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Le succès des fêtes du 400è en 2008 aura certainement des conséquences politiques positives dans la grande région de Québec. Après avoir énuméré les 5 comtés qui ont voté OUI à 70% en 1995, quand on dit souhaiter le même pourcentage pour Québec, Jacques Noël nous dit : "Faut arrêter de prendre ses rêves pour la réalité.” De son côté, Luc Archambault affirme : "Tout cela ne se résume pas à se dire déçu de Québec sous prétexte qu’elle n’est pas à 70% souverainiste... 70% d’appui en démocratie... on est proche de résultats propres aux pays totalitaires...Québec est loin d’en être." C’était avant l’énorme succès des fêtes du 400è. Voici, au référendum de 1995, les comtés où les pourcentages de votes en faveur du NON ont été de 70% et plus avec, entre parenthèses les comtés de plus de 65%. Cette liste vous donne les 20 comtés qui sont les plus sûrs pour le parti libéral du Québec. Acadie : 78.78% pour le NON au référendum du 30 octobre 1995 ; Chapleau : 72.47% ; Chomedey : 72.72% ; D’Arcy McGee : 96.38% ; Gatineau : 70.1% ; (Hull : 69.73%) ; Jacques Cartier : 91.02% ; Jeanne Mance : 75.31% ; (Lapinière : 66.88%) ; Marguerite Bourgeois : 72.56% ; Mount-Royal : 86.54% ; Nelligan : 81.82% ; Notre-Dame-de-Grâce : 86.57% ; (Outremont : 65.61%) ; Pontiac : 87.23% ; Robert Bladwin : 89.83% ; Saint-Laurent : 82.85% ; (Viau : 68.8%) ; (Viger : 67.87%) ; Westmount-St-Louis : 84.77%. Pourquoi se fait-on traiter de “rêveur” si on souhaite que les 95% de francophones de la région de Québec comprennent que leur intérêt est de voter OUI à plus de 70% et ainsi adoptent le comportement politique de nos “amis” anglophones et anglophiles (les immigrants) qui, eux, dans 16 comtés, ont voté NON à 70% ou plus ? Enumérons les comtés qui ont voté OUI à 70% et plus avec entre parenthèses les comtés de plus de 65%. (Chicoutimi : 68.87%) ; Dubuc : 70.3% ; (Hochelaga-Maisonneuve : 65.49%) ; Jonquière : 71.2% ; Lac St-Jean : 73.06% ; Masson : 71.02% ; (Roberval : 65.1%) ; Saguenay : 73.33% ; (Terrebonne : 67.3%) ; (Verchères : 66.87%).
En somme, ont voté autour de 70% au référendum de 1995, 20 comtés anglophones et anglophiles pour le NON et 10 comtés francophones pour le OUI. Et je ne pense pas que ce comportement politique puisse être qualifié de "totalitaire".Rien n’oblige les francophones à diviser leur vote en six partis et, ce faisant, gaspiller leur pouvoir politique en le dispersant, en le morcelant et ainsi en arriver à une conséquence inéluctable : un gouvernement libéral majoritaire. Même s’il est vrai que 57.8% des francophones de la région de Québec ont voté OUI en octobre 95 ce qui n’est pas très loin de la moyenne de 60% pour l’ensemble du vote francophone, pourquoi, pour l’avenir, ne pourrait-on pas espérer plus d’une région qui vient de démontrer qu’elle est capable de grandes réalisations ! Il n’y a pas seulement Ottawa qui a financé ces fêtes : la ville de Québec et le gouvernement du Québec ont aussi financé cet événement historique. Pour Ottawa, cela a été donnant donnant puisque les autorités fédérales ont exigé la canadianisation des fêtes comme l’écrit Luc Archambault qui est devenu l’autorité en la matière et dont les interventions ont renversé cette tendance. Avez-vous remarqué comment Daniel Gélinas est sympathique quand il ne fait pas de politique. Comme un caméléon qui s’adapte à la couleur des événements, il a applaudi au succès grandiose du spectacle de Céline Dion tout en français et aussi au spectacle chanson France-Québec tout en français.Espérons qu’il continuera sur cette lancée pour le spectacle qu’il annonce pour le 31 décembre.Il devrait s’inspirer du Moulin à images de Robert Lepage, politiquement impeccable et authentique reflet de l’histoire de la ville de Québec qui est en même temps notre histoire à tous.
Quand Jacques Parizeau a affirmé que le référendum a été perdu à cause du vote de la région de Québec, cela voulait dire qu’on aurait pu s’attendre ou qu’on aurait souhaité que les citoyens des comtés de la région de Québec votent OUI à 70% comme ceux de la région du Lac St-Jean. Ou votent OUI comme les anglophones ont voté NON. Car quand on fera le bilan de l’ensemble des réalisations qui ont accompagné et souligné ce 400è anniversaire de l’arrivée de Champlain en Nouvelle-France, on ne pourra que féliciter les gens de Québec. Oui, ces citoyens de la grande région de Québec qui ont réussi les fêtes du 400è (malgré certains irritants que les succès ont relégué dans l’ombre), débarrassés de leurs complexes par rapport à Montréal et Ottawa et pleins de confiance en eux, pourraient appuyer massivement le projet indépendantiste d’abord en votant pour le Parti québécois qui, comme gouvernement, utilisera le pouvoir politique de l’Assemblée nationale pour poser des gestes décisifs de gouvernance nationale en faveur de la francisation des immigrants, du renforcement de la loi 101, de l’acquisition d’une citoyenneté québécoise à la Suisse, de l’adoption d’une constitution québécoise, du développement de ressources énergétiques nouvelles etc. Le Québec aura besoin de l’appui massif des citoyens qui vivent autour de la capitale nationale pour réaliser son indépendance. A regarder les succès remarquables que Québec accumule lors des fêtes du 400è, ne nous est-il pas permis de penser qu’on pourra compter sur la grande région de Québec lors des prochaines consultations démocratiques. Quand on a vu grand pendant une année,on y prend goût et on se dégoûte de la radio-propagande-poubelle à la Sylvain Bouchard qui voit petit, fait de la désinformation et pète plus haut que le trou.Pendant ces fêtes, Québec a pris goût à ce qui est grand et beau.Et cela nous permet de rêver.
Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, mardi,2 septembre 2008
Monsieur R. B.-G.,
Votre mathématique vous gagne l’appui des indécis, même de GB(avant séjour de l’article ds les limbes. Et M. Noël, visionnaire, nous fait luire le klondyke des 20,000 fonctionnaires, qu’un certain Québec craint de peur de devenir une vraie Capitale. Et surtout, il tient le cap, comme nous le préconisons, en votant en bloc, pour contrer l’effet du bloc anglicisateur, ce que n’ont pas compris les impatients partis faire lejeu de l’Empire diviseur. Voter en bloc indépendantiste, quittes à se boucher le nez, dans l’unique but de bloquer la route à John l’Irlandais du Nord. Mais M. Noël laisse exploser son dépit de voir la tactique de ce dernier(immobilisme) déteindre sur notre chef, qui n’a rien du Che Guevara.
Si nos élus encore présents à l’Assemblée nous paraissent indolents, c’est peut-être à cause de la vue que leur offre leur position privilégiée du haut de la Tour Eugène-Étienne Taché. Ils voient les Délices de Capoue(Campagne de Jules César) : un peuple qui a bien résisté, qui a perdu de nombreux membres, qui prend un « break » pour Fêter, comme le leur a ordonné Balabeaume. Fêter sans souci de qui paie la note. Fêter pour oublier que la Nation les maintient unis au Canada. Fêter la survivance, comme Pélagie la Charrette : tant qu’il en reste un, on gagne ! Fêter parce que mon voisin me comprend au dépanneur quand je commande une douze Mol. Marois voit ça, du haut de la Tour, avec Curzi, avec l’ex-journaliste SRC…ils voient le peuple joyeux, même sous la pluie, émèché, le rire grinçant au petit matin, réclamant une autre fête sur les Plaines, une autre douze Mol… Le peuple demeure cynique aux appels à la citoyenneté, à la constitution, à l’INDÉPENDANCE. POURQUOI ? C’est toujours bin pas la Tchétchénie icitte ! Onèbin commqu’on né lâ !
Le parti qui nous désespère observe ça du haut de la Tour… devrait-il se faire harakiri ? Ou bien descendre dans la rue, avec la plèbe et préparer les funérailles du maringouin ?
1) Parizeau n’a jamais dit qu’on avait perdu à cause de Québec. Il a dit qu’on avait perdu à cause "de l’argent et des votes ethniques". Sur Québec, il a dit que sa pire erreur aura été de garantir l’emploi aux fonctionnaires de l’Outaouais.
2) Si vs avez vu le Moulin à images, vous avez surement vu l’hommage que Lepage rend à Luc Archambault.
Voici l’analyse des résultats du référendum d’octobre 1995 par le spécialiste de la sociologie électorale Pierre Drouilly concernant la région de Québec (Voir l’année politique du Québec 1995-1996)
“...les circonscriptions de la région du Québec métropolitain dont tous les commentateurs ont signalé la tiédeur des appuis au OUI. Cela signifie que la faiblesse du OUI dans la région de Québec était déjà inscrite dans le vote de 1994 : en fait, depuis maintenant plus de dix ans, le Parti québécois rencontre des problèmes dans la région de Québec. Ces difficultés remontent aux coupures de 1982 dans la fonction publique, fortement représentée dans la région de Québec : de plus, la promesse solennelle du Parti québécois d’intégrer toute la fonction publique fédérale au lendemain de la souveraineté n’a pas dû aider la cause du OUI dans les rangs de la fonction publique québécoise. L’ironie de la chose, c’est que cette promesse n’a pas non plus, semble-t-il, rassuré les fonctionnaires fédéraux (comme en témoigne le vote très faible du OUI de 1995, tout comme celui de 1980, même parmi les francophones, dans l’Outaouais où l’on retrouve une présence massive de fonctionnaires fédéraux). Ajoutons que cette méfiance des fonctionnaires fédéraux a dû aussi jouer à Québec, où la fonction publique fédérale est aussi très présente.
Le vote francophone pour le OUI diminue à mesure que l’on passe de la région métropolitaine de Montréal vers la région métropolitaine de Québec (57,0%), les circonscriptions urbaines ou à forte composante urbaine (59,5%), et les circonscriptions à forte composante rurale (57,0 %). La région de Québec, néanmoins, se situe à un niveau plus faible que ce à quoi on aurait pu s’attendre : elle a accordé un appui plus faible au OUI que l’ensemble du Québec francophone, même si cet appui est quand même majoritaire. De tous les facteurs explicatifs des différents niveaux obtenus par le OUI à travers les circonscriptions du Québec, la polarisation du vote sur une base linguistique est la plus forte. Alors que le OUI a gagné dans 80 circonscriptions, il a remporté la majorité francophone dans 108 circonscriptions sur 125.
Mais le résultat final du référendum fut de 50-50 pour le NON, malgré une majorité de 60%. de francophones, et tout au plus 5% de non francophones qui ont voté OUI. Il est politiquement incorrect, semble-t-il, de souligner cette situation pour le moins gênante : le vote presque unanime de la minorité a inversé une majorité très nette en faveur du OUI de la part de la majorité. (...) Lorsque près d’un million de personnes votent toutes dans le même sens, on est en droit tout de même de s’interroger sur la liberté de choix qu’elles se sont elles-mêmes donné. (...) Lorsque tous les membres d’une communauté votent dans le même sens, l’analyste politique ne peut s’empêcher de penser qu’il existe une cause commune. Surtout que cela se produit sans discontinuer et sans se relâcher depuis maintenant 25 ans, au cours de dix consultations électorales. (...)
Par ce vote unanime continuellement affirmé, les électeurs non francophones expriment plutôt un refus, le refus systématique et obstiné du Québec français.
Robert Barberis-Gervais. 2 septembre 2008

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