|
|
| Vigile.net a besoin de votre appui financier. N’hésitez pas à contribuer à sa production. | |||||
| Financement 2008 |
| Objectif : 20000$ | |||
La Commission Bouchard-Taylor sillonne le Québec pour sonder notre âme collective. Un tribunal vient à nouveau d’ébranler les fondements de la Charte de la langue française. Et le Québec tout entier se prépare à faire vibrer 2008 au son des célébrations du quadricentenaire de sa capitale. Décidément, notre identité profonde est sous les feux de la rampe par les temps qui courent. Et pourtant, le 1er septembre 2007 est étrangement en voie de passer complètement inaperçu. C’est pourtant aujourd’hui même le 450ième anniversaire de la mort de Jacques Cartier, père de la Nouvelle-France. Mais consolons-nous : bien malgré elle, Pauline Marois, nouvelle défenderesse de l’identité québécoise, marche résolument sur les traces du téméraire « découvreur » du fleuve Saint-Laurent.
Tout comme la Nouvelle-France occupa jadis les trois quarts du continent, le Parti Québécois des meilleurs jours a déjà détenu les deux tiers des sièges à l’Assemblée nationale. Mais après une dure traversée, des rivages cléments semblent attendre l’équipage péquiste. Avant de commander ses propres expéditions, Cartier aurait fait partie de celles de Verrazzano. Pauline aussi a d’abord œuvré sous de grands chefs. Voilà comment on apprend qu’il faut parfois choisir d’emprunter des chemins difficiles. Ainsi, tout comme Jacques Cartier a eu besoin de l’aide des Iroquoiens de la rivière Saint-Charles pour survivre à son premier hiver, Pauline Marois compte aujourd’hui sur les Charlevoisiens pour en faire autant. S’il fallait qu’il en soit autrement, le vaisseau amiral du mouvement souverainiste risquerait fort d’être tout aussi coincé dans l’opinion publique que les navires de Cartier le furent dans les glaces du Saint-Laurent. Mais Pauline ne semble pas craindre de naviguer en eaux troubles.
Appelez ça les Indes ou l’Amérique française. L’essentiel est que grâce à
Jacques Cartier, le roi de France y a été souverain. Troquez « calendrier
référendaire » pour « projet de pays » et avec des troupes loyales, Pauline
Marois convaincra les Québécois d’en faire de même. Chacun en son siècle
et sur sa terre, François 1er et le peuple du Québec auront alors vécu la
Renaissance.
Christian Gagnon
Montréal
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
Avec des troupes loyales ?
Très franchement, monsieur Gagnon, les "troupes loyales" vont mourir du scorbut avant de voir le printemps. Vous confondez loyauté avec aveuglement volontaire.
À l’heure actuelle, Pauline Marois se refuse même de parler de référendum. C’est comme si elle voulait découvrir le Québec en restant à St-Malo.
Il est pour le moins singulier de lire un partisan de la création d’un nouveau parti indépendantiste reprocher à Pauline Marois de refuser de parler de référendum, alors que le site internet de cet embryon de nouveau parti n’a à ce jour pour tout programme qu’une seule chose : faire la souveraineté sans référendum. Quant à savoir si les bateaux du PQ sont pris dans la glace, le plus récents sondages CROP (sur le Québec entier) et Léger Marketing (sur Charlevoix) semblent contredire pareille affirmation.
Mais sur l’ensemble du sujet, je réfère mes deux compatriotes à mon texte en tribune libre intitulé "Pauline : courtiser avec tact et patience".

16301$ 82%
|
Pour contribuer en ligne
|