[1] Les groupes de discussion non animés sont et peuvent être utiles pour se connaître et échanger, mais ils demandent également beaucoup d’énergie pour souvent peu de résultats concrets à court terme en ce qui concerne le développement et la progression de la cause de la souveraineté du Québec.
[2] Il vient un temps où il faut passer à un autre stade, soit celui de l’action et du travail collaboratif. Ce temps est venu.
[3] J’ai donc pensé qu’il était utile, nécessaire et urgent, de créer un groupe virtuel de travail et de recherche-développement sur Internet avec comme mission principale de définir et de mettre au point une stratégie globale de communication basée sur les outils offerts gratuitement sur l’Internet et de créer de nouveaux outils de communication multimédias afin de les mettre à la disposition des individus et des organisations qui militent en faveur de l’indépendance du Québec et d’acquérir ainsi une expérience considérable qui sera favorable à court, moyen et long terme à notre cause. Autrement dit, de favoriser l’expansion sous toutes ses formes du militantisme virtuel pour le mettre au service de l’indépendance du Québec.
[4] Ceux et celles qui veulent participer à ce travail de recherche et de développement des outils multimédias peuvent me faire part de leur volonté à m’envoyant un courriel à cloutip@cooptel.qc.ca ou me contactant aux coordonnées qui apparaissent en bas de l’écran.
[5] Le groupe virtuel existe déjà. Il s’appele le GTRQ. Son adresse de courriel est : GTRQ@groupesyahoo.ca et l’adresse de son site est : http://cf.groups.yahoo.com/group/GTRQ/. Attention : ce n’est pas un groupe de discussion classique. C’est un groupe de travail collaboratif et de recherche-développement.
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[1] J’ai pensé que notre groupe (Le GTRQ, Groupe de travail et de recherche-développement sur les communications)(http://cf.groups.yahoo.com/group/GTRQ et GTRQ@groupesyahoo.ca) pourrait travailler à la réalisation d’un portail qu’on pourrait appeler "Le portail citoyen 101".
[2] Ce portail citoyen pourrait être consacré au pouvoir citoyen (le 5è pouvoir ou la société souveraine ou État ontologique ) tout en favorisant la cause de l’indépendance du Québec (État de droit reconnu par la communauté internationale).
[3] Il contiendrait, en autres, des thèmes comme :
Géopolitique 101,
Économie 101,
Médiacratie 101,
Finance 101,
Politique monétaire 101,
Stratégie d’État 101,
Communications 101,
Histoire du Québec 101,
Outils Internet 101,
Les 101 meilleurs sites citoyens au Québec,
101 raisons de faire l’indépendance,
Action directe 101,
Environnement 101
Boîte à outils Internet 101
Budget de l’État 101
Accès à l’information 101
Démocratie participative 101
etc. c’est-à-dire tout ce qui concerne la relation entre le citoyen et la société souveraine dans laquelle il s’inscrit et qui lui permet de reprendre le pouvoir qui lui revient de plein droit et qui lui a été confisqué par les élites et les initiés du monde économique, financier et politique
[4] Pourquoi 101 ? Pour 2 raisons : la première c’est pour indiquer le premier stade d’apprentissage et cela respecte les principes d’économie de l’effort et de la simplicité. La deuxième, c’est que cela rend hommage à la langue française (la Loi 101) qui est le fer de lance de notre combat pour l’indépendance nationale.
[5] Ce projet pourrait être confié à Germain Bataille et d’autres programmeurs dans le cadre du travail et de recherche-développement du second groupe : Stratégie de communications.
[6] Qu’en dites-vous ? Ceux et celles intéressés à participer à ce projet peuvent m’écrire à cloutip@cooptel.qc.ca
http://cf.groups.yahoo.com/group/GTRQ
GTRQ@groupesyaho.ca
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[1] Un des meilleurs exemples aussi que l’on peut donner d’une organisation à intelligence pyramidale, centralisée, contrôlante et verticale - outres les partis politiques traditionnels - c’est bien le Conseil de la souveraineté du Québec.
[2] Le CSQ est organisé un peu sous le modèle des partis politiques qui lui ont donné naissance, c’est-à-dire essentiellement le Parti québécois et le Bloc québécois. Un conseil regroupant en haut de la pyramide 128 personnes initiées et un conseil de direction. Beaucoup de chefs, mais quasimément pas d’Indiens. Il suffit de mettre hors d’état de nuire les dirigeants, les leaders, les initiés et l’organisation disparaît. Tout le contraire des organisations à intelligence collective, décentralisées, sans chef, mais avec des leaders naturels, comme le modèle des Alcooliques Anonymes. Voir à ce sujet : "The Starfish and the Spider : the unstoppable power of leaderless organization" de Ori Brafman et Rod. A Becktrom à http://www.starfishandspider.com/
[3] Comme le CSQ est organisé selon l’ancien paradigme - celui correspondant à l’ère industrielle - et que l’on privilégie les événements physiques traditionnels et les relations avec les médias traditionnels de masse - on est encarcané dans une organisation énergivoire en termes de temps, d’espace et d’argent avec des failles et des carences importantes au niveau de la libre circulation de l’information. Tout cela coûte cher et pour se financer, on a recours aux vieilles stratégies de levée de fonds, comme les "soupers-spaghettis", ces soupers où il en côute 30-35$ pour manger un spaghetti qui en vaut 3, au cours duquel on vient rencontrer des initiés "vedettes" de la souveraineté.
[4] L’internet est perçu non pas sous l’angle d’un paradigme nouveau qui donne naissance à une nouvelle approche et une nouvelle stratégie de communications, mais tout simplement de façon linéaire et rationnelle, comme un autre moyen "technique" de communications, sans aucune ouverture ou interactivité avec les citoyens et les militants.
[5] Pourtant et c’est cela qui est incompréhensible, le CSQ n’est pas un parti politique avec des intérêts de parti politique, c’est-à-dire ceux de prendre le pouvoir et le garder en se faisant élire dans un système de démocratie de représentation. Non c’est un mouvement et comme mouvement il aurait tout intérêt à se transformer en organisation à intelligence collective, horizontale et décentralisée où ce n’est pas le "control et command" de l’information qui est important, mais son partage.
[6] J’ai essayé plusieurs fois d’expliquer cela aux dirigeants du CSQ, mais il n’y a rien à faire. Ils ne peuvent pas s’imaginer qu’il puisse exister autre chose que l’organisation à intelligence pyramidale qu’ils sont mis sur pied. C’est dommage. Mais en attendant, le CSQ végète et n’attire pas grand nombre de militants. Qui va mettre son argent dans une telle organisation ? Qui va se déplacer physiquement - surtout en dehors de Montréal et avec le coût élevé de l’essence - pour assister à une réunion de sous-sol d’églises comme dans les années 1970 ?
[7] J’aime mieux parier sur les réseaux, le courriel, le téléphone mobile, l’Internet et le nouveau paradigme de l’intelligence collective et du pouvoir citoyen. Économie de l’effort, simplicité et souplesse. Et surtout gratuité. Équipé d’un ordinateur branché sur Internet, un militant de l’indépendance peut faire plus en une journée qu’un militant traditionnel en un mois. Sans se déplacer et en restant chez lui. Imaginez quand ces ordinateurs branchés entre eux prendont la forme d’un bracelet-montre ou celle des téléphones portables de la nouvelle génération ?
[8] Quand est-ce que ces gens vont finir par comprendre ?
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[1] Il faut être réaliste : on ne changera pas cela demain matin et la démocratie de représentation va continuer de s’exprimer à travers les partis politiques. Même s’il y a apparition d’un nouveau paradigme avec l’Internet, ce n’est pas demain la veille qu’on arrivera à la démocratie de participation, à la démocratie directe ou au pouvoir citoyen.
[2] Par contre, comme nous menons une lutte d’indépendance nationale et que cette lutte s’exprime à travers les partis politiques souverainistes, il faut au moins que nous soyons conscients de leur nature.
[3] Ces partis politiques, que ce soient le Parti québécois, le Bloc québécois, les anciens et les plus connus ou les nouveaux comme Québec Solidaire et le Parti indépendantiste sont d’abord et avant tout des structures à intelligence pyramidale, c’est-à-dire des structures autoritaires, centralisées, contrôlantes en forme de pyramides avec un chef et des initiés en haut de la pyramide, des cadres semi-initiés dans le milieu et des militants souvent ignorants dans le bas. Ex : la majeure partie des militants de la base du PQ que j’ai cotoyés pendant mes 30 années de militantisme ne connaissent ni le programme ni les statuts du Parti québécois.
[4] Dans ce type d’organisations, ce sont les leaders, c’est-à-dire les initiés en haut de la pyramide qui décident. Avant même de respirer ils doivent s’en remettre au chef. Il n’y a pas de véritable liberté. Ex : l’incident Paul McCartney lors du Festival du 400è à Québec où Pierre Curzi s’est fait rabrouer pour avoir fait une déclaration publique sans l’approbation de Mme Marois.
[5] Dans ce type d’organisations, c’est le principe du "Command and Control" qui domine. L’information est contrôlée depuis le haut avant de se rendre à la base et il y a de nombreux obstacles à la libre circulation de l’information. Si on fait une comparaison avec un organisme humain et le sang qui circule dans cet organisme, on peut affirmer, sans se tromper que ce sont des organisations atrophiées. Comme le pouvoir est dans ses communications et entièrement dans ses communications, les leaders et initiés en haut de la pyramide retiennent cette information qui est pour eux, source de pouvoir. Cette information se transforme progressivement en expérience qui devient monneyable sur le marché. C’est ce que j’appelle le marché des initiés. On retrouve le même phénomène dans tous les secteurs de la société, y compris évidemment dans le secteur financier, qui à cause de la crise, en révèle toute l’étendue et l’ampleur.
[6] Le contrôle de l’information et les entraves à la libre circulation de l’information conduisent inévitablement à l’opacité, au secret, à la corruption et en bout de ligne à la tyrannie, même si dans nos démocraties, cette tyranie est douce.
[7] Avec l’Internet, apparaît un nouveau paradigme, celui des organisations à intelligence collective. La pyramide est ainsi renversée. Au lieu d’être verticale (du haut vers le bas) elle devient horizontale. Au lieu du contrôle de l’information, on assiste au partage de l’information. Au lieu d’un pouvoir fermé réservé aux leaders et aux initiés, on assiste à l’émergence d’un pouvoir ouvert (Open Everything) qui est celui du pouvoir citoyen.
[8] On changera pas cela du jour au lendemain, mais on s’attend des organisations qui se prétendent "progressistes" d’avoir au moins conscience du phénomène et de commencer à y réfléchir avant qu’elles ne deviennent peu à peu obsolètes et dépassées.
[9] C’est le voeu que je souhaite de la part des militantes et militantes du Parti québécois, du Bloc québécois, de Québec solidaire et du Parti indépendantiste.
[10] Il y a eu déjà, il y a et il y aura beaucoup de résistance de la part de ces gens. Pas parce que ce sont de mauvaises personnes. Loin de là. Mais parce qu’ils gravitent toutes dans des organisations qui ne correspondent plus aux changements qui bouleversent notre société avec la révolution de l’information. Ils vont résister c’est sûr jusqu’au jour où ils vont finir par comprendre où est leur intérêt dans un monde en changement.
[11] C’est l’espoir que je souhaite.
Pierre Cloutier ll.m
avocat
Lawrenceville (Québec)
courriel : cloutip@cooptel.qc.ca

