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La présidente du Parti québécois, Mme Monique Richard, a proposé hier un amendement au Conseil National pour remplacer l’expression "conversation nationale sur la souveraineté" par "débat sur la souveraineté". Ce n’est pas la trouvaille du siècle, mais bon, c’est mieux que l’insipide "conversation nationale" qui ressemblait plus à une discussion de salon ou de taverne, impromptue et imprévue, plutôt qu’à une véritable consultation citoyenne bien préparée et encadrée.
Quoi qu’il en soit, ce n’est pas en changeant les termes qu’on va changer le fond. La véritable question qu’il convient de se poser à ce sujet est de savoir où, quand et comment aura lieu ce "débat sur la souveraineté".
Rappelons quelques faits de base : il n’y a jamais eu au cours des 8 dernières périodes électorales depuis 1974 (1974, 1981, 1985, 1989, 1994, 1998, 2003 et 2007) aucune "conversation nationale sur la souveraineté" et encore moins de "débat sur l’indépendance nationale". Comme le mentionne Gilbert Paquette dans son livre intitulé "La nécessaire alliance", Les Intouchables, Montréal, 2008, p. 22, lors de la dernière élection en 2007, le chef du Parti québécois d’alors, André Boisclair a même refusé, contrairement au programme et aux statuts, de faire porter l’élection sur le "projet de pays" voté lors du Congrès de juin 2005 et de demander un mandat pour le réaliser sous prétexte "qu’il n’était pas en campagne référendaire". On se rappelle toutes et tous son insipide "feuille de route" provinciale moins exigeante que celle du Parti libéral et préparée en toute hâte à la dernière minute. Tous les députés actuels du Parti québécois ont été complices de cela en participant à la liquidation du "projet de pays" lors du Conseil National de Laval tenu avant l’élection de 2007. Il faut le dire pour que ces derniers s’en souviennent, car la mémoire, comme on dit, est une faculté qui oublie, particulìèrement en politique ! Voir à ce sujet tous mes écrits sur Vigile.
D’autre part, la "promotion de la souveraineté" a toujours été le mythe le plus puissant au Parti québécois, Rappelons-nous le célèbre slogan "sortir, parler, convaincre" dont se sont gargarisé les élites décrochées du parti pendant de nombreuses années et qui ne voulait strictement rien dire, sauf de belles paroles creuses. Rappelons-nous également la fameuse "école sur la souveraineté" mise sur pied et dirigée par le député de Saint-Hyacinthe, Léandre Dion, qui a été un échec patent, dû en partie à un manque flagrant de volonté politique.
Enfin, alors qu’il aurait été indiqué depuis longtemps de faire, au sein du parti et dans la population, des débats sur les modes d’accession à la souveraineté à travers le monde, rien n’a été fait dans les instances locales, régionales et nationales pour informer et former les militants à ce sujet. La simple lecture du chapitre 3 du livre de Gilbert Paquette sur les modes d’accession à l’indépendance des nations au cours des derniers siècles est plus instructive que 35 ans de militantisme au sein du Parti québécois. On comprend aisément pourquoi en lisant le livre de Gilbert Paquette : beaucoup de pays ont accédé à l’indépendance par la négociation, la déclaration unilatérale d’indépendance et sans nécessairement tenir un référendum, ce qui contrevenait au dogme officiel du parti. Alors pourquoi tenir des débats sur quelque chose qui est coulé dans le ciment ? Décidément, l’étapisme de Claude Morin aura fait beaucoup de dommages, dont les plus importants ont été la démobilisation et le découragement de dizaines de militants indépendantistes sincères et dévoués.
La meilleure façon de faire un débat sérieux sur l’indépendance nationale c’est de le faire pendant les campagnes électorales. C’est le moment privilégié où les citoyens sont en mode "écoute" et où ils sont en mesure de faire entendre leurs voix en donnant un mandat à un parti politique par leurs votes. Si la nouvelle direction du Parti québécois est vraiment sérieuse, elle devrait normalement faire porter la prochaine élection sur le "projet de pays" voté lors du XVè Congrès de juin 2005. Il importe peu à la rigueur que le tout soit suivi d’un référendum immédiat. Ce qui importe c’est d’avoir un mandat précis pour agir comme un gouvernement national au lieu d’être un simple petit gouvernement provincial comme l’a toujours été le Parti québécois depuis l’étapisme de Claude Morin.
Qui vivra verra, comme dit l’adage, mais, en attendant, si le passé est garant de l’avenir, il n’y a pas de quoi être trop optimiste ! J’ai crainte qu’en congédiant le référendisme, on en profite en même temps pour mettre aux poubelles une deuxième fois le "projet de pays" et qu’on continue à faire de ce grand parti un petit parti provincial inodore, incolore et sans saveur. Un genre d’Union nationale à l’ancienne servie à la moderne.
Pierre Cloutier
Monsieur Cloutier,
Inutile de parler du PQ : il vient de consacrer la re-fondation de l’UN. Avec son affirmation nationale.
Vous vous demandez, où,comment, quand ? La réponse est simple : dans un parti qui veut faire l’indépendance et non seulement....en parler.
Pierre B.
Pour ceux qui pensent que le PQ n’a pas encore réalisé la souveraineté du Québec parce qu’il n’y croyait pas ou qu’il n’en parlait pas assez, voici quelques statistiques pour aider la réflexion :
Résultat de l’élection de sept. 1994
Parti québécois 44,75 % PLQ 44,40 % ADQ 6,46 % NPDQ 0,85 %
Répartition des sièges à l’Assemblée nationale à la suite des élections générales du :
12 septembre 1994 PLQ 47 PQ 77 ADQ 1
Fait que, en sept. 1994, avec seulement 0,35 % de votes de plus que le PLQ, le PQ a fait élire 77 députés et le PLQ, 47.
Il y a personne qui va affirmer sans rire que M. Jacques Parizeau n’avait pas parlé assez de souveraineté à cette élection là et jusqu’au référendum. S’il n’avait pas eu M. Dumont avec son 6,46 % et M. Bouchard de son bord avec la notion de partenariat au référendum de 1995, le OUI aurait probablement obtenu le même résultat qu’à l’élection de 1994 "44,75 %" puisque qu’on peut deviner que ceux qui ont voté pour le PQ savaient très bien que ce parti voulait réaliser l’indépendance du Québec.
Le PQ doit continuer de tenter de convaincre le plus de Québécois possible de voter OUI pour ne pas risquer de le perdre une troisième fois ou les conséquences possible d’un gain trop serré. Le Où, Quand et Comment devrait se décider par l’exécutif du PQ, j’imagine.
La division des votes entre les 3 ou 4 partis indépendantistes me semble une plus proche menace à la cause parce que le PQ ne peut pas mener le jeu s’il n’est pas au pouvoir ou s’il ne crée pas une alliance ou une coalition avec l’ADQ.
Monsieur Bousquet,
Le référendum de 1995 ne portait pas sur l’indépendance du Québec. Il portait sur la création d’une Confédération. Vous l’avez assez écrit, vous ne devriez pas l’oublier dans vos propos. Si les négociations échouaient en 1995, le PQ s’arrogeait le droit de déclarer l’indépendance unilatéralement à l’Assemblée nationale. Voilà la réalité.
La question que Parizeau voulait poser était la suivante : Acceptez-vous que le QUébec soit souverain, Oui ou NON ? Pourquoi a-t-il changé d’idée ? Pour faire plaisir à Bouchard et Dumont et permettre l’entente signée en juin 1995. La cage à homards était cependant ouverte.
La question fut alors la suivante : « Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l’avenir du Québec et de l’entente signée le 12 juin 1995 ? ».
L’entente du 12 juin 1995 avait été discutée et acceptée par le Parti québécois, le Bloc québécois et l’Action démocratique du Québec. Le texte de l’entente avait été envoyé aux électeurs par la poste durant la campagne référendaire. La loi référendaire stipulait que les négociations avec le Canada et les autres provinces ne devaient pas durer au-delà du 30 octobre 1996, sauf décision de l’Assemblée nationale québécoise.
Que faisait l’Action démocratique dans le camp de la souveraineté ? La réponse à cette question est simple. C’est que le référendum portait essentiellement sur le programme du Rapport Allaire, soit une nouvelle Confédération. La porte ouverte que s’était gardé Jacques Parizeau, était la suivante : en cas d’échec des négociations sur cette hypothétique Confédération, son parti allait déclarer l’indépendance à Québec, sans recourir de nouveau au peuple. Et ça, René Lévesque ne l’aurait jamais fait. Il avait prévu, en 1980, de faire un second référendum afin que la population approuve ou pas les négociations.
En passant, pour vous convaincre de tout cela, relisez donc la question de R. Bourassa, proposé à Bruxelles en 1992. La voici pour votre information.
"Voulez-vous remplacer l’ordre constitutionnel existant par deux États souverains associés dans une union économique, responsable devant un parlement commun ?"
Cette question est exactement celle que le PQ a posée en 1995. Le contenu est le même. Et pourtant Bourassa était fédéraliste.
Que conclure ? Le PQ joue encore sur les mots. Il parle de souveraineté mais ne dit jamais dans quel contexte il place cette souveraineté. Si on y regarde bien, il la place dans le contexte confédéral. Ce qui n’est pas la même chose que l’indépendance nationale.
Pauline vient de reculer et proposera non seulement l’abandon du référendum national, mais le retour au bon gouvernement de René Lévesque. On connaît la suite. Les Québécois n’ont pas de mémoire et ils aiment refaire l’histoire. Ça les amuse et ceux qui se donnent pour mission d’inover, continuent à les tromper.
Pierre B.
À Pierre B.,
J’apprécie vos arguments bien clairs et polis mais je ne suis pas d’accord sur 1 point ou 2 :
Aux référendums de 1980 et 1995, le PQ voulait sortir politiquement du Canada avec une union strictement économique "l’association er le partenariat". Les Québécois devaient perdre leur nationalité canadienne, ils devenaient strictement des Québécois "Québécois, nous sommes Québécois".
M. Robert Bourassa, dont vous faites mention, n’avait pas voulu suivre, à la dernière minute, M. René Lévesque, comme économiste dans le nouveau PQ parce qu’il craignait pour la monnaie que M. Lévesque souhaitait québécoise "Est-ce que vous vous souvenez de la piastre à Lévesque qui a été imprimée en indiquant qu’elle ne vaudrait que 60 sous contre 1 $ canadien ? Ce n’était pas une confédération ça M. Pierre B.
Ce n’est pas pour rien que les fédéralistes appelaient les Péquistes, Séparatisssssss
Non, monsieur Bousquet,
Vous n’avez pas lu les textes. Bernard Landry disait la même chose en 2003, lors de la campagne électorale. On veut le Québec DANS LE CANADA.
Quelle différence faites-vous entre la question de 1995 et celle de Bruxelles. Même question formulée autrement ?
Pierre B.
Je ne suis pas loin de vous donner entièrement raison M. Pierre B. sur les faits évoqués qui sont exacts dont certains peuvent, cependant, porter à interprétation.
Au référendum de 1980, il était question seulement d’association économique et monétaire "le PQ ayant renoncé à une monnaie québécoise" mais il n’était pas question d’association politique qui faisait partie de celui de 1995, sans y être clairement définie.
On ne peut pas dire que le rapport Allaire suggérait une nouvelle confédération puisque le Canada n’en a jamais été une.
Le principal obstacle au OUI en 1980 et 1995 a été la crainte économique de la souveraineté de la part de trop de Québécois et celle de ne plus être Canadiens, par certains. Peurs entretenues efficacement par les fédéralistes aux 2 occasions.
Le PQ avait ajouté à la souveraineté, l’association en 1980 et le partenariat en 1995 parce qu’il croyait dur comme fer que les Québécois n’étaient pas prêts à envisager une séparation complète d’avec le ROC via une simple souveraineté/indépendance.
M. Lévesque avait simplement demandé un mandat de négocier et M. Parizeau a changé la question parce que les sondages indiquaient que le PQ s’en allait directement dans le mur dans les 2 cas. Ce n’est pas M. Claude Morin qui est responsable de la crainte des changements constitutionnels chez les Québécois et M. Parizeau n’aurait pas fait appel à M. Dumont et M. Bouchard s’il avait pensé que le OUI avait une bonne chance de gagner.
Ceux qui pensent que l’indépendance pure a plus de chances d’avoir un OUI des Québécois se trompent. Bonne chance à ces croyants irréductibles !
M. Bousquet,
On voit que vous êtes très actif sur le site de Vigile et que vous vous spécialisez dans l’art de mettre des bâtons dans les roues à ceux et celles qui croient à l’indépendance du Québec.
La principale chose que je vous reproche est de combattre à visage masqué. On ne sait rien de vous. On ne sait pas si vous êtes membre du PQ, de l’ADQ ou du Parti libéral.
Qui êtes-vous M. Bousquet ? Avez-vous milité au PQ ou au RIN ? Êtes-vous membre du PQ ? De l’ADQ ? Du PLQ ?
Facile de prendre les positions que vous avez de façon anonyme, mais vous avouerez que votre crédibilité n’est pas très forte ! Parlez-nous un peu de vous pour qu’on sache qui vous êtes et après on pourra s’ajuster.
Allez, faites un petit effort depuis le temps que vous sévissez sur ce forum.
Pierre Cloutier ll.m avocat Membre du PQ depuis 1970 998, rue Principale ouest Lawrenceville (Québec) J0E 1W0 téléphone : (450) 535-6716 télécopieur : (450) 535-6717 courriel : cloutip@cooptel.qc.ca
Quand on n’a pas peur de ses opînions, on combat à visage découvert. Allez, Monsieur Masqué, faites un petit effort.
Pierre B.
Tous les sondages démontrent que le OUI fait mal quand la question est nettement pour l’indépendance. Seulement avec un lien avec le Canada donnerait un meilleur résultat au OUI.
C’est la réalité pour le moment. Le PQ a compris çela. Vous devriez faire le même.
Les purs et durs n’avaient pas donné des preuves montrant que les Québécois veulent l’indépendance complète.
Ça fait au moins la deuxième fois, dans le dernier mois, que vous demandez des identifications d’auteurs de messages sur Vigile. En voici une partie :
Je suis retraité, c’est pourquoi j’ai le temps de "sévir sur Vigile" autant, je demeure en Montérégie et j’ai même ma photo sur Vigile.
Mon histoire nationaliste a commencé vers 9 ou 10 ans avec les cours d’histoire du Canada à l’école, enseignée par les religieuses St-Joseph dans le temps. On y apprenait que nous, les bons Canadiens, avions été conquis militairement par les vilains anglais qui nous avaient battus sur les Plaines d’Abraham mais pas un mot sur nos Patriotes que notre haut clergé avait réprouvés. Je dirais même que nos religieuses avaient un petit côté indépendantiste ou nationaliste, au moins.
Ensuite, j’ai assisté à quelques assemblées publiques du RIN dont une importante à Valleyfield avec M. Pierre Bourgault qui m’a conforté dans mon orientation nationaliste.
J’ai été membre du PQ depuis sa fondation, je crois en la souveraineté-association ou partenariat et le rapport Allaire me conviendrait aussi.
J’ai contribué au PQ mais je n’y ai pas milité, ce que n’aurait pas permis mon travail du temps et maintenant, je me contente d’écrire sur le sujet et d’en parler à l’occasion.
Je crois que notre fédération canadienne actuelle devrait être abolie parce qu’elle ne protège pas assez le fait français au Canada, est trop centralisatrice avec tous ces ministères dédoublés "fédéral-provincial, contraire à l’efficacité.
Je cherche une solution constitutionnelle qui pourrait avoir l’accord d’une bonne majorité de Québécois pour réussir parce que je me méfie de ce que ferait le ROC suite à une très courte victoire du OUI à l’indépendance. Au mieux, Ottawa tiendrait son propre référendum au Québec ou même "coast to coast" à sa façon ou accepterait avec partition du territoire du Québec, selon moi. "M. Jean Chrétien l’a bien écrit dans son récent livre sur ses mémoires : Je n’aurais pas accepté une courte victoire du OUI comme premier-ministre du Canada" et je le crois sur parole.
M. Julius Grey a pondu une chronique intéressante dans le Journal de Montréal de ce matin, intitulée : L’INDÉPENDANCE GRADUELLE qui suggère une façon de faire l’indépendance du Québec qui pourrait bien être la bonne. L’important n’est pas de se buter mais de contourner pour ne pas se frapper inutilement sur les obstacles.
Je ne crois pas décourager les Québécois à trouver une ou des solutions à nos problèmes qui n’ont pas tous besoin d’être réglés la semaine prochaine vu que nous ne vivons pas en Palestine ou en Afghanistan et que nos martyrs ne sont pas nombreux dans les dernières années.
M.ANTONIO,
Vous me donnez donc raison. En 1980 et 1995, les Québécois ont voté OUI, mais ce OUi signifiait quIls voulaient rester dans le C A N A D A.
Suite au dernier référendum, quelques jours plus tard, des sondages confirmaient que 56 % de ceux qui avaient voté OUI pensaient qu’ils allaient rester dans le C A N A D A.
Et qu’on cesse de parler de purs et durs. On est pour ou contre l’indépendance. Le reste, c’est de la sémanique pour faire avaler la couleuvre.
Pierre B.
Merci M. Bousquet d’avoir répondu à mes questions. C’est tout à votre avantage et au moins je prends acte du fait que, comme moi, vous combattez à visage découvert.
Je note aussi le fait que vous n’avez pas, comme moi, milité dans les structures du Parti québécois et que nous n’êtes pas au courant des détails des programmes que l’on a votés au cours des ans et des statuts de ce parti.
Je ne sais pas si je vous l’ai dit, mais lors du Congrès de 2005, j’ai été une des 3 seules personnes à se présenter au micro pour voter contre l’obligation de tenir un référendum dans le premier mandat parce que je considérais que le mode d’accession à l’indépendance est une question de stratégie qui dépend de la conjoncture politique et des rapports de force.
Il est complètement stupide de se peinturer dans le coin et de télégraphier d’avance les gestes que l’on va poser surtout lorsque l’on sait que le gouvernement fédéral va tout faire pour nous mettre des bâtons dans les roues avec sa loi C-20.
Or, chose que vous ne savez peut-être pas, Mme Marois s’est présentée au micro des "Pour" et elle a parlé juste après moi pour inciter les gens à voter pour cette proposition. Et cette fin de semaine, j’ai eu sur le dos tout l’establishement du parti qui me faisait les gros yeux et me considérait comme un "paria". Aujourd’hui, ils ont tous retourné leurs vestes.
Curieux renversement, car aujourd’hui c’est elle qui exige du parti que cette proposition soit suspendue du programme alors que moi j’en ai exigé le respect, NON PAS PARCE QUE J’ÉTAIS POUR, mais parce cela aurait dû se faire en congrès et non pas en conseil national, car je l’ai écrit et réécrit - et personne ne m’a contredit là-dessus - le conseil national n’a aucun pouvoir pour défaire ce qui a été voté lors d’un congrès. Voir les articles 92,93, 106 a) et 106 c) des statuts.
Moi, je pense que toute la question de l’accession à l’indépendance doit restée ouverte et qu’on laisse au gouvernement élu le choix de décider quand et comment pourrait se faire cette accession.
Sur le fond, je viens de terminer la lecture du livre de Gilbert Paquette, intitulé "La nécessaire alliance", publié chez Les Intouchables et je suis tout à fait d’accord avec lui. L’idée d’une alliance PQ-ADQ et d’un programme commun "repatriement-souveraineté" est une avenue prometteuse en autant que la petite politique ne vienne pas tout faire rater et que les 2 partis profitent de la prochaine élection pour bien exposer leurs options respectives.
Ma seule crainte - à part évidemment la mauvaise foi des décideurs des 2 partis - c’est que les 2 partis camouflent leur option pour atteindre le pouvoir et s’en tiennent à des programmes provinciaux comme ils l’ont toujours fait jusqu’à maintenant.
Je pose donc la question suivante à Mme Marois : est-ce que vous avez l’intention, oui ou non, de respecter le programme du congrès de 2005, en proposant à l’électorat québécois un "projet de pays" accompagné d’un cadre financier d’un Québec souverain, ou, au contraire, est-ce que vous allez faire comme André Boisclair et proposer, en lieu et place, une autre feuille de route provinciale avec un cadre financier provincial ?
Quand j’aurai la réponse à cette question, je saurai à quoi m’en tenir au sujet de la volonté de Mme Marois d’assumer une "gouvernance souverainiste" comme elle prétend.
Par contre, je suis septicque et méfiant, car comme dit l’adage, le passé est garant de l’avenir et je me dis que plus l’empire Gesca applaudit Mme Marois (voir les chroniques de Marissal et de Pratte) plus il y a anguille sous roche.
Ces gens-là, c’est un fait connu, ne veulent pas entendre parler d’indépendance nationale du Québec et ils vont toujours appuyer toute initiative visant à la retarder. C’est cela qui m’inquiète le plus.
Pierre Cloutier ll.m avocat Ex-président du PQ Johnson
M. Cloutier,
Faut pas s’en faire trop avec les fédéralistes, incluant M. Stéphane Dion, qui applaudissent Mme Marois. Peut-être qu’ils espèrent ainsi lui nuire comme Judas le fit jadis en embrassant le Christ.
Le fait que Mme Marois ait changé d’idée sur l’obligation au référendum depuis que vous l’avez confrontée, est un exemple que les individus peuvent évoluer et même, changer complètement d’idée comme M. André Pratte de la Presse qui, après avoir voté OUI aux 2 référendums sur la souveraineté du Québec est aujourd’hui, full-fédéraliste.
Faut aussi ne pas trop s’obliger à présenter un projet de pays parce que la fois que M. Parizeau a présenté son budget de l’an 1, tous les fédéralistes en vie lui ont tombé sur le chapeau en scrutant les moindres chiffres pour tenter de le démolir. Ce qui nous semble une bonne idée au départ peut en devenir une mauvaise, selon la période et les circonstances.
Avec respect, maintenant que je sais qui vous êtes, je diverge d’opinion avec vous.
1 - Si Mme Marois veut se débarrasser des obligations contenues dans le chapitre 1.2.3 du programme officiel- avant les élections - elle devra aller en congrès. A ce moment-là, le PQ deviendra une autre Union Nationale et moi je n’y serai plus.
2 - L’indépendance nationale d’un peuple, ce n’est pas une maladie honteuse et je ne vois pas pourquoi il faudrait avoir honte de le dire haut et fort.
3 - Les fédés vont toujours critiquer quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse. Alors cela va changer quoi ?
4 - Comme je l’ai mentionné, jamais le PQ n’a fait porter une élection sur l’indépendance depuis 1973.
5 - Si Mme Marois est sérieuse avec son "débat sur la souveraineté", qu’elle commence par le faire pendant la période électorale où c’est là que les citoyens sont le plus à l’écoute. Le reste, ce sont des conversations de taverne. Mais je parie qu’elle va s’écraser. ILS SE SONT TOUS ÉCRASÉS À UN MOMENT OU À UN AUTRE, MÊME PARIZEAU LORSQU’IL A DÉMISSIONNÉ. Je commence à croire à l’existence d’une 5è colonne très active au sein du P.Q.
6 - Ce n’est pas avec une attitude défaitiste comme la vôtre, M. Bousquet, qu’on va se donner un pays. Quel malin plaisir avez-vous à toujours répandre sur ce forum votre pessimisme ? Quel plaisir en retirez-vous en essayant de décourager tout le monde au lieu d’inciter les gens à se surpasser et à faire preuve de courage. Un chef militaire qui se comporterait ainsi serait vite remplacé. Quand l’ennemi est là, il faut se battre et non pas aller se réfugier dans les toilettes.
Allez, allez, un peu de courage, M. Bousquet. Un pays, ça se mérite et ça se prend.
Pierre Cloutier
Monsieur Cloutier,
JE dis la même chose que vous depuis 1974 avec l’intrusion du référendum dans le programme du Parti québécois.
J’ai fait deux élections sous la bannière du PQ. Celle de 1970 (25 %) des voix. Et celle de 1973 (38 %) des voix. Et la dernière fois, malgré cet appui à l’indépendance du Québec, je n’ai pas été élu. Je me suis présenté dans ma circonscription en 2003. Comme indépendantiste indépendant. Je préfigurais sans doute le PI...
Depuis 1973, en effet, jamais le Parti québécois n’a présenté l’indépendance du Québec comme enjeu.
Pourquoi ? Le PQ est plus assoiffé de pouvoir que de la libération nationale du Québec. Je vais me faire traiter de fédéraliste parce que je tiens de tels propos, mais j’y suis habitué. Le temps vous donne et me donne raison M. Cloutier.
Je pense que ceux qui rêvent encore du pays à faire doivent aller ailleurs.
Nestor Turcotte Matane
Monsieur Cloutier, faut pas voir les québécois fédéralistes comme des ennemis ou des adversaires à abattre mais comme de futurs souvrainistes. Faut juste les convaincre.
Ça ne me semble pas pessimiste de tenter de voir les obstacles à l’avance afin de mieux trouver un moyen de les contourner quand c’est possible.
Je crois que les Québécois recevraient mieux l’idée d’une vraie confédération canadienne que celle d’une indépendance pure du Québec, ce qui pourrait donner un meilleur pourcentage de OUI mais, je peux me tromper. Qui vivra verra.
Tant qu’à M. Turcotte, on ne vous prendra jamais pour un fédéraliste même si vous critiquez le PQ et son chef tout le temps. Je crois que vos intentions sont bonnes mais que vous voyez plus, comme M. Marcel Chaput, dans le temps, le Québec séparé du ROC que le Québec associé au ROC ce qui n’est pas encore mûr et ne le sera pas plus vite parce que le PQ passerait son temps à en parler. Tout vient à point...

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