LE SOLEIL - POINT DE VUE

Agir maintenant face à la crise forestière et manufacturière

Il y a maintenant plus de deux ans que les secteurs forestier et manufacturier sont en crise au Québec. Des milliers de travailleurs ont perdu leur emploi. Leurs familles et des communautés entières sont plongées en pleine tourmente.

Il y a maintenant deux semaines, Stephen Harper annonçait un plan complètement déconnecté de la réalité québécoise. Tous les partis à l’Assemblée nationale, les entreprises comme les syndicats, les régions et les municipalités l’ont rejeté. Car, non seulement son plan d’aide est nettement insuffisant, mais il comporte aussi une formule de répartition injustifiable et un élément de chantage odieux.

Un milliard de dollars, ça peut paraître une somme importante, mais en fait, c’est risible. Pour donner un élément de comparaison, les avantages fiscaux consentis à l’industrie pétrolière par Ottawa vont lui rapporter 2,8 milliards de dollars au cours des trois prochaines années. C’est donc dire que le gouvernement Harper est prêt à verser près de 3 milliards de dollars à une industrie pétrolière qui croule sous les profits, contre seulement un milliard pour deux secteurs en crise.

La formule de répartition per capita du plan Harper va rapporter davantage à l’Alberta qu’au Québec ou à l’Ontario, là où il y a une véritable crise. L’Alberta, qui est en plein boom, n’a absolument aucun besoin d’un tel soutien.

Finalement, Stephen Harper a lié son plan d’aide à l’acceptation de son prochain budget. Il y a là un chantage partisan et odieux qui se fait sur le dos des travailleurs et des régions touchés par la crise.

Il faut agir rapidement et le gouvernement conservateur en a les moyens. Pour l’année en cours, nous estimons que les surplus du gouvernement fédéral s’élèveront à 11,6 milliards de dollars. Le gouvernement Harper voudrait verser l’ensemble de ses surplus à la dette. Nous croyons au contraire qu’une partie de ces surplus doit financer un plan de soutien énergique de 5,5 milliards de dollars.

À Ottawa, le Bloc Québécois met de la pression depuis des mois pour que le gouvernement Harper agisse rapidement. Devant son refus, les députés du Bloc Québécois ont lancé une vaste offensive à la Chambre des communes et dans plusieurs comités.

Paul Crête au Comité des Finances, Paule Brunelle à l’Industrie, Claude DeBellefeuille aux Ressources naturelles, Yves Lessard aux Ressources humaines et Serge Cardin au Commerce international ont tous déposé des motions d’urgence pour étudier les propositions du Bloc Québécois. Le Bloc Québécois va continuer d’appliquer une pression maximale sur le gouvernement fédéral en usant de tous ses moyens parlementaires. Avec un appui continu de l’ensemble de la société québécoise, le gouvernement Harper devra tenir compte du consensus québécois, passer outre son idéologie du laisser-faire et prendre enfin ses responsabilités.

(Photothèque Le Soleil)

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Pierre Paquette

Leader du Bloc Québécois et député de Joliette

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Industrie manufacturière en crise

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