La violence des autres ne justifie pas la sienne propre. Sauf pour les sophistes…
On décide ou pas de faire de la lutte du peuple souverain du Québec une lutte démocratique et pacifiste. Si on décide d’en faire une lutte démocratique et pacifiste, il faut dénoncer toutes violences et menaces de violences. Dont celle que vous nous demandez de dénoncer ici. Et, on est justement crédible dans cette dénonciation dans la mesure où l’on est vraiment engagé dans une lutte démocratique et pacifiste.
On ne peut dénoncer ce que vous nous demandez de dénoncer en étant à cheval sur une exigence de pacifisme démocratique tout en passant sous silence, ou en minimisant nos propres sauts de clôture.
Ce qui du reste a permis à René Lévesque de positionner le PQ comme un parti de masse résolument démocratique, ce qui lui a permis d’être reconnu comme tel, même par ses adversaires.
On peut faire le choix de la lutte armée. Mais il faut être conséquent, en ce cas, il faut prendre le maquis. Chose absurde au Québec. Les conditions nécessaires et minimales à cet égard n’existent pas et n’ont jamais existé. Et, si elles ont existé, on n’a pas considéré les conditions qui auraient permis d’en faire une lutte victorieuse. Comme cela a été le cas pour les Patriotes, comme cela a été le cas pour le FLQ. Même le sacrifice d’aucuns, ne permet pas de penser engendrer par là quelqu’avancements profitables.
Or, les réjouissances de Patrick Bourgeois concernant un éventuel incendie d’une radio-néopoubelle ne sont admissibles qu’en cas de lutte armée affichée et assumée, ce n’est pas le cas. M. Bourgeois a admis avoir erré dans le Journal de Québec. Il a par ailleurs affirmé avoir par ailleurs choisi la lutte démocratique et pacifiste, et non-violente, cela exclut la menace de violence.
Le PQ et le Bloc n’ont pas demandé autre chose. Et ces instances ont eu raison de le demander et demander une mise au point. M. Bourgeois l’a faite, mais prétend ne pas vouloir la faire... Qu’est-ce à dire !?
René Lévesque a compris avant moi que le FLQ était l’alibi rêvé ( en partie fabriqué par la GRC ) pour enfoncer le PQ et ralentir sa course. Il a s’est donc dissocié dès l’enlèvement de James Richard Cross, longtemps avant la mort accidentelle de Pierre Laporte. J’étais à l’époque contre cet avis. J’étais jeune... et la séduction de la lutte armée opérait à plein. Je n’étais en cela pas différent de la majorité des Québécois cependant... tant qu’il n’y avait pas mort d’homme, nous étions favorable au FLQ pacifiste... Un non-sens...
J’ai vite compris même jeune, que René Lévesque avait pris la bonne décision. N’existaient pas et n’existent toujours pas les conditions nécessaires à la naissance et au déploiement d’une lutte armée au Québec. Pire, tout ce qui pourra être de près ou de loin associé à la violence, aux menaces de violence, se retournera contre nous. Nous en avons eu un bel exemple dernièrement. En dépit du tollé général contre la programmation propagandiste et canadianistrice de la CCBN, on a invoqué les menaces de violence proférées par Pierre Falardeau pour justifier la retraite fédérale. Cela est un sophisme outrancier...
Je l’ai dénoncé dans la Tribune libre de Vigile - 2009 02 18
Logique sophistique canadianisatrice à son meilleur ! La sécurité des familles
Ce n’est pas le tollé général qui justifie l’annulation du programme de la CCBN
On a par la suite publié d’une manière fallacieuse les déclarations violentes de Patrick Bourgeois au moment opportun pour justifier la retraite de la CCBN, via une radio-néopoubelle... Après les faits... Comme quoi les canadianisateurs savent bien à la fois censurer et utiliser leurs forces véhémentes au bon moment, comme quoi l’information et la ligne de commandement sont fort bien implantées dans le camp des canadianisateurs. Ils ont à la faveur d’un tollé général, mis au pas la radio-poubelle qui avait fini par en faire trop...
Maintenant, une radio-néopoubelle sait très bien où jusqu’où ne pas aller trop loin.
La véhémence et la correction politique ne sont ici pas en cause. Ce qui l’est c’est la séduction de la violence. M. Bourgeaois à l’époque où le RRQ n’était qu’un groupuscule y a succombé. On s’est bien gardé de le dénoncer à l’époque... on a plutôt monté un dossier qui par la suite à pu se retourner contre lui.
C’est chose faite et cet épisode est plein d’enseignement... Heureusement, il n’y a pas eu de blessé ni mort d’homme... Il nous faut donc profiter de cette occasion pour être clair et ferme. La lutte armée ou violente n’a pas sa place dans la lutte démocratique du peuple pacifiste et souverain du Québec. Cela doit être réaffirmé solennellement par toutes les personnes, tous les collectifs, toutes les organisations et toutes les instances du mouvement souverainiste partie de l’UNION du peuple démocratique, pacifiste et souverain du Québec. Une occasion de refaire l’unité autour de ces prémisses claires et congruentes.
Tant et aussi longtemps que cela ne sera pas. Il y aura un doute. Et, il ne faut pas se fier à ce que cela ne soit plus dénoncé par les canadianisateurs pour le moment... ce serait mésestimer l’adversaire.
Pour l’heure, il semble que M. Bourgeois préfère capitaliser sur un traditionnel « PQ-Bloc rentre-dedans » pour stimuler le financement personnel des souverainistes et capter l’adhésion des pourfendeurs du PQ. Cependant quand il aura fait le plein, il restera un facteur de division toujours instrumentalisable par nos adversaires canadianisateurs.
FINI LES FOLIES !
Il faut cesser de fafiner ! M. Bourgeois a rectifié les faits dans le Journal de Québec, il a fait amende honorable, et a réaffirmé avoir choisi la lutte démocratique pacifiste. Ce qui lui reste à faire c’est de convenir qu’il s’est par là soumis à ce qu’exigeait le PQ et le Bloc, et pour le faire encore plus clairement il pourrait trouver le moyen de le réaffirmer mil fois plutôt qu’une... de manière à rétablir l’unité du mouvement souverainiste.
Le PQ et le Bloc n’ont jamais demandé que le Pierre Falardeau, que le RRQ et Le Québécois cessent d’être véhéments. Il a avec raison demandé à M. Bourgeois et au RRQ de rectifier les faits et réaffirmer son engagement démocratique et pacifiste qui refuse la séduction de la violence et des menaces de violence comme il l’a affirmé au moment où sortant de la marge, il a voulu contribuer au tollé général qui a fait retraiter la CCBN.
Quant à lui M. Falardeau a préféré invoquer la violence des autres pour justifier la menace de violence qui lui faisait vouloir lancer des pierres aux reconstitutionnalistes. Je ne doute pas que M. Falardeau soit partisan de la lutte démocratique pacifiste, mais véhémente. Ce pourquoi il doit cesser les sophismes de la double faute pour justifier un abus de langage qui porte à confusion.
En effet, « lancer des roches » est en langue française, autant la description d’un jet de pierre bien réel, qu’une métaphore langagière qui n’implique pas de réel lancé de pierre. M. Falardeau doit réaffirmer sa véhémente dénonciation de la violence des autres en rectifiant les faits et en affirmant que cette expression maladroite portant à confusion voulait bien être entendue du point de vue métaphorique et qu’il n’a jamais été question de menace de violence. Il n’a fait qu’abonder au lancer de tarte à la crème que l’interviewer Richard Martineau avançait... pour le provoquer... Il a abondé en parlant de « Marde, de fumier et de roches, n’importe quoi fera l’affaire »... Il a omis d’ajouter, sauf ce qui peut blesser ou tuer, parce qu’il choisit bien sûr la lutte démocratique pacifiste.
Pourquoi ? Parce que c’est bien un tollé général pacifiste, mais véhément qui a fait reculer la CCBN et non pas de supposées menaces de violence. En effet, ce qui aurait fait le plus de mal à la présentation controversée de telles reconstitutions canadianisées dans l’affiche d’une concorde falsificatrice, c’eût été des manifestations monstres pacifistes de Québécois pacifistes au moment de la présentation de tel « spectacle ».
Nous n’avions pas besoin de flirter avec la violence pour ce faire... Ce pourquoi il est tout à fait normal maintenant de rectifier les faits et dénoncer la dérive médiatique et politique qui a suivi la retraite fédérale canadianisatrice.