Texte publié dans Le Devoir du mercredi 3 juin 2009
Mon député Amir Khadir vient d’envoyer à Louise Harel une lettre ouverte très à propos pour qu’elle appuie Projet Montréal dans la prochaine campagne électorale à Montréal, alors que certains voudraient la dissuader de présenter sa candidature à la mairie de Montréal.
L’urgence d’une alliance citoyenne et réformatrice à Montréal.
L’urgence de sortir Montréal de l’impuissance et de la corruption exige une alliance stratégique citoyenne et réformatrice entre Projet Montréal, le parti des valeurs citoyennes, et Louise Harel, la personnalité progressiste d’expérience qui incarne le mieux les valeurs réformatrices présentement nécessaires à Montréal. Une telle alliance stratégique est nécessaire pour mener le mouvement citoyen montréalais à la victoire dès 2009.
Si Madame Harel est conséquente avec ses valeurs et l’ensemble de sa carrière politique, elle se doit non seulement d’appuyer Projet Montréal, mais aussi d’adhérer à ses orientations progressistes, ce qui ne m’apparaît faire aucun doute.
Comme Madame Harel a la stature pour devenir dès 2009 la première mairesse de Montréal, elle se doit de mobiliser toutes ses énergies et ses réseaux afin que les valeurs de Projet Montréal puissent prévaloir aux prochaines élections municipales dès l’automne prochain. Or Louise Harel ne peut réaliser cette mission que si elle est candidate à la mairie de Montréal, ou si elle participe à cette fonction.
Seul un tandem Harel-Bergeron à la mairie rendra possible la victoire de Projet Montréal à la prochaine élection.
Richard Bergeron est un pionnier exceptionnel qui a conçu et bâti ce magnifique parti qu’est Projet Montréal et qui suscite le respect et l’admiration. Ce jeune chef rendrait un grand service à Montréal en acceptant de partager le cabinet de la mairie avec Madame Harel, ce qui permettrait rapidement à Projet Montréal d’exercer le pouvoir et de réaliser sa vision d’un Montréal vert et citoyen.
À défaut de cette ouverture, il est à craindre que Projet Montréal devra persévérer à réchauffer quelques sièges de l’opposition, tout en perfectionnant ses « projets » et en laissant au maire Tremblay un autre mandat pour les récupérer, comme il l’a déjà fait.
Vers une mairie collégiale.
Avec la grande intelligence politique que nous lui connaissons, Richard Bergeron doit donc accueillir chaleureusement Louise Harel comme candidate (ou co-candidate) de Projet Montréal à la mairie de Montréal, et permettre la réalisation de cette alliance stratégique au sein de son parti. Conformément à ses valeurs, Projet Montréal pourrait faire évoluer le poste de maire vers une plus grande collégialité, ce qui permettrait un partage des rôles entre Madame Harel et Monsieur Bergeron.
Les militants de Projet Montréal qui ressentent l’urgence d’appliquer leur programme par l’exercice du pouvoir, doivent s’ouvrir aux autres forces progressistes et réformatrices. Sans renier leurs principes, et pour mieux les incarner et les développer, ces militants doivent élargir leurs perspectives dans le cadre d’une alliance stratégique qui est la seule condition du succès politique.
Quelle soit une adhésion, une alliance ou une fusion, l’« union des forces progressistes » à Montréal passe par une entente politique stratégique entre Projet Montréal et Madame Louise Harel où chacun devra manifester son ouverture, harmoniser ses valeurs et conjuguer ses forces politiques.
S’opposer à l’ouverture de Projet Montréal au tandem Harel-Bergeron à la mairie, c’est voter pour le régime Tremblay !
Louis La Rochelle, membre de Projet Montréal

