[1] Plus je fouille le dossier de la CDPQ et le PCAA non bancaire, moins je n’en reviens.
[2] Arrêtez-vous 2 minutes et pensez-y sérieusement. La Caisse a injecté 12,8 MILLIARDS$ d’argent public dans cette folle aventure. Cette somme représente environ un peu moins de 25% du budget annuel du gouvernement du Québec.
[3] Ce montant n’a pas été injecté pour la construction de routes, de ponts, de viaduc, de ports, d’aéroports, d’immeubles, d’écoles, d’universités, d’hôpitaux, de CLSC, ni pour aider les cultivateurs, les chômeurs, les assistés sociaux, les entrepreneurs, les créateurs, les familles monoparentales, les régions, les municipalités, les commissions scolaires etc..
[4] Non cette somme a été prêtée à des promoteurs privés comme Coventree, créée par 2 avocats de Toronto, spécialisée dans la tritisation de créances de toutes sortes, c’est-à-dire des dettes. Ces gens-là ne produisent rien de concret, de tangible ou de réel, comme les agriculteurs, les ingénieurs, les producteurs de biens et de services ou tous les salariés qui travaillent à la sueur de leur front pour tirer un salaire décent afin d’élever leur famille. Non, elle a été prêtée à des acheteurs de dette et des vendeurs de promesses de payer sur un bout de papier. En anglais et dans le langage courant, on appelle cela des I.O.U.
[5] La CDPQ a prêté 12,8 MILLIARDS$ avec l’argent public des québécois à des gens de Toronto - Bay Street - spécialisés dans l’industrie virtuelle de l’endettement. Aristote appelait cela la chrématistique. Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chrématistique . Ces gens-là sont enviés et ce sont des héros, puisqu’ils font de l’argent.
[6] C’est complètement fou quand on y pense sérieusement.
[7] Et ce qui est encore plus fou et je dirais même détraqué, c’est que la majeure partie des citoyens s’en fout. On dirait que ça leur passe sur le dos comme l’eau sur le dos d’un canard. Pauvre humanité et surtout pauvres esclaves. Ce n’est pas donné à tout le monde de vouloir se libérer de la servitude. Socrate en est mort, empoisonné par ses concitoyens incapables de supporter la vérité.
[8] Je trouve cela infiniment triste, mais tout le monde s’en fout.
Pierre Cloutier



