Je ne participerai pas à cette bouffonnerie grotesque qui consiste à faire l’éloge d’une politicienne simplement parce qu’elle quitte la vie politique. Dans ce cas-ci il s’agit d’un bon débarras.
Le bilan de Madame Jérôme-Forget est plutôt mince et ridicule. Le dossier de l’équité salariale a été réglé simplement parce que le Québec en était rendu là. Le programme des infrastructures s’est concrétisé parce que la situation économique l’exigeait. Dans ces deux cas n’importe qui aurait fait le même boulot. Quant à la gestion serrée des finances publiques il n’y a pas de quoi pavoiser. C’est la moindre des choses qu’on puisse attendre d’un ministre des finances. Le comble de l’arrogance c’est que cette ministre démissionnaire a lié les poings de son successeur dans de nombreux dossiers dont celui du programme des infrastructures qui engage le gouvernement pour les 15 prochaines années. Et que dire des déficits et de la hausse de la TVQ dont l’odieux retombera sur son successeur ? Madame Sacoche donne l’impression d’être une kamikaze qui s’est fait exploser pour la cause. Je n’ai pas beaucoup de respect pour les kamikazes, surtout ceux qui se sacrifient pour une mauvaise cause.
Je garderai le souvenir d’une ministre "fendante" et toquée qui s’est accrochée aux hérésies des PPP et de la réingénierie de l’État, qui a participé à la démolition de ce qui faisait notre fierté et qui a protégé le pire premier ministre de notre histoire. Elle a tenté de nous imposer des lunettes roses lors des dernières élections et a ri de nous en se faisant élire pour démissionner 4 mois plus tard.
Monique Jérôme-Forget est en bonne partie responsable de la réélection de ce triste gouvernement fantoche à la solde de l’establishment fédéraliste canadien. Je lui en voudrai toujours pour avoir participé à la construction de ce qui ressemble de plus en plus à l’État Power Corporation.

