La déclaration de M. Alban D’Amours, ex-président du comité des risques de la Caisse de dépôt et placement du Québec, devant la commission parlementaire de l’Assemblée nationale, à l’effet que la CDPQ n’avait jamais fait la différence entre le PCAA bancaire et non bancaire, a vraiment de quoi nous étonner.
Comment M. D’Amours peut-il dire pareilles choses alors que la CDPQ était liée depuis 2001 au principal promoteur de PCAA non bancaire au Canada, Coventree Capital Group inc. de Toronto, dans laquelle elle détenait en 2006, 28,9% des actions ?
Comment peut-il affirmer pareilles énormités quand, dans une étude parue en juin 2003 (1), la Banque du Canada dressait un portrait assez complet du marché du PCAA au Canada en donnant la liste des grandes banques canadiennes impliquées dans ce marché et la participation de Coventree dans le marché du PCAA non bancaire d’une valeur de 3,3 milliards$ ?
Quand on investit 12,8 milliards$ dans le PCAA non bancaire, me semble qu’on doit être capable de faire la différence entre un promoteur bancaire et un promoteur non bancaire. De 2 choses l’une : ou c’est de la négligence ou c’est de l’incompétence. Dans les 2 cas, avec de telles sommes impliquées, c’est inexcusable.
Pierre Cloutier, 15 mars 2009
(1) Paula TOOVEY et John KIFF, Le marché canadien du papier commercial adossé à des actifs : évolution et enjeux, Revue du système financier, Banque du Canada, juin 2003


