La colère gronde, le mécontentement est palpable chez les Canadiens français, les Métis et les Québécois, fondateurs de l’Amérique française. Sans eux, il n’y aurait point eu d’Amérique, de Canada et de Québec.
L’affaire de la « petite reine du Canada » en France a préparé le terrain à un brassage de cartes qui, si les politiciens adéquistes, péquistes et bloquistes voulaient se donner la main, se voulaient quelque peu tacticiens, stratégiques et avaient vraiment d’autres intérêts que les leurs, changerait toute la donne politique actuelle qui est canadienne, ne nous le cachons pas.
Voici ce qu’il faudrait faire...
Lorsque Jean Charest sera de retour de son voyage en France où il ira simplement faire acte de présence, afin de panser les plaies des rescapés du génocide culturel actuel et à la demande de ses amis et complices fédéraux de quelque parti que ce soit, les péquistes, adéquistes et bloquistes devraient déclencher immédiatement des élections sur ce sujet.
Entre-temps ou en même temps, le Bloc québécois à Ottawa devrait faire la même chose et créer l’occasion qui fait le larron et déclencher aussi des élections au fédéral. N’oublions pas qu’à Ottawa, lorsqu’il s’agit de NOUS, il n’y a plus de couleurs politiques ; tous se liguent pour nous détruire. Et cela depuis la conquête.
Quels qu’en soient les résultats, nous aurions signifié à la France et au Canada notre mécontentement, notre colère... Nous créerions ainsi une crise politique majeure au Canada et au Québec. Nous reprendrions l’initiative et donnerions le signal que nous ne nous laisserons par manipuler et encore moins apeurer. Et pour ceux qui argumenteront que des élections « ça coûtent cher », je leur dirai que quand il s’agit d’identité, de langue et d’Histoire, il n’y a pas de prix.
Est-ce trop demander à nos politiciens ???? Ou préfèrent-ils le train-train quotidien ? Ou bien sont-ils devenus trop polis ? Ou encore des impuissants ? Ont-ils oublié les raisons même de leur existence ? Ont-ils oublié que depuis 1760, nous nous sommes battus pour survivre et ne pas disparaître ?
Le moment est propice pour une telle stratégie. Il est impérieux de reprendre l’initiative, sinon nous passerons à la casserole canadienne et ferons la démonstration de notre impuissance.
Est-ce cela que nous voulons ?
Marie Mance Vallée


