Comparer le statut du français avec celui de l’anglais n’est pas nécessairement compliqué. Prenons la région de Montréal où la compétition entre les deux langues est la plus intense. Entre 2001 et 2006, le poids de la population de langue d’usage française y a chuté de 70,9 à 69,1 % tandis que le poids de celle de langue d’usage anglaise a légèrement augmenté, passant (...)
Ces deux portraits, s’il faut les faire séparément, ne peuvent se penser l’un sans l’autre : le colonisateur et le colonisé se sculptent l’un l’autre, comme les deux termes de la relation coloniale.