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(Rappel) AFFAIRE BOISCLAIR : RESPONSABILITÉ ULTIME DES MEMBRES DU PQ
Éric Tremblay, Avocat et fervent indépendantiste
TRIBUNE LIBRE 4 novembre 2005
Devant l’évidence de la complaisance des dirigeants du conseil national du PQ, de leur manquement à leur devoir fondamental de préservation de l’intégrité de notre formation politique, il appartient désormais aux membres de montrer la porte à M. Boisclair, afin que notre cause indépendantiste demeure intacte et puisse rassembler une nette majorité de Québécois pour que, dans un proche avenir, le Québec devienne enfin un pays libre.
En démocratie, le droit de vote suppose une grande responsabilité. Dans quelques jours, nous avons rendez-vous avec l’Histoire de notre peuple. Nous ne pouvons exercer notre droit fondamental avec légèreté. Nous ne sommes pas appeler à voter pour un quelconque « staracadémicien », mais bien pour le prochain chef qui dirigera nos troupes lors de la plus importante bataille de nos vies.
Seul un chef irréprochable sur le plan moral et inattaquable sur le plan légal peut mener les souverainistes à la victoire. Croire que le comportement criminel passé de Boisclair, alors qu’il occupait des fonctions ministérielles, ne sera pas exploité par nos coriaces adversaires fédéralistes afin de discréditer, non seulement sa personne, mais notre cause, relève de la plus dangereuse naïveté. Ne voyons-nous pas qu’ils fourbissent déjà leurs armes en prévision de la chasse, dont l’ouverture aura lieu le 16 novembre prochain ? Manquons-nous à ce point de clairvoyance et de sens de l’anticipation ? Si oui, alors nous n’aurons que nous-mêmes à blâmer quant à l’affaiblissement de notre cause et son probable échec.
En démocratie, la justice doit être appliquée également à tous. Boisclair a commis des actes criminels pour lesquels plusieurs de nos concitoyens sont condamnés à la prison.
Aussi, en démocratie, un ministre ayant commis un crime ne possède plus la légitimité, l’intégrité et la crédibilité nécessaires à l’application de la Loi, ainsi qu’à la bonne conduite de l’État. Le devoir de tout citoyen responsable consiste alors à le démettre de ses fonctions. Ainsi, comment le candidat Boisclair peut-il prétendre posséder l’autorité morale nécessaire à la lutte contre le trafic de drogues et le crime organisé, deux responsabilités ultimes d’un chef d’État ? Notre devoir démocratique, en tant que membres du PQ, consiste donc à exiger son désistement pour le bien de notre cause.
Certains partisans de Boisclair semblent plus préoccupés par l’élection de leur messie plutôt que par la réussite de notre noble idéal. Leur comportement obstiné présente un réel danger. Ils banalisent le véritable impact de la consommation de cocaïne avouée par Boisclair, alors qu’il occupait des fonctions ministérielles, sur l’électorat québécois. Pourtant, bien que nous ne soyons pas à la veille d’une élection provinciale, 53% des Québécois, lors d’un sondage récent Léger Marketing, ont signifié qu’ils ne voteraient jamais pour un candidat au poste de Premier ministre qui aurait consommé de la coke.
De ce constat, en simple langage mathématique, nous pouvons déduire que lors de la prochaine élection, le PQ, avec Boisclair à sa tête, ne profiterait que d’un électorat potentiel de 47%. Sachant qu’historiquement notre parti récolte en moyenne 42% des votes lors d’une bonne élection, nous ne récolterions au mieux qu’environ 20% (42% * 47%) du vote populaire lors du prochain scrutin avec Boisclair comme chef. Donc, le PQ arriverait loin derrière le PLQ et l’ADQ.
Voilà le réel danger que représente l’élection de Boisclair ! Non seulement le PQ serait relégué au troisième rang avec seulement 20% des voix lors des prochaines élections provinciales, mais notre rêve d’indépendance serait relégué aux calendes grecques.
Trop d’hommes et de femmes du Québec se sont battus pour notre indépendance nationale pour laisser un simple individu entêté la mettre en péril. Personne n’est plus grand que notre idéal ! Si Boisclair ne se désiste pas de la présente course à la chefferie, les huit autres candidats doivent exiger le retrait de sa candidature auprès de la présidente d’élection. À défaut de quoi, chers compatriotes, nous devrons lui signifier la sortie en exerçant consciencieusement et de manière responsable notre droit de vote.
Vive l’indépendance du Québec !
ADDENDUM
Le 20% avancé suppose que parmi les 53% de Québécois ayant affirmé catégoriquement qu’ils ne voteront jamais pour un ex-ministre coké au poste de Premier ministre, il n’y a aucune discrimination entre les électeurs péquistes, libéraux, adéquistes, UFP-OC et autres. Les valeurs humaines fondamentales sont distribuées de façon équivalente chez tous les électeurs québécois, peu importe leur allégeance politique.
Pour démontrer que le 20% risque probablement de se produire avec Boisclair à la tête du PQ, ex-ministre coké, voici un bref rappel historique des résultats du référendum de ’95 et de la dernière élection provinciale de 2003 :
Lors du référendum de ’95, le Oui a récolté 49,4% des voix. Le taux de participation était d’environ 94%. La quasi-totalité des souverainistes ont voté.
À l’élection de 2003, le PQ a récolté 33,21% des voix. Le taux de participation était de 70,49%. En tenant compte de ce dernier, le PQ n’a réellement obtenu que 23,41% (0.7049 * 33,21%) de la faveur populaire. Un nombre important de souverainistes se sont abstenus de voter.
L’appui réel du PQ en 2003 = 23,41%.
Donc, la projection de 20 % du vote allant au PQ lors des prochaines élections avec Boisclair comme chef, ex-ministre coké, est bel et bien plausible, en considérant que 53% des Québécois refuseront catégoriquement de voter pour lui et qu’il ne bénéficiera que d’un électorat potentiel de 47%, toutes allégeances politiques confondues, plutôt que de 100%.
Sachant que plusieurs vrais indépendantistes, dont le nombre risque fort d’être plus important que l’on ne puisse l’imaginer, quitteront le parti pour se joindre à la nouvelle formation indépendantiste UFP-OC si Boisclair est élu, le 20% calculé mis en rapport avec l’appui réel accordé au PQ en 2003 (23,41%) prend tout son sens.
En ce moment, l’indépendance est beaucoup plus populaire que notre parti. Elle reçoit l’appui de 52% des Québécois.
Boisclair constitue un réel danger, car pour tenir un prochain référendum, il faudra gagner la prochaine élection.
Avec Boisclair, ex-ministre coké, comme chef et l’arrivée d’un nouveau parti souverainiste, UFP-OC, le PQ risque fort d’être derrière le PLQ et l’ADQ à la prochaine élection. Bonsoir l’indépendance !!!
RÉSULTATS DES ÉLECTIONS 2007 :
PQ : 28,3%
Taux de participation : 71,27%
Appui réel au PQ compte tenu des abstentionnistes : 20,2%
Boisclair doit démissionner pour le bien de la cause.
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/spip/) —

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