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"Pourtant, nous qui sommes un peuple aux assises fragiles, nous avons besoin plus que d’autres de références stimulantes à une histoire qui nous serait propre et de posséder des « lieux de mémoire » pour nous approprier la genèse et l’évolution de notre identité et tirer profit de l’expérience acquise à chaque tournant majeur de notre histoire." Léon Dion
             
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À quand un nouveau Parizeau ?
Ivan Parent
Tribune libre de Vigile
samedi 8 décembre 2007      98 visites


Quand je pense que nous avons eu un politicien hors-pair, honnête, clairvoyant, et nous l’avons laissé aller. Le peuple du Québec ne l’a pas compris. M. Lévesque était aussi un homme honnête un peu rêveur qui s’est laissé dans la douloureuse période du beau risque, la période Mulroney….. ! Souvenons-nous aussi que M. Parizeau et plusieurs autres têtes d’affiche du PQ avaient laissé le bateau, trop conscients des risques que M. Lévesque prenait en frayant de trop près avec les fédéraux, malgré les beaux discours.

Quelques années plus tard, après le « presque naufrage du PQ » M. Parizeau est revenu et l’a remis en bonne ligne de flottaison. Et il y a eu le référendum de ’95, de triste mémoire, où M. Parizeau a eu l’honnêteté de dire les raisons profondes de cette mémorable défaite du peuple québécois : le vote ethnique et l’argent. D’après-moi, il a oublié une troisième raison : notre manque de cohésion, notre division, car même si une assez grande majorité de francophones ont voté OUI, une trop grande portion de la population a eu peur ou se sont lancé dans les rêves de M. Lévesque, une belle alliance avec le fédéral. Nous savons aujourd’hui que ce référendum a été volé par le fédéral avec des millions investis par les grosses corporations et le fédéral lui-même, notre argent soyons-en conscient. On a utilisé notre argent pour nous asservir davantage. Quand le fédéral s’est aperçu que nous avions presque gagné en utilisant des moyens légaux, on s’est empressé, à Ottawa, de changer les règles du jeu pour s’assurer qu’on ne pourrait plus réussir. Parlez-en à Stéphane Dion, le maître d’œuvre de cette traitrise.

Le soir de ce référendum, après son discours percutant, M. Parizeau s’est éloigné de la politique et nous avons perdu un « gros morceau », un géant de notre société. Le temps a passé et personne ne rajeunit sur Terre. À quand un nouveau M. Parizeau ? Ce ne m’apparaît pas être demain la veille. Mme Marois semble avoir toutes les qualités nécessaires pour réussir notre réveil national mais des discours contradictoires et des principes édulcorés ne sont pas de très bon augure. J’aimerais bien voir une femme à la tête, ça pourrait sans doute changer la donne, rafraîchir les mœurs électorales qui sont actuellement tout simplement pitoyables. Un minable Charest à Québec qui lèche les bottes du petit Napoléon à Ottawa qui lui lèche les bottes de son voisin d’en dessous bouche contre Bush.

Nous n’avons pas la possibilité d’acheter à la pharmacie un rince Bush. Nous avons par contre celle de changer d’empereur à Ottawa mais surtout d’installer à Québec quelqu’un qui sache gouverner pour nous et non pour engraisser les multinationales.

Ivan Parent

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