[1] Une personne sur sept (7) tuée durant la Conquête de 1760 et il se trouve des historiens pour nous dire que ce fut un bienfait. Faut-il s’étonner qu’ils viennent de la Faculté d’histoire révisionniste et collaborationniste de l’Université Laval, située dans cette ville de garnison (mystère de Québec), là où la petite élite locale fait son pain et son beurre avec les forces d’occupation depuis 1759.
[2] Il n’y a pas d’histoire sans géographie : couplez les deux et vous avez la géopolitique. Et une manière de lire la politique pour ce qu’elle est : intérêt, rapports de forces et effectivité. Le reste c’est de la littérature.
[3] Ce qu’il faut comprendre de 1759, c’est que la France défendait ses INTÉRÊTS sur notre territoire. Elle a perdu la guerre (RAPPORT DE FORCE), ce que consacra le Traité de Paris en 1763 (EFFECTIVITÉ). L’État du Québec a perdu la bataille (et non la guerre), mais a gardé un rapport de force suffisamment favorable pour forcer la Couronne britannique à reconnaitre cet État dans ses caractéristiques essentielles (langue, religion et code civil). Ce ne fut pas un "cadeau" comme les historiens révisionnistes le laissent croire. Par contre, les forces d’occupation anglaises étaient en position de fragilité face à une population locale nombreuse qui aurait pu rejoindre la Révolution américaine, ce qui leur aurait été fatal. C’est l’appréciation correcte de ce rapport de force que consacra l’Acte de Québec de 1774 (EFFECTIVITÉ). Ce statut est une reconnaissance de l’État ontologique du Québec (vous n’apprendrez pas cela à l’université Laval )
[4] La conséquence de 1759 ? Notre État fut annexé et réduit dans ses capacités d’agir à celui d’un demi-État avec, en perspective, l’assimilation. La lutte pour s’affranchir de cette situation aliénante se poursuit toujours sur tous les fronts, y compris celui de la mémoire, dans des rapports de forces très complexes, à la fois contre l’État canadien de l’extérieur et les colonisés et collaborateurs de l’intérieur.
[5] Les conséquences de 1759 pour nos alliés autochtones (32 nations) furent encore plus dramatiques : en signant le Traité de la Grande Paix de 1701, les 32 Nations indiennes avaient lié leur sort à celui de l’État naissant de la Nouvelle-France. Durant tout le temps que ce traité fut effectif, cette alliance a permis aux 70 000 français de contenir la volonté de domination du continent de plus d’un million de colons anglais et aux 32 Nations indiennes de rester maîtres de leurs territoires. À la suite de la conquête britannique qui a entrainé la destructuration de l’État de la Nouvelle -France, sur lequel ces 32 nations s’appuyaient pour leurs défenses (milices), plus rien ne s’opposait au rouleau compresseur des colons britanniques qui convoitaient leurs territoires. En moins d’une génération après la défaite, toutes ces nations ont perdu leurs bases territoriales ancestrales. Même les Mohawks ont perdu leur territoire quand les Yankees américains ont chassé les loyalistes (leurs alliés) du territoire." (1)
[6] Ces nations autochtones viendront-elles célébrer leurs dépossessions et leurs mises sous tutelle par une loi de l’apartheid, ou risqueront-elles de se faire traiter de "casseux de party" par le maire Labeaume ?
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(1) http://www.vigile.net/Quebec-un-etat-optimal-pour-un
JCPomerleau
— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
