[1] Dans un article publié sur Cyberpresse aujourd’hui 25 janvier 2012, La Presse revient sur l’affaire Duceppe en mentionnant qu’un autre Directeur général du Bloc, un certain Patrick Marais, a été payé par le cabinet de l’ex-chef du Bloc à même les fonds provenant de la Chambre des communes.
[2] Toutefois, contrairement à l’article du 21 janvier 2012 qui affirmait que les fonds accordés par la Chambre des communes DOIVENT être utilisés pour financer les activités parlementaires et NON PAS DES ACTIVITÉS PARTISANES, l’article mentionne tout simplement que "la légalité d’une telle pratique fait actuellement l’objet d’une enquête à la Chambre des communes".
[3] Sans s’en rendre compte, les 2 journalistes de La Presse viennent de faire là un aveu de taille, puisque ce texte vient démontrer que l’article du 21 janvier 2012 était complètement faux puisqu’il était allégué que le geste posé par Duceppe était contraire aux règles de la Chambre des communes alors qu’une telle illégalité n’a pas encore été démontrée.
[4] Autrement dit, en termes clairs, on a littéralement attaqué l’honnêteté de Gilles Duceppe en affirmant dans le titre publié en première page - Duceppe dans l’embarras - avec photo tirée des archives d’un homme l’air coupable et dépité à l’appui - et dans un article à la page 3 que Duceppe avait fait quelque chose d’illégal alors qu’on avait aucune preuve à ce sujet et qu’on n’a même pas pris la peine de s’informer auprès du Bureau de régie interne responsable de ces dossiers.
[5] De plus, le nouvel article de La Presse contient encore là un titre malhonnête et tendancieux puisqu’il affirme péremptoirement que "Gilles Duceppe est de nouveau éclaboussé" alors que la pratique n’a pas encore été déclarée illégale ou contraire à quelque règle administrative que ce soit.
[6] Comment, en effet, La Presse peut-elle dire que Duceppe est de nouveau éclaboussé alors que rien ne prouve que la pratique alléguée est illégale ou contraire aux règles ?
[7] On peut se poser la question : si Duceppe est éclaboussé, il est éclaboussé par qui ? La réponse est simple : par La Presse elle-même qui souhaite qu’il le soit alors qu’il n’y a à ce jour aucune preuve à ce sujet.
[8] Quant à la déclaration de M. Marais, elle est loin d’être concluante. Encore là, il faut démontrer que la pratique était contraire à la loi et il faut le démontrer pour la période comprise entre 1998 et 2000, car les règles ont pu changer entre temps.
[9] En clair et en bref, l’article de La Presse mérite encore là une plainte au Conseil de Presse du Québec et c’est ce que je me suis empressé de faire en la déposant ce matin pour accompagner celle que j’ai fait concernant l’article du 21 janvier.
[10] Tout cela devrait constituer, à mon avis, du matériel assez intéressant pour permettre à Gilles Duceppe d’examiner l’éventualité d’une poursuite en diffamation contre La Presse.
Pierre Cloutier



