Agenda caché ?
Des fermetures de lits inacceptables
Lettre parue dans La Presse du 11 juillet 2009
par Jacques Fournier membre de l’Association pour la défense des droits des retraités (AQDR)
L’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal persiste dans son intention de fermer 792 lits de longue durée dans les hôpitaux montréalais, alors que 3700 personnes sont en attente d’une place en CHSLD (un peu moins de la moitié d’entre elles sont cependant déjà dans un CHSLD mais pas dans celui de leur choix).
L’Agence prétend que de nouvelles places vont être créées en « ressources intermédiaires » mais tout indique que cette alternative ne sera pas disponible au moment opportun. Quel est donc l’agenda caché de l’Agence ? Que devront faire les familles ? Elles devront « placer » leurs aînés dans un centre privé qui leur coûtera très cher. La fermeture de lits en CHSLD s’intègre aux politiques de privatisation du gouvernement Charest.
L’Agence indique qu’elle hébergera les personnes concernées d’abord en lits d’évaluation, puis en lits de transition et enfin dans des lits définitifs. Trois déménagements. C’est inacceptable au plan humain.
L’Agence est sûre d’avoir raison dans son plan de « réingénierie » (oups ! il faut dire « modernisation ») alors que sur le terrain, pratiquement tous les intervenants (médecins, travailleuses sociales, infirmières) trouvent que ces fermetures n’ont pas d’allure.

