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A Michaëlle Jean, la femme qui a soif d’authenticité
"Corneille, ma noire" de Gaston Miron
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
vendredi 4 juillet 2008      1246 visites      13 messages


Quand Michaëlle Jean, une Haïtienne de Montréal, a accepté de jouer le rôle de gouverneure générale du Canada, elle a troqué un métier qu’elle ne faisait pas mal d’intervioueuse à Radio-Canada pour le métier de comédienne pour lequel elle n’a vraiment pas de talent. Elle a accepté de jouer un rôle politique que manifestement elle ne comprend pas, un rôle politique dont tous les tenants et aboutissants lui échappent. Je n’ose pas croire, de sa part à elle, à l’adoption complète du machiavélisme pervers qui a inspiré les petits politiciens libéraux qui l’ont nommée gouverneure générale du Canada.

Elle s’est placée dans la situation fausse de représentante de la Reine d’Angleterre, qui a encore son importance au Canada à cause de la nostalgie qu’éprouvent les Canadians loyalistes pour l’empire britannique. Une femme qui me semble, par ailleurs charmante et pleine de bonne volonté, a accepté de se noyer dans un océan d’inauthenticité qu’elle essaie en vain de conjurer en citant deux poètes dont toute la vie a été caractérisée par l’authenticité, Pauline Julien et Gaston Miron, et dont l’engagement politique en faveur de l’indépendance du Québec est au coeur de l’oeuvre et de l’action citoyenne.

Pour transcender la mélasse politique dans laquelle nous plongent son rôle et ses interventions, je m’adresse à la femme qui a toujours soif d’authenticité et dans un geste absurde mais affectueux, je lui dédie ce poème de Gaston Miron tiré de L’Homme rapaillé dans la section “J’avance en poésie”. J’espère que Gaston Miron, d’outre-tombe, approuverait ma démarche fraternelle qui croit au pouvoir de la poésie et qui va au-delà du politique pour rejoindre Michaëlle Jean dans son humanité.

On dira que c’est une entreprise pathétique, inutile et dégradante de récupération ou une tentative irrationnelle de transcender le politique qui ne changera rien et je me le dis aussi mais de temps en temps, ne peut-on pas s’inspirer de Blaise Pascal qui a écrit que le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas.

La corneille Gaston Miron

Corneille, ma noire
corneille qui me saoules
opaque et envoûtante
venue pour posséder ta saison et ta descendance

Déjà l’été goûte un soleil de mûres
déjà tu conjoins en ton vol la terre et l’espace
au plus bas de l’air de même qu’en sa hauteur
et dans le profond des champs et des clôtures
s’éveille dans ton appel l’intimité prochaine
du grand corps brûlant de juillet

Corneille, ma noire
parmi l’avril friselis

Avec l’alcool des chaleurs nouvelles
La peau s’écarquille et tu me rends
bric-à-brac sur mon aire sauvage et fou braque
dans tous les coins et recoins de moi-même
j’ai mille animaux et plantes dans la tête
mon sang dans l’air remue comme une haleine

Corneille, ma noire
jusqu’en ma moelle

Tu me fais prendre la femme que j’aime
du même trébuchant et même
tragique croassement rauque et souverain
dans l’immémoriale et la réciproque
secousse des corps

Corneille, ma noire

Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 4 juillet 2008

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —




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Vos commentaires:
  • "Corneille, ma noire" de Gaston Miron
    4 juillet 2008, par Gilles Bousquet
    Bravo M. Barberis-Gervais de continuer à citer Miron ! J’aime bien mieux les gens qui font dans le poétique que dans le pathétique.
  • "Corneille, ma noire" de Gaston Miron
    4 juillet 2008, par Gébé Tremblay

    La corneille est sans doute le plus intelligent d’entre tous les oiseaux et si sa vanité l’a aussi rendu célèbre, parcontre, il n’existe encore aucun témoin d’en avoir vu faire une folle d’elle.

    Je n’ose pas croire, de sa part à elle, à l’adoption complète du machiavélisme pervers qui a inspiré les petits politiciens libéraux qui l’ont nommée gouverneure générale du Canada.

    L’ignorance n’est pas une défense reconnue par la cour pour le citoyen "ordinaire" qui ommet de payer ne serait-ce qu’une part d’impôts.

    Une femme qui me semble, par ailleurs charmante et pleine de bonne volonté, a accepté de se noyer dans un océan d’inauthenticité qu’elle essaie en vain de conjurer en citant deux poètes dont toute la vie a été caractérisée par l’authenticité, Pauline Julien et Gaston Miron...

    L’usurpation, propre au Britannique, de ce que notre peuple a de plus précieux, ne peut pas être un geste innocent par l’effet du hasard dû à la folie d’une ignorante.

    Michaelle Jean savait très bien ce qui se tramait contre Haïti lorsqu’elle accepta de jouer la reine-nègre.

    C’est maintenant encore plus facile pour elle, contre un Québec qui ne l’a pas mis au monde.


  • "Corneille, ma noire" de Gaston Miron
    4 juillet 2008, par Jean-Louis Pérez

    Un binôme gagnant

    Si les poètes étaient plus connaissants en économie publique, et les économistes, plus versés en poésie, le monde serait humainement mieux réalisé et par conséquent, beaucoup moins confronté.

    JLP


  • "Corneille, ma noire" de Gaston Miron
    4 juillet 2008, par Ivan Parent

    Il est évident que moi-aussi je préfère le poétique au pathétique comme dirait M. Gilles Bousquet. J’aime bien aussi la poésie de Gaston Miron sauf que dans le cas de trahison qui nous concerne, je ne vois pas très bien ce vient faire la corneille dans ce contexte sinon qu’elle est noire. La couleur épidermique de Michaëlle 1ière ne m’importe absolument pas, dans mon esprit, ça n’a rien à voir avec ses actions.

    Je veux bien ne pas être pathétique sauf qu’il y a tout de même une limite à la naïveté, surtout en ce qui concerne un peuple, ça NOUS concerne. Michaëlle Jean a toujours été considérée une femme intelligente. Nous savons tous que sa nomination relève de l’esprit machiavélique pervers des petits politiciens libéraux qui l’ont nommée G.G. du Canada. À moins que les honneurs du ROC, l’argent et autres babioles chromées lui ont fait perdre le sens véritable des choses, je me refuse à croire que cette poupée gonflable ne sait pas ce qu’elle fait. En plus de son rôle détestable de représentante de notre état de colonisé, elle en remet et déborde de sa fonction toute britannique. Au fond je trouve triste de voir une personne comme elle devenir le jouet de vils politiciens. Je ne lui souhaite pas de mal en retour de celui qu’elle nous fait. Le temps et elle-même s’en chargera. Rien n’est éternel, Elle va passer, comme les autres. Quand elle ne sera plus rentable politiquement, le minables petits politiciens l’enverront paître. Pour l’instant elle nous charge et nous horripile et les petits minables, Harper et Charest en font des gorges chaudes. Ça aussi ça va passer mais si nous laissons faire et répliquons avec des fleurs et des poèmes, nous aussi nous passerons.

    Ivan Parent


  • "Corneille, ma noire" de Gaston Miron
    4 juillet 2008, par Gébé Tremblay

    Si les poètes étaient plus connaissants en économie publique, et les économistes, plus versés en poésie,...(Jean Louis Pérez)

    Et les historiens !!

    "L’économie ? Fait partie de l’histoire de quoi çà ?" :

    400 ans de Québec "La France n’a rien laissé derrière elle" http://www.vigile.net/La-France-n-a...

    "Le régime anglais oppressif ? ... Non, il nous a laissé notre religion."

    C’est ce genre d’historiens "télé-roman DOCU : RAD-CAN, Canal D" qui peuplent nos écoles.


  • "Corneille, ma noire" de Gaston Miron
    4 juillet 2008
    Bonjour Gébé Tremblay Puisque vous parlez d’un oiseau vaniteux, je crois que vous confondez la corneille avec le célèbre corbeau de la fable de La Fontaine : le corbeau et le renard et son fromage. Vous maintenez que la gouverneure générale sait ce qu’elle fait et qu’elle le fait volontairement en toute connaissance de cause. Peut-être bien que oui. Mais même dans ce cas, je voudrais attirer votre attention sur (...)

    Lire ce commentaire

    Bonjour Gébé Tremblay

    Puisque vous parlez d’un oiseau vaniteux, je crois que vous confondez la corneille avec le célèbre corbeau de la fable de La Fontaine : le corbeau et le renard et son fromage.

    Vous maintenez que la gouverneure générale sait ce qu’elle fait et qu’elle le fait volontairement en toute connaissance de cause. Peut-être bien que oui. Mais même dans ce cas, je voudrais attirer votre attention sur Montaigne qui a été maire de Bordeaux et qui a écrit : "le maire et moi ont toujours été deux" pour établir une distinction entre la fonction et la personne, une distinction que Michaëlle Jean aurait intérêt à pratiquer car elle investit beaucoup trop de sa personne dans sa fonction. Je m’inquiète de ce qui restera de sa personne quand elle aura fini d’exercer sa fonction. En citant Miron, je m’adresse à sa personne au-delà de sa fonction.

    Après Gaston Miron dont la lecture est un régal, régalons-nous de Montaigne.

    La plupart de nos vacations sont farcesques. Le monde entier joue la comédie. Il faut jouer dûment notre rôle, mais comme rôle d’un personnage emprunté. Du masque et de l’apparence il n’en faut pas faire une essence réelle, ni de l’étranger le propre. Nous ne savons pas distinguer la peau de la chemise. C’est assez de s’enfariner le visage, sans s’enfariner la poitrine. J’en vois qui se transforment et se transsubstantient en autant de nouvelles figures et de nouveaux êtres qu’ils entreprennent de charges, et qui se prélatent jusques au foie et aux intestins, et entraînent leur office jusqu’en leur garde-robe. Je ne puis leur apprendre à distinguer les bonnetades qui les regardent de celles qui regardent leur commission, ou leur suite. [...] Ils enflent et grossissent leur âme et leur discours naturel à la hauteur de leur siège magistral. Le Maire et Montaigne ont toujours été deux, d’une séparation bien claire. Pour être avocat ou financier, il n’en faut pas méconnaître la fourbe qu’il y a en telles vacations. Un honnête homme n’est pas comptable du vice ou sottise de son métier, et ne doit pourtant en refuser l’exercice : c’est l’usage de son pays, et il y a du profit. Il faut vivre du monde et s’en prévaloir tel qu’on le trouve. Mais le jugement d’un Empereur doit être au-dessus de son empire, et le voir et considérer comme accident étranger ; et lui, doit savoir jouir de soi à part et se communiquer comme Jacques et Pierre, au moins à soi-même. Je ne sais pas m’engager si profondément et si entier. Quand ma volonté me donne à un parti, ce n’est pas d’une si violente obligation que mon entendement s’en infecte. Aux présents brouillis de cet Etat, mon intérêt ne m’a fait méconnaître ni les qualités louables en nos adversaires, ni celles qui sont reprochables en ceux que j’ai suivis. Ils adorent tout ce qui est de leur côté. Un bon ouvrage ne perd pas ses grâces pour plaider contre ma cause. (Essais, Montaigne, livre 3, chapitre 10, De ménager sa volonté)

    Robert Barberis-Gervais, 4 juillet 2008


  • "Corneille", "ma noire"
    5 juillet 2008, par Thérèse-Isabelle Saulnier
    A) Michaëlle Jean, "une Haïtienne de Montréal" ? - Vous êtes en retard d’au moins une coche, monsieur B-G. Arrêtons donc de nous en prendre personnellement à elle et, particulièrement, à son origine. Madame Jean est, à ses propres yeux à elle, une CANADIENNE D’ORIGINE HAÏTIENNE, pas une "Haïtienne de Montréal". D’ailleurs, si on peut parler de "la communauté haïtienne", tous les gens qui la composent ne se définissent pas (...)

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    A) Michaëlle Jean, "une Haïtienne de Montréal" ? - Vous êtes en retard d’au moins une coche, monsieur B-G. Arrêtons donc de nous en prendre personnellement à elle et, particulièrement, à son origine. Madame Jean est, à ses propres yeux à elle, une CANADIENNE D’ORIGINE HAÏTIENNE, pas une "Haïtienne de Montréal". D’ailleurs, si on peut parler de "la communauté haïtienne", tous les gens qui la composent ne se définissent pas comme des Haïtiens, mais bien comme des Québécois ou des Canadiens, quand ce n’est pas les deux, sans compter qu’un grand nombre d’entre eux sont nés ici, et non pas en Haïti. En plus, Michaëlle Jean a passé les premières années de sa vie québécoise et canadienne non pas à Montréal, mais dans la région de Thetford-Mines.

    B) Rôle de comédienne que celui de Gouverneure Générale du Canada ? - Question de jugement. Rôle d’abord et avant tout protocolaire, c’est certain, auquel madame Jean a décidé, dès sa nomination, d’ajouter un rôle plus politique qu’auparavant (pour que, justement, elle ne soit pas qu’une simple marionnette ou qu’un simple pion décoratif), rôle qu’elle joue surtout dans la promotion de la culture. Un ajout de rôle, et d’influence, que l’on peut critiquer, certes, mais qu’elle joue bel et bien, et plutôt bien que mal, si on se fie à l’immense succès qu’elle a eu dernièrement en France, et partout dans le monde où elle est allée représenter le Canada. Elle a effectivement "accepté de jouer un rôle politique que manifestement elle" COMPREND TRÈS BIEN , "un rôle politique dont tous les tenants et aboutissants", loin de lui échapper, sont parfaitement clairs dans son esprit : elle sait ce qu’elle fait, et pourquoi elle le fait.

    C) Il est vrai qu’elle est "charmante et pleine de bonne volonté". Mais qu’elle ait "accepté de se noyer dans un océan d’inauthenticité qu’elle essaie en vain de conjurer", c’est encore s’en prendre injustement à la personne même de Michaëlle Jean. Inauthentique, cette femme ? Bien au contraire, elle défend et promeut ce qu’elle croit de tout coeur être juste et bien, et si vous doutez de sa sincérité, c’est votre affaire, et non la sienne. Elle est même tellement convaincue de bien agir, et dans le bon sens, dans la bonne direction, qu’elle a la sagesse de poursuivre son chemin sans répliquer à ce genre de "critiques", surtout quand il s’agit de la traiter de "reine-nègre" et de "corneille", que l’on sait être de couleur noire. Et ce, nonobstant le sens propre de "reine-nègre", et l’affectueux "ma noire" de Denise à Dominique, ou de Miron lui-même à l’oiseau en question.

    D) Madame Michaelle Jean, une femme que l’on sait intelligente et cultivée, grande défenseure de la culture, de surcroît, cite à plaisir des poètes québécois, même indépendantistes. - Et alors ? Grand bien lui fasse, nous fasse et fasse au monde entier ! Au-delà des prises de position partisanes (politiques), c’est l’humain - que l’on dit aussi universel - qui ressort et que fait ressortir la Gouverneure générale du Canada qui, jusqu’à nouvel ordre, est aussi notre GG, à nous Québécoises et Québécois toujours membres d’une simple province de ce pays. Quant à moi, je dis : "Bravo, madame Jean, pour le travail que vous accomplissez ! L’Histoire saura sans doute, elle, vous rendre correctement justice."


  • "Corneille, ma noire" de Gaston Miron
    5 juillet 2008
    Madame Thérèse-Isabelle Saulnier, je reprends l’essentiel de ce que vous avez écrit sur Michaëlle Jean. Voici. Michaëlle Jean est, à ses propres yeux à elle, une CANADIENNE D’ORIGINE HAÏTIENNE, Le rôle de Gouverneure Générale du Canada est un rôle d’abord et avant tout protocolaire, c’est certain, auquel madame Jean a décidé, dès sa nomination, d’ajouter un rôle plus politique qu’auparavant (pour que, (...)

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    Madame Thérèse-Isabelle Saulnier, je reprends l’essentiel de ce que vous avez écrit sur Michaëlle Jean. Voici.

    Michaëlle Jean est, à ses propres yeux à elle, une CANADIENNE D’ORIGINE HAÏTIENNE,

    Le rôle de Gouverneure Générale du Canada est un rôle d’abord et avant tout protocolaire, c’est certain, auquel madame Jean a décidé, dès sa nomination, d’ajouter un rôle plus politique qu’auparavant (pour que, justement, elle ne soit pas qu’une simple marionnette ou qu’un simple pion décoratif), rôle qu’elle joue surtout dans la promotion de la culture. Un ajout de rôle, et d’influence qu’elle joue bel et bien, et plutôt bien que mal, si on se fie à l’immense succès qu’elle a eu dernièrement en France, et partout dans le monde où elle est allée représenter le Canada. Elle a effectivement accepté de jouer un rôle politique que manifestement elle COMPREND TRÈS BIEN , un rôle politique dont tous les tenants et aboutissants, loin de lui échapper, sont parfaitement clairs dans son esprit : elle sait ce qu’elle fait, et pourquoi elle le fait.

    Inauthentique, cette femme ? Bien au contraire, elle défend et promeut ce qu’elle croit de tout coeur être juste et bien, et si vous doutez de sa sincérité, c’est votre affaire, et non la sienne.

    Madame Michaelle Jean, une femme que l’on sait intelligente et cultivée, grande défenseure de la culture, de surcroît, cite à plaisir des poètes québécois, même indépendantistes. - Et alors ? Grand bien lui fasse, nous fasse et fasse au monde entier ! Au-delà des prises de position partisanes (politiques), c’est l’humain - que l’on dit aussi universel - qui ressort et que fait ressortir la Gouverneure générale du Canada qui, jusqu’à nouvel ordre, est aussi notre GG, à nous Québécoises et Québécois toujours membres d’une simple province de ce pays. Quant à moi, je dis : "Bravo, madame Jean, pour le travail que vous accomplissez ! L’Histoire saura sans doute, elle, vous rendre correctement justice."

    Tel est le portrait de son Excellence la Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean tracé par Thérèse-Isabelle Saulnier.

    Une femme (qui se dit indépendantiste,enfin, je crois) fait l’éloge d’une autre femme parce que c’est une femme et le faisant, renonce au point de vue indépendantiste qui est supposé être le sien pour faire l’éloge de la personnalité et de l’action anti-indépendantiste d’une autre femme qui serait “notre GG”. Depuis Lise Payette qui attaqua l’épouse de Claude Ryan dans l’affaire des Yvettes, on sait les ravages que le féminisme peut faire. Mme Saulnier en est le dernier exemple.

    Michaëlle Jean n’est pas “ma” gouverneure générale. Je vous la laisse Thérèse-Isabelle. Avec respect comme dirait Me Pierre Cloutier.

    Robert Barberis-Gervais, 5 juillet 2008


  • "Corneille, ma noire" de Gaston Miron
    5 juillet 2008, par Gébé Tremblay

    Mais même dans ce cas, je voudrais attirer votre attention sur Montaigne qui a été maire de Bordeaux et qui a écrit : "le maire et moi ont toujours été deux" pour établir une distinction entre la fonction et la personne, une distinction que Michaëlle Jean aurait intérêt à pratiquer car elle investit beaucoup trop de sa personne dans sa fonction.(Robert Barberis-Gervais)

    "le maire et moi ont toujours été deux"(Montaigne)

    Deux ? Vraiment ? Combien sont dans le "moi" de Montaigne ?

    Deux riches familles, bourgeoises, de marchands de poisson fumé (les Eyquem du côté paternel) et de marchands juifs maranos espagnols (les Lopez du côté maternel). Sa famille maternelle transformera aussi ses traces de Lopez en Louppes.

    Son père, Eyquem (aussi maire de Bordeaux), ayant pourtant acquis la noblesse par ses services militaires, Michel choisira pourtant le nom du château.

    Déjà en 1554, Montaigne est nommé conseiller au parlement de Bordeaux.

    Est-il nécessaire de rappeller que la traite d’esclaves de Bordeaux est déjà dominée par les juifs maranos espagnols ?

    C’est en 1571 que le Parlement de Bordeaux déclare la traite de l’esclavage illégale ainsi que tous les esclaves libres et que (coincidence ?) c’est l’année-même que Montaigne se retire de la vie publique pour une vie d’études et de contemplation.

    Bien vite, il devient évident que le monopole des esclavagistes juifs maranos de Bordeaux est si puissant que la déclaration de 1571 devient innaplicable.

    Montaigne sort de sa retraite en 1581 en apprenant qu’il vient d’être nommé maire de Bordeaux.

    Que doit-on juger ; le rôle, l’acteur, ou la personne dans l’acteur ?

    Je doute que l’esclave est l’acteur de son rôle. Comme ses ancêtres, Michaelle Jean doit certainement être très consciente que la fonction est faite pour sa personne et non le contraire.


  • "Corneille, ma noire" de Gaston Miron
    6 juillet 2008

    Ce qu’il y a d’inquiétant dans l’attitude de la GG, c’est sa tendance à se montrer de plus en plus duvaliériste en se permettant de dépasser les limites de sa fonction.

    Jusqu’où ira-t-elle ? Faudra-t-il au nom du féminisme accepter n’importe quoi ?

    Elle fait maintenant carrément de la politique, et elle utilise habilement l’esclavagisme et l’aspect culturel. Et si elle veut en faire de la politique qu’elle se fasse élire démocratiquement et non se comporter comme une fille des Duvalier. C’est un détournement de la démocratie.

    Marie Mance V


  • Le féminisme
    6 juillet 2008

    Je suis assez déçue de l’intervention féministe au sujet de la GG. De grâce, épargnez-nous ce « féminisme primaire » que nous avons dû subir depuis des décennies maintenant. Quant à moi, il y a longtemps que j’en ai soupé.

    Et je me suis toujours considérée comme l’égale de l’homme. J’ai appris cela très tôt dans ma famille et ce, dans les années 50. Et c’est mon père surtout qui veillait à cela.

    Faudra-t-il sous prétexte que Pauline Marois est une femme la défendre au nom du féminisme ? Même chose avec Hilary Clinton ? Ségolène Royal ? Ce n’est pas parce que Mme Jean est une femme qu’il faille lui permettre n’importe quoi.

    Sus au féminisme primaire ! Que chacune prenne sa place et les occasions sont nombreuses pour le faire. D’ailleurs, où sont les militantes sur Vigile ? Je les trouve bien silencieuses. Elles auraient l’occasion de s’affirmer individuellement, mais elles se taisent. Pourquoi ?

    Et ne me répétez pas, je vous en prie, le discours féministe. Que les femmes se prennent en main, point à la ligne.

    Marie Mance V


  • "Corneille, ma noire" de Gaston Miron, au-delà du féminisme
    6 juillet 2008
    Marie-Mance Vallée Je vous remercie infiniment de votre intervention. Je critique comme vous le rôle politique que se donne Michaëlle Jean. J’essaie d’éviter tout sexisme et je crois l’avoir prouvé en accusant Jean-Daniel Lafond d’avoir tourné sa veste comme on dit en France. La veuve du cinéaste Pierre Perrault, Yolande Simard, a dit au Devoir que M. Lafond était souverainiste. « Avec nous, il l’était, avec (...)

    Lire ce commentaire

    Marie-Mance Vallée

    Je vous remercie infiniment de votre intervention.

    Je critique comme vous le rôle politique que se donne Michaëlle Jean. J’essaie d’éviter tout sexisme et je crois l’avoir prouvé en accusant Jean-Daniel Lafond d’avoir tourné sa veste comme on dit en France. La veuve du cinéaste Pierre Perrault, Yolande Simard, a dit au Devoir que M. Lafond était souverainiste. « Avec nous, il l’était, avec d’autres, je ne sais pas », a-t-elle dit.

    Sur Wikipedia, on lit ceci : "Jean-Daniel Lafond est l’époux de la journaliste et Gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean. Une polémique a d’ailleurs éclaté à ce sujet. En effet, par le passé, Jean-Daniel Lafond a affiché une conviction indépendantiste dans ses documentaires. Cependant, suite à la nomination de sa femme, il nie avoir été souverainiste."

    Dans le livre La Manière nègre, (vous avez remarqué le mot “nègre” dans le titre...) paru en 1993, M. Lafond lançait : « Alors, un Québec souverain ? Un Québec indépendant ? Oui, et j’applaudis à deux mains. » Il poursuivait en affirmant : « Un discours plus ou moins essoufflé sur le nationalisme québécois ne pourra plus faire illusion et masquer le véritable enjeu de l’indépendance qui est, non plus d’assurer la survie identitaire d’une société, mais bien d’assurer son affirmation et son accomplissement dans le monde contemporain », ajoutait Jean-Daniel Lafond.

    Quel couple ! Nous avons un Français cinéaste-intellectuel qui a viré sa veste et qui le nie ce qui est un manque flagrant d’authenticité et une ancienne journaliste de Radio-Canada citoyenne canadienne d’origine haïtienne qui fait des déclarations controversées, qui cite des poètes indépendantistes québécois pour camoufler son inauthenticité et joue un rôle politique qui outrepasse sa fonction protocolaire de représentante de tous les Canadiens y compris les 49.5% qui ont voté OUI au référendum de 1995 et qui n’éprouvent pas pour le Canada tel qu’il est le même enthousiasme de la presque reine qui, par ailleurs, avec son mari, profite de tous les avantages matériels et symboliques de sa fonction de gouverneure générale. On comprend la colère d’Yvan Parent, colère que je partage que ce soit bien clair et que j’essaie de transcender en citant Gaston Miron.

    Que tout cela échappe à une femme intelligente et articulée comme Thérèse-Isabelle Saulnier qui a fait un dossier remarquable sur l’affaire Yves Michaud me désole et m’attriste et démontre le double machiavélisme méprisable des libéraux Paul Martin qui ne visait pas seulement à diviser la communauté haïtienne de Montréal mais aussi les femmes entre elles. Non, définitivement, je n’ai pas l’âme à la tendresse devant ce couple vice-royal d’opérette et c’est bien mal connaître Gaston Miron que de croire que c’est anodin que la représentante de la reine d’Angleterre le cite, l’utilise politiquement et détourne ainsi son oeuvre de sa visée politique profonde, l’indépendance du Québec.

    Pour l’amour du ciel, Thérèse-Isabelle, réveille ! Suis les conseils de Marie-Mance Vallée.

    Robert Barberis-Gervais, 6 juillet 2008


  • "Corneille, ma noire" de Gaston Miron
    7 juillet 2008, par Gébé Tremblay

    ...et démontre le double machiavélisme méprisable des libéraux Paul Martin qui ne visait pas seulement à diviser la communauté haïtienne de Montréal mais aussi les femmes entre elles.(Robert Barberis-Gervais)

    Paul Martin ne cherchait pas à diviser la communauté haïtienne de Montréal. La grande majorité sont de la bourgeoisie haïtienne mulâtre et s’entendent très bien. Ils comprennent très bien le jeu. C’est NOUS qu’on divise.

    Ni Michaelle Jean au fédéral, ni Vivianne Barbot au Bloc, ni Mervil du mouvement souverainiste, n’ont dénoncé l’invasion d’Haïti.

    La politique de la nation "inclusive" est ce qui permet de contrôler le mouvement souverainiste. La "culture commune" de Michelle Jean sert cette même politique. Le discours prépare la psyché de la masse à la nation planétaire gouvernée par un gouvernement unique.

    Les pantins que les médias nous ont montré sous des parapluies, ainsi que ceux qui sont venu donner leur cinq minutes au "off 400e" sont autant d’apparences de diversité et de pouvoir. Autant le Québec que la fédération canadian y ont été dénaturés en des concepts identitaires sur mesure en préparation pour l’État planétaire.

    Le vrai pouvoir, la famille royale, la monarchie Desmarais, ne se présente pas à ces amusements populaires qui font autant de tous les canadians et québécois des rois et reines nègres. Michaelle Jean est la reine des rois et reines nègres.

    Pendant que nous faisons les zouaves à Québec, la monarchie au palais de Sagard prépare notre soumission totale.



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