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Débat des chefs : Boisclair très solide
14 mars 2007 00:07 Le chef péquiste André Boisclair a démontré une bonne maîtrise de l’ensemble des dossiers touchant à l’État québécois lors du débat des chefs. Il s’est montré le débatteur le plus tranchant, exploitant sans cesse les failles de ses adversaires, en posant et reposant sans cesse la même question sur laquelle ses adversaires trébuchaient. Il a totalement pris Mario Dumont par surprise en demandant à ce dernier quelle était la marge de manoeuvre prévue dans le prochain budget du gouvernement du Québec. Dumont n’a jamais été capable de répondre, tentant d’esquiver la question en parlant des prisons. Sur l’avenir politique du Québec, Boisclair a dérouté de nouveau le chef adéquiste en lui redemandant systématiquement quels pouvoirs il voulait aller chercher à Ottawa, sans que ce dernier réponde clairement. Sur le thème de la gestion de l’État et l’économie, Boisclair a remis sur le nez de Charest par plusieurs fois le cadeau de 350 millions $ fait aux banques et compagnies d’assurance par la réduction de taxe sur le capital. Il a souligné les 33 000 emplois perdus au cours du dernier mois et la faible proportion d’emplois créés au Québec, qui ne représentent que 16 % des emplois canadiens. Par contre, le chef péquiste a continué à identifier l’éducation comme étant la priorité de son parti, alors qu’un récent sondage indique que c’est la santé qui importe le plus pour les Québécois. Il ne faisait dès lors que se conformer au programme de son parti. Mais cela n’est pas de bon augure quand on n’est même pas capable de reconnaître quelles sont les priorités des citoyens. En environnement, les trois candidats obtiennent quant à moi une note frôlant le zéro sur dix. Aucun n’a formellement identifié le lien entre consommation et pollution, de même qu’entre prix énergétiques bas et gaspillage. Ce qui fait donc qu’aucun ne parle d’augmenter les tarifs d’électricité pour encourager les gens à économiser, quitte à redonner les revenus ainsi gagnés d’une autre façon aux Québécois. Au contraire, Dumont et Charest ont uniquement parlé d’augmenter la production électrique. Aucun parti n’a parlé de moderniser les trains de banlieue, alors que nous avons ici Bombardier, la plus grande compagnie de transport en commun au monde. Boisclair propose un crédit d’impôt équivalant à 20 % du prix des cartes de transport en commun. Mais pour que cela ait un impact M. Boisclair, encore faudrait-il qu’il y en ait des transports en commun. Je parle ici d’une offre en quantité et qualité suffisantes pour représenter une véritable alternative à l’automobile. Dumont est celui qui a l’audace, et sans doute dans certains cas le mérite, de proposer des transformations majeures : coopératives de santé, système de santé mixte, abolition des commissions scolaires. Par contre, pour proposer des restructurations d’une telle ampleur, il faut être extrêmement préparé, et M. Dumont est loin d’en avoir fait la démonstration. Sur un dossier relativement simple comme l’assurance-médicaments, il a pointé du doigt l’augmentation astronomique des contributions, mais n’a pas été capable d’identifier clairement des solutions. Charest a joué le rôle du gars qui est au-dessus de ses affaires, comme si son gouvernement avait livré la marchandise et qu’il n’avait rien à se reprocher. Ses adversaires ne l’ont pas vraiment mis en défaut sur le dossier de la santé, alors que s’il y avait bien un domaine où ils auraient dû le faire, c’est bien là. Il faut dire que Charest ramenait constamment la faute du faible bilan en santé sur le précédent gouvernement péquiste, soulignant que ce dernier avait coupé 4 000 lits et que le gouvernement libéral avait dû repartir de là. Toujours est-il que le gouvernement libéral ne mérite pas un deuxième mandat, juste pour ses résultats en santé. Il avait dit aux Québécois en 2003 qu’ils sauraient quoi faire s’il ne livrait pas la marchandise en santé. Avec 1 600 001 Québécois sans médecin de famille, j’espère que les citoyens écouteront son conseil. Je dis 1600 001 car je viens d’apprendre que mon médecin de famille prendra sa retraite en juillet prochain. Je me retrouverai donc moi aussi sans médecin de famille.
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Commentaires (ordre chronologique)Par Michelle14 mars 2007 05:57 michelle_fillion@hotmail.com Merci pour l’analyse que vous faites du débat des chefs. Bravo à M. Boisclair pour ce qu’il a présenté hier soir. Il possédait bien ses dossiers, s’exprime bien.. Bravo aussi pour le choix de sa priorité : l’éducation qui est, selon moi, la base de toute l’évolution de l’être humain, et d’un groupe et bien sûr d’un peuple. Plus les gens sont éduqués, plus ils sont capables de mieux comprendre les choses, de les intégrer, et d’agir en conséquence. Vive l’éducation.. continuons en ce sens..C’est un beau risque ... et cela risque aussi d’améliorer la santé des gens. Merci bien et à la prochaine, Michelle Fillion Par Simon 14 mars 2007 07:23 simon@multiconnex.com J’ai pas eu le loisir hier de tout regarder le débat, mais pour ce que j’ai vu effectivement que monsieur Charrest avait l’air au dessus de ses moyen, monsieur Dumont à certain moment en dessous de ces moyen et que monsieur Boisclair me tapait royalement sur les nerfs, conclusion... j’en ai pas une encore ! Bonne journée ! Simon Par Brigitte 14 mars 2007 10:33 brigitte.beauchemin@!sympatico.ca Bravo effectivement a M. Boiclair qui selon moi avait une avance sur les 2 autres, la maitrise de ses dossiers et aussi une meilleur compréhension du choix des Québécois. Je ne sais pas pour les autres, mais pour la moi l’éducation est une priorité au Québec et si effectivement je suis mieux outillé pour faire face à la santé nous trouverons sûrement des solutions. Car qui dit éducation, dit aussi meilleur compréhension, intégtation et solution de problème. Selon moi M. Boiclair a gagné des points hier au soir et il en gagnera d’autres. M. Dumont croit détenir la solution et je le comprend, il est jeune et il veut que ça change. Mais il doit encore apprendre. M. Charest est quand a lui dépassé ou est-ce lui qui me dépasse ?
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