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Manœuvres de diversion pour une campagne électorale totalitaire. Serions-nous surpris de lire sur la campagne de Poutine, de Castro ou de tout gouvernement à parti unique du Moyen-Orient ou d’Afrique que le leader roule dans la farine d’hypothétiques opposants en les diffamant, en les ridiculisant sur les médias unidirectionnels ? Que penserions-nous d’une campagne électorale qui mobiliserait les conversations populaires autour de questions « capitales » comme : Céline Dion chantée à L.A. et enregistrée à Londres est-elle québécoise ? Refuser de payer tribut au Pape de SRC le dimanche soir est-il antidémocratique ? Oublierez-vous la dépression économique dans la perspective d’un gouvernement qui rehaussera le sommet d’une montagne pour obtenir des Jeux en 2025 ?
Poudre aux yeux pour une population hypnotisée par les charmeurs électoraux en série. Quand il n’y a plus de médias sur le qui-vive pour rappeler à l’ordre les politiciens qui devraient rendre des comptes sur leur administration. Quand un premier ministre provincial peut éviter, au parlement comme en campagne électorale, d’aborder la condition vitale des citoyens, leurs difficultés quotidiennes, les pistes de solutions pour améliorer leurs perspectives d’avenir. Quand un régime à ce point féodal peut nier à la population toute avenue à des échanges intellectuels, à des revendications légitimes pour son développement identitaire, il y a URGENCE !
INTERNET ! Cette invention, récemment ignorée du grand public quand j’étais encore productif en enseignement universitaire, Internet nous met le Monde au bout des doigts. Désuets les lourds systèmes de recherche en bibliothèque, les encyclopédies familiales, les dictionnaires peut-être même, pour certains foyers. D’un clic, nous pouvons aller chercher la biographie de Périclès et répondre en ayant l’air brillant à un humaniste qui a bossé toute une vie pour approfondir la pensée des philosophes antiques. La culture en condensé. La technologie au service du citoyen. Et ce miracle inespéré, le citoyen qui voit agir le « politicien » doit l’utiliser. Tous ceux qui sont aujourd’hui conscients de la manipulation électorale, de l’engourdissement du peuple besogneux, doivent prendre le clavier pour DÉNONCER ! Notre Nation a été diminuée dans la pauvreté, par les délocalisations (volontaires ?) d’industries, par la neutralisation de l’éducation et par l’appauvrissement du sens critique dans la télévision du divertissement. Il n’est donc pas innocent de voir aujourd’hui un mercenaire fédéral compter sur l’abrutissement de la masse pour obtenir un mandat majoritaire afin de terminer son œuvre d’aplanissement d’une belle différence que Nous portons en Amérique depuis 400 ans. Ainsi nous tous qui ne dormons pas, il nous faut multiplier les efforts dans les sites qui nous sont accessibles pour ouvrir cette campagne à ce que Nous serions si nous étions libres de notre destinée.
EXEMPLE : L’Estonie, petit pays de 1,3 millions d’habitants, indépendant de la Russie depuis 1991, donc à peine sorti du Moyen-Âge, a misé sur sa stratégie de développement des technologies de l’information. Rapidement ses habitants sont devenus parmi les personnes les plus branchées de la planète : 98% du territoire, y compris les parcs nationaux, desservi par le réseau. Ce qui rendit l’e-Estonie vulnérable aux offensives numériques. Au printemps 2007, ce petit pays de la Mer Baltique a été victime de la première cyberguerre de l’histoire. Réseau perturbé pendant 3 semaines, paralysant les activités étatiques, commerciales et bancaires. Un jeune informaticien talentueux a su répondre aux attaques en coupant les ponts entre le réseau Internet estonien et celui du reste du monde. Il s’est mérité l’admiration d’experts internationaux. Depuis, tous les pays se munissent d’unités de surveillance ultra secrète d’agression de cyberguerre.
L’Association canadienne des commissions de police se dit éveillée au fait que la sécurité informatique sera un défi aussi important que la lutte contre les attaques terroristes ou le réchauffement climatique. Son président sortant ajoute qu’à défaut de voir un jour des cyber Casques bleus canadiens patrouiller le Net mondial, il espère à tout le moins que le gouvernement consacrera plus de ressources à la défense du réseau canadien.
(Jonathan Trudel) L’actualité, 1er décembre 2008 : « La cyberguerre
mondiale a commencé. »
Si le « plusss meilleur pays du monde » s’est ainsi laissé devancer de loin par un petit pays libéré de Moscou, que ne pourrions-nous pas espérer des capacités technologiques des citoyens québécois renommés comme hackers ? Mais de ces brillantes perspectives de développement d’un Québec indépendant, ce n’est pas un valet servile à Notre conquérant qui en fera mention en campagne canadianisante.
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

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