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Après que [la Conquête] eût arraché de ce sol la souveraineté inconsolable de la France, les ’Français canadiens’ sont convaincus qu’après le siècle d’oppression qui suivit pour eux la conquête anglaise, un second siècle écoulé sous le système défini par l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867 ne leur a pas assuré, dans leur propre pays, la liberté, l’égalité et la fraternité... - Charles de Gaulle - juillet 1967
             
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Il faut que les souverainistes déposent les armes - Alain Dubuc
De quoi nous donner le goût de nous battre encore plus fort !
Pierre Cloutier
Tribune libre de Vigile
lundi 12 mai 2008      230 visites      8 messages


Voici mes amis des extraits du dernier livre d’Alain Dubuc, cet ex-trotskyste devenu éditorialiste à gages pour l’empire Gesca et son "big boss" Paul Desmarais, le mentor du président de la France, le petit Sarkozy, qui sont en train de nous faire une autre job de bras pour les Fêtes du 400e de Québec.

Selon Dubuc, il est temps pour les souverainistes d’admettre leur défaite et de rendre les armes.

De quoi nous donner le goût de nous battre encore plus fort !

"Ce que je suggère, c’est que les souverainistes, et plus particulièrement ceux du Parti québécois, cessent de faire de la souveraineté leur objectif premier, qu’ils défendent les intérêts du Québec d’une autre façon, avec d’autres objectifs. Le temps est venu pour les souverainistes de déposer les armes, d’abandonner le combat dans la forme qu’il prend depuis 40 ans, de modifier le programme de leur parti pour l’ajuster à la réalité politique".

Entendons-nous. Il ne s’agit pas de réclamer une apostasie, de vouloir que les péquistes renient ce à quoi ils croient, qu’ils deviennent libéraux ou qu’ils militent dans le camp du Non. Le fait d’accepter de ne plus se battre pour la souveraineté ne doit pas empêcher un péquiste de croire et d’affirmer que c’est, à son avis, la meilleure solution, le plus beau projet, un rêve merveilleux, tout en reconnaissant que la réalité politique et sociale québécoise le rend impossible et doit le forcer à écarter cette solution. Rien n’empêche un souverainiste de rester souverainiste.

De façon concrète, cela exigerait néanmoins une autre modification de l’article 1, pour le clarifier et sortir du flou actuel. Ce pourrait être une formulation qui, sans renier la souveraineté, affirme par exemple que le Parti, tout en estimant que la souveraineté est la meilleure voie pour le Québec, la définit comme un objectif très lointain qui se fera peut-être un jour si les Québécois en manifestent le désir ; autrement dit, définir la souveraineté non pas comme un objectif immédiat ni comme la finalité de la stratégie politique, mais comme une façon de voir le Québec, d’exprimer l’existence de la nation.

Mieux encore, ce pourrait être une redéfinition du concept même de la souveraineté, une démarche qui me paraîtrait plus limpide et plus cohérente. Admettre que le projet de pays peut prendre d’autres formes que la souveraineté. Et de miser carrément sur une forme d’affirmation en phase avec le sentiment très majoritaire au Québec en faveur d’une démarche autonomiste.

Je tiens à vous faire remarquer respecteusement avec calme mais avec une colère rentrée que c’est exactement ce qui est en train de se passer sous le leadership de Mme Marois. Le Conseil national de mars 2008 a, en effet, mis aux poubelles le "projet de pays" voté lors du XVè congrès, ainsi que l’obligation référendaire pour une période minimale de 2 mandats ou de 10 ans, sans même passer par un autre congrès et en violation du programme officiel et des statuts. L’objectif selon la proposition du Conseil national n’est plus de "réaliser la souveraineté du Québec" mais de "faire progresser le Québec jusqu’à son accession au statut de pays". Dans combien de temps ? 10 ans, 20 ans, 30 ans, 40 ans, 50 ans ? C’est la souveraineté fantasme !

Mme Marois et ses acolytes, au lieu de prendre le taureau par les cornes et de se présenter visière baissée devant l’électorat avec le "projet de pays" comme l’exige le XVè Congrès nous a concocté de façon illégitime et illégale - un conseil national ne peut pas défaire ce qui a été voté en congrès - un projet d’affirmation nationale qui ressemble en tout point à celui que Pierre-Marc Johnson avait préparé en 1987 avec le résultat que l’on connait. Et il n’y a plus de Jacques Parizeau pour nous sortir du trou.

Voilà où nous en sommes rendus ! Il va falloir être courageux, mes amis, si nous ne voulons pas mourir étouffés par la bêtise et la démission des élites péquistes !

Pierre Cloutier ll.m
avocat



Vos commentaires:
  • De quoi nous donner le goût de nous battre encore plus fort !
    12 mai 2008, par Ouhgo
    Devant un ennemi commun, une population normale serre les rangs et fait front commun. Les élections partielles d’aujourd’hui démontrent que ce parti tant honni de Maître Cloutier ne subit aucun dommage de la part des récalcitrants. Maître Pierre doit se boucher le nez, cesser cette rébellion inutile, vorace en énergie, puis laisser les voix porteuses ramener au pouvoir la cause. C’est seulement de là que, avant même de laver notre linge sale, nous pourrons livrer bataille aux 2 petits bonhommes et à l’hydre bicéphale du pouvoir minoritaire qui arrive presque à nous éliminer par ruse. La Victoire réclame que les égos cèdent à l’union pour faire échec à ces secousses assassines.
  • De quoi nous donner le goût de nous battre encore plus fort !
    13 mai 2008

    Non, pas tout de suite, M. Ougho Chezpaqui ! Pas tout de suite.

    Le programme officiel du Parti québécois voté lors du dernier congrès en juin 2005, exige que l’on présente à l’électorat un véritable "projet de pays" concret et emballant avec un cadre financier d’un Québec souverain et de tenir un référendum dès que possible dans le premier mandat. C’EST CELA LE PROGRAMME OFFICIEL DU PARTI QUÉBÉCOIS. Allez sur le site du Parti québécois, vous allez le constater vous-même.

    Ce programme est en vigueur tant et aussi longtemps qu’il n’a pas été modifié par un autre congrès qui doit avoir lieu en 2009.

    Mme Marois a fait un coup de force en faisant adopter par un simple conseil national- en contravention des Statuts - un programme "parallèle" d’affirmation nationale en jetant aux poubelles le projet de pays et l’obligation de le présenter à l’électorat avec un cadre financier d’un Québec souverain et en suspendant l’obligation de tenir un référendum dès que possible durant le premier mandat. Le tout avec MÉPRIS pour les 15 000 militants de la base qui ont participé à la Saison des idées en 2004-2005 et les 3 500 militants du XVè congrès !

    C’est exactement ce que souhaitait et souhaite un fédéraliste comme Alain Dubuc à la solde de l’empire Gesca. Réduire le combat pour l’indépendance nationale à une souveraineté fantasme !

    Et il faudrait en plus qu’on se rallie à cela, M. Ougho Chezpaqui et qu’on se la ferme sans dire un mot.

    JAMAIS. Ce n’est pas nous les dissidents, M. Ougho Chezpaqui. Ce sont Mme Marois et son équipe, qui, par leur attitude et leur coup de force, consacrent la défaite et rendent les armes en remettant à une période de 10 ans minimum toute forme d’accession à l’indépendance tout en la gardant en toile de fond pour calmer les souverainistes et les faire fantasmer un peu. 10 ans ? Que dis-je ? 20 ans ? 30 ans ? 40 ans ? 50 ans ?

    Et vous voulez qu’on se rallie à cela ? Cout’donc, je rêve ou quoi ?

    Quand René Lévesque a fait le pari du "beau risque" en 1984, la moitié du conseil des ministres a démissionné du parti et Jacques Parizeau a essayé de mettre sur pied un nouveau parti indépendantiste. Étiez-vous au monde, M. Ougho Chezpaqui ?

    Quand Pierre-Marc Johnson a fait adopter en congrès - au moins il a eu le courage de respecter les statuts du parti - la doctrine de l’affirmation nationale, des gens comme Gérald Godin et d’autres se sont levés et l’ont mis à la porte. Parizeau est revenu comme chef de l’Opposition en 1989 puis comme premier ministre en 1995 et a mis le cap, envers et contre tous, sur l’indépendance et n’eut été du vol référendaire, le Québec serait aujourd’hui un pays libre et indépendant avec probablement une ferveur collective extraordinaire et des projets à la pelle. Étiez-vous au monde, M. Ougho Chezpaqui ?

    Le statu quo électoral d’hier ne veut rien dire. Le PQ avait déjà 2 députés et ce matin, il a en a 2. Si vous savez compter, cela fait 2=2.

    Je doute fort cependant que Mme Marois puisse remporter les élections générales avec une telle attitude et un tel programme, qui je le répète, est un COUP DE FORCE contraire au programme officiel et contraire aux statuts.

    Y a rien de pire qu’un sourd qui ne veut pas entendre et un aveugle qui ne veut pas voir.

    Moi, je suis entré en résistance et je le demeurerai tant et aussi longtemps que Mme Marois et son équipe seront là.

    Pierre Cloutier


  • De quoi nous donner le goût de nous battre encore plus fort !
    13 mai 2008, par Louis-Joseph Benoit

    Pierre,

    Soyons sérieux, c’est un texte d’Alain Dubuc, pas un communiqué de presse du PQ.

    Puis au fait le PI sera majoritaire et pourra faire l’Indépendance "Dans combien de temps ? 10 ans, 20 ans, 30 ans, 40 ans, 50 ans ? C’est la souveraineté fantasme !"... Votre solution n’est pas plus rapide, au contraire...

    En tout cas, je crois que c’est la dernière fois que je tentes de te répliquer directement ainsi. Je trouve ça déprimant de me battre contre mes compagnons indépendantistes.

    J’espère que vous aussi vous lasserez d’attaquer le PQ et vous rendrez compte qu’en ce moment l’ennemi principal c’est PLQ, pour ne pas qu’il reprenne le pouvoir, et l’ADQ, pour qu’elle disparaisse enfin.

    Du reste je vous souhaites qu’il ressorte, d’une manière ou d’une autre, quelque chose de positif pour le Québec, pour l’Indépendance et pour vous tous de cette entreprise qui est vôtre.

    Mes respects.

    Louis-Joseph Benoit


  • Message à Louis-Joseph Benoit
    13 mai 2008

    1 - Manque de rigueur et d’honnetêté intellectuelle flagrants

    Il faudrait d’abord d’avoir le courage et l’honnêteté de lire le chapitre 1.2.3. du programme du PQ voté lors du XVè Congrès, soit l’obligation de préparer et de présenter à l’électorat un "projet de pays" concret et emballant accompagné d’un cadre financier d’un Québec souverain puis de faire un référendum dès que possible dans le premier mandat. Il s’agit là du programme officiel du Parti québécois qui apparait encore sur le site du parti, si on a évidemment l’honnêteté de s’y rendre et de le lire. CE PROGRAMME EST ENCORE EN VIGUEUR CAR IL N’A PAS ÉTÉ MODIFIÉ PAR UN AUTRE CONGRÈS (le prochain doit avoir lieu en 2009).

    Ensuite il faut avoir le courage et l’honnêteté intellectuelle de comparer ce programme avec la proposition adoptée par le Conseil national de mars 2008 qui a jeté par dessus bord et le projet de pays, son obligation de le présenter à l’électorat et le projet de référendum, pour le remplacer par un programme "parallèle" - contrairement au programme officiel et aux statuts - d’affirmation nationale, où il n’est plus question de "réaliser la souveraineté du Québec" mais de "faire progresser le Québec en attendant son accession au statut de pays".

    Il faut aussi avoir le courage et l’honnêteté intellectuelle de prendre connaissance de la déclaration de Mme Marois, hier soir, dans Pointe-aux-Trembles où elle a dit que l’intention de son parti était de "faire progresser le Québec en protégeant la langue française et son identité". Pas de faire l’indépendance. Exactement comme le programme d’affirmation nationale de Pierre-Marc Johnson en 1987 qu’il faut aussi avoir la curiosité et l’honnêteté intellectuelle de lire.

    2 - Un vote pour le PI sera un vote pour le pays.

    Peut-être que le Parti indépendantiste va prendre du temps, mais au moins ce sera clair : un vote pour le PI sera un vote pour le pays et non pas pour permettre de satisfaire les ambitions d’une femme qui veut devenir à tout prix la première première ministre du Québec province.

    Personnellement, j’aime autant voir les libéraux et Jean Charest au pouvoir pour un autre 4 ans, que d’appuyer un parti dont les dirigeants renient leur idéal, rendent les armes, violent les statuts de leur parti, jettent aux poubelles le projet de pays voté démocratiquement par les 3 500 militants de la base du parti en juin 2005 et ont peur d’affronter l’électorat sur un projet d’indépendance.

    M’en fous royalement que ce parti et ces gens disparaissent de la scène publique, car on les a assez vus depuis 35 ans et cela suffit.

    3 - Bon débarras !

    En ce qui me concerne, je souhaite que dans chaque comté, il y ait de candidats du PI qui vont gruger le vote du Parti québécois, car les vrais dissidents, ce ne sont pas les indépendantistes, mais les décideurs actuels du PQ qui ont si peu de respect pour les militants de la base, les règles de droit interne du parti, la démocratie et l’indépendance du Québec. C’est le Parti québécois qui divise le vote, pas le PI.

    Le Parti québécois n’est plus un parti indépendantiste et je doute qu’il l’ait déjà été, sauf sous Jacques Parizeau. C’est un parti provincialiste, autonomiste, affirmationniste rempli de carriéristes et d’opportunistes prêts à vendre leur idéal pour un plat de lentilles provinciales.

    Quand René Lévesque s’est égaré dans le beau risque, Jacques Parizeau et la moitié du Conseil des ministres ont démissionné. Quand Pierre-Marc Johnson a essayé d’imposer sa doctrine de l’affirmation nationale, il s’est fait virer.

    Il va arriver probablement la même chose à Mme Marois, car je doute fort que le PQ va battre le PLQ aux prochaines élections générales. Et ce sera tant mieux.

    J’irai même jusqu’à dire que cela ne me fera pas grande peine de voir le PQ disparaître comme l’Union Nationale. On laissera alors le champ libre au PI et à ceux et celles qui veulent vraiment avoir un pays et non pas pavoiser à l’Assemblée Nationale et se trouver une job jusqu’à l’âge de la retraite.

    Pierre Cloutier


  • De quoi nous donner le goût de nous battre encore plus fort !
    13 mai 2008, par Gilles Bousquet

    Je ne pensais pas lire sur Vigile ce que vient d’écrire M. Cloutier : « Personnellement, j’aime autant voir les libéraux et Jean Charest au pouvoir pour un autre 4 ans, que d’appuyer un parti (le PQ) dont les dirigeants renient leur idéal »

    Voici un indépendantiste pur qui aime mieux voir le PLQ full-fédéraliste mur-à-mur au pouvoir que le PQ qu’il trouve trop mou de son option souverainiste. BELLE SOLUTION !

    En attendant, atachons nos tuques, le PI s’en vient.


  • De quoi nous donner le goût de nous battre encore plus fort !
    13 mai 2008, par Ouhgo

    Les élections partielles viennent de nous faire la preuve que le PI ne fera jamais aucun dommage au PQ déjà sur place pour combattre l’assimilateur. PI ne lèvera JAMAIS ! Parce que des dénigreurs de la cause en font la propagande mesquine.

    Quand Lévesque a pris son virage, il y a cent ans, les envahisseurs n’avaient pas encore pris d’assaut la France pour "se marrer" de nos divisions puériles et de leur triomphe aux yeux du monde pendant qu’on "gosse" sur le légalisme du parti qui s’est fait flouer à tour de bras sans arbitrage.

    Ne sommes-nous pas assez nombreux ici pour réclamer la fin de cette sinistre farce d’avocasserie ?


  • Message à M. Bousquet
    14 mai 2008

    Mon raisonnement est fort simple, monsieur Bousquet.

    Quand on n’a pas le courage, je dis bien le courage, de se présenter devant l’électorat en toute honnêteté et en toute transparence avec ce qui est censé constitué le coeur et l’âme du Parti québécois, c’est-à-dire un projet et un plan détaillé, précis, concret et emballant d’indépendance nationale, on ne mérite pas de gouverner la province.

    Quand on n’a pas le courage, je dis bien le courage, d’aller en congrès pour modifier un article aussi important que l’article 1 en faisant appel à 300-440 fans dociles et moutonneux, lors d’un simple conseil national, méprisant ainsi ce qui a été bâti depuis 2003, on ne mérite pas pas de gouverner la province.

    D’autre part, quand le PLQ aura obtenu un deuxième mandat - majoritaire cette fois - les gens vont être assez écoeurés qu’ils vont être plus sensibles à un projet d’indépendance nationale - pas un petit projet d’affirmation nationale réducteur et démissionnaire - si un leader courageux (comme Jacques Parizeau en 1989-1995) se lève et remplace les mauviettes affirmationnistes et le contorsionnistes provincialistes de l’équipe actuelle du Parti québécois à moins que d’ici ce temps, le Parti indépendantiste puisse trouver les ressources matérielles et humaines pour devenir un grand parti de masse.

    De toute façon, moi je vais voter pour le PI, mais une victoire du PLQ ne me fera verser beaucoup de larmes.

    Pensez ce que vous voulez, je m’en fous carrément, à pied, à cheval et en voiture.

    Vive l’indépendance du Québec et aux poubelles tous ces progammes d’affirmation nationale qui démobilisent tout le monde. Pierre Cloutier


  • 2è message à Ougho Chepaqui
    14 mai 2008

    Si cela continue je vais vous appeler le concombre masqué. Au sens propre comme au sens figuré.

    En plus de vous cacher derrière un masque, cher concombre masqué, vous dites n’importe pas quoi.

    Aucune rigueur intellectuelle. Aucune analyse sérieuse. Que des bêtises simplistes.

    Je vais répéter ce que j’ai dit à M. Bousquet :

    Quand on n’a pas le courage de se présenter devant l’électorat avec ce qui est censé constituer le coeur et l’âme du Parti québécois, à savoir un projet clair, précis, concret et emballant d’indépendance nationale, on ne mérite pas de gouverner la province de Québec.

    Quand on n’a pas le courage d’affronter les militants en congrès pour faire valoir ses idées et modifier l’article 1 du programme officiel du parti, qui constitue son coeur et son âme et de procéder à la place en catimini par un petit conseil national réunissant 300-400 fans dociles et moutonneux, on ne mérite pas de gouverner la province de Québec.

    Votre réaction à la violation flagrante des statuts du Parti québécois - du jamais vu en 40 ans d’existence - m’indique que vous avez la morale élastique et aucun sens de l’honneur, de l’éthique et de la règle de droit, donc en bout de la ligne de la démocratie.

    Tout ce que vous connaissez c’est la loi du plus fort et celle de la soumission béate et imbécile des bons petits moutons bien dociles.

    Comme vous vous cachez derrière un masque de concombre masqué, je ne sais même pas si vous êtes membre du Parti québécois ou si vous n’êtes pas, au contraire, un agent provocateur provenant du PLQ.

    En tout cas, votre raisonnement ressemble en tout point à celui d’Alain Dubuc dans son livre qui demande aux souverainistes de rendre les armes et de se lancer dans l’affirmation nationale. Son message a été entendu et Mme Marois s’en est chargée.

    Ils ont bien travaillé les libéraux. Ils ont infiltré le parti sous Boisclair et ils continuent le travail de sape comme une bonne vieille colonne sait le faire, jusqu’à réduire à l’impuissance le Parti québécois et l’empêcher de nuire pour une bonne cinquantaine d’années.

    C’est très facile de rire du PI qui commence sa vie active, mais dans le fond, cela m’indique que vous avez beaucoup plus peur de lui que vous le prétendez.

    Je vous mets au défi d’enlever votre masque de concombre masqué, de révéler votre identité et nous dire dans quel comté vous militez pour le PQ et peut-être en passant le numéro de votre carte de membre.

    Je vous donnerais bien la mienne, mais je l’ai brulée récemment. C’est tant mieux comme cela, car ces dernières années, comme président du PQ Johnson, cela m’a coûté plus de 400$ en financement. Je fais donc des économies et surtout je sauve du temps.

    Voulez-vous que je vous envoie mon c-v, cher concombre masqué avec tous les postes que j’ai occupés au PQ depuis 1970 ?

    Pierre Cloutier


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