça la gouvernance souverainiste et arrêtez de nous casser les pîeds avec vos maudits référendums sectoriels qui sont la marque d’esprits impuissants, prisonniers de l’étapisme, incapables de se libérer de l’idéologie pseudo-démocratique selon laquelle un gouvernement qui a reçu un mandat clair lors d’une élection ne peut pas gouverner parce qu’il a un autre gouvernement dans les jambes. Pour mettre fin à cette situation, il faut agir, le gouvernement de Québec doit agir et c’est ce que proposent Pauline Marois et son équipe.

L’insistance de Denis Lessard sur les référendums sectoriels au pluriel est suspecte. Quant à l’idée de Pierre Dubuc et Marc Laviolette (qui ne devrait pas être rattachée à l’idée “divisive” de référendums sectoriels) selon laquelle le référendum s’enclenchera quand suffisamment de gens le réclameront, une consultation “d’initiative populaire”, elle mérite d’être examinée parce qu’elle aurait comme conséquence l’implication de plus en plus grande des citoyens, ce que souhaite Pauline Marois quand elle dit : “Le Parti québécois veut mobiliser les Québécoises et les Québécois autour de son projet de pays et c’est ce qu’il fera.”

Le dernier paragraphe de l’article de Lessard se porte du côté d’Ottawa. Il cite Dimitri Soudas, l’attaché de presse de Steven Harper qui essaie de nous faire croire que “depuis 2006, le gouvernement Harper respecte les compétences québécoises et reconnaît les aspirations de la nation québécoise”.

Cette conclusion relève de la propagande fédéraliste qu’André Pratte approfondira dans son groupe l’Idée fédérale, un groupe de “penseurs” qualifiés de non-partisan (quelle farce !) qui lui donnera l’occasion de publier à volonté dans la section FORUM des articles de propagande anti-indépendantiste et c’est déjà commencé.

Pourrons-nous lire dans La Presse de demain le texte intégral du communiqué de Pauline Marois non filtré par Denis Lessard avec son titre : “Plan pour un Québec souverain : une rupture avec l’attentisme.” ?

Robert Barberis-Gervais, Longueuil, 8 août 2009




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Vos commentaires:
  • Denis Lessard et la désinformation
    8 juin 2009, par Gébé Tremblay

    Le gouvernement fédéral a donné 13 million$ sur 5 ans au groupe "Community Network Groups" au Québec pour la défense des intérêts de la communauté anglaise et des immigrants anglophones.

    Voilà une action qui devrait faire parti du plan Marois. Un gouvernement péquiste élu subventionnera des groupes citoyens pour la défense des intérêts du peuple Québécois qui l’a élu.


  • Denis Lessard et la désinformation
    8 juin 2009, par Jean Paul tellier

    Bonjour !

    À la lecture du plan Marois,je constate un langage de bois creux qui dit jamais les mots « pays Québec »,« indépendance »,« unité des forces indépendantistes,« Québec pays unilingue français en tout et partout,« pas de subventions aux écoles privées »,« non à la médecine privée »,« non au protectionnisme américain contre nos entreprises »,« oui aux grosses amendes et prison pour les pollueurs »,« retour au droit de cité des connaissances de base non seulement dans la classe, mais aussi dans les bulletins »,« faire des logements sociaux avec les constructions abandonnées à Montréal »,« laquelle des chartes et des constitutions,fedérale/provinciale,aura la priorité dans un jugement de cour »,etc.

    Le PQ veut que les québécois lui donne un chèque en blanc,comme pour les partis fédéralistes.Il veut garder le Québec province minoritaire dans le Canada monarchique.Le bal des chicanes Ottawa/ Québec est reparti.Aussi le bal de la cour Suprême du Canada.

    Le projet de Pauline signifie que OUI le PQ est autonomiste/fédéralste.M.Lessard de la Presse a dit vrai.

    Entretemps les payeurs de taxes du Québec paieront pour plus de fonctionnaires du rapport unique d’impôt.Harper et Ignatieff ont dit ;« NON Québec ».Charest veut ça aussi.

    La chef péquiste a été plutôt vague sur les moyens à prendre pour conquérir de nouveaux pouvoirs. Mme Marois n’a pas exclu de recourir à des référendums sectoriels s’il s’avérait qu’Ottawa se fasse imperméable aux demandes québécoises.


  • Les vases communicants de la désinformation !!!
    8 juin 2009, par Jacques Lamothe (Trois-Rivières)

    Gesca, le parti libéral du Québec et Radio-Canada travailent en synergie, à la manière de parfaits vases communicants, pour tenter de discréditer le noble projet indépendantiste aux yeux de la population québécoise. Ce qui est consolant dans toute cette triste histoire de désinformation c’est de constater que de plus en plus de québécois ne sont plus dupes des liens qui unissent clairement ces trois grands propagandistes du "fédéralisme de soumission".

    Si nous avions eu dans un passé récent une presse libre et indépendante, non pas désinformative, pour rapporter les faits et événements, le pays québécois existerait depuis belle lurette.

    Vivement une presse libre et indépendante. Vive le Québec libre !!!

    Jacques Lamothe


  • Denis Lessard et la désinformation
    8 juin 2009, par Jean Paul tellier

    Bonjour !

    Si le PQ et le Bloc [ « n’ont pas le courage de se présenter devant l’électorat avec un véritable projet de pays,on ne peut pas (les) considérer comme des combattants .Ils sont plutôt [ « des collabos du régime en place.---Pierre Cloutier,vigile,6 juin 2009 »]


  • Denis Lessard et la désinformation
    8 juin 2009, par MichelG
    Pauline Marois à été claire il n’y aura pas de référendums sectorielles mais une seule élection proposant de rapatrier les pouvoirs Québecois que le fédéral à illégalement envahis . Cette élection donnera le pouvoir pour passer ces lois pour rapatrier ces pouvoirs Québecois etle tout sera suivit par un référendum pour l’indépendance . Avec ce plan personne ne pourra plus détourner notre combat de décolonisation vers notre Pays le Québec et notre ouverture au monde , même pas les partis et les groupuscules financés par des commandites d’Ottawa et même pas les membres des loges avec double salaires.
  • Denis Lessard et la désinformation
    8 juin 2009, par Jean Paul tellier

    Bonjour

    La réponde d’Ignatieff au nouveau PQ autonomiste.


  • Denis Lessard et la désinformation
    8 juin 2009, par Luc Archambault
    Merci M. Barberis-Gervais pour cette analyse de textes qui montre bien comment le PrattiGescagnatiévisme n’est pas propagandiste que dans ses pages Opinions éditoriales et autres mais bien aussi dans la présentation de la « nouvelle » autant dans ses textes que dans la mise en page des ses pages UNES et autres. Voilà bien le début de quelque chose qui devrait être systématiquement démonté, et par là dénoncé. Le Devoir lui au moins en (...)

    Lire ce commentaire

    Merci M. Barberis-Gervais pour cette analyse de textes qui montre bien comment le PrattiGescagnatiévisme n’est pas propagandiste que dans ses pages Opinions éditoriales et autres mais bien aussi dans la présentation de la « nouvelle » autant dans ses textes que dans la mise en page des ses pages UNES et autres.

    Voilà bien le début de quelque chose qui devrait être systématiquement démonté, et par là dénoncé. Le Devoir lui au moins en fait sa UNE, de même que Vigile. Et, cela tranche avec la couverture de GESCA. Pas une journée sans que Ignatieff soit « couvert » sous tous prétextes, et quand rien n’émane de lui, on invente une occasion... tantôt un sondage, tantôt n’importe quoi et son contraire.

    C’est tout dire, leur objectif est bel et bien de rayer de la carte le Bloc québécois dès la prochaine élection et Chantal Hébert, toujours dans Le Devoir, le démontre bien En finir avec le Bloc québécois À lire absolument et à conserver en mémoire quand on lira ici dans Vigile qu’il ne faut pas tout faire pour élire à Ottawa une très forte majorité souverainiste pour contrer le coup de force qu’on tentera de faire aussiôt le PrattiGescagantiévisme au pouvoir. À savoir, faire approuver par la députation du Québec un Canada que n’a pas réellement légitimé Trudeau en ne réunissant pas réellement toute la députation du Québec élue à Ottawa et Québec en se contentant de virtuellement comptabiliser l’allégeance partisane de cette députation supposée en faveur de son abusif et unilatéral Canada jamais nommément soumis aux voix du peuple souverain du Québec et qui s’impose sur son territoire national de force et d’autorité à Québec depuis la Conquête et les lendemains du 13 septembre 1759. Ignatieff lui le fera réellement s’il le peut mais cette fois pour faire valider une reconnaissance de pacotille de la nation ethnique québécoise, une parmi d’autres...

    « Si nous avions eu dans un passé récent une presse libre et indépendante, non pas désinformative, pour rapporter les faits et événements, le pays québécois existerait depuis belle lurette. »

    M. Jacques Lamothe a raison. Et, nous disposons maintenant d’outil nouveaux et formidables... Vigile par exemple. ET, cela change tout. M. Barberis-Gervais en témoigne. Nous pouvons maintenant dénoncer une parole sous influence à l’instant presque de sa diffusion et diffuser une parole autre. Cela a compté dans ces derniers jours. On a cessé de croire absolu la nouvelle de M. Lessard. Aujourd’hui nous savons nous qui lisons Vigile que la suite est pareillement instrumentalisée. Mais il ne peuvent plus le faire comme avant. Car nous savons que ce qu’ils cherchent c’est nous diviser. Il ne peuvent plus parce qu’une masse critique suffisante de souverainistes s’abreuve à une autre source... Vigile...

    Cela compte. La question n’est pas de fabriquer le consentement de tout le peuple. Ce qui compte pour les propagandiste, Noam Chomsky l’a bien démontré, ce qu’il faut c’est emporter l’adhésion d’un petit groupe restreint de personnes qui elles fabriquent le consentement d’un plus grand nombre, qui lui fabrique le consentement d’un plus grand nombre jusqu’à influencer ceux qui comptent pour prendre les décisions ou le peuple entier qui les forces à les prendre.

    Ainsi, il n’est pas besoin de souhaiter une GESCA souverainiste, une Presse souverainiste. Ce qu’il nous faut souhaiter c’est ce qu’on a déjà, en améliorant sa fréquentation et son audience... mais déjà, ce qui se passe ici est fort agissant. ET, par là, il ne manque que peu de chose pour que ce soit plus déterminant encore... par exemple, que les vedettes souverainistes passent par leurs propres médias souverainiste pour parler, donner des primeurs, annoncer des choses, prendre position.

    Suite 1/2 ici-bas


  • Denis Lessard et la désinformation
    8 juin 2009, par Luc Archambault
    Suite 1/2 Ainsi, un jour viendra ou par exemple Vigile est LA référence citée par les médias de masse... et non toujours le contraire... pas toujours du reste... et ce n’est qu’un début... Ce en quoi M. Barberis-Gervais vos interventions font oeuvre utile plus qu’il n’y parait ou plus que certains en pense. Il ne faut jamais sous-estimer ses adversaires, mais il ne faut jamais non plus mésestimer ce que nous sommes (...)

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    Suite 1/2

    Ainsi, un jour viendra ou par exemple Vigile est LA référence citée par les médias de masse... et non toujours le contraire... pas toujours du reste... et ce n’est qu’un début...

    Ce en quoi M. Barberis-Gervais vos interventions font oeuvre utile plus qu’il n’y parait ou plus que certains en pense. Il ne faut jamais sous-estimer ses adversaires, mais il ne faut jamais non plus mésestimer ce que nous sommes et ce que nous faisons. Chaque geste, parole, mot, texte, publication, papier ou virtuelle compte. C’est le peuple qui parle. Mésestimer ce que nous sommes et produisons nous ferait piètres adversaires de ce que nous sommes. Si le défaitisme des uns s’appuie sur cette mésestime il sera contredit par la suite des choses.

    Mais nous avons du pain sur la planches cependant, il nous faut de la constance persévérance, pas seulement de la persévérance abstraite. Il nous faut poser des gestes, parler, écrire en est un promordial, en dépit des apparences. Cela est essentiel et primordial, cela forme et forge la pensée, celle qui préside à toute action ayant quelque véritable pouvoir d’action et d’effets.

    Quand on lit à la suite de votre exposé sous la plume de M. Tellier, que le PrattiGescagnatiévisme a raison contre la raison même, on n’est cependant pas au bout de nos peines. Quand des souverainistes préfèrent croire Gesca contre toute valide dénonciation, plutôt que de se méfier de ce qu’on peut y lire, c’est à se demander si nous ne sommes pas en train de devenir éperdu et fou de douleur, comme s’évertuent les canadianisateurs à nous en inspirer la chose.

    Cependant, M. Tellier a raison sur au moins un point. Il n’est encore question de faire l’UNION du PEUPLE SOUVERAIN du QUÉBEC ( UPSQ ) que sous la bannière électoralistes du PQ. Il n’est toujours pas question de faire l’UNION « des forces souverainistes » l’UNION SOUVERAINISTE du QUÉBEC ( USQ ), L’UNION de toutes les composantes de la mouvance souverainiste.

    Il a aussi raison en disant que ce programme à présenter aux présidents du PQ le 13 juin prochain est incomplet et insuffisant. Mais il a tort de prétendre que c’est là LE programme du PQ. Madame Marois dit bien qu’il est à compléter. Et, il l’est à compléter... M. Tellier a raison de le dire. Nous sommes sur la bonne voie, mais reste bien du chemin à parcourir. Ça tombe bien, nous reste 18 mois pour ce faire.

    M. Tellier mentionne quelques éléments qui pourrait compléter cette intention de rupture manifesté par madame Marois quant à l’attentisme qu’il nous faut faire chose du passé. je les regroupe en trois ordres différents :

    - Ordre de la souveraineté du peuple : « pays Québec », « indépendance », « unité des forces indépendantistes », « Québec pays unilingue français en tout et partout » ;

    - Ordre de la gouvernance du peuple souverain : « pas de subventions aux écoles privées », « non à la médecine privée »,« non au protectionnisme américain contre nos entreprises », « oui aux grosses amendes et prison pour les pollueurs », « retour au droit de cité des connaissances de base non seulement dans la classe, mais aussi dans les bulletins », « faire des logements sociaux avec les constructions abandonnées à Montréal » ;

    - Ordre légitime et légal de l’État valide et légitime : « laquelle des chartes et des constitutions,fedérale/provinciale,aura la priorité dans un jugement de cour », etc.

    Il est étonnant qu’il mentionne « pas de subventions aux écoles privées » par exemple en tant que parti d’un PROGRAMME de SOUVERAINETÉ, alors que cela peut très bien se faire dans l’État actuel provincial par un parti fédéraliste. Alors même qu’il affirme qu’il ne nous faut pas de PQ provincialiste...

    Suite 2/2 ici-bas


  • Denis Lessard et la désinformation
    8 juin 2009, par Luc Archambault
    Suite 2/2 Aussi, il me semble confondre l’essentiel d’un PROGRAMME COMMUN de SOUVERAINETÉ avec un PROGRAMME de GOUVERNEMENT qui prônerait telle ou telle mesure qui peuvent être mises en place par n’importe quel gouvernement dans l’État actuel d’un Canada abusif, ou dans l’État valide et légitime à venir. Ce qui pose la question primordiale du contenu à concevoir, exposer, discuter, qui serait (...)

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    Suite 2/2

    Aussi, il me semble confondre l’essentiel d’un PROGRAMME COMMUN de SOUVERAINETÉ avec un PROGRAMME de GOUVERNEMENT qui prônerait telle ou telle mesure qui peuvent être mises en place par n’importe quel gouvernement dans l’État actuel d’un Canada abusif, ou dans l’État valide et légitime à venir.

    Ce qui pose la question primordiale du contenu à concevoir, exposer, discuter, qui serait l’essentiel sur lequel nous pouvons dans toutes les composantes de la mouvance souverainiste nous entendre sur une PROGRAMME COMMUN de SOUVERAINETÉ.

    Pour cela, il faut en extraire tout ce qui n’est pas primordial et sujet à des affinités électives de gauche, de centre ou de droite. Cela pour faire l’UNION SOUVERAINISTE qu’il nous faut non plus assujettie à la gauche, au centre ou à la droite mais bien celle qui par-dessus ces clivages peut nous réunir sur la nécessité absolue et radicale de fonder nommément sur le territoire national des Québécois et sur les voix du peuple démocratique et souverain du Québec un État valide et légitime. Radical non pas dans le sens d’extrême(s), mais dans son sens étymologique qui évoque la racine de l’arbre que nous sommes ployant heureusement à tous vents sans se rompre. De l’ordre donc de ce qui nourrit et fait croître la l’arbre, et non ses feuilles ou ses fruits. Ces derniers étant tout ce qu’il y a de plus divers, amers ou savoureux, rouges ou bleus ou verts, ou arc-en-ciel, en coquille, avec des ailes, avec une peau soyeuse attrayante ou revêche.

    Ce dont il est question ce n’est pas ce que nous donnera l’arbre c’est de nous entendre sur comment l’enraciner dans notre terroir autrement qu’à l’étroit dans une gaine de transplantation qui nous fait à l’étroit dans se terroir et limite notre croissance d’arbre. Question de nous entendre sur la manière de faire éclater la toile qui enferment nos racines implantées dans cette terre telles qu’abruptement transplantées sans notre accord dans un jardin impérial monarchique qui n’est pas le nôtre.

    Le Canada actuel est répudié par les Québécois qui veulent soit un État souverain ou soit plus de pouvoirs pour l’État du peuple souverain du Québec. Ce qui nous unit toutes et tous dans la répudiation de l’État légal abusif actuel jamais nommément fondé sur les voix du peuple souverain du Québec. Nous restent pour le démontrer de façon tangible à forcer le Canada à se nommément soumettre aux voix du peuple pour le répudier cela en DÉCLARANT dans la LOI du peuple souverain la démocratique invalidité et illégitimité sur le territoire national du Québec de tout État ne s’étant pas nommément soumis aux voix du peuple souverain du Québec, quelqu’il soit, Canada actuel, modifié ou pas, ou État souverain du Québec.

    Il nous faut définir les termes d’un radical et primordial entendement de ce sur quoi nous pouvons nous rassembler et unir, non pas dans une unité nivelante, mais dans une UNION diversifiée qui par ailleurs permet de mettre de l’avant toutes sorte de moyens ou de pratiques ou techniques nous permettant de faire la culture de multiples fruits susceptibles de croître sur nos multiples branches de l’arbre que nous sommes.

    Une conclusion suit ici-bas


  • Denis Lessard et la désinformation
    8 juin 2009, par Jean Paul Tellier

    Bonjour !

    @ Michel G

    Ce que vous dite est faux.Le nouveau PQ est autonomiste/fédéraliste...à la sauce distincte des douze autres provinces et territoires du Canada monarchique.

    Jean Paul Tellier


  • Denis Lessard et la désinformation
    8 juin 2009, par François Therrien
    Ce que vous écrivez est un plaisir et une joie qui renverse la lourde déprime qu’il y a à lire ce genre de textes des Lessard et de bien d’autres Gescaens. C’est un texte qui répare le mal que fait en nous ces inlassables agressions. Leur écriture malhonnête nous autorise et même nous oblige à la rectification de leurs contorsions sophistiques. Peut-être que les Desmarais sont si tarés que leurs journalistes en donnent (...)

    Lire ce commentaire

    Ce que vous écrivez est un plaisir et une joie qui renverse la lourde déprime qu’il y a à lire ce genre de textes des Lessard et de bien d’autres Gescaens. C’est un texte qui répare le mal que fait en nous ces inlassables agressions. Leur écriture malhonnête nous autorise et même nous oblige à la rectification de leurs contorsions sophistiques. Peut-être que les Desmarais sont si tarés que leurs journalistes en donnent infiniment plus que ce que leur actionnaire tyran a besoin et ce précisément pour les faire mal paraître. Une sorte de grève du zèle... Ben alors ça nous autorise d’autant plus à mettre en évidence impitoyablement ce qu’ils nous font.

    Tout texte bien fait comme celui ici nous donne l’exemple d’une tête combative et nous donne le goût d’essayer aussi de le faire nous-même. Quand viendra les moments décisifs ce sera plus facile et un plaisir pour nous de combattre les argumentaires des fédéralistes qué-can.

    Pierre Godin dans l’information opium laisse entendre que les éditoriaux donnent la ligne directrice à suivre pour les journalistes dans la cueillette des informations qui ne deviennent rien de plus que des exemples ou des illustrations de l’idéologie du grand actionnaire Desmarais. Bref la réalité se chargerait dans la presse de dire que le monde est bien tel que Desmarais le conçoit avec l’aide de ses horribles nains. Je me permets un rapide remue-méninge. Toutes mes idées peuvent être larguées donc je ne pleurerai pas. On pourrait faire des petits stages de démolition de textes de Pratte et Dubuc ou faire des concours de meilleur imitation satirique pertinentes des clips ou éditoriaux de Pratte et Dubuc simplement parce que dans la vie il est utile de joindre l’utile à l’agréable. Il ne faut pas oublier que ces jounaleux sont les représentants du cerveau de Desmarais et qu’ils pilonnent tout notre territoire ces effrontés arrogants et sophistes. Cela devrait devenir une sorte de sport nationale semblable au hockey mais en plus intello ou théâtral en favorisant la rivalité pour atteindre l’excellence. Ça nous prendrait un recueil des textes de Dubuc et Pratte les plus effrontés. Ça ne doit pas être bien difficile à faire... Ce n’est pas bon pour la santé de simplement subir. comme le livre de Claude Jean Devirieux semble en donner un aperçu impressionnant dans son manifeste pour le droit à l’information.

    Enfin vous me donnez le goût de relire Les illusions du pouvoir (les erreurs stratégiques du gouvernement Lévesque) que vous avez écrit avec Pierre Drouilly il y a un temps déjà et que j’ai été bien content de trouver dans un bazar.

    Merci encore Monsieur Barbéris-Gervais


  • Denis Lessard et la désinformation
    8 juin 2009, par Luc Archambault
    Conclusion ( ou résumé ) Nous avons le temps de le faire si nous nous y attelons maintenant. Il faut mettre en place ce qui nous permettra de sortir de la division qui est actuellement la nôtre. Et, cela ne passe pas par le seul PQ. Le PQ peut rallier large, tant mieux, mais il ne peut plus rallier et la gauche et la droite. Tant mieux. QS est là pour la gauche, l’ADQ est là pour la droite. Reste à briser le statu quo actuel de la (...)

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    Conclusion ( ou résumé )

    Nous avons le temps de le faire si nous nous y attelons maintenant. Il faut mettre en place ce qui nous permettra de sortir de la division qui est actuellement la nôtre. Et, cela ne passe pas par le seul PQ. Le PQ peut rallier large, tant mieux, mais il ne peut plus rallier et la gauche et la droite. Tant mieux. QS est là pour la gauche, l’ADQ est là pour la droite. Reste à briser le statu quo actuel de la concurrence politique en tout qui assujettit même l’essentiel souverainiste à des partis de gauche, de centre ou de droite. Il faut faire la rupture d’avec cette pratique, pour que s’opère ensuite la rupture de la toile qui enserre nos racines. Une rupture radicale avec autant un idéal désuet d’unitarisme péquiste, qu’avec la division qui est actuellement la nôtre.

    La composante citoyenne pourrait forcer l’électoralisme partisan des partis souverainiste PQ, QS PI et autres à faire cette radicale rupture. Vigile est l’un des lieux pour ce faire. À nous de le faire. Nous pouvons le faire.

    CONCLUSION

    Nous savons que le PQ manifeste clairement l’intention de mettre fin à l’attentisme. Tant mieux, c’est une excellente nouvelle. M. Parizeau a été entendu lui qui au Colloque récent d’IPSO nous disait qu’il faut faire dans l’opposition un certain nombre de chose qui ne peuvent être faite à l’aise au pouvoir. Ça tombe bien nous sommes dans l’opposition.

    Ce qu’il faut faire disait-il c’est

    - questionner nos actes passés ;
    - identifier ce qui cloche dans ce que nous avons fait et qui n’a pas produit le résultat espéré, et tout est ouvert de ce côté ;
    - mais nous devons aussi agir dans la constance pour ce qui a bien marché... à savoir :


    - mettre à niveau une série d’études qui permettent de prendre les bonnes décisions, appuyer bien nos dires et choix à faire

    - par exemple disait-il, demander à des experts de répondre à certaines question : combien on retire ou pas des comptes du Canada ? ; quelle est notre part du service de la dette ? ; quelle est notre marge de manoeuvre ? ; etc... Toutes choses qui ont été faites et qui lui ont permis de dire un jour, on est prêts, on fonce... Toutes choses et calculs qui doivent être actualisés

    Le deuil de la défaite référendaire semble maintenant fait. Nous pouvons maintenant réenligner nos flûtes, nous préparer à foncer. Il nous faut aussi donc mettre à niveaux une série de pratiques fondées sur une situation qui a vécu.

    - Le PQ n’est plus seul, il y a maintenant QS
    - Il ne faut plus compter sur des chefs charismatiques ni les attendre, cela nous a fait remettre notre pouvoir entre leurs mains ;
    - Sans le peuple et la mobilisation du peuple, ils ne sont rien ;
    - Et il ne faut pas compter sur les événements pour avancer : attendre ou préparer les conditions d’un Meech 2 n’est pas la solution. L’Histoire ne se répète jamais.

    En CONSÉQUENCE :

    Suivent les CONSÉQUENCES de cette conclusion


  • Denis Lessard et la désinformation
    8 juin 2009, par Luc Archambault
    En CONSÉQUENCE : Il faut réunir autrement nos forces que dans le seul PQ ; Pour cela il nous faut lieu pour contenir, recevoir le contenu de ce qui peut créer un autre type d’UNION souverainiste capable cette fois de rassembler toutes les composantes de nos forces parties de toute la mouvance souverainiste ; Cela non plus seulement au sommet, charismatique ou pas de l’entourage de nos chefs, mais du haut en bas de la (...)

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    En CONSÉQUENCE :

    - Il faut réunir autrement nos forces que dans le seul PQ ;
    - Pour cela il nous faut lieu pour contenir, recevoir le contenu de ce qui peut créer un autre type d’UNION souverainiste capable cette fois de rassembler toutes les composantes de nos forces parties de toute la mouvance souverainiste ;
    - Cela non plus seulement au sommet, charismatique ou pas de l’entourage de nos chefs, mais du haut en bas de la hiérarchie, de gauche à droite du spectre de siècle des Lumières ;
    - Mais aussi au sommet ; Les directions de toutes les composantes de la mouvance souverainiste doivent pouvoir trouver un lieu neutre de rencontre, un contenant favorisant nettement la rencontre, le rassemblement, l’union, la concertation, la synergie ;
    - Tout en protégeant la diversité et la liberté de mouvement de chaque composantes dans les différent ordre qui les structurent et les différents champs d’opération qui caractérisent leur action et influence :


    - l’ordre politique :
    - l’ordre citoyen et sociétal.

    Le Conseil de la souveraineté pourrait jouer ce rôle, à moins que ce ne soit celui d’un futur RIN² à fonder, si nous le voulons... ou, les trois... ( l’un et l’autre et l’ensemble qu’ils forment ou pourraient former. )

    En attendant, il nous faut exprimer hors le procès d’intention, nos personnelles et collectives intention quant aux termes définissant cet éventuel PROGRAMME COMMUN de SOUVERAINETÉ qu’il nous faut pour préparer la suite des choses et compléter l’intention exprimée ou à exprimer par le PQ quant à ce qu’il pense pouvoir déposer dans 18 mois ce qui sera adopté par le Congrès du PQ.

    Pour l’heure, certes, tout cela est partiel, incomplet et insuffisant.

    Cela dit... que faut-il pour compléter ce qui nous est proposer pour mettre fin à l’attentisme ? À chacun de déposer par exemple ici dans Vigile, ce qui seraient ses intentions capables d’emporter l’adhésion de tout un peuple, à commencer par celle de toutes les composantes de la mouvance souverainiste.

    Mais cela n’est pas suffisant.

    - Il nous faudra des lieux de rencontres, de rassemblement, des lieux partisans, mais aussi des lieux neutres ;
    - Il nous faudra aussi de personnes qui s’attelleront à la tâche d’animation et de concertation de tout ce contenu ;
    - Il faut par exemple, colliger, rassembler, documenter, répertorier et raisonner ce contenu cette oeuvre, comme on a du faire pour les oeuvres de Mozart ou Bach qui sont répertoriés dans des « catalogue raisonnés ».

    Ce qui implique aussi :

    - le classement des éléments de ce contenu ;
    - la diffusion de ce catalogue classé et raisonné ;
    - sa discussion ensuite...
    - enfin : la concertation et l’entente sur l’essentiel jamais assujetti à l’accessoire qui pourra émaner de ces rencontres au sommet, de la base au sommet, ni seulement à la base, ni seulement au sommet, ni les deux toujours séparés... il faut des vases communiquant, et non plus nous livrer à la vase de la confusion, de la concurrence électoraliste et partisane.

    FIN

    C’est à dire... À SUIVRE...



29 novembre

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