Ceux qui refusent de donner du service en français aux Québécois

Appel au boycott des commerces unilingues anglais de Montréal

pourquoi alors ne pas boycotter certains commerces qui affichent ouvertement le rejet du Québec ?

Tribune libre de Vigile
jeudi 29 septembre 2011
956 visites 9 messages

Le chroniqueur nationaliste bien connu Christian Dufour écrivait récemment qu’au dépanneur d’un certain immeuble de médias, un couple taïwanais ne répondait aux gens qu’en anglais bien qu’avec courtoisie, avec une attitude du genre "nous sommes désolés mais vous comprenez qu’il ne pourra jamais en être autrement en raison de la difficulté de votre langue ; soyez gentils et compréhensifs envers nous ; soyons bons amis en anglais".

D’autre allophones ne sont pas aussi courtois. Que faire devant une telle augmentation du refus du français ?

Un jour, de passage dans la métropole, j’ai été témoin d’une scène tout à fait ahurissante dans une librairie : pendant dix minutes le client québécois s’adressait en français à la préposée qui lui répondait exclusivement en anglais, tour de Babel oblige ! Quel bras de fer verbal et insensé !

Pourquoi ne pas recourir au boycott de tels commerces ?

On boycotte les produits non équitables, la Chine pour le non-respect des droits de l’Homme, les manteaux de fourrures, etc, pourquoi alors ne pas boycotter certains commerces qui affichent ouvertement le rejet du Québec ?

1- Les commerces exclusivement anglophones qui refusent de nous servir en français

2- Les commerces allophones qui refusent de nous servir en français

3- Les commerces qui nous accueillent par un "Hi, bonjour", "May I help you, puis-je vous aider ?" (il faut accueillir tout client en français seulement).

Si on est pas accueilli uniquement en français, on répond : "pas de français, pas de client, au revoir". Au resto, on se lève et on quitte les lieux.

Si on lance cette campagne avec force battage publicitaire et que tout le monde se met à l’appliquer sur une grande échelle, des résultats positifs peuvent en résulter, c’est-à-dire le respect de la loi 101 et du peuple pour qui fut formulée cette loi essentielle.

Référence de l’article de Christian Dufour

Réjean Labrie, de Québec, capitale nationale.

Commentaires

  • Réjean Labrie, 4 décembre 2011 21h55

    Faut croire que mon article a eu des échos favorables auprès du Mouvement Montréal français, qui a lancé une campagne comme celle que je propose.

    Pour plus de détails :
    http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2011/11/06/003-commerce-boycott-anglais.shtml

    Vigile est un tremplin vers l’action concrète parce que lu par ceux qui sont prêts à intervenir.

    Réjean Labrie

  • Gilles, 17 novembre 2011 22h18

    On est collectivement beaucoup trop polis je pense. Ce n’est pas sur nos épaules que repose la responsabilité d’établir le français dans l’espace public.C’est au Gouvernement du Québec.

    Alors la solution est claire, se donner un gouvernement qui se définit clairement comme Québécois.

    Mais voilà, ça fait plusieurs mois que certains, et même certains très actifs sur Vigile, font tout leur possible pour saboter les chances d’avoir un gouvernement au moins favorable au Québec.

    Alors c’est là que nous en sommes.

    Bonne chance aux Montréalais...

  • Léo de France, 17 novembre 2011 12h19

    Cela paraît un peu brusque mais enfin. Il me semble qu’il faudrait accompagner une telle campagne d’une proposition systématique aux tenanciers de tels commerces de se mettre au français. Car, enfin, nous ne pouvons pas considérer quen tous sont de mauvaises fois.
    Il faudrait leur proposer d’écrire leurs panneaux, étiquettes et autres supports en français. Leur proposer des cours d’apprentissage ou de mise à niveau en français. Et puis, si cela ne fonctionne pas, les boycotter en expliquant la raison aux chalands.
    J’ai observé cet été dans le quartier de la Petite Italie, une série de commerces tenues par des latino-américains, sur la devanture desquels il apparaissait le français comme langue parlée (si on peut dire) après l’espagnol (en fait le castillan pour être exact), le portugais, l’italien et l’anglais.
    Accueillir des allphones c’est bien mais il faut savoir les contraindre a au moins adopter la langues du pays d’accueil.

    Un français de France désolé de ce que devient le Québec et surtout Montréal.

  • Anonyme, 6 octobre 2011 14h13

    Je suis d’accord !
    La loi du marché, ça fonctionne toujours bien.

    Donc qu’on arrête de donner notre argent aux commerces qui nous servent mal. Une chance qu’on vient de le découvrir !

    Ainsi, les lois de langue racistes (loi 101) ne seront plus nécessaires, car on ne supportera que des commerces qui nous servent dans la langue de notre choix !

    Tout le monde en sort gagnant !
    Vite, demandez l’abolition de la loi 101 !

  • Ivan Parent, 3 octobre 2011 19h44

    Moi, quand j’entre dans un restaurant viêtnamien et qu’ils me parlent en anglais, c’est rare mais ça arrive, je commande en viêtnamien et, croyez-moi, ils sont mal à l’aise. Je leur demande en viêtnamien s’ils parlent français, je me retiens pour ne pas rire de voir leur bouille.

    Ivan Parent

  • Jean-Louis Pérez-Martel, 30 septembre 2011 18h31

    Monsieur Labrie,

    Votre travail acharné dénonçant et informant de manière brillante certains sujets concernant nos atouts nationaux, indispensables pour maintenir vivante l’idiosyncrasie qui a fait du peuple canadien-français, par sa singularité, une nation qui s’est réalisée dans plusieurs domaines partout au monde, fait de vous un exemple à suivre.

    Au nom du PARTI QUÉBÉCOIS je vous remercie pour ce travail magnifique que vous accomplissez.

    Salutations cordiales,

    JLPM

  • Stéphane Russell, 30 septembre 2011 01h21

    J’appuie un tel boycott. Moi même j’insiste pour le français, et je garde mon sourire pour moi. Je n’ai rien à faire d’être gentil, au contraire je fulmine de voir ces gens se moquer ainsi de 400 ans de lutte. Ah ils sont adorables ? Et bien pas moi, et encore moins mon portefeuille. Je leur parle en français avec autorité, fermeté et assurance, et ils deviennent hésitants. Des chinois par exemple, j’entre et je leur dis bonjour en chinois et français. Ça devient vite gênant pour eux. Certains plus résistants font comme si de rien n’était, et moi aussi je continu à parler français en faisant comme si de rien n’était, ce qui ne les avance pas plus.

    Dans le train de banlieu, un type m’a abordé avec un accent prononcé, en me demandant une question en anglais, que j’avais mal comprise. Je lui répond en français "je vous demande pardon ?". Il s’empresse de s’excuser en anglais en me regardant avec cet air "hey what’s your problem" que j’ai vu si souvent, puis se tourne vers des chiens-chiens qui se font un plaisir de lui répondre en anglais.

    Aussi, j’achète québécois tant que je peux, car j’ai à coeur l’emploi de ceux qui travaillent ici et que je suis dégoûté par les entreprises, en particulier les banques et autres entreprises de la finance de l’Ontario, qui font des milliards de profits ici sans rien réinvestir en retour. C’est un autre exemple de mauvais citoyens, ces entreprises qui se comporte en colonisatrices. Ok, nos entreprises ne sont pas parfaites, mais comme pour le sport, nous sommes souvent trop exigeant avec les nôtres. Nous avons de bonnes enreprises, il n’y a aucun prétexte.

    Pour ma part, je considère que la langue française est supérieure à toute autre. Je ne vois pas pourquoi je devrais plier devant des gens qui ne se respectent pas eux-même, ni leur société

  • jacques noel, 29 septembre 2011 13h57

    si je ne me trompe pas, c’est le fils de Marie Malavoy !

    « Dans Voir, il y a une chronique troublante d’un jeune chroniqueur du nom de Tristan Malavoy. Il nous apprend que, dans le petit comptoir au rez-de-chaussée de l’immeuble abritant Voir, Musique Plus, Audiogram, on est servi avec une infinie courtoisie par un couple de Taïwanais.

    Le problème, c’est qu’on y est servi strictement en anglais. Le réflexe de presque tous les francophones de l’immeuble, y compris M. Malavoy, est de répondre en anglais.

    Pourquoi le chroniqueur n’a-t-il jamais réagi alors que ceux qu’ils appellent « mes amis néo-québécois » ne lui ont pratiquement jamais dit merci en français en deux ans ? « Par courtoisie… Je ne voulais pas froisser ces gens par ailleurs adorables. »

    Que fera le journaliste, qui dit avoir eu mal au ventre en lisant les conclusions de l’étude de l’Office de la langue française sur l’anglicisation de Montréal ? « Avoir des discussions à la fois ouvertes, respectueuses des uns et des autres sans tomber dans la guimauve intellectuelle et politique où toute indignation et toute colère sont reçues comme un affront à l’autre. »

    Quoi ? Ça veut dire quoi au juste, M. Malavoy ? Vous et les autres francophones de l’immeuble ne pourriez pas simplement répondre en français, poliment mais fermement, au couple taïwanais »

  • Marie Mance Vallée, 29 septembre 2011 13h56

    Je le fais régulièrement et systématiquement. Et quand j’entre dans un commerce hybride, parce qu’ils sont très ratoureux, pour ne pas dire autre chose, je les oblige à me parler en français, sinon, je quitte en laissant mes effets sur le comptoir en leur signalant que le français est la langue officielle au Québec.

    Mais les Québécois sont si tolérants, si ouverts, si lâches jusqu’à la sottise. Et ensuite, ils se plaignent et geignent. Hélas ! j’écrivais ce genre de propos, il y a des années sur Vigile même.

    Voyez ce que font les juifs de Hampstead : ils ont très bien compris que les Québécois sont assis sur leur derrière et ils se permettent donc n’importe quoi. La nature déteste le vide.

    Et que nous demanderons les arabo-musulmans fondamentalistes lorsque les juifs auront obtenu tout ce qu’ils veulent.

    Faut-il penser que nous aurons bientôt des villes juives, arabes, italiennes, etc...

    Notre lâcheté nous perdra, si ce n’est déjà fait.

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