Ces francophones à qui l’on peut faire ce que l’on veut.
Si vous pensez que les francophones ne méritent pas de prendre de décisions, vous n’avez pas besoin de lire ce texte.
Lors de l’élection provinciale du 8 décembre 2008, le parti Libéral a réussi à prendre le pouvoir avec environ 20% du vote des francophones du Québec, en tenant compte que la presque totalité des anglophones et allophones votent pour le Parti Libéral.
Lors de l’élection fédérale du 14 octobre 2008, le Parti Conservateur a réussi à prendre le pouvoir avec environ 10% du vote des francophones du Québec.
On peut faire ce que l’on veut aux francophones du Québec, et il n’y a personne pour leur faire remarquer.
Lors du débat des chefs, Mme Marois était définitivement la vainqueur. Aucun sondage n’est sorti dans les quelques jours qui suivirent le débat, grâce aux médias contrôlés par la clique fédéraliste. Le seul sujet où M. Charest a marqué des points, c’est lorsqu’il accusait le PQ d’avoir créé la pénurie de docteurs il y a dix ans, et ce même s’ils seraient à la retraite aujourd’hui. Pourquoi est-ce que personne n’a su relever la citation suivante de M. Charest au mai 1997 : « Oubliez Lucien Bouchard et Jean Rochon. Le véritable responsable des fermetures d’hôpitaux et de la détérioration des soins de santé s’appelle Jean Chrétien » avec les coupures de transferts évidemment. Alors, je ne vous direz pas le mot que j’ai en tête pour qualifier M. Charest et les médias fédéralistes. Cette citation est tirée de Histoire générale de la Nouvelle-France d’Antan au Québec contemporain de Patrick Lévesque.
On se fait voler des élections, des référendums, un Labrador et une constitution.
Qui sont les véritables incendiaires ? Nous qui en avons assez, ou ceux qui incendièrent nos fermes en 1759 et en 1837, notre Parlement en 1849, ceux qui placèrent des bombes en 1970 (agent de la GRC), …. , et qui nommèrent Sabia à la tête de la Caisse de dépôt et placement du Québec en 2009 ?
“Francophones from Quebec, you’re under our control. Lucky you vote like losers, but it is normal, you were conquered.”
Le pire c’est que ceux qui comprennent ce que je viens d’écrire en anglais se ferment les yeux et ceux qui ne comprennent pas ce que je viens d’écrire se sentent en sécurité de se faire diriger par la grande nation anglaise pour laquelle ils éprouvent une confiance aveugle.
La population a du mal à distinguer le P.Q. des autres partis et ainsi ne vote plus suffisamment pour le P.Q. pour le mettre au pouvoir. Les syndicats considèrent le P.Q. trop frileux vis-à vis la souveraineté et ne l’appuient plus ouvertement. Les faiseurs de pays désertent le P.Q. pour d’autres partis n’ayant pas peur de dire pourquoi nous voulons un pays. Franchement, cela ne prend pas un doctorat en stratégie politique pour savoir que le discours du P.Q. depuis près de 15 ans doit changer. Cela prend un discours pour soulever les francophones. Cela prend un discours qui rapproche l’actualité quotidienne avec l’objectif du pays.
Cela prend un ou une vrai chef ! Il faut que la chef change ou il faut changer la chef !
En passant, j’ai parlé récemment avec quelques syndicalistes et responsables syndicalistes et ils me disent tous que Charest a réduit leur puissance de négociation en morcelant les syndicats. Des syndicats qui regroupaient jadis des centaines, voir des milliers de personnes ne regroupent plus que des dizaines ou des centaines. Syndicats, quand serez-vous dans la rue pour jeter dehors les fédéralistes et Ottawa du même coup ?
J’étais hier à la manifestation pour le français devant le Complexe Guy-Favreau. J’admire le courage de Me Stéphane Handfield. S’il y avait une personne comme lui dans chaque entreprise, cela ferait longtemps que nous aurions notre pays.
Je commence à être écoeuré de manifester pour chaque injustice écoeurante venant du fédéral ou des fédéralistes. Il faut s’attaquer au cœur du problème, le statut de province.
Le jour où le Québec sera un pays, il n’y aura plus de souverainistes ni de fédéralistes. Cela sera un lieu où l’harmonie règnera entre tous les hommes et les femmes. Il n’y aura que des nationalistes qui travailleront ardemment pour la nation québécoise.
L’idée à la mode, c’est que le Québec est déjà un pays, et cela ne prend que des politiciens qui portent leurs culottes et qui demandent à la population de les appuyer.
Fourbissons les armes (Parole, clavier d’ordinateur, portefeuilles et votes).
Le Québec a besoin de vous pour changer.
Daniel Roy, C.A.
