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« Politiquement, c’est un affront à la dignité du peuple québécois de se faire imposer la loi fondamentale du pays. » Robert Bourassa
             
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Commentaires adressés à Rex Murphy
La victoire des Anglais sur les Plaines a fondé ce pays : votre pays, Rex Murphy, pas le mien
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
mercredi 11 mars 2009      354 visites      21 messages


Rex Murphy dont le prénom me rappelle un chien policier rugissant peut être entendu à la télévision anglaise de Radio-Canada. En l’écoutant, je me dis que cet homme a dû beaucoup aimer les feux d’artifice quand il était enfant. Ce Don Cherry de la politique recherche de toute évidence l’originalité et le style et quelquefois il atteint les deux. Pour notre plaisir même si nous sommes en désaccord avec ses analyses politiques qui nous portent à nous demander s’il ne se laisse pas transporter par les mots.

Je ne l’avais jamais lu avant de tomber sur son article publié dans le Globe and Mail de Toronto et reproduit sur Vigile : Faisons une élégie sur la reconstitution du neverendum (samedi, 28 février 2009). Ça m’a donné l’occasion de lire un grand poème : Elegy in a Country Church Yard par Thomas Grey (1751) que j’ai lu en anglais et dans sa traduction en français. Bien.

Le diable est dans les détails. J’ai été une de “ces voix stridentes du camp séparatiste contre la reconstitution de la Bataille des Plaines d’Abraham. Vous appelez ces voix “criardes” parce que, selon vous, cette reconstitution est “neutre”. Vous faites erreur : cette reconstitution est tout sauf neutre : les intentions de la Commission des Champs de bataille nationaux n’étaient pas neutres quand on voyait Wolfe et Montcalm se serrant la main avec le sourire sur le site internet de la Commission.

Vous avez parfaitement raison de souligner que les “séparatistes” sont dans un processus parce que les 2,308,360 Québécois qui ont voté OUI en 1995 (49.2%) continuent d’avoir les mêmes aspirations (sauf ceux qui sont morts : 50,000 par année dont plusieurs ont voté NON et sont remplacés par des jeunes qui pourraient voter OUI). Permettez-moi de vous rappeler que la constitution de 1982 de Trudeau n’a jamais été signée par Québec et que l’indifférence du Reste du Canada devant ce fait démontre que nous sommes ici dans une situation coloniale.

Je suis en accord totalement avec vous quand vous suggérez que le processus constitutionnel non conclusif au Canada a bien besoin de satire mais ce n’est pas sur ce que vous pensez. Ce qui mérite une satire, c’est l’indifférence du Canada anglais quant à la situation coloniale que je viens de mentionner qui nourrit les aspirations légitimes de tant de Québécois qui forment une nation dont l’existence ne dépend pas d’un Canada uni.

Ma femme Marcelle Viger qui vient de regarder par-dessus mon épaule pour voir sur quel sujet j’écris et qui a été surprise que j’écrive en anglais, juste avant de m’embrasser tendrement en me souhaitant bonne nuit, m’a suggéré de vous rappeler le “processus” en Irlande et en Ecosse. Vous serez sûrement intéressé de savoir qu’elle est la soeur de Michel Viger que des circonstances ont relié à des membres du FLQ en 1970. Ce FLQ qui a utilisé la violence pour atteindre des buts politiques tout comme les Anglais à la Bataille des Plaines d’Abraham à propos de laquelle vous écrivez que ce n’était pas n’importe laquelle bataille mais la bataille fondatrice de ce pays.

Peut-être votre pays, Rex Murphy. Mais pas le mien.

Robert Barberis-Gervais, 10 mars 2009




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Vos commentaires:
  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    11 mars 2009, par Gilles Bousquet

    Très bien envoyé M. Barberis-Gervais et juste avec ça. Bravo !

    Si on avait hérité d’une vraie confédération en 1867 à la place d’une fédération nommée faussement confédération, on n’en serait pas là parce qu’on aurait mieux contrôlé notre immigration avec tout le reste.

    Maintenant, il semble trop tard pour se séparer complètement du ROC si on se fie à un sondage de Léger marketing d’avril 2005 « qui devrait bien être encore actuel » qui démontrait qu’il y avait 42 % de souverainistes et que 56 % d’entre eux voulaient également rester dans le Canada advenant l’indépendance du Québec. Les indépendantistes purs ne seraient pas plus d’environ 18 %, selon ce genre de sondage là qui n’a pas été repris depuis, à ma connaissance.

    Fait que, faudrait bien qu’un parti adopte cet objectif d’une confédération "formée d’États douverains" comme solution constitutionnelle rassembleuse afin d’aller chercher une bonne majorité de OUI en vue de débloquer la situation et de gagner une élection et un référendum.


  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    12 mars 2009, par Denis Julien de Lotbinière
    Cher monsieur Bousquet, Vous continuez à répéter le même ’’mantra’’ sur la confédération. Vous ne comprenez pas que même le Canada-anglais n’en veut pas de votre véritable confédération sinon pourquoi depuis le rapatriement unilalatéral de la confédération (1982) n’a-t-il pas présenté le moindre début de commencement, de l’ombre d’une proposition à cet effet ? Il n’en n’a rien à cirer ! Le Canada réel, tel qu’il existe lui convient parfaitement. Quand les québécois comme vous vont-ils comprendre ça ? La solution à ce cul-de-sac, c’est de se faire un pays ! Au moins ça, ça a le mérite d’être clair, vous ne pensez-pas ? Le reste n’est que bla-bla de juristes !
  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    12 mars 2009, par Suzanne Lachance
    Monsieur Bousquet devrait créer son propre parti confédéraliste.
  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    12 mars 2009, par Denis Julien de Lotbinière

    Monsieur Bousquet, Où voulez-vous en venir avec votre confédération ? Je tiens à vous citer un important passage du livre écrit par René Lévesque en 1968 et publié à : Les Éditions de l’Homme.

    Page 169 :’’C’est la chance indispensable que nous Québécois, devons nous donner, à la suite de tant d’autres peuples, de bâtir par et pour nous-mêmes LE PAYS que nous voulons. Nous y croyons, à la nécessité de cette chance énorme et redoutable, parce que nous sommes fermement convaincus que ce Québec que nous bâtirons, il sera infiniment plus efficace, plus prospère, plus juste, plus ouvert aux autre et plus sûr de lui que celui d’aujourd’hui-et que tout cela, le régime actuel ne lui permettra jamais de le devenir.’’ Je vous le répète : QUE LE RÉGIME ACTUEL NE LUI PERMETTRA JAMAIS DE LE DEVENIR.

    Le discour de René Lévesque va diamétralement à l’opposé de votre rhétorique monsieur Bousquet. Lévesque nous parle du pays québécois. Tous les intervenants de VIGILE rêve de ce pays parce que c’est du pays qu’il s’agit de construire, le pays québécois, n’est-ce pas ?

    Lévesque savait très bien qu’avant de s’accocier de quelle que façon que ce soit aux autres,il fallait d’abord ÊTRE. Et être c’est de devenir indépendant.C’est être maîtres chez-nous !L’association, ça vient après pas avant monsieur Bousquet.

    Il n’y a aucune ambiguité dans le message.

    Je vous invite à relire OPTION QUÉBEC !


  • comment sortir d’une situation coloniale m.Bousquet ? par Robert Barberis-Gervais
    13 mars 2009

    On connaît votre méthode monsieur Bousquet. D’abord des félicitations : mon article serait “très bien envoyé” ce qui ne veut rien dire. “Et juste avec ça. Bravo !” Et vous revenez avec votre idée : une confédération d’Etats souverains. Supposons que cela ne vous empêche pas de réfléchir. Il y a une remarque de mon texte qui peut se relier à votre propos, mais c’est pour le contester, la voici : “Permettez-moi de vous rappeler que la constitution de 1982 de Trudeau n’a jamais été signée par Québec et que l’indifférence du Reste du Canada devant ce fait démontre que nous sommes ici dans une situation coloniale. (...) Ce qui mérite une satire, c’est l’indifférence du Canada anglais quant à la situation coloniale que je viens de mentionner qui nourrit les aspirations légitimes de tant de Québécois qui forment une nation dont l’existence ne dépend pas d’un Canada uni.”

    Puisque vous avez dit que mon analyse était “juste” à supposer que vous soyez sincère, voulez-vous avoir l’obligeance d’indiquer à vos critiques Denis Julien et Suzanne Lachance quels sont les moyens que vous suggérez d’utiliser pour faire sortir le ROC de son indifférence, indifférence qui est une preuve indiscutable que nous sommes au Canada dans une situation coloniale ?

    Si mon analyse est juste, est-ce que vous vous rendez compte que votre proposition d’une confédération ne recevra du Canada anglais qu’indifférence ? Tant que vous ne nous aurez pas indiqué comment sortir de cette situation coloniale, votre proposition apparaîtra de la pensée magique. Ma réaction vous comblera d’aise car elle vous donnera l’occasion (ce dont vous rêviez) d’en dire plus sur votre “solution”.

    Robert Barberis-Gervais, 13 mars 2009


  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    13 mars 2009, par Gilles Bousquet

    Tous ici contre cette solution de confédération.

    Je note que cette idée n’est pas populaire sur Vigile mais, relisez s.v.p. ce que j’avais écrit plus haut : « sondage de Léger marketing d’avril 2005 « qui devrait bien être encore actuel » qui démontrait qu’il y avait alors 42 % de souverainistes et que 56 % d’entre eux voulaient également rester dans le Canada advenant l’indépendance du Québec. »

    Faudrait que les purs de LA solution lisent ce paragraphe quelques fois pour bien s’en imprégner. Ce n’est pas moi qui ai répondu à ces questions en 2005, ce sont les Québécois souverainistes qui veulent qu’une forme de Canada subsiste.

    En passant, M. Lévesque voulait que le Québec devienne un pays, le Québec qui serait aussi un pays dans une confédération formée d’États souverains « pays ». Ça devient dur de faire entrer ces simples notions chez les fédéralistes purs qui ne veulent pas saisir la chose mais courent après une chimère que les Québécois ne veulent pas, la séparation d,avec le ROC ou la’indépendance pure du Québec. La souveraineté-association de M. Lévesque et la souveraineté-partenariat de M. Parizeau étaient des sortes de confédération aussi.

    Si les intervenants sur Vigile qui sont politisés ne comprennent pas bientôt la différence entre une fédération et une confédération, je vais renoncer et serrer mon mantra ici, pour de bon parce que j’ai autre chose à faire que perdre mon temps à répéter sans fin, la même chose de 100 façons différentes.


  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    13 mars 2009, par Gilles Bousquet

    M. Barberis-Gervais, vous écrivez : « Tant que vous ne nous aurez pas indiqué comment sortir de cette situation coloniale, votre proposition apparaîtra de la pensée magique. »

    Premier mouvement : Le PQ gagne une élection et va chercher un mandat pour une confédération, disons avec 60 % de OUI , de préférence.

    Deuxième mouvement, Le ROC, selon notre Cour suprême, doit négocier la volonté claire des Québécois. S’il refuse de la faire, le tirage aux poignets commence.

    Avec un OUI sur l’indépendance pure disons à 50,5 %, à mon avis, tout va être bloqué dur. Là, il n’y aurait pas que le tir aux poignets comme perspective.


  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    13 mars 2009, par Denis Julien de Lotbinière

    Moi monsieur Bousquet et contrairement à vous, je fais le pari qu’un jour, le peuple québécois choisira de faire son indépendance nationale.Je fais confiance ! Moi monsieur Bousquet, je ne fais pas de politique par sondages interposés. Bourassa faisait cela et voyez quel héritage politique il a laissé aux québécoises et québécois. Le Québec est dans un-cul-de-sac. Je crois à cette option politique qui s’appelle l’indépendance du Québec et continuerai à en faire la promotion parce que je considère qu’elle est la seule porteuse d’espoir pour la nation québécoise.

    Donc, je vous pose la question pour la dernière fois puisque vous n’y avez jamais répondue dans le passé. VOULEZ-VOUS FAIRE DU QUÉBEC, VOTRE PAYS ? Laissez faire les questions juridiques et donnez-moi une réponse honnête à cette question ! Si vous répondez non,ce qui est parfaitement votre droit, alors je comprendrai que nous ne sommes pas du même côté de la clôture. Le Canada est un beau pays et ses citoyens sont respectables mais mon pays ; c’est le Québec et vous monsieur Bousquet ?


  • réponse à gilles bousquet par Robert Barberis-Gervais
    13 mars 2009
    réponse à gilles bousquet par Robert Barberis-Gervais M. Bousquet, vous écrivez : “Si les intervenants sur Vigile qui sont politisés ne comprennent pas bientôt la différence entre une fédération et une confédération, je vais renoncer et serrer mon mantra ici, pour de bon parce que j’ai autre chose à faire que perdre mon temps à répéter sans fin, la même chose de 100 façons différentes.” Ne faites pas de promesse de (...)

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    réponse à gilles bousquet par Robert Barberis-Gervais

    M. Bousquet, vous écrivez : “Si les intervenants sur Vigile qui sont politisés ne comprennent pas bientôt la différence entre une fédération et une confédération, je vais renoncer et serrer mon mantra ici, pour de bon parce que j’ai autre chose à faire que perdre mon temps à répéter sans fin, la même chose de 100 façons différentes.”

    Ne faites pas de promesse de renoncer à votre confédération puisque vous y croyez et que vous ne tiendrez pas votre promesse.

    Vous ne perdez pas votre temps. Il est amusant de vous voir reconnaître que vous avez “répété sans fin la même chose de 100 façons différentes” et j’ajouterais n’importe où comme par exemple en commentaires à mes textes sans qu’il y ait vraiment rapport. Par respect pour vous, je vais faire un effort. Le Canada n’est pas une confédération. Certains disent que le Canada n’est même pas une vraie fédération. Vous proposez que le ROC forme un Etat souverain et que le Québec forme un Etat souverain et que les deux Etats souverains soient associés politiquement et économiquement. Telle était l’Option Québec de René Lévesque proposée en 1980 et la souveraineté-partenariat de Parizeau-Bouchard-Dumont proposée en 1995 lors des deux référendums où j’ai voté OUI. On est en 2009. Bien que je ne sois pas membre du Parti indépendantiste, je suis d’accord avec leur programme qui dit qu’un parti, aux élections, doit proposer de faire la souveraineté et que, s’il obtient la majorité des députés et forme le gouvernement. il doit déclencher le processus d’accession à la souveraineté par des actions de souveraineté.

    Votre gouvernement élu ne fait rien d’autre que d’organiser un référendum proposant une confédération. Vous ne faites rien comme gouvernement pour réaliser la souveraineté. Si vous gagnez votre référendum (vous espérez 60%), vous ne faites rien d’autre que de commencer des négociations avec le ROC dont on ne connaît pas le résultat. Pourquoi le ROC dirait-il oui à votre projet de confédération ? Pourquoi voudrait-il même négocier ?

    On tourne en rond. Vous êtes un disciple de Claude Morin et de son étapisme néfaste, nuisible qui est responsable de la fatigue des indépendantistes, si fatigue il y a. C’est pour cela que vous provoquez tant d’agressivité. Vous déplorez que “les intervenants sur Vigile qui sont politisés ne comprennent pas la différence entre une fédération et une confédération”. Je vous demande : avez-vous compris pourquoi on critique l’étapisme ? Avez-vous compris ce que Claude Morin a fait (avec la bénédiction de Lévesque qui voulait prendre le pouvoir) quand le PQ a publié dans les journaux l’annonce suivante deux semaines avant l’élection de 1973, ce qui marque le début de l’étapisme : Aujourd’hui, je vote pour la seule équipe prête à former un vrai gouvernement. En 1975, par référendum, je déciderai de l’avenir du Québec. Une chose à la fois ! Chaque chose en son temps.

    Avez-vous remarqué que j’ai écrit un article ici : Claude Morin est-il de bonne foi ? Vous êtes-vous demandé pourquoi le très brillant Claude Morin ne m’a pas répondu ? C’est parce qu’il n’est pas capable de répondre. Bravo Claude Morin. Vous avez réussi. Le Parti québécois a pris le pouvoir. C’était le but de l’étapisme. Le référendum avait pour but de prendre le pouvoir pas de faire l’indépendance. En 2009, est-ce que le Québec est un pays indépendant ? CQFD, ce qu’il fallait démontrer.

    M. Bousquet, n’êtes-vous pas tanné de tourner en rond avec Claude Morin ?

    Robert Barberis-Gervais, 13 mars 2009


  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    13 mars 2009, par Denis Julien

    La souveraineté,c’est donner à notre Assemblée Nationale, l’EXCLUSIVITÉ de faire des lois qui s’appliquent au territoire québécois et à tous ses citoyens dont,la langue, l’immigration, les communications, l’économie, le commerce extérieure.

    La souveraineté, c’est de faire un seul rapport d’impôt et d’en disposer selon nos priorités.

    Pensez-vous monsieur Bousquet que le Canada serait d’accord avec ça ? JAMAIS !

    Il est tout-à-fait légitime de vouloir autre chose pour les québécois et québécoises mais ai le regret de vous dire que cela ne s’appelle pas la souveraineté.


  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    13 mars 2009, par Gilles Bousquet

    Oui, M. Julien, si demain, j’avais à répondre à la question : Est-ce que vous voulez que le Québec devienne indépendant ou souverain et officiellement francophone ? Je répondrais OUI parce que je crois qu’on a un niveau de gouvernement de trop qui marche sur les pieds de l’autre et que notre fédération canadienne est centralisatrice et anglicisante.

    Vous croyez que l’indépendance pure du Québec vis-à-vis le ROC est souhaitable mais principalement possible, très bien pour vous mais si la chose s’avère impossible¸e, vous aurez contribué à vous enfoncer dans la fédération actuelle à la place de développer une solution plus rassembleuse qui a plus de chances d’aller chercher une majorité suffisante.


  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    13 mars 2009, par Gilles Bousquet

    M. Barberis-Gervais,

    Merci pour votre réponse claire et respectueuse.

    Je crois que M. Claude Morin a bien fait de conseiller l’étapisme à M. Lévesque sans quoi, il aurait continué à faire élire 4 à 5 députés à vie ce qui était déjà mieux que le RIN qui n’en a jamais fait élire. Faut ce qu’il faut si on veut remplacer les fédéralistes au pouvoir. Demeurer éternellement dans l’opposition n’a jamais fait avancer les choses dans les démocraties.

    Pas de PQ au pouvoir, pas d’amélioration à l’immigration, pas de loi 101, peu d’avancement du Québec inc etc. grâce à M. Parizeau.

    Les purs de l’indépendance du Québec arrivent tout le temps avec l’idée : Mais si le ROC ne veut pas, on fait quoi ?

    On ne peut pas présumer de la réaction du ROC qui, au départ, ne voudra rien changer à la constitution canadienne, principalement si un référendum québécois est gagné avec 51 % de OUI. Même à 60 %, il va commencer à dire NON mais, selon notre Cour suprême, il sera obligé de négocier la volonté claire des Québécois. Est-ce assez clair ?


  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    13 mars 2009, par Denis Julien de Lotbinière
    Les fédéralistes canadiens n’accepteront jamais autre chose que le statut quo monsieur Bousquet parce que ce Canada tel qu’il existe, fait leur affaire ! Parce qu’ils s’en nourissent.Parce que ce système les avantage politiquement, monétairement. ILS N’ONT RIEN À CIRER DE TOUT CHANGEMENT ! Il leurs faut une commotion ! Elle a failli leurs petter à la gueule en 1995 d’où tous les efforts qu’ils y ont mis depuis. La commotion ; c’est l’indépendance ! Les québécois lorsqu’ils seront mûrs ; leurs diront qu’ils n’en veulent plus de leur patente et ce jour viendra monsieur Bousquet. Ayez confiance ! Persévérons dans l’action !
  • essayons de rester calme par R. Barberis-Gervais
    13 mars 2009
    En 1970, le Parti québécois a obtenu 24% du vote et 7 députés. En 1973, 30% du vote et six députés. Le Parti libéral de Robert Bourassa a obtenu 102 députés. Jusqu’à deux semaines avant les élections de 1973, René Lévesque et compagnie demandaient le mandat de réaliser la souveraineté et considéraient qu’un gouvernement du Parti québécois parlerait au nom des Québécois qui lui auraient donné le mandat de réaliser la (...)

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    En 1970, le Parti québécois a obtenu 24% du vote et 7 députés.

    En 1973, 30% du vote et six députés. Le Parti libéral de Robert Bourassa a obtenu 102 députés.

    Jusqu’à deux semaines avant les élections de 1973, René Lévesque et compagnie demandaient le mandat de réaliser la souveraineté et considéraient qu’un gouvernement du Parti québécois parlerait au nom des Québécois qui lui auraient donné le mandat de réaliser la souveraineté. Le référendum ne devait intervenir qu’en fin de processus pour entériner.

    L’introduction du référendum par Claude Morin (appuyé par Lévesque) dans une annonce payée dans les journaux : d’abord un vrai gouvernement puis, plus tard, un référendum pour décider de l’avenir du Québec est le début de l’étapisme.

    Ensuite, Claude Morin a fait adopter son étapisme par les instances du Parti. L’erreur des militants a été de penser comme vous monsieur Bousquet L’erreur a été de se laisser impressionner par le nombre de députés (de 7 à 6) et d’oublier la montée de 24% à 30%.

    Si on n’avait pas proposé l’étapisme en 1976, le PQ n’aurait peut-ëtre pas gagné les élections mais on peut raisonnablement penser que le pourcentage du vote aurait augmenté substantiellement.

    Et la fois suivante, le PQ aurait gagné les élections avec le mandat de réaliser la souveraineté car Bourassa était très impopulaire et aujourd’hui le Québec serait un pays.

    On s’est tous fait fourrer moi le premier parce qu’on a fait une mauvaise analyse politique et qu’on a tous été trop pressés de prendre le pouvoir “provincial”. C’est ainsi que j’ai écrit un livre avec Pierre Drouilly dont le titre dit beaucoup : “les illusions du pouvoir” publié après la défaite du 20 mai 1980 où la question demandait un mandat de négocier dont le résultat serait approuvé par un autre référendum. C’était un autre raffinement étapiste. Notre livre contient une critique virulente de l’étapisme. Au lieu de promouvoir le pays on braquait les réflecteurs sur la démarche.

    Le Québec devenant un pays, le Parti québécois aurait pu réaliser son programme : financement des partis ; Charte de la langue française ; assurance-automobile ; contrôle des terres agricoles etc.

    Voilà pourquoi je dis que Claude Morin (qui a convaincu Lévesque) a effectué un détournement du mouvement indépendantiste, un détournement des aspirations des militants qui ont travaillé et financé ce parti.

    Comprenez-vous pourquoi Claude Morin refuse d’engager le débat avec moi ? C’est à cause de l’étapisme de Claude Morin adopté par René Lévesque que le Québec n’est pas devenu un pays indépendant.

    Robert Barberis-Gervais, 13 mars 2009


  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    13 mars 2009, par Gilles Bousquet

    M. Barberis-Gervais,

    Comme les Québécois n’ont pas voulu voter OUI en 1980 ni en 1995, ils n’auraient pas plus voté OUI entre ces 2 dates au PQ qui aurait dit : Si vous nous élisez, on va faire l’indépendance du Québec, c’est comme si vous votiez OUI à un référendum.

    Vous spéculez seulement. Les Québécois ne vweulent pas plus majoritairement faire l’indépendance aujourd’hui et ce n’est pas à cause de l’étapisme qui a été une bonne idée jamais reniée par M. Lévesque jusqu’à sa mort.


  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    14 mars 2009, par Denis Julien

    Vous avez entièrement raison monsieur Gervais-Barberis. L’étapisme a nui à l’option puisqu’il a permis une démobilisation progressive des militants les plus dévoués à la cause.J’ai constaté ce phénomène à mesure que les années passaient. Des amis que l’on rencontrait au hasard de la route, nous disait que la politique les intéressait de moins en moins. Les campagnes de financement étaient de plus en plus pénibles. J’ai observé cette désaffection chez les militants indépendantistes à mesure que le PQ gérait le Québec.

    L’étapisme fut un virus qui fit des ravages lents mais certains. Après la défaite référendaire de 1980. Pierre Bourgault avait fait la déclaration suivante :’’Le PQ était plus intéressé à prendre le pouvoir qu’à faire l’indépendance !’’ Et il avait raison. Si le virus étapiste n’avait pas été introduit au PQ, probablement qu’il n’aurait pas pris le pouvoir. Par contre, le gouvernement de Robert Bourassa était sur le respirateur artificiel. En 1976, le PQ aurait constitué une opposition redoutable. Je n’aurais pas donné 3 ans à ce gouvernement.Le PQ aurait remporté les élections de 1979 avec par contre, un mandat sans ambiguité de réaliser la souveraineté du Québec.Il aurait à la fois adopté toutes les lois dont vous parlez monsieur Bousquet y compris la loi 101. Je le répète, la plus grande défaite des souverainistes québécois n’est pas le référendum perdu de 1980 mais bien l’introduction du VIRUS ÉTAPISTE dans le programme du PQ.Je crois que MORIN a joué un rôle plus grave encore que ce que l’on soupçonne. Il était peut-être en service commandé. Comme nous sommes naïfs !


  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    14 mars 2009, par Denis Julien

    Dans la perspective d’un PQ qui aurait formé une forte opposition en 1976, la Charte de la Langue Française aurait été adoptée par l’Assemblée Nationale du Québec qu’après la prise du pouvoir en 1979.

    Cela change toute la dynamique parce qu’il n’aurait pas adopté la loi 101 dans un cadre provincial mais dans le cadre d’un Québec souverain puisqu’il en aurait reçu le mandat des électeurs. La Supreme Court of Canada n’aurait pu la charcutter puisque désormais, ses jugements n’auraient aucune portée en territoire québécois indépendant.

    Refaisons le calcul avec monsieur Gervais-Barberis : 1970-Parti Québécois 24% du vote. 1973-Parti Québécois 33% du vote. S’il n’y avait pas eu de modification au programme du PQ. 1976- Parti Québécois 37 ou 38% du vote (Opposition officielle) 1979-Parti Québécois 48% du vote. (Gouvernement du Québec) Mais avec un mandat de réaliser l’indépendance du Québec.C’était clair, net et précis. Les fédéralistes avaient accepté les règles du jeu et en 1970 et en 1973. Nous les avons modifié, nous nous sommes tirés dans le pied.

    C’est là qu’on s’est fait royalement fourrer !


  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    14 mars 2009, par Gilles Bousquet

    Messieurs Barberis-Gervais et Julien, vous semblez exagérer sur le danger l’étapisme. Les Québécois indépendantistes le sont à gros grains si on considère le sondage mentionné plus haut d’avril 2005 qui confirme que 56 % de souverainistes ne veulent pas quitter la Canada.

    M. Julien qui écrit que si le PQ avait pris le pouvoir avec 48 % des votes en promettant l’indépendance, il aurait été en mesure de la déclarer. Je ne crois pas parce que le ROC aurait refusé net, c’est M. Chrétien qui nous l’a dit et écrit dans ses mémoires.

    Si les Québécois ne peuvent même pas gagner un référendum sur la souveraineté, ils ne méritent pas de l’obtenir...point à la ligne. C’est pas la faut à M. Morin ni à M. Lévesque, ni à M. Parizeau. C’est parce que le Québécois francophone ne souffre pas assez.


  • lectures suggérées par R. Barberis-Gervais
    14 mars 2009
    D’abord une correction : le 29 avril 1970, le Parti québécois a obtenu 23.1% du vote ;le 29 octobre 1973, le Parti québécois a obtenu 30% du vote ; le 15 novembre 1976, le PQ a obtenu 41.7% du vote. Merci Denis Julien de Lotbinière de vos commentaires qui complètent les miens surtout à propos de la démobilisation des militants dont l’étapisme est responsable. Pour comprendre notre point de vue, je suggère la lecture des (...)

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    D’abord une correction : le 29 avril 1970, le Parti québécois a obtenu 23.1% du vote ;le 29 octobre 1973, le Parti québécois a obtenu 30% du vote ; le 15 novembre 1976, le PQ a obtenu 41.7% du vote. Merci Denis Julien de Lotbinière de vos commentaires qui complètent les miens surtout à propos de la démobilisation des militants dont l’étapisme est responsable. Pour comprendre notre point de vue, je suggère la lecture des Illusions du pouvoir que j’ai écrit en collaboration avec Pierre Drouilly, le grand spécialiste des sondages. Puis, la lecture du livre de Loraine Lagacé, STRATÈGE où le portait qui est tracé de Claude Morin est dévastateur. L’ennui c’est que c’est un roman : il est difficile de savoir ce qui est fictif et ce qui ne l’est pas. Au minimum, ce roman extrêmement troublant sensibilise aux visées de Claude Morin. Mais en faisant des recherches, je suis tombé sur le livre de Pierre Dubuc : L’autre histoire de l’indépendance : la gauche, de Pierre Vallières à Charles Gagnon ; la droite de Claude Morin à Paul Desmarais publié en 2003. Le chapitre 5 s’intitule : Claude Morin et le Parti québécois dont je viens tout juste, ce matin samedi, 14 mars 2009, de terminer la lecture. Ce chapitre 5 de Pierre Dubuc est absolument remarquable et a été publié en 2003. C’est une synthèse précise et juste du rôle de Claude Morin au sein du Parti québécois ; ça explique comment il a réussi à émasculer le mouvement indépendantiste. Mes saluts Pierre Dubuc et merci pour ce travail de recherche impeccable.

    réponse à monsieur Bousquet :

    1- On peut gagner une élection avec moins de 50% des votes ; donc c’est plus facile de gagner avec le mandat d’agir car le Parlement est souverain en régime parlementaire britannique. Le 50% plus un, ça s’applique à un référendum. Une élection choisit un gouvernement peu importe le pourcentage des votes. Si vous avez un plus grand nombre de sièges que les autres partis, vous êtes le gouvernement. Il ne faut pas mêler les cartes comme l’a fait Claude Morin récemment. Je l’ai dénoncé dans un article : Claude Morin est-il de mauvaise foi ? Ma réponse, c’est oui. Pourquoi ne m’a-t-il pas répondu ? Parce qu’il sait que j’ai raison. Claude Morin m’a déjà téléphoné au moment où je publiais des libres opinions dans Le Devoir où je discutais de la stratégie référendaire. Il me connaït. Pourquoi ne me répond-il pas. Posez-vous la question monsieur Bousquet. Après avoir agi, le gouvernement fait approuver la constitution d’un Québec souverain par référendum.

    2- Pour excuser Claude Morin vous écrivez :

    “Vous spéculez seulement. Les Québécois ne veulent pas plus majoritairement faire l’indépendance aujourd’hui et ce n’est pas à cause de l’étapisme qui a été une bonne idée jamais reniée par M. Lévesque jusqu’à sa mort.”

    Après avoir appris les relations de Claude Morin avec la GRC, René Lévesque et Corinne ont continué à fréquenter Claude Morin et sa femme. Pourquoi ne l’auraient-il pas fait ? Claude Morin est le principal artisan de la prise du pouvoir ce qui, on le sait maintenant hors de tout doute, était le premier but de René Lévesque.

    René Lévesque n’a jamais renié l’étapisme jusqu’à sa mort puisqu’il en est le co-auteur avec Claude Morin.

    Vous dites que l’étapisme est une bonne idée puisque René Lévesque ne l’a jamais reniée. Ça veut donc dire que pour vous tout ce que dit René Lévesque est une bonne idée. C’est pour ça que vous tenez mordicus à la souveraineté trait-d’union association. Cessez de nous donner des arguments d’autorité et pensez par vous-même si ce n’est pas trop vous demander.

    L’étapisme de Claude Morin-René Lévesque n’est pas une bonne idée. C’est la cause principale du fait que le Québec n’est pas un pays indépendant.

    Je vais vous faire une confidence. Ma femme Marcelle Viger qui est une militante exemplaire (téléphones en campagne électorale ; financement depuis 1968 etc) et qui a beaucoup admiré René Lévesque, lui reproche de ne pas avoir fait plus attention à sa santé et à un moment donné de ne pas se soigner. Elle dit que cela l’affaiblissait et que ça avait des conséquences sur ses décisions politiques. Quand je lui résume mon analyse sur le drame de l’étapisme pour la quarantième fois (car elle était la première lectrice de mes libres opinions), elle continue à s’énerver mais se met de moins en moins en colère tout en me lançant régulièrement : c’est du passé et on ne peut pas refaire le passé. Je lui réponds que cette compréhension du passé est absolument nécessaire pour agir dans le présent. Aux prochaines élections, Pauline Marois doit présenter un projet de pays aux Québécois et se faire élire avec l’engagement de poser des gestes de souveraineté comme un projet de constitution québécoise, de citoyenneté québécoise, de modifications substantielles de la Charte de la langue française etc. Le Parti québécois doit se faire élire avec un programme qui s’engage à réaliser la souveraineté du Québec et ensuite agir en conséquence.

    Le passé nous apprend que le référendum doit arriver en fin de processus et qu’avant, le gouvernement du Québec doit avoir agi un peu dans l’esprit de Maurice Duplessis qui a imposé l’impôt provincial : il a posé ce geste politique sans demander la permission à Ottawa. C’est ça faire de la politique et non pas être comme un fonctionnaire bloqué par une Constitution canadienne que le Québec n’a jamais signée avec sa Charte des droits qui met les bâtons dans les roues de la loi 101 avec des décisions d’une Cour suprême qui nuisent à la francisation du Québec. Le passé nous apprend qu’il faut être autre chose qu’un gouvernement provincial. Il faut se comporter comme un gouvernement national et en demander le mandat au peuple du Québec. Il me semble que c’est ce que disent Jacques Parizeau, Robert Laplante, Gilbert Paquette, Gérald Larose, Victor-Lévy Beaulieu, les membres du Parti indépendantiste et de nombreux collaborateurs et intervenants de Vigile.

    Qu’est-ce que Pauline Marois, Bernard Drainville, Pierre Curzi, François Legault, Louise Beaudoin et autres députés en pensent ? Qu’en pense Jonathan Valois, le président du Parti québécois ?

    Robert Barberis-Gervais, 14 mars 2009


  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    14 mars 2009

    Vous avez tort monsieur Bousquet ! Nous leurs avons fait un immense cadeau en adoptant ce changement au programme du PQ. Je puis vous dire que la communauté internationale aurait reconnu le résultat électoral puisque les fédéralistes eux-mêmes avaient accepté les règles du jeu en participant aux élections de 70 et de 73. Ils ont eux mêmes brandi les épouvantails de toutes les catastrophes possibles si nous votions pour le PQ et je vous rappelle qu’ils disaient eux-mêmes à gorge déployée et sur toutes les tribunes que de voter pour le PQ voulait dire voter pour la séparation . Alors on aurait dû les prendre aux mots !

    Avez-vous imaginé un seul instant la position du Canada si plusieurs pays avaient reconnu une déclaration d’indépendance du Québec si un gouvernement du Québec souverainiste avait donné un ultimatum au gouvernement fédéral qui allait dans le sens d’une véritable confédération et que le Canada avait fait la sourde oreille ? Avez-vous imaginé la France, l’URSS qui auraient mis de la presion à l’ONU ? Non monsieur Bousquet ; vous ne réalisez pas vraiment ce que sigifiait ce poison constitué de la démarche étapisme de Morin.


  • Commentaires adressés à Rex Murphy
    14 mars 2009, par Denis Julien de Lotbinière
    Vous avez raison monsieur Gervais-Barberis, le PQ doit diriger le Québec en gouvernement de la nation québécoise. Voici la réflexion que je me suis fait à l’instant : Nous sommes tous d’accord au Québec pour dire que le statut quo est inacceptable et qu’on doit en sortir, très bien. Aussi, on sait tous que les fédéraux nous ont baisé à deux reprises lors des deux référendums, celui de 1980 et celui de 1995. Qu’ils nous ont promis la lune si nous votions NON.Ce que les québécois et québécoise firent, n’est-ce pas ? Alors Pauline Marois doit leurs lancer un ultimatum solennel. ’’VOUS ALLEZ MAINTENANT LIVRER LA MARCHANDISE !’’ Vous avez reconnu la nation québécoise en autant que cette reconnaissance soit une coquille vide et bien maintenant vous allez y mettre de la viande autour de l’os. Vous allez faire des propositions sérieuses inspirées de vos promesses de 80 et 95,rien de moins. Cet ultimatum doit être accompagné d’un délai raisonnable qui permettra au Canada de démontrer sa bonne foi. Le délai écoulé ; rapport sera fait au peuple québécois et la tenue d’un référendum sur la souveraineté sera déclenché. Ce référendum devra se faire sous l’égide d’observateurs des Nations-Unis. Il sera gagné et l’Assemblée Nationale promulguera la souveraineté politique du Québec.
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