L’attentat de la soirée électorale du 4 septembre visait la chef de l’État québécois et des militants péquistes. L’intention du tireur était de commettre un massacre. Il s’agit ici d’un crime à caractère haineux, gravissime. Ne cédons pas à la tentation d’en minimiser la portée. La plupart des Anglais ne nous aiment pas, certains encore moins que d’autres. Nous avons des ennemis. Nous devons le savoir. Cet attentat, qui a fait un mort et un blessé devait marquer, selon son auteur, le réveil des Anglais. C’est le nôtre qui a sonné : Plus jamais n’accepterons-nous d’être traités de racistes, nazis, xénophobes, d’individus repliés sur eux-mêmes. Nous sommes différents. Nous sommes francophones. Nous sommes fiers.


