Ça m’ennuie quasiment d’utiliser un tel titre pour ce petit billet d’humeur, mais que voulez-vous…, cela épouse si étroitement les comportements récurrents de Monsieur Pratte que je ne puis faire autrement. En effet, notre ami André ne lâche pas son gros nonosse : l’impertinence de la présence du Bloc Québécois dans une élection fédérale. Et, cet ami objectif de la cause souverainiste n’a de cesse d’utiliser sa tribune privilégiée d’éditorialiste en chef pour nous rabâcher les mêmes arguments répétitifs sur ce sujet.
Encore une fois, Monsieur Pratte s’en prend à Gilles Duceppe qu’il décrit comme étant un « phénomène ». Pas le bloc, mais son chef ! Il rappelle que n’ayant jamais gouverné, Monsieur Duceppe n’a pas de bilan à défendre (comme si son parti n’avait soulevé aucun « lapin » important à la chambre des Communes et comme s’il n’avait jamais forcé la main du gouvernement dans le dossier de la reconnaissance - bien symbolique, j’en conviens - de la nation québécoise…).
« Puisque le Bloc ne gouvernera jamais, il peut tout promettre et tout critiquer », de rappeler ad nauseam notre servile perroquet de service. Cela ne vous fait-il pas penser à cette dégueulasse affiche publicitaire juchée sur un camion conduit par le sénateur-bien payé-non élu, Michael Quelque chose, qui s’indigne du coût effarant que l’on paye pour les députés bloquistes ?
Bien sûr, cette publicité de fort mauvais goût passe sous silence le coût engendré par la présence du farfelu député prétendument indépendant, André Arthur, à qui on ouvre toute grande la porte pour sa réélection en refusant de lui opposer un adversaire conservateur. Oui, oui, je parle bien du bouffon qui prétend qu’il n’est pas nécessaire d’occuper ce job à temps plein puisque lui-même en occupera trois après sa réélection : disputé à Tawa, chauffeur d’étobus et animateur-vedette à TQS ! Il est vrai que ce député conservateur-indépendant est infiniment plus rentable pour Harpeur que tous les députés bloquistes réunis.
Et le bon perroquet fédéraliste de poursuivre sur le même ton : « Les conservateurs de Stephen Harper ont pris des décisions importantes en faveur du Québec, notamment la reconnaissance de la nation. Néanmoins, beaucoup de gens balaieront du revers de la main ce geste historique au motif que quelques programmes de soutien aux arts ont été annulés ».
Franchement ! Faut vraiment que les bloquistes lui tombent sur le gros nerf pour qu’il établisse un lien aussi farfelu. Un peu de sérieux dans sa démarche pseudo-analytique pourrait l’aider. Par contre, il faut bien admettre que sa convalescence pourrait être très longue afin de rétablir un minimum de crédibilité lorsqu’il aborde ce sujet. Mais pourquoi donc s’en surprendre ? Surtout, lorsque la mafia fédéraliste gescaïenne continue à mener sa petite guéguerre envers la pertinence de la présence du Bloc québécois.
En effet, à la lumière des derniers sondages qui indiquent que la Grosse Presse aurait perdu cette première manche et pour soutenir le discours de Harpeur qui revient à la charge contre la présence du Bloc, Monsieur Pratte remonte aux barricades. Essayer de nous faire croire que le bon peuple est prêt à disqualifier la reconnaissance de la nation pour cause de bouderie extrême vis-à-vis la disparition de quelques programmes de soutien aux arts n’est rien de moins que risible…
Pour conclure en beauté, notre chef éditorialiste souligne à grand trait que « Stéphane Dion sera boudé par les Québécois pour l’unique raison que sa personnalité ne leur plaît pas ».
Là, ça commence à faire !... Monsieur Pratte croit-il que la Loi sur la clarté et le scandale des commandites n’ont eu aucun effet sur la répulsion fort légitime que les Québécois puissent avoir à voter pour cette pâle imitation des valeurs libérales prônées par les Trudeau-Chrétien ?
C’est à se demander ce que Monsieur Pratte inhale dans l’air de son environnement.
Serge Longval,
Longueuil
P.-S. : Avez-vous remarqué que depuis le début de la campagne électorale, il n’y a eu aucun soldat Québécois ou Canadien tué en Afghanistan ? Je me réjouis de cette situation et si cela devait permettre de sauver la vie et même d’épargner des blessures graves aux soldats qui combattent dans cette guerre non déclarée, je souhaiterais que la campagne électorale se poursuive sans arrêt jusqu’en 2011, année du retrait annoncé de nos troupes. À moins que les conservateurs ne forment un gouvernement majoritaire, auquel cas...

