|
|
| Vigile a besoin de votre appui, n’hésitez pas à contribuer. | |||||
| Financement 2009 |
| Objectif : 20000$ | |||
J’ai envoyé à André Pratte par courriel personnel le texte : La responsabilité de Lucien Bouchard publié sur Vigile avec comme titre : La responsabilité d’André Pratte. Il m’a répondu ceci :
M. Barberis,
Si vous vous donniez la peine de me lire, vous sauriez que j’ai rédigé deux éditoriaux où, sur ce sujet, je prends la DÉFENSE de Mme Marois.
Bonne fin de journée,
—
André Pratte
Éditorialiste en chef
La Presse
7 rue Saint-Jacques
Montréal, Québec
Canada
En complément au texte de Luc Archambault : L’énigme Gesca et les puissants amis du JOKER, voici ce que j’ai répondu :
M. Pratte,
J’avais lu, bien sûr, vos deux éditoriaux intitulés : Crédibilité zéro et Le boulet de Mme Marois. Je les ai relus pour les fins de la présente discussion. J’ai retrouvé la même impression qu’à ma première lecture : ce sont de bons textes honnêtes et équilibrés. Ça me coûte de vous faire ce compliment.
Toutefois, mon appel à vous se situe à un autre niveau. Je vous cite.
“M. Charest a rappelé la mise à la retraite d’un grand nombre de médecins et d’infirmières dans le cadre de la lutte contre le déficit, sous Lucien Bouchard. Bien sûr, il s’agissait d’une erreur. Mais cette erreur fut commise alors que le gouvernement faisait face à une situation financière extrêmement difficile.” (Crédibilité zéro : 14 novembre 2008)
Deuxième citation :
“Et puis, il faut tenir compte du contexte. Le gouvernement du Québec devait absolument réduire ses dépenses. Le réseau de la santé, qui comptait pour le tiers des dépenses de programme, ne pouvait pas être épargné.
Pauline Marois ferait-elle la même chose aujourd’hui, dans les mêmes circonstances ? La question est piégée. La réalité c’est que, dans le contexte de la lutte au déficit qui prévalait au milieu des années 90, n’importe quel ministre de la Santé, péquiste, libéral ou adéquiste, aurait fait exactement la même chose que Mme Marois et son prédécesseur Jean Rochon.” (Le boulet de Mme Marois, 18 novembre 2008)
***
Voici ce que j’ai écrit dans le texte que je vous ai envoyé et que vous ne publierez pas parce que vous n’avez pas la classe de Claude Ryan ou de Michel Roy :
“Il serait temps aussi que La Presse donne des informations plus complètes quand elle traite d’un dossier aussi complexe que l’historique des soins de santé au Québec. Il faudrait peut-être que La Presse, atteinte tout à coup d’un souci d’honnêteté intellectuelle, explique que le déficit du Québec dans les années 96 et 97 a été aggravé par les coupures du gouvernement fédéral de Chrétien-Martin de 2.3 milliards dans les soins de santé. Peut-être que l’historien du fédéralisme André Pratte pourrait expliquer aux lecteurs de La Presse les décisions prises par le gouvernement fédéral après la victoire à l’arraché du référendum de 1995 pour étrangler financièrement le Québec et accumuler des surplus sur le dos des provinces.” (La responsabilité de Lucien Bouchard, Vigile.net, 19 novembre 2008)
Donc mon intervention, en ce qui vous concerne, porte sur la cause de “la situation financière difficile” et du “cadre de la lutte au déficit”. Je vous demande, pour vos lecteurs, d’expliquer votre remarque : “Et puis, il faut tenir compte du contexte. Le gouvernement du Québec devait absolument réduire ses dépenses”.
Mon ironie sur “l’historien du fédéralisme” pourrait être retirée si vous accédez à ma demande au lieu de réclamer qu’il y a urgence (quelle facétie !) qu’on sorte la politique des hôpitaux.
A votre crédit, Denis Lessard a publié une mise au point de Bernard Drainville sur les admissions chez les infirmières et indiqué que M. Plamondon est un libéral. Pendant que vous publiez vos éditoriaux vertueux “à la défense de Pauline Marois”, vous publiez quand même une lettre du libéral Plamondon qui accuse fortement Pauline Marois et dont le message est relayé par un article de Denis Lessard. Vous cognez deux fois sur le même clou.
Vous gagnez ainsi sur tous les tableaux. Vous publiez Plamondon mais moi vous ne me publierez pas comme vous ne publiez pas les interventions des participants de Vigile.net. Vos histoires sur la fatigue de Pauline Marois ont l’air bien innocentes mais elles ne le sont pas. C’est touchant de voir La Presse s’intéresser à la santé de Madame Marois.
Vous vous croyez bien malins à La Presse et malheureusement vous l’êtes. Vous sentez la mauvaise foi comme un ivrogne sent la tonne à plein nez.
Bonne santé monsieur Pratte. Continuez votre beau travail en faveur de Jean Charest que Luc Archambault appelle le JOKER et en faveur du fédéralisme en général ce qui est l’option de votre maître Paul Desmarais qui a passé sa vie à s’enrichir personnellement pendant que Jacques Parizeau passait sa vie à travailler en faveur de la collectivité québécoise.
Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 20 novembre 2008
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —

1275$ 6%
|
Pour contribuer en ligne
|