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Texte publié dans Cyberpresse du 8 février
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Qu’il y ait diverses opinions qui s’expriment sur différents sujets parmi les souverainistes, cela indique une certaine vitalité mais aussi comme on le comprend en lisant le livre remarquable de Mathieu Bock-Côté, La Dénationalisation tranquille, une difficulté à recentrer le projet souverainiste sur l’identité et la mémoire québécoises pour revenir aux raisons historiques de vouloir la souveraineté. Mais, ici malheureusement, il ne s’agit pas d’un conflit d’idées mais d’un conflit de personnalités.
A partir de tout ce que l’on a pu observer, on doit conclure que le problème vient de Bernard Landry qui essaie de miner le leadership de Pauline Marois.
A trois reprises récemment, il est intervenu rapidement et d’une façon spectaculaire de manière à mettre madame Marois dans l’embarras. Et, apparemment, c’était le but recherché. Imaginez ce genre de comportement en pleine campagne électorale.
A trois reprises, rappelez-vous, il y avait péril en la demeure et l’ex-chef du Parti québécois devait de toute urgence intervenir... pour donner trois jambettes à Pauline Marois.
1- Sur le projet sur la citoyenneté, Landry a dénoncé l’obligation de savoir le français pour pouvoir être candidat aux élections scolaires, municipales et provinciales.
2- Sur la fusion des deux bourses de Montréal et de Toronto, il a contredit Mme Marois pour ensuite faire marche arrière suite à l’intervention de Jacques Parizeau.
3- A propos de la réforme dans le domaine de l’éducation, il a demandé un moratoire. Il est intervenu comme grand-père, comme citoyen, comme professeur et comme quoi encore.
A chaque fois, il y avait péril en la demeure.
On peut tenter une explication. Bernard Landry regrette d’avoir démissionné avec un appui de 76% des militants. Il avait exigé 80%. Et je suis sûr qu’il blâme Mme Marois pour ne pas avoir obtenu son 80%. Il lui en veut. Il lui en veut de ne pas avoir été solidaire, quand il était chef, à certains moments cruciaux. C’est d’ailleurs pour ça qu’au moment de la lutte à la chefferie, certains n’ont pas voté pour Pauline Marois.
Il a laissé voir qu’il voulait revenir et André Boisclair a refusé de se retirer à son profit. Alors Bernard Landry a passé une journée à miner le leadership de Boisclair en donnant un tas d’entrevues contre lui en pleine campagne électorale. C’était un comportement déplorable qui a beaucoup nui à André Boisclair.
Bernard Landry est pire qu’une belle-mère. Il veut miner le leadership de Mme Marois, par vengeance, par machisme, par sexisme à cause de son gros ego. Il est plus que "tannant" : il ne joue pas en équipe. Il veut qu’on pense qu’il ferait un meilleur chef que Mme Marois. Sur la fusion des bourses, il a insisté sur ses connaissances techniques. Message : moi, je connais ça. Sous-entendu : je suis plus compétent que Pauline Marois.
Josée Legault qui connaît le sérail péquiste affirme dans Voir qu’il s’agit d’un grave problème de relation inter-personnelle.
Au moment du débat des chefs, quand Jean Charest s’est mis à déblatérer contre Jacques Parizeau, Bernard Landry n’a pas été capable de faire confiance à Jacques Parizeau et a dit : Audi alteram partem : écoute l’autre partie, comme si Jacques Parizeau était dans un procès et était peut-être coupable. C’était ridicule.
Bernard Landry met son ego avant la cause. Il ne peut absolument plus se qualifier lui-même de "militant exemplaire". Il pourrait se demander quelles sont ses motivations profondes.
Pour avoir un telle attitude, il a dû souffrir énormément des comportements de Mme Marois alors qu’il était chef, comportements qu’il percevait comme un manque de solidarité. Il lui rend la monnaie de sa pièce. Et ce faisant, il fait le jeu des adversaires. Et il déçoit des gens qui ont de l’admiration pour lui. Ce n’est pas la raison qui dirige ses actions : c’est la passion et une passion destructrice. A-t-il besoin d’une thérapie ?
Car, hélas, ce n’est pas fini. Il continuera. Il trouvera un autre sujet qui exige une intervention immédiate et spectaculaire... pour faire les manchettes et passer à la télévision et si ça embête Pauline Marois, tant pis... ou tant mieux !
Ce que nous voyons, c’est un ancien premier ministre qui par vengeance essaie de déstabiliser la chef légitime du Parti québécois. On est devant un comportement où le passé étouffe le présent et, ce qui est grave, compromet l’avenir.
Est-ce que quelqu’un voit autre chose ou a une meilleure explication ?
Est-ce que quelqu’un peut intervenir auprès de Bernard Landry pour qu’il change d’attitude ?
Robert Barberis-Gervais
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
Souvent on a parlé de Claude Morin comme étant une taupe. Y aurait-il une autre taupe toujours présente au sein du PQ ?
Allons-y par étape :
Qui a insisté sinon sollicité la démission de Jacques Parizeau à la suite du référendum de 95 ?
Qui a mis publiquement André Boisclair dans l’embarras après son élection à la direction du PQ ?
Qui place Pauline Marois dans l’ambarras depuis l’occupation de son poste comme Chef du Parti Québécois ?
Si on travaille POUR LE PAYS DU QUÉBEC, peut-on voir uniguement des problèmes aux Chefs qui ont ce PAYS à coeur ?
Il était CHEF et il a démissionné parce qu’il voulait être le super-chef et faire ce qu’il voulait. Une fois élu à 85% ou 90% du Congrès, qu’ont les membres à dire après un tel résultat ?
Être Chef du Parti Québécois, n’y a-t-il pas également un devoir de travailler en équipe pour l’après élection, pour la création ou la finalisation du Pays.
Un Pays n’est pas l’affaire d’une personne, c’est l’affaire d’une équipe.
Est-ce qu’on a UNE ÉQUIPE actuellement ?
Débarrassons-nous des taupes, des déstabilisateurs, des troubles-fêtes.
On peut comprendre pourquoi ils ne font pas ce pour quoi ils ont été élus alors qu’ils pourraient avoir des objectifs bien différents de ceux votés lors des Congrès des membres.
Est-ce que André Boisclair n’a pas changé les décisions du Congrès et présenter un programme électoral une semaine après le déclenchement de l’élection. "Donnez-moi le pouvoir et je déciderai ce qui sera bien pour le Québec."
On se fait avoir non seulement avec les fédéraux officiels mais également avec des Chefs du Parti Québécois qui font à leur volonté une fois qu’ils sont chefs.
Pourquoi, alors, réaliser des congrès et passer des résolutions ?
Un mélange de déstabilisateur et de taupe.
Je vous lirai pour voir si vous avez de meilleures analyses.
Ne faut-il pas arrêter de parler des deux côtés de la bouche ?
Robert Bertrand, rédacteur, Québec un Pays http://cf.groups.yahoo.com/group/Pour-le-Pays-du-Quebec/

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