À une semaine des élections, tous les indépendantistes québécois qui souhaitent un pays doivent comprendre que seul le Parti Québécois est en position pour le faire naître rapidement. Si par malheur, comme le suggèrent les derniers sondages, le vote souverainiste devait s’éparpiller, les fédéralistes libéraux et adéquistes pourraient bien, non seulement retarder notre marche vers la concrétisation de notre idéal, mais l’anéantir.
Les souverainistes qui s’apprêtent à voter pour l’ADQ doivent savoir que Mario Dumont n’a aucune intention de réaliser l’indépendance du Québec. Son projet autonomiste est irréalisable dans le cadre du fédéralisme canadien. Les dirigeants politiques et les citoyens du Canada refuseront catégoriquement d’accorder un statut particulier au Québec. Penser que Harper pourrait s’entendre avec Dumont afin que le Québec devienne un État autonome au sein du Canada relève de la pure fiction. Le projet de Dumont subira le même sort que les accords de Meech et de Charlottetown. Le Canada de Trudeau est irréformable. Devant son échec, Dumont s’écrasera et acceptera la soumission de notre peuple et la subordination de notre Assemblée Nationale au pouvoir suprême d’Ottawa.
Quant à mes camarades souverainistes qui s’apprêtent à voter pour Québec Solidaire, ces derniers doivent comprendre que leur choix favorisera l’élection d’un gouvernement fédéraliste bien plus à droite que ce que propose le Parti Québécois dont la plate-forme se situe au centre-gauche. Bien sûr le PQ n’est pas parfait et ne répond pas à toutes les attentes de la gauche québécoise dont je fais partie. Par contre, nul ne peut nier qu’il est le seul parti qui, depuis 1976, a adopté des réformes progressistes ayant permis à notre peuple d’améliorer sa qualité de vie en profitant de plus de justice sociale et de solidarité. Les exemples les plus récents dont Charest s’approprie le mérite le démontrent avec éloquence. Aussi, il ne faudrait surtout pas se tromper de bataille, car l’enjeu central de la présente campagne électorale s’avère bel et bien l’indépendance de notre nation et la création future du pays du Québec, deux éléments essentiels afin qu’un jour Québec Solidaire puisse prendre le pouvoir.
De plus, les souverainistes de tous les horizons doivent comprendre que l’éparpillement des votes favoriserait la réélection de Jean Charest, le pire Premier ministre de l’histoire du Québec. Celui dont tous les indépendantistes veulent se débarrasser. Celui dont le taux d’insatisfaction atteint un niveau record. Celui qui renie son serment de Premier ministre en évoquant la partition du Québec advenant son indépendance. Celui qui dirige selon les intérêts de ses petits amis. Celui qui est toujours prêt à renier les intérêts supérieurs du Québec et à plier l’échine devant les exigences du fédéral lorsque vient le temps d’obtenir notre argent. Celui qui rêve toujours de devenir Premier ministre du Canada. Voulons-nous vraiment que le Roi-nègre du fédéral complète son œuvre de destruction de l’économie et du modèle social-démocrate du Québec ? Voulons-nous vraiment qu’il réussisse la mission pour laquelle il a été envoyé d’Ottawa ? La réélection de Charest renforcerait la cage dans laquelle notre peuple est enfermé. Notre idéal de liberté en souffrirait plus que l’on ne puisse l’imaginer. Notre rêve d’un Québec indépendant serait relégué aux calendes grecques.
Enfin, il faut bien admettre qu’André Boisclair mène une très bonne campagne électorale et qu’il a su démontrer qu’il possède les qualités d’un chef d’État. Il est de loin supérieur à Jean Charest, le menteur, et Mario Dumont, l’opportuniste démagogue. Aussi, Boisclair ne cesse de réaffirmer son engagement à tenir un référendum le plus tôt possible après son élection. Le temps est donc venu pour tous les indépendantistes de faire preuve d’unité en votant pour le Parti Québécois, le seul parti pouvant réaliser notre idéal commun, l’indépendance du Québec. Ça presse !
Éric Tremblay, avocat et fervent indépendantiste
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/spip/) —

