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DRAINVILLE AU PQ
Boisclair dénonce l’interprétation « tordue » des libéraux
Presse canadienne
vendredi 9 février 2007


Lia Lévesque -

Le chef du Parti québécois André Boisclair dénonce l’interprétation « tordue » qu’ont faite les libéraux de l’annonce de la candidature de l’ex-journaliste Bernard Drainville.

De passage à Salaberry-de-Valleyfield vendredi, où il a rencontré les travailleurs de l’usine Goodyear, M. Boisclair a affirmé que dans l’entrevue télévisée qu’il avait accordée au journaliste Drainville, la fin de semaine dernière, il n’y a eu « ni complaisance ni mise en scène ».

Le journaliste en congé sans solde de Radio-Canada avait reçu une première proposition de l’ancien premier ministre Jacques Parizeau, selon sa version, mercredi dernier. Il y avait réfléchi quelques jours avant de la décliner, le vendredi, en parlant personnellement à M. Boisclair. Le samedi, il menait son entrevue avec le chef péquiste en tant que journaliste. La seconde proposition, qui lui a fait accepter la circonscription de Marie-Victorin, a été formulée le mardi suivant.

Une controverse sévit depuis quelques jours concernant les choix éthiques de l’ex-journaliste durant ces journées de réflexion, ainsi que sur son travail journalistique alors qu’il avait jonglé avec l’idée de se lancer en politique.

M. Boisclair a aussi cherché à atténuer l’impression laissée par les propos à bâtons rompus échangés entre lui et le journaliste Drainville, dans les instants qui ont précédé l’entrevue : « six diffusions cette émission-là ; ça va être payant. Il faut que tu sois bon », lui avait dit M. Drainville.

Tout comme M. Drainville, il n’y voit que boutade et familiarité pour détendre l’atmosphère. « Nous avons une relation conviviale avec les journalistes. Nous rions avant les entrevues. Nous parlons de leur famille, les histoires heureuses ou plus difficiles. Et spécialement à l’Assemblée nationale, c’est un petit monde ; on se connaît tous ; c’est comme une petite famille », a-t-il déclaré en anglais.

M. Boisclair a également nié que M. Drainville ait lui-même approché le Parti québécois pour y devenir candidat, comme l’affirmait un quotidien de Montréal dans son édition de vendredi. « Je n’ai aucun fait, et puis j’ai vérifié dans mon entourage, qui me permet de conclure de la même façon », a-t-il tranché.

Puis il a relevé que les deux principaux intéressés, Jacques Parizeau et Bernard Drainville, ont contredit cette information, rapportée d’une source péquiste anonyme. « J’ai entendu M. Drainville ; j’ai entendu M. Parizeau et il n’y a rien, aucun fait porté à mon attention, qui permettrait de conclure » de cette façon, a objecté M. Boisclair. Il reproche à la journaliste d’avoir « fait le choix de remettre en question la parole et de M. Parizeau et de M. Drainville en ne citant pas ses sources ».




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