« Si l’on considère la présence du Québec au sein de la Confédération comme un obstacle, nous sommes prêts à nous retirer. »
Maurice Duplessis, 1954

Une page d’histoire

11 novembre 2012 : N’oublions jamais tous ceux qui ne sont pas revenus !

Tribune libre de Vigile
samedi 10 novembre 2012
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En ce petit matin du 11 novembre 1918, en plein milieu de la forêt de Compiègne où le wagon d’Etat-major du maréchal Foch s’était arrêté, l’armistice signifiant l’arrêt des combats fut signé, soulignant la défaite de l’Allemagne…

Le traité de paix sera signé à Versailles un an plus tard, le 28 juin 1919, avec les plénipotentiaires allemands. Il imposera à Berlin une réduction massive de son armée et des réparations importantes que ce pays vaincu acceptera bien difficilement d’honorer par la suite… l’Alsace et la Lorraine seront rendus à la France.. Quatre empires seront rayés de la carte à la suite à cette guerre, dont l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie, la Russie et l’empire Ottoman.

Celle qu’on avait surnommée la « der de der », ou la Grande Guerre était arrivée d’une manière terriblement insensée, déclenchée par des dirigeants peu soucieux du sang versé. Elle a ruiné l’Europe, comptant plus de huit millions de morts et six millions de mutilés !

La guerre suivante, la Seconde guerre mondiale, à l’inverse, allait paraître plus justifiée, mettant aux prises un dictateur contre de paisibles démocraties...

L’assassinat de l’archiduc François Ferdinand le 28 juin 1914 a été l’étincelle !

Depuis 1878, l’Autriche-Hongrie occupait la Bosnie-Herzégovine, et les Serbes n’acceptaient pas cette occupation. C’est pourquoi de jeunes étudiants allaient prendre le prétexte de la visite de l’archiduc François-Ferdinand sur leur sol, jugée comme une provocation à leur encontre, pour attirer le regard sur leur infortune d’être ainsi colonisés… Mais cet assassinat ne pouvait rester impuni de la part de l’Autriche-Hongrie, encouragée par l’Allemagne..

Cela ne s’arrêta pas là. Au moment où la Belgique fut envahie par l’Allemagne, elle fit appel à l’Angleterre, et par le jeu des alliances de la Triple Entente (Royaume Uni, France et Russie)… le feu venait d’être mis… aux poudres ! Un mécanisme emportant les pays malgré eux, les entraîna dans une guerre totale…

A la suite de la Triple Entente, le Japon entra dans la guerre en Août 1914, l’Empire Ottoman en octobre 1914, et les Etats-Unis d’Amérique seulement en 1917.

Lorsque les Allemands tentèrent d’étouffer l’économie anglaise, afin de l’obliger à se retirer du conflit, en coulant leurs navires et tous ceux qui voulaient se rendre en Angleterre, cela provoqua une vive réaction, les Anglais demandèrent l’aide du Japon et des flottes d’escorte pour accompagner les convois en Méditerranée.

Puis il y eut le Lusitania, coulé le 7 mai 1915… cela commença à interpeller les Etats-Unis et finalement le télégramme du ministre des affaires étrangères allemand, Zimmerman, en janvier 1917, souleva l’inquiétude de la population des États-Unis en lui faisant admettre qu’il fallait entrer à leur tour dans ce conflit.

En effet ce ministre allemand promettait dans ce télégramme au Mexique, l’alliance de l’Allemagne contre les Etats-Unis, et en retour les provinces du Texas, du Nouveau-Mexique et de l’Arizona annexées, lui seraient rendues… C’était inadmissible pour les Américains, le Congrès était prêt !

Depuis quelques temps déjà un petit groupe de pilotes américains volontaires était arrivé des États-Unis pour venir aider la France, espérant par ce geste décider le Congrès américain à faire la même chose, en souvenir de La Fayette et des Français qui avaient en leur temps traversé eux aussi l’Atlantique, pour leur permettre de conquérir leur indépendance… Cette escadrille avait ainsi pris le nom, d’Escadrille la Fayette..

Elle combattra sous uniforme français et sous commandement français.
C’est pourquoi lorsque les forces américaines arriveront trois ans plus tard, à leur tour en France, le général Pershing se rendra au cimetière de Picpus à Paris, sur la tombe de Gilbert du Motier, marquis de La Fayette et s’exclamera : « La Fayette, we’re here ! » La Fayette, nous voilà !

À côté de Versailles, à Marne la Coquette, a été élevé un mémorial au souvenir de ces pilotes américains, la crypte est éclairée par 13 vitraux en référence à l’escadrille et à ses exploits. 68 noms y sont gravés.

Parmi les pays, la France a payé un des plus lourds tributs, avec un million trois cents mille morts et autant de blessés et de mutilés. Pas une famille française qui n’a été touchée.. La France a compté tant de veuves de guerre et tant d’orphelins..

Personne ne pouvait se douter que cette guerre allait s’éterniser, alors que partis « la fleur au fusil » tous les vaillants défenseurs pensaient revenir rapidement, en quelques semaines à peine ?

En France, il a bien fallu trouver de la main d’œuvre, au moment où les hommes en âge de se battre étaient tous au front. Pourtant, il restait bien les adolescents ainsi que quelques ouvriers étrangers, qui ont c’est certain, apporté plus que vaillamment leurs bras, mais ce sont surtout les femmes, qui ont remplacé partout et dans tous les domaines, ceux qui étaient sur le champ de bataille. Jusqu’au fond des campagnes elles ont totalement assumé toutes les fonctions, que ce soit cordonnier, maréchal-ferrant, boulanger, garde-champêtre…

Les villages et les bourgs de l’arrière, semblaient peuplés d’une société étrange, dépourvue d’hommes jeunes, en dehors de quelques rares et épisodiques permissionnaires ou alors, hélas, de ces pauvres « gueules cassées » revenues au pays, mais dans quel état !

Le Président Wilson a d’ailleurs salué le courage de toutes les femmes Françaises : « Sans les femmes, la guerre n’aurait pas pu être gagnée ».

Celles qui poussant la charrue par tous les temps ont pris en main les destinées des exploitations agricoles, labourant, semant, hersant, fauchant à la main, sulfatant et taillant la vigne. Elles sont devenues réellement héroïques, un peu malhabiles au début, mais vers 1918 elles avaient acquis tant de savoir et de savoir-faire dans leur partie, qu’elles ont pu, non seulement se nourrir, mais aussi nourrir le pays en guerre.

Celles des villes s’étaient engagées en grand nombre dans les usines d’armement, mais les journées de douze heures, sans repos hebdomadaire, eurent vite raison de l’enthousiasme de ces « munitionnettes ». Pourtant elles n’ont jamais renoncé.

L’engagement en masse des femmes dans le monde du travail a finalement transformé les habitudes des ateliers et des bureaux, où toutes elles ont fait la preuve qu’elles pouvaient remplacer les hommes…

Elles ont fait changer le regard de la société sur l’évolution des femmes, elles auront non seulement démontré tout à fait nettement, qu’elles étaient aussi capables que les hommes, mais en plus elles se le seront aussi démontré à elles-mêmes. Les femmes ont alors réellement pris conscience de leur propre valeur. Depuis lors, plus rien n’a plus jamais été comme avant !

Dans les dix départements occupés par les forces allemandes, les destructions ont été considérables. Il a aussi fallu s’attaquer très vite à la revalorisation des terres incultes, et principalement à celles des territoires où la guerre elle-même avait eu lieu, tout y était bouleversé à croire qu’on n’arriverait jamais à redonner un air viable à ces terres et à ces départements !

Que de désastres et de désolation ! La modernisation immédiate ou pratiquement immédiate des équipements industriels, comme dans les mines de charbon, s’est mise également en chantier très rapidement.. Il semble que les catastrophes et les calamités dispensent les forces nécessaires pour refaire démarrer la vie partout, et effacer au plus vite, loin des regards, le Malheur, afin qu’on y repense un peu moins vivement, même s’il n’est nullement question de le chasser de nos mémoires...

Clemenceau, Wilson et Lloyd George étaient alors parvenus à se mettre d’accord pour imposer à l’Allemagne vaincue, le traité de Versailles, traité que ce pays refusera néanmoins toujours et le désignera sous le nom de « diktat », mot allemand inconnu jusque-là dans notre langue française, qui peut se traduire par ordre ou commandement. Cependant la dette extérieure de la France a été très lourde, s’élevant à 30 milliards de francs-or, elle a dû être remboursée avant la fin de la décennie ! Dans un pays aussi exsangue que de sacrifices alors pour y arriver…

Certains, comme André Citroën, ont fait d’importants profits en diversifiant leur production, par exemple en abandonnant en effet la fabrication des obus, pour se tourner vers celle des automobiles de tourisme, plus attractives, en ces temps où la modernité voulait emporter tous les chagrins.

14 juillet 1919 : Cette date restera à jamais gravée dans les cœurs. Clemenceau avait voulu que ce jour fut « leur jour », à eux ! Eux qui avaient attendu des jours, des nuits dans la boue et le froid, l’angoisse au cœur, avant de s’élancer sur les mitrailleuses allemandes qui les fauchaient par centaines, au milieu des explosions et des cris, dans la fureur du corps à corps, ils avaient tenu, ils avaient vaincu l’adversaire.

Mais un million trois cent mille d’entre eux ne sont jamais revenus. Ce jour-là les survivants de ces mille cinq cent soixante jours de tuerie épouvantable, ont reçu l’hommage de la capitale, et à travers elle, celle de la France tout entière.

Pendant des heures, ce fleuve s’écoulera, ces soldats valeureux, avec leurs yeux aveuglés par les gaz, leurs manches vides et les prothèses bricolées sur le champ de bataille, appuyés sur des béquilles ou allongés sur des civières, ces mille hommes précédant le défilé du triomphe seront le témoignage vivant, d’une guerre dont les communiqués du quartier général occultèrent toujours toute l’horreur.

En réservant la première place à ces mutilés, le gouvernement voulait rappeler que la guerre était finie certes, mais nombreux étaient ceux qui ne reviendraient plus jamais, que parmi ces rescapés certains mouraient encore des suites de leurs blessures, et nombreux aussi ceux qui resteraient à souffrir dont certains même, peut-être jusqu’à la fin de leurs jours...

Devant ce cortège bouleversant, déchirant et absolument misérable, un silence terriblement impressionnant avait alors envahi la foule, profondément émue. Quels moments poignants de voir cette réalité face à soi, pas un son, pas un mot, seul le silence en hommage à tous ces rescapés de l’enfer, si perceptible et effroyablement émouvant !

Ce sera seulement à l’apparition des troupes et des fanfares, que la joie due au seul soulagement de la victoire, signant ainsi la fin de toutes ces horreurs, apparaîtra enfin sur tous les visages.

Clemenceau dira à Pétain, le commandant en chef des forces Françaises, « Qui de nous a vu ce jour, a vécu ! ». Partageant les ovations de la foule, voici alors venir sur leurs chevaux les deux maréchaux vainqueurs, Ferdinand Foch, 68 ans, vêtu de la désormais légendaire tenue bleu horizon. En dolman noir pantalon rouge, c’est Joseph Joffre, 67 ans. Derrière eux le général en chef Maxime Weygand chef d’état-major de Foch.

Les chars, suivaient. C’étaient des Renault FT17 équipés de canon de 37 mm. Ils avaient largement signé leur action le 31 mai 1918, dans la forêt de Retz.

Cette veillée d’honneur à l’Arc de Triomphe dans la nuit du 13 au 14 juillet, ce défilé ce pavoisement, ces illuminations furent suivis de nombreuses représentations dans tous les théâtres parisiens, de bals, de fêtes locales, de feux de joie et feux d’artifices à la butte Montmartre…

Tout au long de cette nuit, les Parisiens vinrent nombreux se recueillir au long de l’émouvante veillée funèbre, devant un immense cénotaphe dressé sous l’Arc de triomphe, afin d’honorer les soldats morts au combat. Au matin on le déplaça pour permettre aux troupes de passer sous l’arc.

La foule acclama ses « poilus », ses héros qui débouchaient sur la place de l’étoile, à leur tête le maréchal Pétain, dans cette marée d’uniformes qui déferlait aux pieds de la foule, quelques touches rouges et blanches, les Saint-Cyriens, dont quelques-uns avaient fait le serment de monter au feu avec casoar et gants blancs.

Les aviateurs défilaient eux aussi, à pied, dans le sillage de leur porte drapeau René Fonck, car impossible de survoler les Champs Élysée par mesure de sécurité.

Ensuite, avec à leur tête le général Pershing le contingent des États-Unis d’Amérique qui avait été envoyé le 25 juin 1917. Le 28 mars 1918, s’adressant à Foch, ce général américain lui avait dit « tout ce que nous avons est à vous ». Et il tint parole, car après 17 mois de guerre leur contribution avait pesé lourd sur l’issue des combats, avec celle des autres nations.

Entrés en guerre en même temps que les Français, les soldats anglais, impassibles comme il se doit, défilaient emportant la palme du pittoresque militaire, Guards écossais en kilt, Sikhs enturbannés représentaient l’empire du roi George V qui passaient dans un frissonnement de deux cents chapeaux, pour saluer la victoire après quatre longues années de souffrances partagées, jusqu’à obtenir, enfin, la défaite de l’Allemagne.

Provinciaux, banlieusards, Parisiens, tous étaient venus par dizaines de milliers, la place de la Concorde était noire de monde, pour assister à la plus grande parade militaire, que la capitale eut connue… Des pétales de fleurs, des couronnes multicolores furent jetées sur les troupes, ces cavaliers, ces spahis en manteau blanc, ces soldats de douze nations, la ferveur populaire ne faiblissait pas de la porte Maillot à la place de la République, des périscopes avaient même été bricolés, pour ne rien perdre de ces défilés.

Devant la tribune présidentielle de Raymond Poincaré, les sous-officiers saluaient de leur sabre tandis que les hommes tournaient leur regard vers les autorités civiles qui les avaient envoyés au combat et vers leurs chefs qui les avaient conduits à la victoire. Plantés au bout des fusils, les baïonnettes avaient maintes et maintes fois dans les combats, remportées la décision, la guerre fut bien gagnée par l’infanterie…

Sur la place de l’Hôtel de Ville, Raymond Poincaré procéda par la suite à une remise de décorations, qu’il épinglait sur les drapeaux des régiments les plus glorieux, honorant toute l’armée par cette sélection.
Cette explosion de joie et de soulagement avait alors retenti dans toute la France, mais sans doute encore davantage, dans les villes redevenues françaises d’Alsace et de Lorraine.

Dès le lendemain même de l’armistice, les enseignes allemandes furent immédiatement remplacées dans une hâte enthousiaste, par des cocardes et des drapeaux français improvisés, qui apparurent comme par magie aux fenêtres, aux balcons, sur les façades des maisons, mais ce ne sera qu’en septembre qu’on pourra enfin voir un coq gaulois, dressé fièrement sur ses ergots, remplacer l’aigle allemand au fronton du pont de Kehl, reliant Strasbourg à la rive droite du fleuve, ce volatile installé bien tristement là depuis 1871 !

Pourtant si l’Historien Louis Madelin écrivit » nous marchions comme portés par l’amour d’un peuple », les Allemands de leur côté pouvaient lire dans leur gazette de Cologne : « La haine de l’Allemagne se manifeste à travers l’Alsace avec la violence d’un ouragan ! » On se demande bien pourquoi !

Nos maréchaux Foch, Joffre et Pétain honorèrent ce 14 juillet tous ces héros anonymes, pourtant cette folle allégresse ne pouvait faire oublier que plus d’un million trois cent mille familles avaient reçu ce terrible « diplôme du souvenir » marquant la reconnaissance éternelle de la patrie, envers ceux qui étaient tombés.

En ce jour de liesse on distinguait çà et là des femmes dont le bras était endeuillé d’un brassard noir, et sur les façades des immeubles des volets restaient bien tristement clos. La gloire de la mort au champ d’honneur, ne pourra bien évidemment jamais effacer le chagrin de ceux qui y ont perdu un être cher.

Joffre, en bon polytechnicien, après l’échec de la bataille de la frontière en 1914, avait organisé une retraite méthodique, et par sa brillante action sur la Marne, sauva Paris menacé par les Allemands, évitant ainsi à la France un désastre indéniable.

Philippe Pétain, simple fantassin sorti de Saint-Cyr, commandant des armées du Nord et du Nord-Est en remplacement de Nivelle, par sa connaissance de la psychologie des soldats, sut restaurer dans les troupes un moral que les offensives désastreuses de son prédécesseur, en avril 1917, avaient fort entamé, conduisant même aux mutineries de sinistre mémoire. (Chanson de Craonne)

Il faut se rappeler qu’au début du 20ème siècle, la France avait toute la capacité, non seulement de se nourrir elle-même, mais en plus d’exporter ses excédents. Après la guerre, la situation s’est considérablement dégradée à travers les ravages qui ont affecté les régions du Nord et de l’Est, où le bilan a été très lourd.

Les dommages causés par la guerre à l’agriculture seront estimés à 21 milliards de francs-or, car à l’occupation du terrain s’ajoutèrent les destructions causés par les combats, la destruction massive d’animaux de traits pour les besoins des allemands, les réquisitions des vaches, chevaux ou mulets ont eu des conséquences désastreuses pour l’agriculture, au moment où elle manquait de bras, on lui enleva aussi le concours des attelages.

La guerre elle-même, puis toutes ses conséquences bouleversèrent alors le pays, on assista à l’exode des paysans vers les villes qui s’ouvrirent à l’industrie, ce qui eut pour conséquence l’aggravation du problème pour l’agriculture et on peut dire qu’au début des années 20 la France n’était plus un pays agricole.

La guerre avait donc sonné le glas d’une agriculture reposant essentiellement sur le travail humain, mais pourtant malgré la régression des surfaces labourables et cet exode important des paysans, il a été nécessaire d’augmenter la production à l’hectare ce qui entraîna la mécanisation.

On vit des brabants, plus ou moins perfectionnés au début, remplacer l’araire, on observa les premières moissonneuses batteuses lieuses et les premiers tracteurs, même si la traction animale fonctionnait encore par endroit, la machine entra alors tout à fait, dans le paysage rural.

Entrée riche et prospère dans la guerre, la France victorieuse s’est retrouvée un pays exsangue : Près de 11% de sa population active était alors restée sur les champs de bataille, dans les régions où les combats se sont succédé sans interruption pendant quatre ans, trois millions d’hectares ont été gorgés de ferraille, ils sont devenus complètement stériles.

Il ne faut pas oublier que l’Etat dut rembourser les emprunts contractés à l’extérieur, pour soutenir un effort de guerre que l’impôt ne suffisait plus à alimenter. Tout était réuni pour qu’après l’ivresse du 11 novembre 1918 succédât dans le pays à bout de souffle, une crise économique grave. Les séquelles économiques psychologiques, humaines pèseront pendant de très nombreuses décennies sur tous les pays belligérants…

Le 11 novembre 1919 eut lieu la première minute de silence en hommage aux disparus, un recueillement en forme de prière pouvant convenir à toutes les religions.. Cette minute de silence sera adoptée plus tard par de nombreux pays.

La France a construit dans chaque ville, chaque village, presque à profusion des monuments aux morts, toujours terriblement émouvants avec leurs listes impressionnantes des noms de ceux qui sont restés sur le champ de bataille, et ne reviendront jamais au pays.

L’année suivante lors de la cérémonie du 11 novembre 1920 ce sera l’hommage au Soldat Inconnu, placé sous l’Arc de triomphe, voulant ainsi se souvenir de tous ceux qui n’ont jamais été identifiés….

Toutes les cérémonies successives qui ont eu lieu les 11 novembre depuis 94 ans, et qui auront lieu encore ce 11 novembre 2012, que ce soit sur le sol de France, ou dans les autres pays également engagés malgré eux, dans ce terrible conflit, permettent de ne jamais oublier ces quatre années aussi épouvantables qu’interminables, mais aussi de les faire connaître aux nouvelles générations.

Le sacrifice de ceux qui sont morts pour que vive la Liberté doit rester à jamais présent à nos mémoires, nous le leur devons !.

Commentaires

  • 19 novembre 2012 19h18

    Madame Marie-Hélène Morot-Sir,

    Vous déclarez « il serait judicieux que ces mêmes personnes écrivent à leur tour un article portant sur cette géopolitique même...éclairant cette fois parfaitement les lecteurs ».

    Bonne idée !

    Sauf que je n’ai pas le temps de le faire.

    Sachez pour votre gouverne que TOUTE l’Histoire que vous avez apprise est un mensonge écrit par les vainqueurs génocidaires des 2 guerres mondiales du XXe siècle, vainqueurs sous la coupe des banquiers.

    Tout, je vous dis, depuis la mise en scène de Sarajevo en 1918, le false flag de Pearl Harbour, les chambres à gaz allemandes, l’épisode bidon du Golfe du Tonkin en 1964, et j’en passe, oui TOUT est un mensonge.

    Savez-vous que pour des raisons d’ordre médical, technique, technologique, astronautique et documentaire, les voyages à la Lune n’ont ni existé ni même pu exister ?
    Marcus Allen - The Moon Landings, Fact or Fiction
    What Happened on the Moon
    Conspiracy Theory - Did We Land on the Moon ?
    Kubrick’s Odyssey, Secrets Hidden in the Films of Stanley Kubrick (Kubrick and Apollo)

    Savez-vous que le 9 septembre 2001, pour des raisons d’ordre physique, technique, technologique et documentaire,
    2 avions ne peuvent pas à eux seuls abattre 3 édifices :
    WTC 1 + WTC2 + WTC Building 7 ?
    http://ae911truth.org/

    Savez-vous que pour des raisons d’ordre technique et documentaire, Einstein n’est qu’un plagiaire et un fraudeur ?

    Des chercheurs, notamment Christopher Jon Bjerknes (Albert Einstein : The Incorrigible Plagiarist), Philipp Lenard (Albert Einstein und Philipp Lenard : Antipoden im Spannungsfeld von Physik und Zeitgeschichte), Edmund Whittaker (A History of the Theories of Aether and Electricity. Volume II : The Modern Theories), Jean-Paul Auffray (Einstein et Poincaré : Sur les traces de la relativité), Jean Hladik (Comment le jeune et ambitieux Einstein s’est approprié la théorie de la relativité de Poincaré), Jules Leveugle (La Relativité, Poincaré et Einstein, Planck, Hilbert – Histoire véridique de la Théorie de la Relativité), Claude Allègre (chronique intitulée Lorentz, Poincaré et Einstein publiée dans l’Express du 8 novembre 2004), Richard Moody (Albert Einstein : Plagiarist of the Century), Friedwardt Winterberg (article intitulé Belated Decision in the Hilbert-Einstein Priority Dispute publié dans Zeitschrift für Naturforschung en 2004), Christian Marchal (exposé intitulé The Theory of Relativity, Einstein or Poincaré présenté en 1995 dans le cadre du 4th Alexander Von Humboldt Colloquium) et Anatoly Logunov (Henri Poincare and Relativity Theory), allèguent qu’Einstein s’est approprié des découvertes d’autres scientifiques. La courbure de la lumière par la gravitation avait été prévue par la théorie corpusculaire de Newton et elle a été calculée précisément en 1803 par Johann Georg Von Soldner ; d’ailleurs la soi-disant mesure de 1,73 seconde d’arc prise par Eddington le 29 mai 1919 lors de l’éclipse de soleil n’est qu’une fraude ; la théorie de la relativité restreinte a été découverte par Poincaré en se basant sur les travaux de Lorentz et la théorie de la relativité générale par Hilbert ; le mouvement brownien avait été décrit notamment par Gouy, Nernst, Smoluchowski, Sutherland et Bachelier ; l’explication de l’effet photo électrique découle des travaux de Philipp Eduard Anton von Lenard qui a obtenu le prix Nobel de 1905 pour sa description des rayons cathodiques et de ceux d’Heinrich Hertz. Concernant la fameuse équation E=mc2, Einstein a déclaré dans un article publié le 17 mai 1906 que les considérations formelles nécessaires à la justification de cette assertion étaient déjà contenues pour l’essentiel dans le Mémoire de Poincaré présenté dans le Recueil jubilaire de Lorentz de 1900 – d’ailleurs, outre Poincaré, 6 autres chercheurs avaient établi et publié cette équation avant Einstein. Le cas Hilbert est particulièrement troublant : son article, publié en 1905 plusieurs semaines avant celui d’Einstein, a été mutilé et même s’il manque un passage essentiel, il accorde à Hilbert la paternité de la relativité générale.

    Madame, nous ne sommes que des serfs désinformés !

  • Marie-Hélène Morot-Sir, 18 novembre 2012 11h30

    Le fil directeur de ce texte était de décrire les effets désastreux d’une telle guerre pour les combattants, avec toutes les souffrances subies, mais aussi les conséquences sur la population restée à l’arrière.

    L’origine même de ce terrible conflit fait partie intégrante de la géopolitique, cela aurait demandé un article à lui seul, rien que pour la décrypter.

    Cependant malgré certaines critiques il est tout à fait exact que sur cette partie du monde prête à exploser, une seule étincelle a suffi, et c’est bien celle de l‘assassinat de cet archiduc..

    Il est particulièrement intéressant d’apporter d’autres sources, mais il serait nettement plus agréable qu’elles le soient en Français.Les remarques désobligeantes ne font pas avancer le débat, par conséquent il serait judicieux que ces mêmes personnes écrivent à leur tour un article portant sur cette géopolitique même...éclairant cette fois parfaitement les lecteurs.

  • gerarlam, 15 novembre 2012 00h12

    M Michel Labelle, vous semblez renseigné sur les causes exactes de la guerre de 1914. J’aimerais que vous m’indiquiez des livres ou je pourrais me renseigner aussi. Je crois beaucoup plus en votre théorie concerant la cause de cette guerre que l’assassinat d’un duc.
    Merci de votre attention.

  • Michel Labelle, 13 novembre 2012 18h45

    Voici quelques commentaires.

    « En ce petit matin du 11 novembre 1918, en plein milieu de la forêt de Compiègne où le wagon d’Etat-major du maréchal Foch s’était arrêté, l’armistice signifiant l’arrêt des combats fut signé, soulignant la défaite de l’Allemagne ».

    Ce n’était pas la défaite de l’Allemagne.
    C’était la défaite de l’Europe.
    C’était la défaite des peuples démocratiques (et non de leur gouvernement).

    « Celle qu’on avait surnommée la « der de der », ou la Grande Guerre était arrivée d’une manière terriblement insensée, déclenchée par des dirigeants peu soucieux du sang versé. »
    FAUX !
    La guerre était préparée depuis fort longtemps par les banquiers britanniques (Rothschild notamment) qui voulaient mettre détruire l’industrie allemande qui leur faisait de plus en plus concurrence.
    La guerre n’a PAS été déclenchée par des dirigeants peu soucieux du sang versé.
    La guerre a été déclenchée par des politiciens britanniques corrompus dont l’économie faisait l’objet d’un chantage par les banquiers.

    « La guerre suivante mettant aux prises un dictateur contre de paisibles démocraties ».
    FAUX.
    Ce n’étaient PAS de paisibles démocraties.
    Et Hitler a fait 8 offres de paix aux soi-disant paisibles démocraties.

    Et ainsi de suite.

    Le temps me manque pour continuer.

    Madame, votre article est de la désinformation de premier ordre, au mieux du psittacisme !

  • Gilles, 11 novembre 2012 17h45

    À monsieur Lemay

    Personne monsieur Lemay ne remet en question le mérite des anciens combattants. Personnene remet en question leur courage leur abnégation leur héroïsme. Mais il faut bien recionnaître qu’ils sont pratiquement toujours pris dans des guerres qu’ils font pour les intérêts des autres. C’était quoi exactement l’urgence d’attaquer l’Afghanistan et l’Irak au début des années 2000 ?

    Ce qui est remis en question c’est l’attitude des gouvernants, des gouvernements et des oligarques qui font en sorte que les guerres éclatent et font les victimes que l’on sait, civiles et militaires. C’est ce synisme là qui est remis en quesiton.

    Je vous suggère fortement de lire l’ensauvagement de Thérèse Delpech qui décrit avec précision et force détails comment précisément on en arrive aux guerres, la plupart du temps parce que l’on ne parvient pas à résoudre les conflits à cause des intérêts individuels des dirigeants.

    Il faut quand même que l’on soit capables de voir comment se développent les conflits : http://questionsdecommunication.revues.org/2553

  • F. Lemay, 11 novembre 2012 13h00

    Sans nos vétérans et ceux des autres pays alliés l` Europe serait maintenant tous sous la bannière
    Spreken Zie Deutsch.
    Drôle comme ici on dit Je me Souviens quand ç`a fait notre affaire mais on ne laisse pas nos voisins le même droit..

  • Laurent Desbois, 11 novembre 2012 08h07

    Cérémonie québécoise du Jour du Souvenir 2012

    Date : 11 novembre 2012 - 10:45 - 12:00
    Lieu : Cimetière Notre-Dame-des-Neiges
    http://ssjb.com/contenu/ceremonie-quebecoise-du-jour-du-souvenir-2012

    Au-delà de la cérémonie protocolaire en présence de plusieurs dignitaires et de députés cette commémoration se veut aussi une occasion unique pour remercier d’anciens militaires pour leur service durant, entre autres, la Deuxième Guerre mondiale. Sept d’entre eux recevront la médaille de l’Assemblée nationale lors de cette commémoration du Jour du Souvenir.

  • NP, 11 novembre 2012 03h07

    Bonjour,

    Je suis d’accord avec Gilles.

    Cela dit et qui sait ceux qui sont morts n’en ont peut-être rien à faire et encore plus n’arrivent peut-être pas à trouver enfin le repos avec nos rappels quotidiens. ;))
    Faudrait peut-être les laisser dans leur monde et nous, s’occuper "sagement" du nôtre.

    Pourquoi ne pas plutôt regarder devant et effacer les guerres de nos mémoires. Créer enfin avec les vivants. Car, sans vouloir vous offenser, j’en ai franchement marre qu’on essaie de m’imposer depuis l’enfance ce devoir de mémoire qui ne semble toujours rien apporter de positif aujourd’hui.

    Merci de m’avoir lu.

  • F. Lemay, 10 novembre 2012 21h55

    A Gilles encore

    J ai deux petits-neveux qui sont dans les forces canadiennes.
    J ai plus de respect pour eux que pour les fonctionnaires ti-poussent-papiers qui se prennent le cul en attendant leur pension du gouvernement, peut etre meme qui recoivent des enveloppes brunes plein de beaux billets du dominion.

  • F. Lemay, 10 novembre 2012 20h29

    A Gilles

    A veteran is someone who, at one point in his life wrote a blank check Made payable to his country for an amount of ’up to and including my life.’ That is Honor, and there are way too many people in This country who no longer understand it.’

    Un vétéran est une personne qui a donné un cheque en blanc a son pays, au montant de jusqu’ à sa vie. C est pour
    l honneur et malheureusement `beaucoup trop de gens dans le Québec n’ y comprennent toujours rien. DOMMAGE pour vos enfants et petits-enfants.

  • Jean-Louis Pérez-Martel, 10 novembre 2012 18h24

    Un rappel aux socialo-communistes et antiaméricains

    C’est grâce au capitalisme, au Pouvoir démocratique et aux forces armées antitotalitaires américano-canadiennes que l’Europe a été libérée du nazisme et du communisme exterminateurs et des goulags.

    JLPM

  • Gilles, 10 novembre 2012 17h45

    Je ne sais pas vraiment quel est le mérite du devoir de mémoire que vous évoquez avec finesse madame Morot Sir, notamment quand dans votre dernière phrase vous écrivez « Le sacrifice de ceux qui sont morts pour que vive la Liberté doit rester à jamais présent à nos mémoires, nous le leur devons ! »

    Je dis cela parce que récemment, en septembre plus précisément nous avons ma conjointe et moi marché sur la Côte d’Albâtre entre Dieppe et le Havre.

    Et dans chaque village que nous avons traversé nous avons trouvé un mémorial qui à la guerre de 14/18, qui à l’action d’un commando mort en action dans une opération entre 39 et 45.

    Partout les mêmes mots et la même émotion. En souvenir de tel événement qui s’est déroul à telle date mettant en présence telle unité ou tel commando composé de tels individus de tel pays etc. Et le drapeau de la France de l’Angleterre et la plupart du temps du Canada.

    Puis nous sommes arrivés à la plage dite de Juno où le gouvernement Canadian entretien un espace près de la plage avec monument, centre d’interprétation et force chiffons rouge...

    Partout donc sur la Cöte Normande, à chaque pas dans chaque village on nous rappelle les douloureux événements que vous évoquez ici.

    Et curieusement à Juno beach justement j’ai réalisé l’inanité de ces mémorials et que ces déclarations main sur le coeur ne sont finalement que poudre aux yeux.

    Du bruit que l’on fait entendre pour nous rassurer et nous faire croire que les gouvernements ont une hauteur de vue sur la vie, qui est au-delà de la réalité de leurs faits et gestes.

    Je me souviens de Jean XXIII ou Paul VI à L’Onu, ce dernier je pense disant « Plus jamais la guerre ». Il n’y en a jamais eu tant depuis. Et ça continue.

    Pour tout gouvernement le peuple n’est après tout que chair à canon. Et ça depuis toujours. Pourtant, aujourd’hui c’est avec enthousiasme que des jeunes continuent de s’enrôler. Certains pour enfin avoir la chance de mettre de la réalité sur leurs jeux vidéos.

    Il n’y avait pratiquement plus de vétérans. Les derniers survivants de la guerre de 39/45 sont sur le point de nous quitter. Le Canada est en train de reconstituer ses stocks...

    Quelle saloperie !

  • Claude Jean, 10 novembre 2012 13h37

    Cette fleur sauvage est choisie pour incarner le symbole national du Souvenir mais pourquoi ?

    http://www.bleuetdefrance.fr/ewb_pages/h/histoire-oeuvre-et-de-la-fleur.php

    11 Novembre : le grand retour du Bleuet de France

    http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/11-novembre-le-grand-retour-du-bleuet-de-france-09-11-2012-1527182_53.php

    N’oublions jamais tous ceux qui ne sont pas revenus !

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