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A nos amies Pauline Marois et Louise Harel
Au Québec, la langue de travail est le français
Robert Barberis-Gervais, Marcelle Viger
Tribune libre de Vigile
mercredi 1er juillet 2009      820 visites      8 messages


Quand Jean Charest énumère ses réalisations dans ses éloquentes cassettes à la période des questions de l’Assemblée nationale, il inclut la reconnaissance de la nation québécoise par le Parlement fédéral. Or, on le sait, Jean Charest n’y est strictement pour rien. C’est un mensonge de plus c’est-à-dire une affirmation contraire à la vérité. Cette reconnaissance du bout des lèvres “des Québécois” comme nation (sociologique dit Stéphane Dion) a été faite pour contourner une motion du Bloc québécois. Les fédéralistes dont Jean Charest, s’en servent comme soi-disant preuve du fédéralisme dit d’ouverture dont l’ouverture est cosmétique, sans conséquence sur la réalité politique des pouvoirs et de l’argent. C’est ce qu’on appelle de la rhétorique vide. Et Ignatieff vient de dire : le Québec n’a pas besoin de plus de pouvoirs pour plaire au ROC. La référence aux “Québécois” en français dans le texte anglais de la motion qui a été adoptée en Chambre a quand même une signification. Pour une fois, Lysiane Gagnon a vu juste. Elle signifie que c’est la langue française qui fait des “Québécois” une nation distincte de la nation Canadian qui, elle, est politique et a tous les pouvoirs pour se développer contrairement à la nation québécoise.

Ce détour pour en arriver à dire qu’Ottawa reconnaît que le français au Québec doit s’épanouir et se développer puisqu’il constitue l’essentiel d’une nation qui par sa différence fait partie de la richesse culturelle et humaine du Canada. Parenthèse : le refus des Conservateurs et des Libéraux de voter en faveur de la motion du Bloc Québécois pour que la loi 101 s’applique aux Québécois qui travaillent pour le gouvernement fédéral au Québec est en contradiction avec leur acceptation que le Québec est une nation. La Loi 101, la Charte de la langue française, affirme que le français est la langue commune du Québec et que la langue française est la langue de travail au Québec.

En conséquence, nous suggérons très fortement à Pauline Marois et à Louise Harel de parler français en tout temps. Mesdames, quand vous donnez une conférence de presse, votre langue de travail doit être le français. Quand les journalistes des médias anglophones posent des questions, au Québec, leur langue de travail doit être le français. En tout temps. Ils veulent des “clips” ? Qu’ils les aient en français et qu’ils traduisent pour les quelques unilingues anglais qui existent encore au Québec, ces dinausaures rhodésiens (dirait René Lévesque) qui ne veulent pas respecter la majorité française.

Dalton McGuinty le premier ministre de l’Ontario parle français ? S’il pense, pour avoir des votes, qu’il doit s’adresser à sa minorité française en voie d’assimilation dans la langue française, grand bien lui fasse. A ce que je sache, la langue française ne menace pas la langue anglaise en Ontario.

On nous dira : si mesdames Marois et Harel étaient bilingues, vous ne diriez rien. Et bien, nous en sommes rendus en 2009, à penser que même des hommes extrêmement bilingues comme René Lévesque s’il était vivant et Jacques Parizeau, s’il était premier ministre, ne devraient pas répondre aux questions des journalistes en anglais.

Il n’y a pas de problème au contraire à ce que Pauline Marois et Louise Harel prennent des cours d’anglais pour leur enrichissement personnel. Mais que les conférences de presse leur servent de travaux pratiques : non. Si elles continuent à baragouiner un peu d’anglais, elles feront la preuve que la connaissance de l’anglais, pour elles, est une exigence absolue pour être maire de Montréal ou premier ministre du Québec. C’est donner un très mauvais exemple aux immigrants déchirés entre deux langues avec des messages contradictoires, un message venant du Canada qui leur a fait prêter serment à la Reine d’Angleterre et un autre message venant du Québec avec d’une part une Charte de la langue qui dit que le français est la langue de travail au Québec et d’autre part deux leaders souverainistes qui trouvent normal que l’anglais soit leur langue de travail.

Mesdames soyez fières de parler français en tout temps. N’ayez aucun complexe. Donnez-nous l’image d’un pays français avant même qu’il ne soit réalisé pour en donner le goût. Vos compatriotes vous en seront reconnaissants. Ils iront même jusqu’à vous admirer.

Robert Barberis-Gervais et Marcelle Viger, 30 juin 2009

Et bonne fête à ceux et celles qui considèrent que le Canada est leur pays.

Je me souviens qu’en voyage pour me procurer des canards du lac Brome, une journaliste de la CBC me flanqua un micro sous le nez en me demandant : “For Thanksgiving day, what do you have to be thankful for ?” Je lui répondis en français : “Je remercie le Ciel de pouvoir parler français au Québec même dans les Cantons de l’Est où sévit Jean Charest.” (R.B.G)

Addendum à l’article sur Parizeau-Charest. "Jacques Parizeau est un grand seigneur de l’indépendance du Québec : Jean Charest est un petit mercenaire du Canada.




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Vos commentaires:
  • Au Québec, la langue de travail est le français
    1er juillet 2009, par Marcel Haché

    Merci à vous.

    Si le mouvement indépendantiste n’est pas rendu là,il est perdu.

    Un message doit être envoyé.Je n’ai aucun doute qu’il serait reçu.Cela ferait plus que tous les cours de francisation imaginables.

    Surtout,cela raffermirait le moral d’un parti qui en a bien besoin.


  • Au Québec, la langue de travail est le français
    1er juillet 2009, par Marie Mance Vallée

    Pour vous donner une idée de l’ampleur de la tâche qui nous attend afin de sauver la langue française, voici un extrait d’un texte paru sur le site Les Manants du Roi.

    « C’est par une déclaration de protestation à la presse de Mme Anna-Maria Campogrande, haut fonctionnaire européen, que nous avons appris que, depuis le 1er mai, les standardistes de la Commission à Bruxelles, ville francophone, avaient reçu l’ordre exprès de répondre exclusivement en anglais aux communications. Mme Campogrande précise que « depuis la fondation des institutions européennes, par courtoisie pour le pays hôte, le standard répondait en français et n’utilisait une autre langue que lorsque l’interlocuteur le désirait ». Ce haut fonctionnaire ajoute que cette décision, qui encourage le monolinguisme, ne peut se justifier et constitue une véritable discrimination à l’égard des pays latins « qui sont plus à l’aise en français, particulièrement au téléphone ». Nul doute que notre Représentation permanente n’aura pas manqué d’intervenir, mais on n’en a pas entendu parler… »

    Adresse : http://www.lesmanantsduroi.com/arti...

    Marie Mance Vallée


  • Au Québec, la langue de travail est le français
    1er juillet 2009, par RenéP.
    Je suis tout-à-fait d’accord avec vous : mesdames Harel et Marois, ainsi que tous les politiciens québécois d’ailleurs, devraient parler uniquement le francais lorsqu’ils interviennent de par leur fonction . Le fait que les anglophones du Québec voudraient qu’ils parlent aussi en anglais n’est-il pas une démonstration qu’ils ne veulent rien savoir du francais ? La langue officielle au Québec est le francais et les représentants officiels du Québec doivent s’exprimer dans la langue de l’Etat. Les anglophones cherchent à culpabiliser ceux qui ne parlent pas anglais : il ne faut pas tomber dans leur piège.
  • Au Québec, la langue de travail est le français
    4 juillet 2009, par Jean-Renaud Dubois

    Bonjour à tous les deux,

    Excellent comme d’habitude...

    Je pense que les moyens habituels — d’obliger le fédéral à nous respecter, en acceptant ENFIN qu’il doive de se soumettre à la loi 101 au Québec — sont dépassés, puisque personne ne bouge à part le RRQ.

    Donc, il faut s’attaquer en priorité à la source : les partis souverainistes !

    On pourrait faire d’une pierre deux coups en avisant par écrit ces deux partis et leurs député(e)s qu’ils ne recevront plus d’aide financière tant qu’ils ne démontreront pas par leur actions que :

    1- Ils doivent renoncer à leur boycot envers le RRQ !

    2- Qu’ils doivent lancer une campagne publicitaire pour dénoncer cette "incohérence totale" ((je suis gentil) du PLC et du PCC dans le refus que la loi 101 s’applique aux Québécois qui travaillent pour le gouvernement fédéral au Québec !

    C’est "plate" à dire....mais quand on est rendu à suggérer, qu’il faille les menacer de leur couper les vivres pour qu’ils agissent, c’est qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans les planètes de QS, du BQ et plus évidemment du PQ !

    Pour moi, c’est déjà fait : mon 200$, ils le recevront qu’à ces 2 conditions. Point !

    Fini la "parlotte", passons à l’action comme le RRQ et le collectif des jeunes indépendantistes.

    Bonne semaine,

    Jean-Renaud Dubois Sainte Adèle


  • Au Québec, la langue de travail est le français ! Et la langue du recrutement ou de l’embauche ?
    8 juillet 2009, par Francois Munyabagisha
    Le francais est le principal identifiant québécois, mais ne sont pa Québécois que des francophones. Des anglophones et d’autres citoyens parlant d’autres langues sont également Québecois à part entière, au même titre que vous et moi, au même titre que le fameux « nous » de Marois. La défense du Francais ne se fera pas par l’isolationisme absolutiste. Plutôt faire preuve d’audace et d’ouverture. Des anglophones venus des USA ou du Canada apprennent chez nous le francais, pourquoi pensez-vous ? Sont-ils débiles ou plutôt notre langue a des attraits qu’ils nous incombe de valoriser.
  • Au Québec, la langue de travail est le français - 1 de 2
    10 juillet 2009, par Serge
    Les politiciens et le parlement d’Ottawa ne peuvent pas reconnaître que le français soit la langue de travail au Québec. Car l’unité canadienne est fondée sur la langue et la culture de l’anglo-canadien. Ne peuvent reconnaître que cette langue française doit s’épanouir et se développer, parce que cela constituerait le fondement même de la souveraineté du Québec. Soit… Une identité francophone distincte, qui (...)

    Lire ce commentaire

    Les politiciens et le parlement d’Ottawa ne peuvent pas reconnaître que le français soit la langue de travail au Québec. Car l’unité canadienne est fondée sur la langue et la culture de l’anglo-canadien.

    Ne peuvent reconnaître que cette langue française doit s’épanouir et se développer, parce que cela constituerait le fondement même de la souveraineté du Québec.

    Soit… Une identité francophone distincte, qui conduirait à une appartenance québécoise aussi distincte. Deux prérequis essentiels à la réussite de la création d’un nouveau pays indépendant, que les bloquistes et les péquistes n’ont jamais compris depuis leur existence.

    Le parti québécois et ses membres ont donné la Loi 101 au Québec. Mais en même temps ils se sont auto-minorisés et assuré l’échec de la souveraineté, en maintenant volontiers le lien à l’unité anglo-canadienne. En maintenant la langue de l’anglo-canadien obligatoire pour tous dès l’âge de 8 ans, jusqu’à 20 ans, à l’école et au collège de langue française, durant leurs deux mandats au gouvernement du Québec.

    Pauline Marois et Louise Harel ont participées volontiers au régime colonialiste canadian, durant leurs deux mandats au gouvernement du Québec, en maintenant l’imposition d’apprendre la langue de l’anglo-saxon canadien pour décrocher un emploi dans les grandes entreprises et dans les institutions à charte fédérale, établies au Québec. Ce sont des faits.

    De ces faits, Pauline Marois et Louise Harel ne s’identifient plus francophones ou françaises, mais plutôt au modèle « bailingue » de Justin Trudeau. Elles ne s’identifient plus majoritaires au Québec non plus, plutôt auto-minoritaires. Elles ne démontrent plus une appartenance clairement québécoise française, mais plutôt multiculturelle canadienne, lorsqu’elles répondent aux anglophones dans leur langue. Tout comme les immigrants.

    D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si les quatre garçons de Pauline Marois ont tous été éduqués « bailingues », selon le modèle de Justin Trudeau. Ce n’est pas un hasard non plus si elle à choisit le « Lakeshore General Hospital » pour ses soins médicaux, au lieu de St-Luc ou Notre Dame.

    Elle supporte donc le régime d’apartheid canadien au Québec, une deuxième société d’accueil parallèle et indépendante, avec ses institutions d’éducation, de santé et de services gouvernementaux dans la langue de l’anglo-saxon canadien. Plus unité canadienne que ça c’est introuvable.

    sp

    Partie 1 de 2...


  • Au Québec, la langue de travail est le français - 2 de 2
    10 juillet 2009, par Serge
    « Il n’y a pas de problème au contraire à ce que Pauline Marois et Louise Harel prennent des cours d’anglais pour leur enrichissement personnel. Mais que les conférences de presse leur servent de travaux pratiques : non. »(RBG) Voilà le fondement même de l’échec à répétition de votre cause, depuis 30 ans. Votre erreur de compréhension et ses effets prévisibles. Une contradiction ou paradoxe insoluble. Vous qualifiez (...)

    Lire ce commentaire

    « Il n’y a pas de problème au contraire à ce que Pauline Marois et Louise Harel prennent des cours d’anglais pour leur enrichissement personnel. Mais que les conférences de presse leur servent de travaux pratiques : non. »(RBG)

    Voilà le fondement même de l’échec à répétition de votre cause, depuis 30 ans. Votre erreur de compréhension et ses effets prévisibles. Une contradiction ou paradoxe insoluble.

    Vous qualifiez vous-même de « enrichissement », l’apprentissage de la langue de l’anglo-saxon canadian, « l’anglais ». Malgré qu’elle soit le ciment de l’unité anglo-canadienne, qui assure l’autominorisation des francophones du Québec. Qui combat et assure depuis toujours l’échec de la souveraineté du Québec.

    Vous prétextez qu’il s’agit d’un choix « personnel », plutôt qu’un geste d’infériorité, d’auto-colonisation et d’intégration à l’appartenance canadienne.

    Vous dites cela, qu’il s’agit d’un choix personnel, malgré qu’il n’y ait pas de choix. Puisque cette langue est obligatoire et imposée à tous dès l’âge de six ans dans le système d’éducation et à l’âge adulte dans les lieux de travail au Québec.

    Puis, comble de paradoxe, une fois cette langue de l’unité anglo-canadienne « enrichissante » acquise et comprise, vous dites qu’il faut auto-charcuter le cerveau. Ne pas l’utiliser dans les conférences de presse. Elle est géniale, celle-là !... Avez-vous relu ce que vous avez écrit ?…

    Vous ne comprenez pas pourquoi tous les souverainistes et indépendantistes, les membres et militants PQ, de Lévesque à Marois, ont échoué à l’indépendance du Québec depuis 30 ans.

    Parce qu’il est impossible d’adopter individuellement le modèle de l’unité canadienne, la culture et l’identité bailingue pour francophones seulement, sans l’appartenance canadienne subséquente. Tout en de disant simultanément distinct, francophone et québécois, collectivement. Ce sont là des contradictions tout à fait irréconciliables.

    Si vous ne l’avez jamais vue, si vous n’avez jamais vraiment compris pourquoi l’indépendance échoue à répétition, voici la célèbre citation d’un parfait inconnu qui, en quelques mots, explique bien le fondement même des échecs à répétition de Pauline Marois, de Louise Harel, du Parti québécois et de tous les souverainistes et indépendantistes « bailingues » depuis 30 ans.

    « Il est bien évident que, dans un Québec où tous les citoyens ne parleraient que le français, on n’aurait aucune difficulté à obtenir une majorité en faveur de l’indépendance, lors d’un éventuel référendum. - Pierre Vigneault - Médias Transcontinental - Article mis en ligne le 13 février 2008 à 12:40 »

    Cela, aucun chef ou membre de la direction du PQ et du Blok ne l’ont encore compris, depuis leur existence.

    Maintenant, quand vous aurez un peu de temps libre, vous êtes invité à prendre connaissance de la nouvelle politique de l’immigration du Québec. Politique d’intégration des immigrants mise en place depuis avril 2003 par la ministre antillaise, intégrée à l’anglophone et diplômée de l’unilingue université de l’apartheid Concordia, Yolanda James. Un billet à ce sujet se trouve à : L’arnaque de l’immigration francophone… Bonne lecture.

    sp


  • Au Québec, la langue de travail est le français
    11 juillet 2009, par MichelG
    Aussi longtemps qu’il n’y aura pas au Québec une campagne permanente pour le respect de l’unilinguisme français dans tous les emplois et toutes les communications institutionnelles nous serons des quêteux en train de nous angliciser au service des canadians et pour enrichir la langue de nos colonisateurs . Et à ce niveau tout est à faire car le Québec s’anglicise comme jamais avec John james Chareste .et sa gang de videurs de Caisses

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