Les coûts d’un conflit étudiant entretenu par les libéraux

90 millions gaspillés pour la réélection de Jean Charest

Tribune libre de Vigile
vendredi 8 février 2013
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Après les révélations de l’ingénieur Michel Lalonde à la Commission Charbonneau sur le subterfuge des prête-noms utilisés par les firmes d’ingénieurs pour financer les partis politiques sans oublier les enveloppes pleines d’argent comptant (exemple : Lino Zambito qui affirme avoir donné une enveloppe contenant 30,000$ à l’organisateur libéral Pierre Bibeau), on sait que la loi sur le financement des partis politiques n’était pas respectée.

Mais il y a plus grave. Le ministre de l’Education Pierre Duchesne a montré lors de l’Étude des crédits du ministère de l’Enseignement supérieur en commission parlementaire du 7 février 2012 que le conflit étudiant a coûté 90 millions de dollars. Selon le Ministre, les universités ont dépensé environ 13 millions de dollars en salaires supplémentaires pour les chargés de cours.

Pendant cette crise, les universités ont subi 12 millions de pertes pour des cours annulés. Les universités ont dû dépenser 4 millions pour la sécurité et pour couvrir les dépenses liées à cette crise. Au total, 29 millions seulement pour les universités. Pour les cégeps, la grève a coûté un autre 30 millions de dollars en heures supplémentaires.

Il y a eu ensuite les coûts des services de police. On évalue à 30 millions de dollars les coûts liés aux services de police pour gérer cette crise que le gouvernement a provoquée : 20 millions à Montréal ; 6,7 millions pur la Sûreté du Québec ; 1 million à Québec ; 800 000 $ à Longueuil ; 700 000 $ à Gatineau ; 400 000 $ à Sherbrooke. À ces montants, il faut ajouter un autre million de dollars en publicités que le gouvernement libéral a diffusées pour tenter de gagner l’opinion publique alors que les manifestations se multipliaient. Au total la crise a donc coûté 90 millions.

Or, c’est le gouvernement libéral de Jean Charest qui a volontairement provoqué ce conflit avec les étudiants. Pourquoi ? Pour que les 75% de Québécois insatisfaits du gouvernement qui réclamaient une enquête publique sur le monde de la construction oublient la corruption du gouvernement de Jean Charest et continuent à voter libéral pour maintenir l’ordre menacé par les débordements de toutes sortes causés par la loi 78 et le refus de négocier du gouvernement libéral.

Jean Charest a donc poussé le cynisme et le machiavélisme jusqu’à causer un gaspillage de 90 millions de dollars pour assurer sa réélection. 90 millions, c’est beaucoup plus que tout ce que pourra nous apprendre la Commission Charbonneau. Cette description de la motivation principale de Jean Charest est la seule capable d’expliquer l’attitude du gouvernement libéral pendant le conflit étudiant.

Voici trois citations.

« La guerre repose sur le mensonge » ; « L’art de la guerre » Sun Tzu (5è siècle avant notre ère).

« Il faut tenir compte de ces événements dans le choix que nous ferons le 4 septembre prochain. »
Discours de Jean Charest à Victoriaville, 11 août 2012.

« Jean Charest a voulu gagner ses élections contre les étudiants. » Vincent Marissal, à l’émission Bazzo, le 7 février 2013.

Comme premier ministre du Québec, Jean Charest était censé défendre le bien commun. Or, pendant tout le conflit, il a manoeuvré avant tout pour créer un climat pourri dont il pourrait tirer un avantage électoral. Il a été en guerre contre les étudiants qu’il a refusé de rencontrer jusqu’à la dernière minute. Or, selon Sun Tzu,« la guerre repose sur le mensonge ». Le mensonge, c’était de laisser croire que le premier ministre voulait le bien commun alors que ce qu’il cherchait c’était sa réélection.

C’est Jean Charest lui-même qu’il l’a dit à Victoriaville aux électeurs : « Il faut tenir compte de ces événements dans le choix que nous ferons le 4 septembre prochain. » C’est clair et c’était sa stratégie. Placer les citoyens devant un choix : les désordres de la rue et des carrés rouges ou la loi et l’ordre soi-disant incarnés par le gouvernement libéral.

C’est bien ce qu’a constaté l’observateur de la scène politique Vincent Marissal qui a dit, chez Bazzo, le 7 février 2013 : « Jean Charest a voulu gagner ses élections contre les étudiants ».

En mars 2011, lors du discours du budget, le gouvernement libéral annonçait officiellement sa décision : à partir de l’automne 2012, les droits de scolarité devaient être haussés de 325 $ par année pendant cinq ans, un total de 1 625 $. Les étudiants ont commencé à s’organiser contre cette hausse brutale. Ils ont commencé à expliquer leur point de vue et à voter des mandats de grève générale illimitée.

Le gouvernement libéral avait perdu son autorité morale. Son refus pendant des années de mettre sur pied une commission d’enquête sur la corruption lui avait fait perdre toute sa crédibilité et limitait sa capacité à lancer des réformes controversées qui divisaient la population.

Après le scandale des garderies et de la carte de crédit de l’ex-député de LaFontaine, après les histoires de soirées de financement et de billets pour Céline Dion de l’ex-députe de Bonaventure, après l’histoire des contrats sans appel d’offres à l’entreprise ABC Rive-Nord de l’ancien député d’Argenteuil, après l’histoire du deuxième salaire versé secrètement pendant des années au premier ministre Jean Charest - 75 000 $ versés par année par le PLQ sans que personne ne le sache pendant au moins 10 ans, le gouvernement libéral sentait venir sa fin.

Il a donc essayé de profiter politiquement de la crise qu’il avait lui-même causée. Cyniquement et machiavéliquement, Jean Charest a projeté de faire une élection sur la crise étudiante. Ce serait plus facile de faire une élection là-dessus que sur le bilan de son gouvernement.

Il fallait préparer les élections le plus rapidement possible. Il fallait provoquer les manifestations. On refusa de rencontrer les leaders étudiants, on multiplia les déclarations incendiaires pour faire monter la pression toujours plus, on a mis en danger la paix sociale au Québec. On se défendait d’instrumentaliser la crise, disait-on, au PLQ, mais, au lieu de calmer le jeu et de s’asseoir avec les étudiants, Jean Charest a fait des farces plates sur les jobs dans le Nord. Christine St-Pierre accusa même un poète comme Fred Pellerin de porter un carré rouge et de faire de l’intimidation.

Le gouvernement libéral lança sciemment de l’huile sur le feu en passant une loi spéciale, une loi inique, inapplicable. Une loi qui a été aussitôt critiquée par le Barreau du Québec, par tous les défenseurs des droits et libertés et même par l’ONU.

Pris dans cette logique infernale et voulue, après avoir tout fait pour ça aille mal, Jean Charest déclencha des élections pour le 4 septembre. Contre toute attente, il faillit gagner son pari obtenant plus d’un million de votes et 50 députés. Mais 90 millions avaient été gaspillés en vain puisqu’il a été battu.

Le bien commun était absent de toute cette opération. Comme il était absent des centaines de millions gaspillés pour tenir ouverte la centrale nucléaire de Gentilly malgré un rapport d’Hydro-Québec qui proposait la fermeture. (« Déjà, pour la seule année fiscale 2011-2012, l’État québécois (par le biais d’Hydro-Québec) a gaspillé 850 millions$ — soit presque autant que les revenus de la taxe santé — pour réparer cette centrale ». Jean-Pierre Martel)

Jean Charest a fait passer pendant neuf ans ses intérêts personnels et électoraux et les intérêts de ses amis (comme ceux du gaz de schiste avec Lucien Bouchard en tête) avant le bien commun du peuple québécois. Il était urgent que le gouvernement change.

Jean Charest aura été le pire premier ministre de l’histoire du Québec. Cela donne une idée de la partisannerie aveugle de ces hommes d’affaires avec à leur tête Paul Desmarais qui sont allés chercher Jean Charest à Ottawa et l’ont persuadé de devenir chef du Parti libéral du Québec en assurant son avenir financier.

Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 9 février 2013

Commentaires

  • L&8217;engagé, 12 février 2013 01h04

    Criss que les attaques ad hominem sont énervantes.

    Madame Marois, de par sa stature politique, publique, officielle et symbolique n’est pas une personne. C’est en quelque sorte une institution, un véhicule, une structure, un appareil.

    Critiquer Mme Marois, c’est critiquer son entourage, sa vision politique, sa stratégie. Je suis certain que Cloutier, comme Aquin lorsqu’il critiquait Trudeau, ne s’en prend pas à la « femme », à la « mère de famille », à « l’individu ». Le chef, la cheffe est l’incarnation d’une organisation, d’une structure, d’une politique ayant participé à l’obtention de sa position.

    C’est de cela que parle Cloutier quand il traite Marois de « Picouille ». Cloutier, lui, n’est pas un institution, un symbole, une organisation ou une vision. Cloutier, lui, est carrément Cloutier, l’individu.

    Taxer Cloutier de n’importe quoi pour défendre Marois ne défend pas Marois, c’est se réduire à une attaque complètement apolitique et c’est malheureusement transformer la politique en un combat de protagonistes plutôt qu’à l’exercice d’une certaine souveraineté.

    Pour défendre Marois, il faut montrer que ce n’est pas une « picouille », "period". Ça suppose un débat politique, stratégique et idéologique.

    Chez les individus d’une certaine génération, on reste convaincu que c’est « le sujet », « l’individu » qui est l’acteur politique. Cibole, arrivez au XXe et au XXIe siècle ! L’important ce sont les structures, les appareils de domination et les manières concrètes de leur opposer une résistance.

    Qu’est-ce qu’on s’en FOUT des individus ! On va encore dire que je signe un commentaire anonyme. Mais on s’en fout ! Ce qui importe, ce sont les idées.

    Cloutier déteste « Marois », l’organisation et la vision politique (l’individu il s’en fout, j’en suis à peu près certain) parce que c’est une nuisance à l’indépendance.

    Il est convaincu que la stratégie, l’esprit l’idéologie, la compréhension de cette organisation, son « geist » est incapable de promouvoir l’indépendance, parce que dans sa structure même, il y a contradiction et faiblesse philosophique.

    Si vous êtes en désaccord avec Cloutier, vous analyser le coeur philosophique de son propos et vous relevez la contradiction. Ce faisant, par la dialectique, vous élevez le niveau de tout le monde et vous raffinez votre analyse ainsi que celle de tous vos témoins.

    Une fois que vous avez la contradiction, vous la serrez bien et vous l’exposez autant de fois que nécessaire. si vous n’avez pas la contradiction, si elle vous échappe, les attaques ad hominem ne vous sauveront pas des lecteurs qui ne cherchent qu’à polir la stratégie indépendantiste dans le fer de la dialectique.

    L’engagé

  • 11 février 2013 17h10

    Monsieur Cloutier, désolé pour vous mais je tiens à dire que Mde Marois formera le prochain gouvernement majoritaire.
    Mde Viger il n’est pas productif comme le fait si souvent mMaître Cloutier pourtant un homme de lettre.

    le pq est à 33 % dans les sondages et ça va s’améliorer.

    Le système est divisé en 3 partis. N’importe quel homme ihntelligent qui écoute les discours disparates des libéraux change vite de poste.
    Monsieur Cloutier ce n’est pas parce qu’on a pas votre instruction qu’on est idiot.
    j’ai pas eu la fortune d’avoir votre instruction mais ça ne me donne pas le droit d’insulter les gens d’ici
    Je suis pour qu’on pose la question : (Qu’est-ce que la Souveraineté ? ) Y répondre c’est de découvrir que les singes n’enlève pas leurs botines pour se coucher !

    Merci M Barberis de nous donner la chance de nous exprimer.
    J’ai vécu le silence pendant dix ans....

  • 11 février 2013 11h44

    Réponse à Marcelle Viger

    Vous vous trompez et c’est une insulte tout à fait gratuite qui camoufle votre propension d’instinct grégaire primaire.

    Je suis prêt n’importe lequel temps à louanger n’importe laquelle autre femme à la tête du PQ ou d’une autre formation politique indépendantiste, à l’exception de Pauline Marois, qui est à mes yeux, une arriviste, une carriériste - grâce à l’argent de son mari, une opportuniste et une manipulatrice de première qui n’amènera jamais le peuple québécois à son indépendance.

    Tiens, j’en prends une au hasard : Martine Ouellet. Ce serait chouette un PQOuellet. Une autre, tiens : Véronique Hivon. Ce serait acceptable aussi un PQHivon.

    Aline, Jacqueline, Adélaide, Lyne etc mais pas Pauline. Pas Pauline, kâline.

    Pierre Cloutier

    P.S. Si j’étais un "Male chauvinist Pig" comme vous dites - pas très original comme injure - cela fait longtemps que je me serais ramassé sur le trottoir avec mes sacs verts, car ma femme - depuis 30 ans - est une féministe mur à mur.
    Trouvez mieux comme insulte. Allez forcez-vous un peu. Même dans les insultes, vous pouvez y mettre un peu de classe au lieu de vous satisfaire de clichés éculés.

  • Marcelle Viger, 11 février 2013 00h40

    Pierre Cloutier

    Puisque vous traitez une femme politique de `picouille` après
    l`avoir traitée de `fumiste`, devant ces insultes et ce mépris,je me réclame, moi aussi, de la liberté d`expression
    et, avec une mauvaise foi égale à la vôtre, m`inspirant des féministes américaines, même si vouas dites ne pas vous intéresser à ce que je pense de vous, j`affirme que vous êtes
    `a male chauvinist pig `.

    Votre ressentiment est flagrant et va au-delà de la politique.

    Il va falloir qu`un jour Vigile réponde à la question suivante : pourquoi Vigile laisse-t-il ce ressentiment s`exprimer avec autant de complaisance ?

    Marcelle Viger

  • 10 février 2013 17h52

    Message à Marcelle Viger

    Et la liberté d’expression vous connaissez ? Celle entre autres de Jacques Léonard qui ici même sur Vigile écrit une lettre ouverte à son ancien collègue Jacques Brossard. Voir ici : http://www.vigile.net/Vieille-picouille-mon-oeil

    Vieille picouille est une expression typiquement québécois pour désigner un vieux cheval incapable de gagner une course.

    Voilà. C’est tout à fait cela. Mme Marois est un obstacle pour le Parti Québécois et pour la cause de l’indépendance. Ce n’est pas le bon "cheval" gagnant. Point final. Que cela vous plaise ou non.

    Et j’ai parfaitement le droit de le dire et de l’écrire.

    Vous pouvez dire tout le mal que vous pensez de ma personne, cela me laisse complètement indifférent.

    Pierre Cloutier

  • Marcelle Viger, 10 février 2013 13h54

    M. Cloutier

    traiter madame Marois de `picouille` est inadmissible. Vous faites descendre Vigile à un niveau très bas, le niveau des insultes.

    Si je disais ce que je pense vraiment de vous, je ne suis pas sûre que je serais publiée. Alors pourquoi vous publie-t-on ? Etes-vous un cas particulier qui fait que vous pouvez écrire n’importe quoi ? Vous nuisez à la réputation de Vigile.

    Marcelle Viger, 10 février 2013

  • 9 février 2013 14h13

    On comprend tout cela, mais si le Parti Québécois n’avait pas une picouille à sa tête et qu’il avait mis le cap sur l’indépendance de façon courageuse et résolue, il est raisonnable de penser qu’il aurait formé un gouvernement majoritaire.

    Il est clair dans mon esprit que le PQMarois n’amènera pas le peuple québécois à son indépendance et il est possible qu’il perde même les prochaines élections, à cause de la faiblesse de son leadership.

    Je l’ai dit, je l’ai écrit et je le redis et le réécrit.

    Présentement, on a plus de chance d’accéder à l’indépendance par l’implosion du Canada qu’avec le PQMarois. Ce serait alors une victoire par défaut.

    Pierre Cloutier

  • Mario Goyette, 9 février 2013 11h08

    Salut M.Barberis

    Extrait de Charest le Conquérant (16 octobre 2009
    Michel Rioux)

    Pour avoir leur homme de main, les Paul Desmarais de ce monde sont prêts à y mettre le prix. Ainsi, Michel Vastel avançait qu’une somme de 2,5 millions de dollars aurait été versée à Jean Charest pour le convaincre de sauver le Canada en prenant la direction des libéraux. Michel David penchait plutôt vers une somme de 4 millions de dollars.

    Même l’homme-lige de Power à La Presse, André Pratte en personne, dans sa biographie de Jean Charest, évoquait cet « investissement » quand fut venu le moment d’éjecter Daniel Johnson : « Certains croient que le père du géant financier Power Corporation, Paul Desmarais, ami de la famille Johnson, aurait suivi tout cela de près. Le milieu des affaires aurait même offert à Charest un “pont d’or”… »
    http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=1821

    J’aimerais revenir sur le tableau des dons à la caisse du parti libéral où vous contaterez le baisse subite autour de 2009 lorsque les journalistes ont commencé à braquer leurs micros vers les bureaux d’ingénieurs qui gravitent autour du Ministère des transports et de la Ville de Montréal, portant un coup fatal à Jean Charest.

    Dons récoltés par le parti libéral du Québec

    2003 8 369 876$
    2004 8 848 021$
    2005 8 203 464$
    2006 8 351 270$
    2007 7 168 880$
    2008 9 269 112$
    2009 7 176 851$
    2010 4 916 788$
    2011 3 765 469$

    Régis Labeaume et Jean Charest ont bien du fun
    « On a eu du plaisir, bien du fun ; ça fait plusieurs fois que je l’invite », a raconté le maire.
    http://lesnews.ca/politique/35973-regis-labeaume-et-jean-charest-ont-bien-du-fun/

  • Ivan Parent, 9 février 2013 11h08

    M.Barberis-GervaisLe ton et la justesse du propos de vos derniers textes vous honorent et nous rafraîchissent la mémoire. Bravo, c’est une heureuse surprise.

    Ivan Parent

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