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En souvenir du plus grand homme d’État que le Québec moderne a produit.
Courriel à René Lévesque
Je ne sais pas ce qui va arriver dans les mois qui viennent, mais on dirait qu’il manque un souffle nouveau à ce peuple démoralisé. Le cynisme est partout. Il nous manque la précision d’un vrai projet emballant. Une aventure folle à réaliser. Pas seulement pour déplacer de l’air, mais pour ressouder cette nation avachie, inconsciente et parfois tellement ignorante.
Nestor Turcotte
Tribune libre de Vigile
jeudi 1er novembre 2007      387 visites      8 messages


Monsieur Lévesque,

Depuis votre disparition subite de la scène publique le ler novembre 1987, les choses ne se sont guère améliorées au Québec. Vous ne le savez sans doute pas, mais après la déconfiture de Pierre-Marc Johnson avec son affirmation nationale, - reprise maintenant par un certain Mario Dumont, nouveau chef de l’Opposition - Jacques Parizeau a été élu chef de votre parti, le 19 mars 1988. Il est devenu, par la suite, Chef de l’opposition officielle, le 28 novembre 1989. Après avoir pris le pouvoir en 1994, il a tenu un autre référendum, en octobre 1995. Les Québécois ont dit non une deuxième fois. Parizeau a quitté rapidement la scène politique. Il ne se voyait pas diriger une province. Il voulait diriger un pays. C’était donc logique qu’il s’en aille.

Un ministre conservateur, démissionnaire à Ottawa et qui avait fondé un parti appelé le Bloc québécois, - et je sais que vous étiez contre la présence d’un parti séparatiste à Ottawa - a laissé son poste de l’autre côté des Outaouais et est venu prendre la place de votre ancien Ministre des finances. Il n’est pas resté longtemps lui non plus. Il a vite compris qu’il échouerait où vous avez tenté désespérément de réussir. Son retour à la pratique privée a permis à un autre de vos anciens ministres d’occuper le siège de Premier ministre. Les choses se sont ensuite gâtées pour lui. Échec électoral en 2003. Démission en juin 2005 au congrès national du parti. Regret camouflé. On l’accuse de jouer maintenant le rôle de belle-mère. Je trouve cette expression méprisante. Pour les belles-mères !

Votre parti, monsieur Lévesque, a vécu par la suite un épisode rocambolesque. Neuf aspirants - rien de moins - pour occuper la chefferie de votre parti ! Quels prétentieux ! Dans votre temps, ce n’était pas de même. Personne n’osait se dire meilleur que vous, car, tous savaient que vous étiez irremplaçable. Après une interminable tournée dans tout le Québec, les militants ont ensuite voté. Par téléphone. Un jeune loup a pris momentanément la tête de votre formation politique. Au passé controversé, le nouveau leader a mené le PQ, en mars 2007, à la pire raclée depuis celle de 1970. Il va démissionner le 15 novembre prochain.

Maintenant, votre parti est mené par une femme. C’est la première fois dans l’histoire du Québec qu’une dame est à la tête d’un parti. C’est tout un changement. Je trouve cela sain. Elle a été élue sans opposition. Le chef du Bloc séparatiste d’Ottawa a bien tenté de venir lui barrer la route, mais il est retourné là-bas aussi vite qu’il est venu. Le nouveau chef du PQ vient tout juste d’arriver à l’Assemblée nationale. Celle-ci a été élue dans le comté de Charlevoix. Dernièrement, on a parlé d’elle pendant une bonne semaine, au sujet d’un château qu’elle a à l’île Bizard. Vous auriez dû voir la saga. Je passe sous silence les détails. Pour faire diversion, elle nous parle actuellement d’identité québécoise. Elle semble ne pas savoir trop ce que c’est, la pauvre ! Elle ramène l’identité d’un peuple à la protection de la langue française. Vous qui avez fait votre cours classique chez les Jésuites, vous savez que l’identité du peuple québécois prend ses racines dans trois grandes traditions du monde occidental : la tradition grecque, la tradition romaine et la tradition chrétienne. C’est là où se trouve l’identité québécoise. Je luis ai envoyé un texte sur ce sujet. Je n’ai pas eu de réponse.

Je vais maintenant vous en apprendre une autre bonne. Votre parti, non seulement n’est plus au pouvoir, mais il est devenu le deuxième parti d’Opposition à Québec. A l’Assemblée, on dit malicieusement que votre parti siège dans le poulailler. En plus, je dois vous dire, monsieur Lévesque, que l’idée de l’indépendance prend de moins de place dans votre ancienne formation politique. Vous non plus, à ce que je sache, vous n’étiez pas en faveur de l’indépendance du Québec. Au fond, ce que vous vouliez, et c’est l’historien Godin qui rapporte cela dans le tome III de votre biographie, c’était refaire une véritable Confédération. Vous appeliez cela une souveraineté-association, mais c’était, au fond, la même chose. En fait, vous étiez comme le peuple que vous représentiez si bien : vous souhaitiez plus de pouvoirs pour le Québec, sans vous détacher du lien confédéral. Il y a un certain Mario Dumont, comme je l’ai dit avant, qui est devenu depuis l’élection de mars dernier, Chef de l’Opposition à Québec, et qui dit la même chose que vous. Mais avec des mots différents.

Une nouveauté encore. Le nouveau chef du PQ ne veut même plus parler et entendre parler de référendum sur l’indépendance nationale. Vous, au moins, vous nous aviez fixé une date butoir. Le nouveau leader dit qu’il veut attendre que le peuple soit prêt avant d’en faire un autre. Il cherche les conditions gagnantes. C’est le peuple qui va lui dire quand faire une nouvelle consultation populaire. C’est nouveau pour vous, hein ? Moi aussi ! Je pensais que c’était aux dirigeants d’une formation politique de dire ce qu’il faut faire en politique afin de les stimuler à combattre et non attendre que le monde lui dise qu’est-ce qui serait le mieux à faire dans l’immédiat et dans l’avenir. Maintenant, selon le nouveau chef, c’est le peuple qui va dicter l’orientation que le parti doit prendre. Si le peuple souhaite que l’indépendance ne se fasse pas, il suivra le peuple. Ça fait drôle, hein ! de voir un chef indépendantiste ( ?) ne plus parler de l’indépendance et attendre que le peuple lui dise quand ce sera le temps d’en parler. Ma foi, c’est le monde à l’envers !

Et là, tenez-vous bien, je vais vous en raconter une autre bonne. Le nouveau chef du PQ veut présenter un projet de loi à l’Assemblée nationale. Le projet de loi 195. Il porte sur l’identité québécoise. Depuis que l’affaire est sortie dans les médias, le texte du projet de loi est loin de faire l’unanimité. Je sais que vous n’étiez pas chaud devant le projet de loi de Camille Laurin, la loi 101. Je me souviens, j’étais dans les galeries de l’Assemblée lorsque votre gouvernement l’a votée le 27 août 1977. Moi, puis ma gang de « chums », on a crié : VIVE LE QUÉBEC LIBRE et on s’est fait sortir par la police. C’était normal : la police ne pouvait pas endurer des gens qui criaient fort leur liberté !

Je me demande ce que vous penseriez du projet de loi de votre dernier successeur. Des éminents constitutionnalistes de l’Université de Montréal, des chefs syndicaux, des avocats et de simples citoyens viennent de manifester leur opposition au projet de loi du PQ. Josée Legault, ce matin, décrit bien le projet Marois. Je vous la cite au texte : « Si ce projet devenait loi, une fois qu’un immigrant résidant au Québec obtenait sa citoyenneté canadienne et tous les droits démocratiques qui s’ensuivent - droit de voter, de se présenter à une élection, etc. -, il aurait ensuite le choix de présenter une demande au ministre de la Justice pour obtenir sa citoyenneté québécoise.

S’il répondait aux critères prévus, dont avoir une connaissance appropriée du français, du Québec et des responsabilités et avantages conférés par cette citoyenneté ainsi que prêter serment de loyauté au peuple et à la constitution du Québec, il obtiendrait sa carte de citoyenneté. Cette citoyenneté québécoise lui donnerait le droit de se présenter à une élection, de financer un parti et d’adresser une pétition à l’Assemblée nationale ».

Je suis certain, avec les bonnes connaissances que vous aviez en droit, - même si vous n’avez jamais obtenu votre baccalauréat en droit pour les raisons que l’on sait – vous ne pourriez pas être en accord avec le chef du PQ actuel. Selon moi, le projet de loi est anticonstitutionnel et illégal puisqu’il ne revient pas à l’Assemblée nationale de régir la citoyenneté des gens, cette compétence relevant pour le moment de l’autorité fédérale. Le projet du PQ est de plus discriminatoire puisqu’il crée, dans une société démocratique, deux classes de citoyens. Dès que je peux mettre la patte sur le texte du projet de loi, je vous l’envoie par courriel. Avec Trudeau, Bourassa et les autres, vous discuterez la question et vous m’enverrez, dès que possible, vos commentaires célestes.

Bref, je vois la chose comme je la voyais lors de la promulgation la loi 101. Cette loi faisait du français la seule langue officielle du Québec alors que le Québec, encore dans le Canada, avait deux langues officielles, selon la constitution canadienne. Comprenne qui pourra ! Le nouveau projet de loi péquiste tombe dans le même travers. Le PQ veut une citoyenneté et une identité québécoise comme condition d’exercice du droit de voter et d’être candidat à une élection alors que la charte des droits et libertés canadienne affirme le contraire. On veut faire des pans d’indépendance par la bande et ça ne marche jamais. Le peuple ne veut pas faire l’indépendance au Québec mais on s’amuse à en faire momentanément des morceaux qui sont vite déboutés par les tribunaux. Pour un peuple sans histoire, on est un peuple plein de « fun », comme dit Gilles Vigneault. Vous ne devez pas nous trouvez bien drôles, hein ! monsieur Lévesque.

En terminant, monsieur le Premier ministre – excusez-moi, mais je vous appelle encore comme cela, car vous êtes toujours pour moi LE premier ministre du Québec, ici, le climat est désolant. On gère à la petite semaine. Les routes sont en très mauvais état. Les infrastructures aussi. Il y a des viaducs qui tombent. Le système de santé craque de partout. Le Québec vieillit. Les familles sont disloquées. On ne fait plus d’enfants et ceux qui sont là sont brouettés du matin au soir par des parents séparés. Le nombre de vieux augmente. Les hôpitaux débordent. Les jeunes décrochent du milieu scolaire. Surtout les garçons. Les burn-out ne se comptent plus dans les milieux professionnels. Dans les écoles, les élèves sont dégoûtés. Ils ne savent plus lire et écrire. Les derniers ministres de l’Éducation ont procédé encore à une réforme scolaire et, somme toute, avec tant de milliards investis, l’ignorance fait des progrès. Et le mécontentement se généralise.

On a aussi présentement une commission sur les accommodements à faire avec les minorités. Comme on ne veut plus avoir d’enfants et qu’on les tue allègrement avant qu’ils naissent, - société distincte oblige - on doit importer des dizaines de milliers d’immigrants, chaque année, pour occuper les emplois disponibles. Leur arrivée massive pose bien des problèmes. Encore. La situation financière du Québec n’est pas rose. Les impôts sont élevés. La grogne est partout. Une consolation : on entend moins les chefs des syndicats s’exprimer sur la place publique. Il y a encore eu sous le gouvernement libéral de Jean Charest des lois spéciales, comme celles que vous avez passées en 1982 et qui font encore rager les enseignants. Mais on chiale de moins en moins dans les milieux concernés. Il y a des limites à peaufiner une convention collective. Bref, la crise est généralisée. Si vous voyez cela du haut de votre maison céleste, vous ne devez pas être bien fier de nous. Moi, je vous le dis sincèrement, je m’ennuie de vous. Vous, vous preniez le temps de venir nous voir dans nos coins de pays. Vous nous aimiez et on sentait que vous nous aimiez. Vous n’étiez pas au-dessus de nous : vous étiez avec nous, près de nous, et vous parliez la langue du pays.

Je ne sais pas ce qui va arriver dans les mois qui viennent, mais on dirait qu’il manque un souffle nouveau à ce peuple démoralisé. Le cynisme est partout. Il nous manque la précision d’un vrai projet emballant. Une aventure folle à réaliser. Pas seulement pour déplacer de l’air, mais pour ressouder cette nation avachie, inconsciente et parfois tellement ignorante. Il n’est pas facile d’affranchir ceux qui vénèrent leurs chaînes. Certains matins, je me prends à espérer votre retour. Ou tout au moins, à voir arriver un autre René Lévesque. Pour redonner espoir, dire les choses vraies, parler et expliquer comme vous le faisiez devant votre tableau noir. Je me prends à espérer un nouveau Lévesque qui sillonnerait notre vaste territoire, qui se ferait voir comme vous le faisiez et qui ne se cacherait pas derrière des communiqués de presse. Un homme issu du peuple et vivant avec et pour le peuple. Un homme du terroir. Un homme sans langue de bois. Qui ferait ce que vous avez fait tant de fois : venir voir le monde et permettre aux petites gens de vous parler, vous toucher, vous questionner.

La solution pour sortir de notre grisaille, je dois vous l’avouer, je ne l’ai pas trouvée. Les jeunes – et j’en étais dans votre temps – voulaient autre chose. Maintenant, ils semblent ne plus vouloir rien. Ils sont déconnectés. Ils sont ailleurs. Ils sont sur une nouvelle invention que vous n’avez guère connue. Ça s’appelle l’Internet. C’est avec cet instrument que je vous écris ces lignes. C’est la nouvelle façon de communiquer entre nous. On se dit les choses maintenant sans se voir. Avant, on exigeait de se voir pour se comprendre et communiquer ensemble. Maintenant on s’écrit des courriels. On « chatte », comme on dit entre internautes. Même à deux rues l’un de l’autre, on s’écrit. On ne se parle plus : on pitonne. C’est sans doute pour cela que le Québec est tellement différent. Il vit dans le monde virtuel. Avec cet instrument, on se donne l’impression de tout changer. Mais ce sacré instrument nous isole et nous paralyse dans bien des domaines. Je trouve cela tragique. Les hommes contre l’humain quoi !

J’aurais tant de choses encore à vous dire, monsieur Lévesque. Mais je dois répondre à mes autres courriels. Moi aussi, je suis pris par la petite machine. Dites un beau bonjour à Robert Bourassa, le nationaliste. Il est parti trop vite celui-là. Peut-être que s’il avait eu quelques années de plus, il vous aurait rejoint sur le terrain où il vous a quitté en 1968. Enfin, je dois vous dire que, politiquement, on tourne joliment en rond depuis plusieurs années. C’en est étourdissant. Si j’avais quelques années de moins, je vous le jure, je tenterai de briser ce cercle de l’indifférence et de l’ignorance.

A moins d’un évènement imprévisible, je ne saurais vous dire ce qui va advenir du Québec futur. Pour me redonner de l’espoir, je relis certains de vos anciens discours. Dans les salles enfumées de l’époque, c’était griserie de vous entendre. Maintenant, les politiciens n’osent même plus louer de salles pour parler au monde. Ils parlent à des caméras et il y a des personnes préposées pour rapporter aux auditeurs, au bulletin de nouvelles de soirée, ce qu’ils veulent transmettre comme message. Le monde ne voit plus les gens qui dirigent la nation. Ils contemplent leur image, écoutent leurs discours creux sur des écrans de télé ou cathodiques. Les politiciens n’ont plus aucune couleur. Ils ne souhaitent qu’une chose : se faire élire et se faire réélire afin de toucher éventuellement une substantielle pension. Le reste, ça ne les préoccupe pas beaucoup.

En attendant de se voir bientôt, je vous laisse sur ces lignes. Si vous avez une recette pour changer la morosité qui nous gangrène tous, vous pouvez m’écrire. En haut du message, vous trouverez mon adresse. Saluez Dieu pour moi. Je parle de lui souvent, mais je ne sais pas trop qui il est. Si vous voulez me le décrire un peu, lors de votre prochaine missive, ça m’aiderait bien dans mes conférences. On me pose souvent la question : qui est Dieu ? Et je suis bien embêté d’y répondre. D’ailleurs, au pays des accommodements, ce nom n’est plus prononcé. C’est comme si on avait honte de savoir que sa présence a marqué profondément notre histoire collective.

Ne fumez pas trop, monsieur Lévesque. Et envoyez-moi quelques lignes entre deux parties de poker. Je les mettrai sur ma page web. Vous ne savez pas ce que c’est, mais je vous expliquerai la prochaine fois.

Nestor Turcotte
Matane

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —



Vos commentaires:
  • Courriel à René Lévesque
    1er novembre 2007, par Jacques Bergeron
    Prétendre que René Lévesque fut le plus grand 1er ministre du Québec, c’est oublier Honoré Mercier et Jacques Parizeau, et peut-être Jean Lesage ? Qu’il ait été un excellent 1er ministre , on ne peut le nier. Qu’il fut le plus grand, on pourra en reparler ? Ce n’était certainement pas en proposant la « souveraineté/association » à notre peuple qu’il a su démontrer sa grandeur.Ce n’est pas non plus en faisant tout ce qu’il pouvait pour éliminer ses adversaires, comme Pierre Bourgault et Marcel Chaput entre autres,afin de conserver sa main-mise sur « son » parti,que d’aucuns ont pu appeler de la dictature, sous un air de fausse humilité, à l’intérieur du Parti Québécois,qu’il a su démontrer sa grandeur « politique » ? En cette période anniversaire de son décès, il aurait été préférable de faire chanter une messe à sa mémoire, plutôt que de se perdre dans des phrases qui ne visent qu’à valoriser un homme qui n’a pas vraiment besoin de ce genre de flatterie.Il fut un excellent premier ministre par toutes les lois que son gouvernement a adoptées. Conservons cet excellent souvenir de René Lévesque. Il a bien mérité de la Patrie Québécoise, même s’il n’a pas su la mener vers l’indépendance.
  • Courriel à René Lévesque
    1er novembre 2007

    Monsieur Bergeron

    Mon copier-coller n’était pas le bon. Mille excuses...

    Je me reprends.

    Je suis en grande partie d’accord avec vos remarques. J’ai parlé ici de l’homme qui s’appelait RENÉ LÉVESQUE. J’ai cependant mentionné un peu ce qu’il avait fait avec notre projet national. En ce sens, Jacques Parizeau, l’indépendantiste, le seul, a été le meilleur. LE plus plus grand si vous voulez. Je l’appelle le meilleur.

    René Lévesque était un homme près du monde. Jamais on a eu un politicien si près de « son » monde. C’est pourquoi je dis qu’il fut « le plus grand » parce qu’il s’est fait le plus petit, le plus près de tous.

    Pour le reste, je me suis expliqué amplement ailleurs. René Lévesque n’était pas un indépendantiste. C’est pourquoi, la présence de Bourgault l’horripilait.

    Je me suis fait charcuter par les péquisto-confédéralistes pour avoir dit une telle chose. L’historien Godin confirme mes pensées dans le tome III de son ouvre. Je sais que je vais me faire déchirer une autre fois. Je suis habitué. Je ramasse les morceaux ensuite. Et je repars.

    Pauline ne croit pas plus que Lévesque à l’indépendance du Québec.....C’est pourquoi, faut-il le redire et l’écrire, le PQ ne fera jamais l’indépendance. Il est encore temps de se donner un nouvel outil. Avec un chef qui sait où il s’en va. On pourrait alors assister à la renaissance rapide du mouvement indépendantiste. Pour le moment, il n’existe plus de mouvement qui mène à l’indépendance du Québec. Il y a des députés péquistes qui ferraillent tous les jours afin de se faire réélire une autre fois. Ils n’auront plus jamais mon vote. La présence d’une bonne dizaine de députés indépendantistes dans l’enceinte de l’Assemblée nationale ferait avancer les choses bien plus rapidement que les quelque trente députés péquistes élus en mars dernier et qui ne prononce jamais le mot « indépendance » dans leurs discours.

    Nestor Turcotte


  • Courriel à René Lévesque
    1er novembre 2007, par Rappel

    Et c’est reparti : M. Turcotte, je me permets de vous rappeler l’exaspération de Mme Ferretti devant vos sempiternelles rodomontades épistolaires, en date du 15 oct. dernier sous le titre de la Trilogie de Pauline :

    "je me contenterai de l’explication que vous voudrez bien me donner de celle que vous faites entre une analyse de l’évolution du mouvement indépendantiste contemporain et le dénigrement revanchard d’un péquiste déçu de n’avoir obtenu aucune reconnaissance de son engagement dans le Parti, comme si un militant devait attendre quoi que ce soit d’autre que la satisfaction d’avoir agi par conviction.

    Je suis fatiguée, monsieur Turcotte, de vos radotages plaintifs, entre tous écrits, les plus indignes d’un philosophe."

    Andrée Ferretti.


  • Courriel à René Lévesque
    1er novembre 2007, par Raymond Poulin

    « Pour le moment, il n’existe plus de mouvement qui mène à l’indépendance du Québec. » Complètement d’accord, monsieur Turcotte ; idem quant à vos déclarations sur Lévesque et Parizeau.

    Raymond Poulin


  • Courriel à René Lévesque
    1er novembre 2007

    Chère Madame Ferretti,

    Du calme, chère Madame. Si j’écrivais la même chose à votre sujet, on me taxerait de je ne sais quoi. Je connais le mot, mais je n’ose l’écrire.

    Ne m’attaquez pas. N’attaquez pas ma personne. Je suis peu dans tout ce débat. Contentez-vous des faits. Uniquement des faits. Et si ça vous fatigue de me lire, ne me lisez pas. Si les faits que je rapporte ne sont pas vrais, dites en quoi et où ?

    Écoutez les nouvelles de Radio-Canada, ce soir, pour savoir la suite. Le PQ, en 2001, alors que Bernard Landry était Premier ministre, était contre le projet d’une citoyenneté québécoise. Madame Marois siégeait au conseil des Ministres et était vice-premier ministre, pourquoi a-t-elle changé d’idée ? De la petite politique à la petite semaine ?

    Je continuerai à vous lire, chère madame, si vous écrivez sur ce site, mais je n’insulterai pas votre personne et je ne répondrai plus à ce que je pourrais appeler un certain procès d’intention. Mes parents m’ont formé à la politesse et je continuerai à suivre leurs pas.

    Je ne vous connais pas. Je ne vous ai jamais rencontrée. Tout ce que vous savez de moi, c’est par personne interposée. Et ça, je dois vous dire qu’il est très dangereux de porter un jugement sur une personne, sans l’avoir rencontrée.

    Avec amitié quand même ! Et Vive le Québec libre !

    Nestor Turcotte Matane


  • Courriel à René Lévesque
    2 novembre 2007, par Solange Miller

    Merci Monsieur Turcotte pour ce beau courriel.

    Je ne savais pas que la censure existe aussi sur vigile.

    Le Québec est noyauté par les médias (MSM - main stream media), les syndicats aux points de vues socialistes radicaux, les féministes qui nient leur féminité et le clergé anti-romain.

    C’est malheureux, les québécois ne méritent pas cela. Mais malheureusement, ils vont en payer le prix pour des décénnies à venir.

    Le crash démographique est à l’horizon.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Crash_d%C3%A9mographique

    Le Québec a les moyens de s’en sortir... L’avenir nous le prouvera...


  • Courriel à René Lévesque
    4 novembre 2007, par Rappel

    Monsieur l’ex-lecteur de philosophie,

    Ne vous en prenez pas à Mme Ferretti, vous avez déjà perpétré cet affront quand elle vous a fait l’honneur de vous laisser son avis. Je ne faisais que vous rappeler la justesse de ses propos d’alors à l’effet qu’une longue tirade verbeuse ne camoufle jamais totalement tout le ressentiment que vous éprouvez pour le parti démocratiquement élu à l’Assemblée nationale. Si votre prêche a jadis été débouté chez eux, prenez-en votre parti et s.v.p. cessez de nuire à la cause de libération du Québec, déjà bien malmenée par la presse canadianisée à l’os.


  • Courriel à René Lévesque
    4 novembre 2007

    Monsieur Rappel,

    C’est drôle. Quelqu’un m’attaque dans ma vie et c’est moi qui doit me taire et endurer.

    Je continuerai à écrire ce que j’écris. Encore une fois, si j’ai écrit des choses qui ne sont pas vraies, dites-le moi, et je me rétracterai.

    Dans ce pays, les chartes permettent la libre expression.

    Nestor Turcotte Matane


8 septembre 2008
Bloc québécois

St-Lambert

8 septembre 2008
Bloc québécois

Wesmount-Ville-Marie

  • François Legault, ex-aspirant à la chefferie du Parti québécois, manifeste clairement par sa déclaration voulue et certainement calculée, qu’il y a un profond malaise au Parti québécois
    Tribune libre de Vigile   25 août 2008  1 message
  • L’indépendance, c’est d’abord le refus de toutes négociations. Celle-ci réalisée, comme tous les États modernes, le Québec entreprendra les ententes nécessaires à son bon fonctionnement national
    Tribune libre de Vigile   21 juillet 2008  7 messages
  • Si le peuple du Québec veut un jour toucher le pays de la liberté, il devra continuer à chercher, dans l’amitié et non dans la confrontation, les exigences du nouvel ordre espéré.
    Tribune libre de Vigile   11 juillet 2008  5 messages
  • Tribune libre de Vigile   26 juin 2008  5 messages
  • www.cyberpresse.ca (opinions)   20 mai 2008 
  • Nestor Turcotte : tous les textes
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