Nos barreaux, on va finir par les transporter
dans nos propres têtes
15 février 1839
Pierre Falardeau
Lorsqu’on se refuse à envisager un autre mode d’accès
qu’un référendum volé
pour réaliser l’indépendance du Québec,
c’est qu’on a des barreaux dans la tête.
Même chose lorsqu’on ne s’oppose pas
à la guerre en Afghanistan
sous prétexte que les affaires internationales
relèvent d’Ottawa.
Pourquoi respecter les règles fixées par le Canada
si nous voulons rompre avec lui ?
Pourquoi nous laisser dicter
où mettre la barre
par tous les Stéphane Dion canadiens ?
Quand on déménage, on ne change pas les meubles de place.
On les sort.

