Le ministre du développement anémique
nous susurre sans même sourciller
qu’il n’est pas du tout tragique
de passer sous contrôle étranger.
Laisser partir nos fleurons
applaudir cette perte de maîtrise
dans un langage abscons
pour qu’on apprivoise la bêtise.
La ministre de la langue précaire
brandissant un introuvable document
nous sirote en pleine lumière
que le français progresse en reculant.
Ministre du chloroforme
qui dit notre langue dans la ouate
et qui sans cesse nous désinforme,
électoralisme et mensonge, so What !
Ministre de la chose constitutionnelle
jovial et benoît titulaire dépassé
jonglant avec de futiles bébelles
emmuré dans un pays sclérosé.
La peur de déranger
la chienne de prendre
lui fait lentement tresser
la corde pour nous pendre.
Impayable trio minimal
d’une équipe bancale
n’ayant pour tout idéal
que des grenailles provinciales.
Ministres grabataires
qui avec tant de zèle
dans leur maison locataires
s’appliquent à se rogner les ailes.
Petits gérants d’un peuple ravagé
ambitieux minimalistes
qui s’entêtent à ne distiller
que vague frelatage fédéraliste.
Simplistes régisseurs de tiroirs
qui ne voient pas que l’économique
sans une plénitude de pouvoirs
ne peut que devenir anorexique.
Champions d’un Québec charcuté
perdus dans un fatras fatidique
de dossiers doublement enchevêtrés
porteurs de mesquines petites politiques.
Mais régents démocratiquement élus
par une population portée aux oubliettes
renfermant pourtant de grands crus
mais combien friande de piquette.
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —


